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Les enseignants du primaire en résistance sont parfois sanctionnés par des retraits de salaire. Vous pouvez participer solidairement pour compenser ces sanctions financières:

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du primaire en résistance

 

 
« Enfant aujourd'hui, Citoyen demain »
Forum pour une école publique, laïque et populaire
 
Espace Chaptal à l'Hôtel de Ville de Montpellier
Samedi 27 mars 2010

 



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Appel des 200 maîtres :
"En conscience, je refuse d'obéir".
A. Refalo;
Editions des Ilots de résistance
livre_ar

 

 

 
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Les 5 derniers billets

FORUM DU 27 MARS 2010 A MONTPELLIER - par Diane

Le Réseau des enseignants du primaire en résistance organise, le samedi 27 mars à Montpellier, un forum pour une école publique, laïque et populaire, intitulé "Enfant aujourd'hui, Citoyen demain", afin d'informer des transformations actuelles de l'école, de débattre de son avenir et de discuter des différentes formes de résistance collective.

 

Les 5 débats au programme auront lieu entre 10h et 19h, à l'espace Chaptal de l'Hôtel de Ville, et seront en accès libre.

 

Quelles pédagogies pour quelle éducation ?

Sur les différentes pratiques pédagogiques, les valeurs qu'elles véhiculent et l'éducation qu'elles permettent de construire. Avec Sylvain Connac, Frédérique Landoeuer, Salim Mokaddem, Rajaa Stitou et un représentant du CRAJEP (à 10h00).


L'école est-elle un marché ?

Sur les enjeux économiques et idéologiques, les pressions nationales et internationales qui influencent l'évolution du système éducatif français. Avec Eddy Khaldi, Nico Hirtt et Sylvain Grandserre (à 10h00).


Quelle place pour l'enfant à l'école ?

Sur la prise en compte de la petite enfance, l'organisation du rythme et des apprentissages scolaires et leurs effets sur la vie d'écolier. Avec Catherine Belhomme, Etienne Butzbach, Claude Lelièvre, Hubert Montagner (à 14h00).
 

Comment l'institution respecte-t-elle les droits de l'enfant ?

Sur la manière dont l'institution scolaire garantit les droits de l'enfant, au travers du respect de sa vie privée et de son parcours scolaire. Avec Robert Brès, Bernard Defrance, Jean-Jacques Gandini, Gilles Sainati (à 14h00).


Quelles formes de résistance collective ?

Sur la diversité et la complémentarité des modes de contestation sociale, la légitimité et l'efficacité de la désobéissance civile comme moyen de lutte collective. Avec Sophie Béroud, Nicolas Gallon, Jean-Baptiste Libouban, Dominique Liot, Alain Refalo (à 16h30).

 

En parallèle, le Réseau des enseignants du primaire en résistance organise, le vendredi 26 mars, une soirée de soutien aux enseignants sanctionnés pour leur résistance ouverte et le Réseau éducation sans frontière de l'Hérault organise une soirée de soutien aux enfants sans-papiers, le samedi 27 mars.

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Publié le 24/02/2010 @ 10:59  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué de Sauvons l'Université - 17 février 2010 - par valrie

 

1,6 million d’élèves
cobayes de la réforme de la formation des enseignants dès septembre 2010
 
Communiqué de Sauvons l’Université !
17 février 2010
 
 Tout ou presque a été dit sur la réforme de la formation des enseignants, sur sa genèse, sur ses prétendus objectifs et sur ses finalités réelles, sur l’invraisemblable mécano imposé et le rejet massif dont il fait l’objet depuis près de deux ans. Tout ou presque… Une question devait être posée, qui ne l’a jamais été : Combien d’élèves seront concernés ?
La réponse apportée ici justifie à elle seule que cessent sans délai les manœuvres, mensonges et menaces ministériels dont le pays et l’ensemble du système d’enseignement, de la maternelle à l’université, paieront le prix.
 
Pour économiser 16 000 postes de fonctionnaires [http://parlement-ue2008.fr/rap/l09-101-313/l09-101-313_mono.html], le gouvernement a prévu de supprimer l’année de formation en alternance rémunérée dont bénéficiaient jusqu’à présent les nouveaux enseignants après leur réussite au concours.
À la rentrée prochaine, plus de 16 500 jeunes professeurs exerceront à plein temps et en pleine responsabilité sans avoir reçu de formation professionnelle.
 
Combien d’élèves seront concernés ? Leur nombre est proprement terrifiant.

  • Dans les écoles maternelles et élémentaires, ce sont 7 000 nouveaux professeurs des écoles (hors enseignement privé) qui sont attendus, soit 7 000 classes (une sur quarante) et 168 000 élèves qui seront pris en charge par un enseignant à la formation professionnelle tronquée voire inexistante.
  • Dans les collèges et les lycées (publics et privés), 9 500 nouveaux enseignants seront affectés. Selon nos estimations (voir détail des calculs en annexe), ce sont au total pas moins d’UN MILLION ET DEMI D’ELEVES, soit plus d’un élève du secondaire sur quatre, qui auront face à eux un enseignant débutant, par exemple 150 000 en mathématiques ou en français, 175 000 en anglais, etc.

On voit par là combien le gouvernement se moque de la réussite des élèves, puisqu’il envisage froidement de les confier à des enseignants sans formation.

Rappelons en outre que le dispositif prévu par les rectorats prévoit un « compagnonnage » assuré pendant les premières semaines par un tuteur (qui ne pourra donc pas s’occuper de ses propres classes au début de l’année scolaire), puis, pour leur délivrer une formation accélérée, de faire remplacer les nouveaux enseignants au 2e trimestre pendant quelques semaines par des étudiants. Ce sont donc deux personnes sans expérience que les élèves concernés verront se succéder au cours de l’année scolaire.

Ce calcul démontre, si cela était encore nécessaire, le caractère profondément néfaste de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants voulue par N. Sarkozy.

Au lieu d’améliorer le niveau de l’enseignement en France, cette réforme va l’abattre. Pourquoi le gouvernement s’obstine-t-il à vouloir imposer un projet que tous les acteurs concernés condamnent ? Nous continuons donc à exiger son abandon, l’abrogation des décrets de juillet 2009 et des circulaires déjà publiées. Les reçus aux concours de 2010 doivent bénéficier de la même formation que leurs prédécesseurs. Les concours de 2011 doivent avoir lieu selon les modalités et le calendrier actuels.

Sauvons l’Université !

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Publié le 22/02/2010 @ 09:39  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pourquoi je ne renseigne pas Base élèves - par Diane

POURQUOI JE NE RENSEIGNERAI PAS BASE ELEVES

CONVOCATION A L’INSPECTION ACADEMIQUE

Lundi 25 janvier 2010

Par Claude Didier, directeur de l’école élémentaire de Prunières


 

J’ai choisi le métier d’enseignant pour les missions éducatives et pour viser les progrès de tous les élèves, pas pour devenir un agent de transmission numérique de données sensibles.


J’ai choisi d’être directeur pour mieux travailler en équipe, au service des apprentissages, de
l’épanouissement des élèves et du bon fonctionnement de l’école, pas pour devenir, par clé OTP interposée, un organe hiérarchisé de cette transmission.


Enseignant, directeur, je le suis pour les valeurs républicaines et humanistes. Je contribue à
inculquer aux élèves de mon école le respect des autres et le respect de la loi. Mes élèves
contribuent à élaborer les déclinaisons des lois de la classe et de l’école. Ils sont associés à la résolution des conflits. Je les considère d’abord comme les futurs citoyens qu’ils sont.


Je ne comprends pas pourquoi ce qui est au coeur du vivre ensemble à l’école devient soudain étranger à la conception des rapports professionnels au sein de l’Education Nationale.
Les enseignants n’ont jamais été consultés sur le fichage des élèves ; aucun lieu de débat n’a été envisagé pour discuter de Base Elèves.
Aucun débat dans la société sur le fichage des enfants n’a précédé la mise en oeuvre de Base Elèves.


J’ai été témoin, en tant que militant syndical puis en tant que directeur d’école, de violences
policières exercées à l’encontre de parents et grands parents d’élèves, d’élus, de citoyens, venus exprimer leur opposition à Base Elèves.
En l’absence de débat public sur le fichage des enfants, en l’absence de tout lieu de dialogue sur ce fichage entre l’administration, les enseignants et les usagers du service public, ces violences policières ont marqué pour toujours les victimes de ces violences et l’être humain que je suis.


Il semble inconcevable à mon administration, en l’absence de tout débat, d’attendre au moins la fin proche de l’examen de la légalité de Base Elèves par le Conseil d’Etat ainsi que le traitement de près de 2000 plaintes contre X de parents d’élèves par le procureur de Paris, avant de menacer mes collègues et moi-même de procédure parce que nous refusons de renseigner Base Elèves.
Sans même parler des lourdes sanctions financières que nous subissons et dont le Tribunal administratif jugera la légalité.


Je ne comprends pas pourquoi mon administration s’acharne à me considérer comme refusant d’appliquer les ordres donnés au fonctionnaire que je suis, alors que si j’agis comme je le fais c’est justement parce que Base Elèves et sa mise en oeuvre ne respectent pas le droit national ou international. Je me comporte en professionnel qui prend ses responsabilités en m’opposant à Base Elèves pour protéger les élèves de mon école. Je ne peux pas en même temps appliquer les instructions officielles en termes de prévention des dangers de l’informatique, notamment  d’internet, et mettre en oeuvre un dispositif qualifié de liberticide par le ministre Darcos.

 

C’est au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant que je m’oppose en tant que directeur d’école au fichage télématique des élèves.
Les sévères recommandations du Comité des droits de l’enfant de l’ONU au gouvernement
français au sujet de Base Elèves me confortent dans ce positionnement. C’est parce que
j’applique ces recommandations que je suis aujourd’hui menacé dans mes fonctions par mon administration.


Je sais que j’ai fait l’objet de plusieurs courriers du Collectif National de Résistance à Base
Elèves, de la Ligue des Droits de l’Homme nationale, du SNUIPP – FSU 38, à la Secrétaire
Générale à la situation des défenseurs des Droits de l’homme de l’ONU.
Je parle à la première personne, mais il en est de même pour quatre collègues isérois, qui résistent encore à Base Elèves. Je suis également fier d’être le collègue de Jean-Yves Le Gall et je l’estime infiniment pour avoir été le premier en France à avoir refusé jusqu’au bout de renseigner Base
Elèves.

Je m’interroge sur la communication de mon administration, qui félicite l’immense majorité des directeurs d’école pour avoir finalement renseigné Base Elèves, alors que tout le monde sait qu’une majorité d’entre eux l’a fait sous la contrainte et sous la menace.
De nombreux directeurs que je côtoie portent en eux la douleur d’avoir cédé. Ils sont rentrés tête basse dans Base Elèves, déchirés pour longtemps par le dilemme qui leur a été imposé : soit  rester fidèles à leurs convictions professionnelles et à la volonté des parents d’élèves, soit ne pas désobéir à l’administration, ce qu’ils ont finalement fait.

 

Je m’interroge aussi quand mon administration stérilise encore, au 21ème siècle, les rapports humains en appliquant à la lettre et de manière aveugle ce principe : « Un fonctionnaire, ça obéit. »
Bien entendu je ne veux pas cautionner n’importe quoi, n’importe quelles pratiques. Les valeurs républicaines et humanistes doivent encadrer les actes des fonctionnaires comme des citoyens.
Mais contraindre les directeurs d’école à obéir à des ordres manifestement irréguliers, peut-être llégaux, en opposition aux conventions internationales, est illégitime.

 

En tant que délégué du personnel, je contribue à alerter mon administration sur les ravages que le fichage, le pilotage autoritaire et la politique du chiffre provoquent sur le terrain. Les enseignants sont profondément perturbés et s’interrogent sur l’avenir de leur métier, en pleine mutation.
Aujourd’hui, l’école n’est plus sereine pour affronter des défis encore plus difficiles qu’hier.
L’individualisme et le repli sur soi se développent, au détriment des dynamiques d’équipe. La compétition, qui n’a pas sa place en éducation, gangrène notre service public : obsession des résultats à court terme, classements, pilotage avec l’obsession de la performance, tri très précoce des élèves, primes individuelles en attendant les salaires au mérite.

 

La confiance aux capacités d’évolution et de progrès des élèves disparaît avec le déterminisme qu’installe le fichage. Albert Jacquard rappelle qu’il ne serait jamais devenu ce qu’il est si son dossier scolaire ne s’était pas égaré pendant la guerre. Arrivé sans traces dans un nouveau lycée, il a décidé de devenir bon élève et l’est devenu sans obstacles.


Base Elèves associée au livret électronique rend caduques les vertus du temps et de l’éducation. Un mauvais départ ou un accident de parcours seront indélébiles et compliqueront voire compromettront la suite de la scolarité.


Des documents de programmation de l’Education Nationale en informatique, des documents liés à la LOLF et les projets de livret électronique font tous état de la volonté de l’Education Nationale de généraliser le fichage des élèves sur un plan très large, des compétences du socle commun aux résultats des évaluations nationales, en passant par des compétences extra-scolaires.
Peu importe que ces données soient bientôt toutes collectées dans Base Elèves, tout fichier étant par nature évolutif, ou qu’elles demeurent rassemblées dans des fichiers parallèles.


Dans la formation et dans les animations pédagogiques, les contenus didactiques, la pédagogie et les élèves cèdent la place à la rentrée et à la transmission des données dans des logiciels, au traitement des données, aux statistiques, aux taux de réussite, à la sélection pour l’aide personnalisée et pour les stages de remise à niveau.
A la place du partenariat et d’éventuels échanges d’informations entre professionnels de
l’enfance et de la jeunesse, afin d’aider les élèves, c’est désormais une volonté de traçabilité, de déterminisme, de prédiction stigmatisante et de sélection qui se met en place.


C’est au nom d’une raison d’état que l’on refuse aux parents d’élèves le droit d’opposition au
fichage de leurs enfants, contrairement au droit international.
Le droit français n’est pas davantage respecté par le fichier Base Elèves.


Le directeur d’école que je suis aimerait savoir sur quel texte de loi s’appuient l’immatriculation des élèves, la Base Nationale des Identifiants Elèves et la conservation de données dans cette base pendant 35 ans.


Par des échanges de courriers début 2009, j’ai interrogé l’Inspectrice d’Académie de l’Isère sur la régularité de l’utilisation des fiches de renseignements ordinaires pour remplir Base Elèves, alors que la très grosse majorité des parents d’élèves de mon école m’avait expressément interdit par écrit de renseigner Base Elèves pour leurs enfants.
L’Inspectrice d’Académie, qui rappelle que les fiches de renseignements ordinaires en version papier constituent malgré tout un fichier, me demande de me servir de ce fichier pour alimenter Base Elèves. Cette démarche de transfert de données est bien une interconnexion. Je suis donc censé mettre en oeuvre une interconnexion irrégulière, non déclarée, en l’absence de connaissance de l’utilisation des données pour Base Elèves au moment où les parents ont rédigé les fiches de renseignements ordinaires.


Quand l’administration écrit : « La tâche d’inscription incombe légalement aux mairies. Dans le cadre du déploiement le directeur se substituera à la mairie tant que celle-ci ne sera pas
opérationnelle », sur quelle loi modifiant le code de l’Education s’appuie-t-elle ?


L’information donnée aux parents d’élèves sur les finalités comme sur les contenus est très
incomplète.
Des données nominatives sur la santé sont fichées.



Des interconnexions non déclarées existent et vont se développer : la proposition de loi
Warssmann, votée en première lecture à l‘Assemblée Nationale, examinée au Sénat, prévoit
d’ailleurs l’accès à tout fichier administratif (dont Base Elèves) pour toutes les autres
administrations. Sans attendre le vote définitif de cette loi, le Pôle Emploi, via les Missions
Locales, a accès aux données de Sconet, pour le suivi des « décrocheurs », dans le cadre d’une autre loi. Or Sconet, grand frère de Base Elèves, est alimenté par les données de Base Elèves comme le prévoit l’arrêté du ministre Darcos du 20 octobre 2008.

 

Je m’inquiète encore du rôle d’agent de transmission de données qu’on veut m’attribuer, au
service de ministères autres que celui de l’Education Nationale. Car on pourra déceler en tout élève arrivant dans une école à partir du CE1 et ne possédant pas encore d’INE un enfant arrivant d’un pays étranger, et peut-être en situation irrégulière.
Mon métier est d’enseigner à tout élève présent sur le territoire français, pas de collaborer à la chasse aux familles sans papiers.
La proposition de loi Warssmann, si elle est définitivement adoptée, généralisera le contrôle
social de la population et contribuera à la dérive sécuritaire qu’incarne entre autres l’arrivée de vidéosurveillance ou de la biométrie dans les collèges.
On me demande d’être complice d’un système fondamentalement opposé aux valeurs
républicaines, c’est éthiquement inacceptable.

 

Madame, messieurs, madame l’Inspectrice d’Académie, je considère que j’obéis à la loi en
cherchant à protéger les enfants. Je considère que j’obéis au droit, au préambule de la constitution de 1958 ainsi qu’aux conventions européennes et internationales des droits de l’homme et des droits de l’enfant.

 

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Publié le 11/02/2010 @ 20:28  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Appel 200 maîtres: pas de remontée pour les évaluations qui nous descendent - par administrateur

Pas de remontée pour des évaluations qui nous descendent !

Une fois encore, le dispositif d'évaluation nationale pour le premier degré, tel qu'il est imposé par le ministère dans les écoles, aura généré nombre de réactions hostiles de parents, d'enseignants et d'universitaires, largement reprises dans les médias. L'opposition à ces évaluations, fédérée autour de l'appel des 200 maîtres, aura été évoquée à chaque traitement de ce sujet dans la presse. On ne peut que s'en réjouir. Il faut dire que nous avons été grandement aidés par la brutale décision de l'Inspection Académique de Limoges de retirer de sa classe un enseignant ne respectant pas à la lettre le protocole de passation des épreuves. Mais là encore, notre mobilisation a payé puisque ce collègue a finalement été autorisé à reprendre ses cours la semaine suivante sans subir la moindre sanction.

Nous avions invité les enseignants à agir en leur âme et conscience par les modalités qui leur semblaient les plus appropriées : boycott, autre utilisation des livrets, passation des seuls items travaillés en classe, autre mode de notation. Mais l'essentiel est à venir avec la non communication des résultats à l'administration, et ce pour trois raisons majeures.

Tout d'abord, c'est uniquement face à l'opposition rencontrée que le ministère déclare qu'il « ne ferme pas la porte dès lors qu'il sera démontré qu'une autre formule est meilleure" et qu' « une réflexion pourra s'engager à partir des critiques constructives ». A n'en pas douter, le respect des procédures de saisie comme de remontée serait utilisé par les communicants du ministère pour faire croire que tout s'est bien passé.

Ensuite, la transmission accrédite l'idée que tout désormais devra être recensé au niveau national sans garantie de l'utilisation qui en sera faite, tout comme pour le trop délicat fichage élèves-familles du logiciel base-élèves imposé aux directeurs. Cette vision technocratique doit nous interpeller tant notre système tend vers la déshumanisation de son organisation.

Enfin, à l'heure de la suppression de la carte scolaire et des discours sur le salaire au mérite, chacun mesure combien la constitution de telles données chiffrées pourrait servir à l'élaboration de classements d'écoles et autres palmarès repris dans la presse. Il y a le précédent du magazine Le Point (en 2006) qui avait obtenu au tribunal les « chiffres secrets » des violences dans le secondaire sans que le ministère ait pu l'en empêcher. L'an dernier est apparu le classement des évaluations nationales par académie largement commenté dans les journaux régionaux. Et n'allez pas croire comme il est dit que cela serve à ajuster les moyens aux besoins puisque des académies en difficulté comme la Guadeloupe et la Martinique perdront tout de même des postes à la rentrée prochaine ! Alors, veut-on voir fleurir des informations de ce type qui mettraient immanquablement les écoles publiques et leurs enseignants en concurrence ?

Au moment où beaucoup se plaignent de leur impuissance à se faire entendre du ministère, voilà une occasion à ne pas rater d'imposer au ministre la reconstruction d'un autre dispositif d'évaluation, diagnostique cette fois-ci, capable de nous aider à mieux comprendre les difficultés constatées, élaboré en concertation avec les professionnels. Ainsi sera-t-il enfin, comme initialement prétendu, au service des élèves, des enseignants et des parents.

Sylvain Grandserre - Porte-parole de l'appel des 200 maîtres - le 1er février 2010

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Publié le 31/01/2010 @ 22:26  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Motions de la Coordination nationale des Universités - par Diane

Motions de la Coordination Nationale des Universités

25 janvier 2010

Centre Saint-Charles, Paris

 

28 établissements présents

12 syndicats, collectifs, sociétés savantes, associations

 

 

SAUVONS l’ECOLE DE DEMAIN !

 

La parodie des épreuves écrites de l’automne 2010 n’aura pas lieu !

 

Nous, enseignants, chercheurs, formateurs, engagés dans la préparation des concours et universitaires soucieux de l’avenir des étudiants, de la formation des enseignants et du service public, réaffirmons notre attachement au recrutement des enseignants par concours de la fonction publique et nous engageons à sauvegarder la qualité et la crédibilité de ces concours qui garantissent le statut et l’indépendance des enseignants.

 

Or, tous les acteurs de la communauté éducative (Universités, CNESER, syndicats, associations, CPU…) constatent que les dispositions relatives à la réforme dite de « masterisation » créent une situation impossible, particulièrement intenable pour la session 2010-2011 des concours de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire.

 

Le calendrier imposé par le gouvernement, qui fixe les épreuves écrites d’admissibilité entre octobre et décembre 2010, interdit de mettre en place une quelconque préparation de ces concours à partir de septembre 2010, et ce quelle que soit la nature des épreuves et le contenu des programmes. Prétendre le contraire serait tromper les étudiants futurs candidats, les parents d’élèves, et mettrait en péril la crédibilité du système éducatif et universitaire.

 

En conséquence, confrontés à cette impossibilité manifeste, nous refusons d’organiser ou de participer à la session des concours prévue à l’automne 2010 (CRPE, CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP, CPE).

 

Si le gouvernement s’obstinait à imposer des épreuves aberrantes, nous prendrions toutes nos responsabilités en vue d’obtenir leur annulation.

 

Nous nous engageons à maintenir en place, à la rentrée 2010, de véritables préparations aux concours de recrutement, ouvertes à tous les étudiants titulaires d’une licence, et selon un calendrier compatible avec les exigences d’équité et de qualité du recrutement.

 

Nous demandons solennellement aux ministres concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires au maintien des épreuves de concours en fin d’année universitaire (printemps 2011).

 

En responsabilité et en solidarité avec les étudiants candidats, avec nos collègues enseignants en poste dans les écoles, les collèges et les lycées, avec les parents d’élèves et avec l’ensemble du corps social, nous réaffirmons ainsi notre engagement au service de la formation des étudiants et des futurs enseignants, en refusant l’application d’une réforme inapplicable.

 

La non tenue des épreuves à l’automne 2010 permettra, en outre, de bloquer la mise en œuvre des stages de 108 heures consécutifs aux épreuves d’admissibilité.

 

NOUS SAUVERONS le recrutement et la formation des enseignants !


 

La CNU soutient l’appel de collègues siégeant au jury du CAPES d’anglais et invite les jurys d’autres concours à s’en inspirer :

 

« Afin de résister à une stratégie qui consiste à imposer une réforme avec un semblant de concertation (exemple : la commission Marois-Filatre), nous en appelons à la solidarité entre collègues du primaire, du secondaire, de l’enseignement supérieur, des classes préparatoires, des IUFM et de l’inspection générale : résistons aux pressions aussi bien ministérielles qu’individuelles. Ne servons pas de caution à une réforme inadmissible dont nous dénonçons les méfaits et que tous les secteurs concernés refusent en bloc.

 

Le ministère en appelle aux « bonnes volontés » pour concocter anonymement des sujets-zéros, nous appelons à faire zéro sujet! 

 

Que le ministère assume son autoritarisme jusqu’au bout et fasse les sujets lui-même ! »

 

 

 

 

Appel aux enseignants de la maternelle à l’université.

 

Nous, enseignants, enseignants chercheurs et formateurs de l’enseignement supérieur, qui avons la responsabilité de la formation des professeurs, nous adressons solennellement à  tous nos collègues de la maternelle à l’université.

 

Face à l’organisation de la mise en concurrence des collègues et des établissements d’enseignement à tous les niveaux, il est indispensable d’exprimer de façon solidaire notre refus commun de la destruction programmée de l’Education nationale. C’est l’avenir de tous les enfants et de toute la jeunesse qui est en jeu.

 

Loin des mensonges ministériels, la réforme diminue drastiquement le temps de formation des futurs enseignants ; elle atteint ainsi la qualité de la formation fondamentale (exigences des concours largement revues à la baisse) et pratique (disparition du stage annuel en alternance pour les reçus aux concours).

 

L’an dernier, la mobilisation de l’ensemble de la communauté universitaire a fait provisoirement échec à la mise en place immédiate de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, baptisée « mastérisation ».

 

Depuis cet été, le gouvernement distille les mesures d’application ; il continue de mépriser le travail et les recommandations des commissions qu’il a lui-même créées et d’ignorer les protestations argumentées de tous les acteurs concernés.

 

À mesure que circulaires et autres arrêtés sont publiés, cette réforme confirme, plus encore que nous ne le craignions, sa dimension fondamentalement nocive.

- Elle entraîne une considérable dégradation de la formation des enseignants, tant disciplinaire que pédagogique ;

-  Elle implique une extinction des masters universitaires dédiés à la recherche dans de nombreux domaines ;

- et au-delà, elle s’en prend aux fondements de l’Education nationale – pilier de la République.

 

De fait, cette réforme aurait rapidement des effets redoutables. Elle désorganiserait les équipes pédagogiques et les établissements scolaires sommés d’accueillir pour des périodes très courtes des étudiants encadrés dans des conditions pédagogiques et juridiques acrobatiques. Elle organise un paysage de l’enseignement primaire et secondaire où les professeurs recrutés par concours et les fonctionnaires ne seront à terme plus qu’une minorité au milieu d’enseignants précarisés. Elle renforcera les déséquilibres entre les territoires et mettra à bas toute mixité sociale. Elle introduit dans tous les concours de recrutement une épreuve obligatoire aux relents autoritaristes censée évaluer la capacité des futurs collègues à « agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable ». Or, les candidats à l’enseignement s’engagent à servir l’Etat par le fait même de s inscrire aux concours : cela est suffisant. Nous ne laisserons pas instaurer ainsi le contrôle des opinions et la mise au pas des consciences. Enfin, la réforme menace les filières universitaires dont le débouché le plus visible est l’enseignement, en organisant la disparition, de fait, de la recherche dans les masters.

 

En cela, elle participe du même processus autoritaire de sape de l’enseignement public (réduction du volume horaire des disciplines) et de fragilisation des équipes enseignantes que la réforme du lycée, après celle du premier degré et des RASED.

 

Dans une telle situation, nous ne pouvons nous contenter de dénoncer cette réforme. Actuellement, les rectorats et les ministères mettent déjà en place des stages qui placent en responsabilité dans les classes des étudiants non formés, et appellent au recrutement massif d’enseignants vacataires, « étudiants » ou « jeunes retraités ». C’est la généralisation de ce recours à un personnel contractualisé et non formé qui est au cœur de cette réforme.

 

Pour faire échec aux réformes en cours, la communauté universitaire s’engage à :

 

1/ faire voter dans les conseils d’UFR, les conseils d’école des IUFM et les conseils centraux des motions reprenant l’Appel des trois Conseils centraux de Paris 8 ou toute autre formulation prenant position clairement contre la mise en œuvre de la réforme ;

2/ ne pas préparer les maquettes de masters d’enseignement ou parcours s’inscrivant dans cette logique ; intervenir dans chaque conseil pour bloquer leur élaboration et leur remontée.

3/ ne pas participer à la mise en place des nouveaux concours au dernier trimestre 2010 (ne pas élaborer de sujet d’épreuves, démissionner des jurys).

4/ ne pas collaborer avec les rectorats pour mettre en place les remplacements déguisés en stages.

 

Elle invite tous les collègues des premier et second degrés à trouver les modalités les plus adaptées pour bloquer la mise en place de cette réforme. Cela pourrait prendre les formes suivantes :

 

1/ ne pas mettre en responsabilité dans ses classes des étudiants préparant les concours

2/ ne pas jouer le rôle de tuteur des étudiants n’ayant pas encore réussi les concours

3/ ne pas jouer le rôle de tuteur des lauréats des concours, qui seront placés en responsabilité à temps plein et privés d’une véritable formation en alternance

4/ alerter les parents d’élèves lorsque leurs enfants seront face à des intervenants non formés

5/pour les enseignants du premier et second degré bénéficiant d’un stage de formation continue : refuser de laisser leur classe à un intervenant non formé.

 

Il est également souhaitable que :

1/ les Conseils d’écoles, conseils d’administration des collèges et lycées s’opposent au recours aux vacataires

2/ les formateurs d’enseignants (Inspecteurs de l’Education nationale, conseillers pédagogiques, maîtres-formateurs, professeurs d’IUFM…) refusent de participer à des formations dont les remplacements seraient assurés par des étudiants.

3/ les Conseils d’écoles et les Conseils d’administration des collèges et lycées fassent voter une motion du type :

« Le Conseil d’école/ le CA de l’établissement demande au directeur d’école/au chef d’établissement de ne pas accepter de confier les classes aux étudiants n’ayant pas encore réussi les concours.

Il demande également à l’ensemble des enseignants de l’école/de l’établissement de refuser le tutorat d’étudiants n’ayant pas encore réussi les concours ou de lauréats des concours qui seraient placés en responsabilité à temps plein, tout en étant privés d’une véritable formation en alternance. »

 

Nous appelons tous les enseignants des premier et second degrés à diffuser largement cet appel dans les établissements, par tous les moyens.

 

Nous appelons tous les enseignants à signer, et à faire signer par les parents, la pétition « 100.000 voix pour la formation des enseignants ! » (www.100000voixpourlaformation.org).

 

Nous appelons les syndicats enseignants, de la maternelle à l’université, à amplifier la bataille du retrait des décrets et d’abandon total d’une réforme qui casse la formation des enseignants, nuit à la qualité de la recherche et remet en cause l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’État.

 

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Publié le 27/01/2010 @ 19:38  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 
 
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Note n°21 par Laure le 24/01/2010 @ 23:18
Je viens d'écouter l'emission de France inter qui vous etais consacrée. Suis de tout coeur avec vous et je vous rejoins dès que j'ai eu le concours que je passe cette année! Je suis éffarée d'entendre des commentaires sur la fainéantise et le devoir d'obeissance qui me semblent être d'un autre âge. Fonctionnaire certes mais broyés par la logique pyramidale c'est tout smplement inhumain. Heureusement qu'il a des enseignants comme vous pour faire avancer le schmilblic de la pédagogie. De tout coeur très sincèrement, courage a tous!

 
CHARTE A SIGNER

Nous vous invitons à signer la
"Charte de la résistance pédagogique" 

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PLUS  DE  2540
SIGNATAIRES A CE JOUR !


Pourquoi signer ?
 
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A T T E N T I O N !
la charte ne s'adresse qu'aux ENSEIGNANTS
du PRIMAIRE et PSY-SCO en ACTIVITE

Pour les signatures de soutien, c'est en dessous !!!

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Vous n'êtes pas enseignant du primaire en activité ?
Qu'à cela ne tienne :

signez le texte de soutien
!

wink

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Vous êtes sur le nouveau site du réseau des enseignants du primaire en résistance.
 
L'ancien blog continue à fonctionner, vous y trouverez en particulier les
informations et articles que nous n'avons pu transférer intégralement ici.
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