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Compte-rendu de l’entretien au ministère de l’éducation nationale  -  par Phil_OGM


Jeudi 26 juillet 2012

Questions posées au Ministère. A imprimer (PDF)

Une délégation de 4 membres du Réseau des enseignants du primaire en résistance a été reçue jeudi 26 juillet au ministère de l’éducation nationale.  La délégation était composée d’Annie Biancarelli, Marie-Odile Caleca, Gilles Lehmann et Alain Refalo.

Notre interlocuteur était M. Yannick Tenne, conseiller technique du ministre, chargé de l’école. Celui-ci était assisté de M. Philippe Luccioni-Michaux, du cabinet du ministre, et de M. René Macron, du Bureau des écoles.

 

L’entretien a duré une heure et s’est déroulé dans un climat cordial. M. Tenne a précisé qu’il s’agissait d’écouter nos doléances afin de les faire « remonter » au ministre. Il n’a donc pris d’autre engagement que celui-ci de transmettre nos réflexions, demandes et propositions à M. Vincent Peillon. Nous lui avons remis un document écrit d’une dizaine de pages qui est annexé à ce compte-rendu. (en pièce jointe)

Nous avons remercié d’emblée notre interlocuteur de nous avoir invités à dialoguer, marquant ainsi une rupture avec le mépris du ministère précédent à notre encontre.

Lors de cet entretien, nous avons fait part de l’essentiel du contenu du document écrit.

Nous avons tout d’abord présenté la démarche de la désobéissance pédagogique aux contre-réformes du pouvoir précédent, démarche ciblée essentiellement sur le terrain pédagogique : programmes de 2008, évaluations nationales, dispositif de l’aide personnalisée, livret personnel de compétences.

A cet égard, nous avons souligné que les premières annonces du ministre concernant la révision des programmes et la suppression des évaluations nationales étaient positives et donnaient raison à notre combat sur ce terrain. De même, nous avons indiqué que nous placions beaucoup d’espoir dans le chantier engagé sur la réforme des rythmes scolaires. Nous avons particulièrement insisté sur la nécessité de l’abrogation du dispositif de l’aide personnalisée, nous avons insisté sur les RASED qui doivent être réhabilités et développés pour apporter une véritable aide spécialisée aux élèves à besoins spécifiques sur le temps scolaire obligatoire.

Nous avons bien précisé que la résistance pédagogique continuait et continuerait tant que les dispositifs pédagogiques, néfastes et inefficaces, ne seraient pas abrogés.

Notre interlocuteur a rappelé que tous ces dossiers faisaient partie du chantier de la concertation nationale en cours devant aboutir à une nouvelle loi de programmation pour l’école à l’automne. Il nous a invités à participer à cette concertation par le biais de contributions écrites sur le site internet mis en place par le ministère. Nous avons fait part de notre inquiétude sur les délais très courts de la concertation engagée. Nous avons indiqué qu’une loi, aussi juste soit-elle dans ses orientations, met du temps à trouver une application sur le terrain. D’autant que les enseignants ont quelques raisons de nourrir de la méfiance, eu égard au peu de respect dont ils ont fait l’objet ces dernières années. Nous avons également insisté sur le fait que cette concertation devait absolument associer les enseignants de base qui sont directement concernés par l’application des orientations prévues par la loi.

Nous avons ensuite abordé la question des sanctions infligées aux enseignants-désobéisseurs par certains inspecteurs d’académie. En soulignant et en insistant sur le fait que celles-ci étaient profondément injustes et disproportionnées, comme l’ont reconnu de nombreux acteurs de la communauté éducative. Nous avons répété que nous attendions du nouveau ministère une décision claire sur la levée de toutes les sanctions. Ce serait à la fois rendre justice au combat mené par des enseignants qui ont pris les risques qui s’imposaient pour résister aux réformes injustes du pouvoir précédent. Ce serait aussi reconnaître que les faits nous ont donné raison sur tous les dossiers sur lesquels nous avons résistés. Cette levée des sanctions serait également un signal clair d’un retour de la confiance et de l’apaisement sur le terrain. Nous avons rappelé les nombreux soutiens dont nous bénéficions sur ce point et que l’attente était grande que justice nous soit rendue. Sur ce point, M. Tenne s’est engagé à nous transmettre une réponse du ministre dans les prochaines semaines.

Nous avons pu aussi rappeler combien était grande la souffrance des enseignants, méprisés et abandonnés à leurs difficultés sans soutien de l’institution. Le découragement est bien réel chez de nombreux collègues. C’est pourquoi le temps de concertation qui participe de la réappropriation et de la remotivation des enseignants ne doit pas être négligé. La levée des sanctions serait un signe d’un changement d’attitude vis-à-vis de tous ces personnels.

En conclusion, nous sommes satisfaits d’avoir été reçus et entendus par le ministère. Nous sommes cependant dans l’expectative, dans l’attente de réponses dont nous ne pouvons, à ce stade, présager le contenu, tout particulièrement sur la question de la levée des sanctions. Nous restons vigilants et mobilisés pour la prochaine rentrée dans la résistance pédagogique. Nous nous exprimerons à nouveau à l’issue de notre troisième université d’été qui aura lieu à Saverdun (Ariège) du 20 au 24 août 2012.

Publié le 30/07/2012 @ 12:42  
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