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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


Paroles d'enfant : Témoignage de G.,4 ans  Voir?


Réflexion livrée après la première écoute de « La leçon de Professeur Hibou »*

-        G. : Les enfants doivent aller à l’école, c’est pas bien du tout qu’ils jettent des trucs pas gentils aux amis ; ils ont organisé une fête et le Professeur Hibou a bien compris qu’ils étaient pas sages et qu’ils étaient gourmands aussi. C’est le Professeur Hibou qui travaille la nuit, moi, le jour et Mario et Maria aussi. C’était bien qu’il aille chercher un livre et qu’il lise pour qu’ils sont bien sages et gentils. Ils doivent s’asseoir et fermer les yeux et écouter son cœur. Il a dit qu’il faut pas faire mal à leurs amis. J’ai pas besoin de cette histoire pour savoir qu’il faut pas faire mal à ses amis, parce que je le sais déjà.

Trois mois plus tard :

G. adore travailler sur les marionnettes des personnages de l’histoire faites en classe. Elle tient Maria dans ses bras à la façon et avec tout l'amour d'une mère pour son nouveau-né.

-        La maîtresse : Toi qui travailles toujours sur l'histoire du Professeur Hibou, tu te rappelles que le jour où tu as entendu l'histoire,  tu avais dit que tu n'avais pas besoin de cette histoire pour être sage ?
-        G. : Oui, mais maîtresse, je t'ai dit ça parce que j'ÉTAIS sage avant de connaître l'histoire, mais quand je l'ai entendue, après, j'ai COMPRIS que quand on est sage c'est qu'on écoute son cœur et maintenant JE SAIS que pour être sage il faut écouter son cœur.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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Paroles d'enfant : Témoignage de G.,4 ans  Voir?


Réflexion livrée après la première écoute de « La leçon de Professeur Hibou »*

-        G. : Les enfants doivent aller à l’école, c’est pas bien du tout qu’ils jettent des trucs pas gentils aux amis ; ils ont organisé une fête et le Professeur Hibou a bien compris qu’ils étaient pas sages et qu’ils étaient gourmands aussi. C’est le Professeur Hibou qui travaille la nuit, moi, le jour et Mario et Maria aussi. C’était bien qu’il aille chercher un livre et qu’il lise pour qu’ils sont bien sages et gentils. Ils doivent s’asseoir et fermer les yeux et écouter son cœur. Il a dit qu’il faut pas faire mal à leurs amis. J’ai pas besoin de cette histoire pour savoir qu’il faut pas faire mal à ses amis, parce que je le sais déjà.

Trois mois plus tard :

G. adore travailler sur les marionnettes des personnages de l’histoire faites en classe. Elle tient Maria dans ses bras à la façon et avec tout l'amour d'une mère pour son nouveau-né.

-        La maîtresse : Toi qui travailles toujours sur l'histoire du Professeur Hibou, tu te rappelles que le jour où tu as entendu l'histoire,  tu avais dit que tu n'avais pas besoin de cette histoire pour être sage ?
-        G. : Oui, mais maîtresse, je t'ai dit ça parce que j'ÉTAIS sage avant de connaître l'histoire, mais quand je l'ai entendue, après, j'ai COMPRIS que quand on est sage c'est qu'on écoute son cœur et maintenant JE SAIS que pour être sage il faut écouter son cœur.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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(15/05/2018 @ 18:41)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/05/le-travail-est-lamour-rendu-visible.html

«  Le travail est l’amour rendu visible.  »  ( Khalil Gibran, poète, 1883-1931)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/05/le-travail-est-lamour-rendu-visible.html

«  Le travail est l’amour rendu visible.  »  ( Khalil Gibran, poète, 1883-1931)

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(01/05/2018 @ 09:06)

Poésie d’enfant : écoute ton cœur  Voir?


Une petite fille pleure et M. va l’entourer de ses bras ; elle lui chante une chanson douce qu’elle improvise. Toute la classe s’arrête pour l’écouter. M. continue :

                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ne pleure pas
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ça ne sert à rien
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu es triste dis-le-moi
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu pleures ton cœur sera malheureux
                   Ne te cache pas derrière ton doudou
                   Ne pleure pas petite Mila

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Poésie d’enfant : écoute ton cœur  Voir?


Une petite fille pleure et M. va l’entourer de ses bras ; elle lui chante une chanson douce qu’elle improvise. Toute la classe s’arrête pour l’écouter. M. continue :

                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ne pleure pas
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ça ne sert à rien
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu es triste dis-le-moi
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu pleures ton cœur sera malheureux
                   Ne te cache pas derrière ton doudou
                   Ne pleure pas petite Mila

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(01/05/2018 @ 09:06)

Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse  Voir?

Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, Jacques Testart, le «père» du premier bébé-éprouvette français en 1982, s’inquiète de la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro.



Jacques Testart, biologiste et « père » du premier bébé-éprouvette français en 1982. Coauteur, avec Agnès Rousseaux, de « Au Péril de l’humain : les promesses suicidaires des transhumanistes »*, Ed. Seuil.

« La modernité a popularisé le droit à l’enfant et commence à consacrer le droit à l’enfant de qualité. Ce dernier serait obtenu grâce à la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro (FIV), sauf si d’hypothétiques techniques de modification maîtrisée du génome devenaient disponibles. Certes, il est légitime de protéger ses futurs enfants contre les maladies graves mais l’élimination des embryons indésirables pourrait n’être qu’une illusion de garantie bonheur ou même de garantie santé pour ceux élus par le tri tant les causes d’imperfection et de frustration sont nombreuses et parfois subjectives.

Déjà on va jusqu’à choisir le sexe aux Etats-Unis ou à exclure celui qui louche en Angleterre et à refuser partout bien des caractéristiques humaines pourtant compatibles avec une vie digne d’être vécue. C’est à ce moment critique de l’histoire humaine que se profile une révolution conceptuelle permettant de générer des ovules et spermatozoïdes et donc des embryons, à partir de cellules banales comme celles de la peau. Ce qui multiplierait par 10 ou 100 le nombre des embryons accessibles au tri tout en évitant aux femmes les épreuves médicales de la FIV, c’est-à-dire que cela ferait miroiter pour tous les couples le mythe du bébé parfait choisi sans douleurs et sur des critères multiples.

Les règles de bioéthique diront-elles ce que sont les choix licites en les opposant aux choix de confort ? Les demandes seront sans fin et presque toujours soutenues par une angoisse authentique que la possibilité technique stimulera. Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse exigerait alors que chacun comprenne l’énorme part d’illusions qu’apporte aussi l’innovation et que des interdits collectifs soient acceptés au niveau international.

Si la bioéthique sert à quelque chose, ce serait à empêcher que la puissance technique justifie le refus de toute limite [...]


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Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse  Voir?

Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, Jacques Testart, le «père» du premier bébé-éprouvette français en 1982, s’inquiète de la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro.



Jacques Testart, biologiste et « père » du premier bébé-éprouvette français en 1982. Coauteur, avec Agnès Rousseaux, de « Au Péril de l’humain : les promesses suicidaires des transhumanistes »*, Ed. Seuil.

« La modernité a popularisé le droit à l’enfant et commence à consacrer le droit à l’enfant de qualité. Ce dernier serait obtenu grâce à la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro (FIV), sauf si d’hypothétiques techniques de modification maîtrisée du génome devenaient disponibles. Certes, il est légitime de protéger ses futurs enfants contre les maladies graves mais l’élimination des embryons indésirables pourrait n’être qu’une illusion de garantie bonheur ou même de garantie santé pour ceux élus par le tri tant les causes d’imperfection et de frustration sont nombreuses et parfois subjectives.

Déjà on va jusqu’à choisir le sexe aux Etats-Unis ou à exclure celui qui louche en Angleterre et à refuser partout bien des caractéristiques humaines pourtant compatibles avec une vie digne d’être vécue. C’est à ce moment critique de l’histoire humaine que se profile une révolution conceptuelle permettant de générer des ovules et spermatozoïdes et donc des embryons, à partir de cellules banales comme celles de la peau. Ce qui multiplierait par 10 ou 100 le nombre des embryons accessibles au tri tout en évitant aux femmes les épreuves médicales de la FIV, c’est-à-dire que cela ferait miroiter pour tous les couples le mythe du bébé parfait choisi sans douleurs et sur des critères multiples.

Les règles de bioéthique diront-elles ce que sont les choix licites en les opposant aux choix de confort ? Les demandes seront sans fin et presque toujours soutenues par une angoisse authentique que la possibilité technique stimulera. Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse exigerait alors que chacun comprenne l’énorme part d’illusions qu’apporte aussi l’innovation et que des interdits collectifs soient acceptés au niveau international.

Si la bioéthique sert à quelque chose, ce serait à empêcher que la puissance technique justifie le refus de toute limite [...]


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(01/05/2018 @ 09:06)

«L'éducation à la parole est le meilleur contrepoint au passage à l'acte»  Voir?

Éducation - Interview de Philippe Mérieu, chercheur et écrivain, spécialiste des sciences de l'éducation. Il a, entre autres, publié «Éduquer après les attentats» aux éditions ESF en 2016.



Les actes de violence à l'école comme ceux survenus à l'école Jules Ferry de Colomiers et, à une autre échelle au lycée Gallieni de Toulouse, semblent, dans certains cas, prendre une tournure inquiétante ?

La violence scolaire ou la violence entre enfants, telle qu'elle est décrite dans «La guerre des boutons» était déjà assez sévère. Aujourd'hui, nous sommes face à un double phénomène qui est une augmentation de ces violences et, en même temps, une plus grande sensibilité à ces questions. Mais une sensibilité légitime et normale de la part des éducateurs. C'est extrêmement complexe à analyser. Quand cette violence se passe dans l'école, c'est le signe que la clôture entre la société et l'école a partiellement volé en éclats. Avant, l'école était un lieu relativement sacré dans lequel, quand on entrait, on mettait entre parenthèses ses antipathies personnelles. Aujourd'hui, elle est beaucoup plus poreuse aux questions individuelles, aux questions sociales, sociétales, aux conflits ethniques et religieux. Cette clôture scolaire ne fonctionne plus comme elle a fonctionné auparavant. Et ce qui est vrai pour l'école l'est pour toutes les institutions publiques qui se sont construites autour d'un isolement relatif pour résister aux conflits. Cette sanctuarisation est désormais menacée. L'enfant arrive à l'école avec en lui toute sa vie personnelle, ses problèmes sociaux, économiques, parfois une idéologie qui lui a été transmise par sa famille [...]


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«L'éducation à la parole est le meilleur contrepoint au passage à l'acte»  Voir?

Éducation - Interview de Philippe Mérieu, chercheur et écrivain, spécialiste des sciences de l'éducation. Il a, entre autres, publié «Éduquer après les attentats» aux éditions ESF en 2016.



Les actes de violence à l'école comme ceux survenus à l'école Jules Ferry de Colomiers et, à une autre échelle au lycée Gallieni de Toulouse, semblent, dans certains cas, prendre une tournure inquiétante ?

La violence scolaire ou la violence entre enfants, telle qu'elle est décrite dans «La guerre des boutons» était déjà assez sévère. Aujourd'hui, nous sommes face à un double phénomène qui est une augmentation de ces violences et, en même temps, une plus grande sensibilité à ces questions. Mais une sensibilité légitime et normale de la part des éducateurs. C'est extrêmement complexe à analyser. Quand cette violence se passe dans l'école, c'est le signe que la clôture entre la société et l'école a partiellement volé en éclats. Avant, l'école était un lieu relativement sacré dans lequel, quand on entrait, on mettait entre parenthèses ses antipathies personnelles. Aujourd'hui, elle est beaucoup plus poreuse aux questions individuelles, aux questions sociales, sociétales, aux conflits ethniques et religieux. Cette clôture scolaire ne fonctionne plus comme elle a fonctionné auparavant. Et ce qui est vrai pour l'école l'est pour toutes les institutions publiques qui se sont construites autour d'un isolement relatif pour résister aux conflits. Cette sanctuarisation est désormais menacée. L'enfant arrive à l'école avec en lui toute sa vie personnelle, ses problèmes sociaux, économiques, parfois une idéologie qui lui a été transmise par sa famille [...]


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(01/05/2018 @ 09:05)

Témoignage d'un parent d'élève (17)  Voir?

Par Nathalie (maman de G., 6 ans et de L., 3 ans)

Nous pratiquons depuis plusieurs mois la leçon du Professeur Hibou* que notre fils G. de 6 ans a découverte en classe. Lorsqu’il se dispute avec sa sœur ou qu’il s’énerve, nous lui conseillons de se retirer dans sa chambre et de s’asseoir sur la chaise dédiée pour prendre un moment et écouter son cœur (nous avons collé juste au-dessus de cette chaise sur le mur la leçon du Professeur Hibou). Après un certain temps G. revient plus calme et nous explique que son cœur lui a indiqué qu’il ne fallait pas taper / s’énerver.

Sa petite sœur de 3 ans s’y est mise aussi et se rend volontiers sur la chaise lorsqu’on l’y invite.

Nous avons constaté que G. devenait petit à petit plus posé et plus empathique. Il trouve plus facilement des réponses par lui-même à des questionnements qu’il peut avoir. A titre d’exemple, G. prend des cours de batterie depuis plus d’un an. Il se plaignait régulièrement en y allant, me disant que ça ne lui plaisait pas. Un jour, je lui ai expliqué que nous l’avions inscrit à ces cours car c’est lui qui l’avait demandé à l’origine, mais que si vraiment son cœur lui disait qu’il fallait arrêter alors nous irions en parler à son professeur. Il a demandé à son cœur et la réponse était qu’il devait continuer. Ce jour là, son professeur de batterie m’a dit à la fin du cours qu’il n’avait jamais été aussi motivé. Depuis, G. ne se plaint plus avant d’aller à ses cours et, selon son professeur, il a vraiment « franchi un cap »!

Merci encore pour cette belle découverte ! 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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Témoignage d'un parent d'élève (17)  Voir?

Par Nathalie (maman de G., 6 ans et de L., 3 ans)

Nous pratiquons depuis plusieurs mois la leçon du Professeur Hibou* que notre fils G. de 6 ans a découverte en classe. Lorsqu’il se dispute avec sa sœur ou qu’il s’énerve, nous lui conseillons de se retirer dans sa chambre et de s’asseoir sur la chaise dédiée pour prendre un moment et écouter son cœur (nous avons collé juste au-dessus de cette chaise sur le mur la leçon du Professeur Hibou). Après un certain temps G. revient plus calme et nous explique que son cœur lui a indiqué qu’il ne fallait pas taper / s’énerver.

Sa petite sœur de 3 ans s’y est mise aussi et se rend volontiers sur la chaise lorsqu’on l’y invite.

Nous avons constaté que G. devenait petit à petit plus posé et plus empathique. Il trouve plus facilement des réponses par lui-même à des questionnements qu’il peut avoir. A titre d’exemple, G. prend des cours de batterie depuis plus d’un an. Il se plaignait régulièrement en y allant, me disant que ça ne lui plaisait pas. Un jour, je lui ai expliqué que nous l’avions inscrit à ces cours car c’est lui qui l’avait demandé à l’origine, mais que si vraiment son cœur lui disait qu’il fallait arrêter alors nous irions en parler à son professeur. Il a demandé à son cœur et la réponse était qu’il devait continuer. Ce jour là, son professeur de batterie m’a dit à la fin du cours qu’il n’avait jamais été aussi motivé. Depuis, G. ne se plaint plus avant d’aller à ses cours et, selon son professeur, il a vraiment « franchi un cap »!

Merci encore pour cette belle découverte ! 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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(15/04/2018 @ 13:41)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/04/lhistoire-de-lhumanite-devient-de-plus.html

«  L’histoire de l’humanité devient de plus en plus une course entre l’éducation et la catastrophe.  »  ( Herbert George Wells, écrivain, 1860-1945)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/04/lhistoire-de-lhumanite-devient-de-plus.html

«  L’histoire de l’humanité devient de plus en plus une course entre l’éducation et la catastrophe.  »  ( Herbert George Wells, écrivain, 1860-1945)

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(01/04/2018 @ 10:37)

Et si j’étais un poisson ?  Voir?


A la suite de la visite d’un club d’aquariophilie, avec mes élèves de maternelle, nous avons procédé à une visualisation en nous demandant quel poisson nous serions si nous étions nés dans la mer…

-        V. : J’étais un poisson-serpent. Dans une grotte, il y avait un diamant qui s’appelait « l’œil du diable ». J’ai essayé de le porter et je l’ai apporté dans ma maison d’algues.
-        E. : J’étais un petit poisson rose qui allait lentement et un peu plus vite.
-        L. : J’étais un poisson orange et rouge. Il était très gros, il n’arrivait pas à passer entre les algues.
-        T. : Mon poisson était rouge et grand comme un éléphant.
-        B. : Mon poisson était rouge, énorme, il se battait avec un requin.
-        J. : J’étais une sirène, j’habitais dans les algues avec mon papa.
-        G. : J’étais le poisson arc-en-ciel avec des paillettes, je nageais vite.
-        F. : J’ai vu un poisson requin, je l’ai habillé en fille.
-        M. : Il y avait un minuscule, minuscule poisson, il y avait un gros poisson qui est venu. La reine des sirènes a sauvé le petit poisson et l’a amené dans son royaume.
-        C. : J’ai vu un poisson-dinosaure avec une tête en bouclier et la nageoire de derrière avait plein de force. Il nageait très vite et aussi lentement. Il y avait des scorpions de mer.
-        M. : J’ai rencontré un dauphin. J’étais un poisson moyen, orange et il y avait un requin qui voulait me manger.
-        R. : J’étais un gros poisson multicolore. J’ai vu des coffres aux trésors, des sirènes, des requins, des dauphins, un bateau qui a coulé.
-        D.(enfant autiste) : Mon poisson était vert et tout petit.

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Et si j’étais un poisson ?  Voir?


A la suite de la visite d’un club d’aquariophilie, avec mes élèves de maternelle, nous avons procédé à une visualisation en nous demandant quel poisson nous serions si nous étions nés dans la mer…

-        V. : J’étais un poisson-serpent. Dans une grotte, il y avait un diamant qui s’appelait « l’œil du diable ». J’ai essayé de le porter et je l’ai apporté dans ma maison d’algues.
-        E. : J’étais un petit poisson rose qui allait lentement et un peu plus vite.
-        L. : J’étais un poisson orange et rouge. Il était très gros, il n’arrivait pas à passer entre les algues.
-        T. : Mon poisson était rouge et grand comme un éléphant.
-        B. : Mon poisson était rouge, énorme, il se battait avec un requin.
-        J. : J’étais une sirène, j’habitais dans les algues avec mon papa.
-        G. : J’étais le poisson arc-en-ciel avec des paillettes, je nageais vite.
-        F. : J’ai vu un poisson requin, je l’ai habillé en fille.
-        M. : Il y avait un minuscule, minuscule poisson, il y avait un gros poisson qui est venu. La reine des sirènes a sauvé le petit poisson et l’a amené dans son royaume.
-        C. : J’ai vu un poisson-dinosaure avec une tête en bouclier et la nageoire de derrière avait plein de force. Il nageait très vite et aussi lentement. Il y avait des scorpions de mer.
-        M. : J’ai rencontré un dauphin. J’étais un poisson moyen, orange et il y avait un requin qui voulait me manger.
-        R. : J’étais un gros poisson multicolore. J’ai vu des coffres aux trésors, des sirènes, des requins, des dauphins, un bateau qui a coulé.
-        D.(enfant autiste) : Mon poisson était vert et tout petit.

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(01/04/2018 @ 10:37)

Le tact, vertu du pédagogue  Voir?

Eirick Prairat est membre de l’Institut universitaire de France (IUF). Il vient de publier chez ESF « Eduquer avec tact ».


Par Eirick Prairat

Le tact est primitivement le sens du toucher. Il n’est pas seulement ce par quoi nous découvrons les propriétés tangibles d’une chose (sa fluidité, sa mollesse, sa dureté, sa forme, sa température, sa sécheresse ou encore son humidité), il est aussi sensibilité, c’est-à-dire ce que l’on éprouve en touchant ladite chose. A la différence de la vue qui est un sens de la distance, il requiert le contact.

En un second sens, qui est celui qui nous intéresse ici, le tact est un art de juger et une manière de se conduire. Il est un art de juger qui conjugue finesse et justesse et une manière de se conduire attentive aux nuances et aux circonstances.

Une vertu de peu

La tradition philosophique ne l’a guère encensé. Il est vrai que le tact n’a pas de facette politique, il est peu spectaculaire et ne saurait rivaliser avec le courage, il n’a pas non plus la grandeur et le prestige de la générosité. Mais il est vertu, « presque » dit Renan, non bel et bien vertu.

Certes, c’est une vertu de peu, presque invisible, mais nous aurions tort de la sous-estimer ou de la négliger car elle se révèle et excelle dans le jeu des échanges et des interactions.

Le tact est souci du lien, c’est sans doute pour cette raison que le grand écrivain hongrois Imre Kertész n’hésite pas à dire que « dans les relations humaines, le tact est le maximum qu’on puisse atteindre ».

Bonnes manières ou manières bonnes ?
N’assimilons pas dans un geste de pensée un peu rapide le tact à la civilité, ils sont certes l’un et l’autre des attitudes qui manifestent qu’autrui compte et qu’à ce titre il mérite des égards. Mais ce qui d’emblée les démarque c’est que la civilité est respect des conventions et des usages alors que le tact se manifeste là où les préconisations viennent à manquer. On peut inventorier les règles de civilité pour en faire des traités, rien de tel avec le tact qui s’invente dans son effectuation même.

Avoir du tact : c’est faire preuve d’une juste attention aux choses et aux personnes, c’est être soucieux de nos manières de dire et faire. C’est moins avoir de bonnes manières que des manières bonnes et ce n’est pas jouer sur les mots que de parler ainsi. L’homme qui a du tact est le contraire même de l’homme maniéré car ce dernier joue sur les codes de la bonne conduite. L’homme de tact oppose à celui qui aime la forme pour la forme l’attachement éthique à la forme, manière attentionnée de s’avancer vers autrui [...]


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Le tact, vertu du pédagogue  Voir?

Eirick Prairat est membre de l’Institut universitaire de France (IUF). Il vient de publier chez ESF « Eduquer avec tact ».


Par Eirick Prairat

Le tact est primitivement le sens du toucher. Il n’est pas seulement ce par quoi nous découvrons les propriétés tangibles d’une chose (sa fluidité, sa mollesse, sa dureté, sa forme, sa température, sa sécheresse ou encore son humidité), il est aussi sensibilité, c’est-à-dire ce que l’on éprouve en touchant ladite chose. A la différence de la vue qui est un sens de la distance, il requiert le contact.

En un second sens, qui est celui qui nous intéresse ici, le tact est un art de juger et une manière de se conduire. Il est un art de juger qui conjugue finesse et justesse et une manière de se conduire attentive aux nuances et aux circonstances.

Une vertu de peu

La tradition philosophique ne l’a guère encensé. Il est vrai que le tact n’a pas de facette politique, il est peu spectaculaire et ne saurait rivaliser avec le courage, il n’a pas non plus la grandeur et le prestige de la générosité. Mais il est vertu, « presque » dit Renan, non bel et bien vertu.

Certes, c’est une vertu de peu, presque invisible, mais nous aurions tort de la sous-estimer ou de la négliger car elle se révèle et excelle dans le jeu des échanges et des interactions.

Le tact est souci du lien, c’est sans doute pour cette raison que le grand écrivain hongrois Imre Kertész n’hésite pas à dire que « dans les relations humaines, le tact est le maximum qu’on puisse atteindre ».

Bonnes manières ou manières bonnes ?
N’assimilons pas dans un geste de pensée un peu rapide le tact à la civilité, ils sont certes l’un et l’autre des attitudes qui manifestent qu’autrui compte et qu’à ce titre il mérite des égards. Mais ce qui d’emblée les démarque c’est que la civilité est respect des conventions et des usages alors que le tact se manifeste là où les préconisations viennent à manquer. On peut inventorier les règles de civilité pour en faire des traités, rien de tel avec le tact qui s’invente dans son effectuation même.

Avoir du tact : c’est faire preuve d’une juste attention aux choses et aux personnes, c’est être soucieux de nos manières de dire et faire. C’est moins avoir de bonnes manières que des manières bonnes et ce n’est pas jouer sur les mots que de parler ainsi. L’homme qui a du tact est le contraire même de l’homme maniéré car ce dernier joue sur les codes de la bonne conduite. L’homme de tact oppose à celui qui aime la forme pour la forme l’attachement éthique à la forme, manière attentionnée de s’avancer vers autrui [...]


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(01/04/2018 @ 10:36)

Jean-Michel BLANQUER bien peinard !  Voir?

Par Bernard Collot

Certains s’étonnent du peu de réactions aux annonces de pseudo-réformes par le ministre de l’Education nationale Jean Michel Blanquer. Ce n’est pas si étonnant que cela :

Pas plus lui que tous ses prédécesseurs ne touche à l’architecture et la logique du système éducatif. D’ailleurs ce sont les réformes ou mini-réformes incompatibles avec cette architecture en chaine industrielle tayloriste qui, elles, ont provoqué des levées de boucliers, depuis le tiers-temps pédagogiques, en passant par la réforme des cycles jusqu’aux dernières tentatives concernant le collège. C’est presque normal, chacun sait que vouloir mettre un peu d’essence dans un moteur diésel ou l’inverse, ça ne marche pas.

Il se garde bien de mettre en débat la finalité de l’école, l’immense majorité du personnel de l’EN non plus, pas plus que l’immense majorité des familles. Voilà une énorme machine qui emprisonne toute la population enfantine d’un pays sans qu’on sache finalement pourquoi en dehors du fait que si elle n’existait pas on ne saurait pas quoi faire des enfants.

Pourtant ces finalités qui n’émanent pas d’une nation mais d’un État étaient bien clairement annoncées depuis Guizot ou Jules Ferry, ont été décortiquées par de nombreux analystes et leurs liaisons avec la société de marché parfaitement démontrées comme par exemple par Nico Hirt ou sur le site Q2C.

Oui, mais ! Mettre sur la table d’une nation, et pas seulement sur la table des experts et militants, les finalités de l’école, ce serait se les faire approprier par ceux directement concernés. On proclame bien que l’école doit être émancipatrice, enfin au moins quelques-uns, mais pas question d’émanciper ceux qui sont directement responsables du présent et du devenir de leurs enfants. On suppose une foire d’empoigne, on craint l’incompétence de la réflexion, bref on craint la démocratie [...]


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Jean-Michel BLANQUER bien peinard !  Voir?

Par Bernard Collot

Certains s’étonnent du peu de réactions aux annonces de pseudo-réformes par le ministre de l’Education nationale Jean Michel Blanquer. Ce n’est pas si étonnant que cela :

Pas plus lui que tous ses prédécesseurs ne touche à l’architecture et la logique du système éducatif. D’ailleurs ce sont les réformes ou mini-réformes incompatibles avec cette architecture en chaine industrielle tayloriste qui, elles, ont provoqué des levées de boucliers, depuis le tiers-temps pédagogiques, en passant par la réforme des cycles jusqu’aux dernières tentatives concernant le collège. C’est presque normal, chacun sait que vouloir mettre un peu d’essence dans un moteur diésel ou l’inverse, ça ne marche pas.

Il se garde bien de mettre en débat la finalité de l’école, l’immense majorité du personnel de l’EN non plus, pas plus que l’immense majorité des familles. Voilà une énorme machine qui emprisonne toute la population enfantine d’un pays sans qu’on sache finalement pourquoi en dehors du fait que si elle n’existait pas on ne saurait pas quoi faire des enfants.

Pourtant ces finalités qui n’émanent pas d’une nation mais d’un État étaient bien clairement annoncées depuis Guizot ou Jules Ferry, ont été décortiquées par de nombreux analystes et leurs liaisons avec la société de marché parfaitement démontrées comme par exemple par Nico Hirt ou sur le site Q2C.

Oui, mais ! Mettre sur la table d’une nation, et pas seulement sur la table des experts et militants, les finalités de l’école, ce serait se les faire approprier par ceux directement concernés. On proclame bien que l’école doit être émancipatrice, enfin au moins quelques-uns, mais pas question d’émanciper ceux qui sont directement responsables du présent et du devenir de leurs enfants. On suppose une foire d’empoigne, on craint l’incompétence de la réflexion, bref on craint la démocratie [...]


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(01/04/2018 @ 10:36)

Le gouvernement veut privatiser l’enseignement des langues vivantes  Voir?

Le 23 février dernier, le Premier Ministre se fendait d’un discours sur le commerce extérieur inquiétant quant à l’avenir qu’il dessinait pour l’enseignement des langues vivantes.


Par SUD Éducation

Une conception utilitariste des langues

Édouard Philippe déclare dans son discours que l’anglais est la « première langue de la mondialisation », qui permettra aux « Français [de] partir à la conquête du monde ». Au-delà du vocabulaire guerrier, les enseignant-e-s et les élèves seront ravi-e-s d’avoir la preuve que l’intérêt pour une langue vivante ne se mesure qu’à son utilité dans les relations commerciales.

Une certification confiée au privé
Comme les enseignant-e-s sont nécessairement incompétent-e-s, le baccalauréat nouvelle mouture ne suffira pas à attester d’un niveau de langue : Édouard Philippe annonce l’introduction d’une « logique d’attestation de niveau en langues étrangères » dès le lycée. Il s’agira de faire passer des certifications proposées par des organismes privés — le Premier Ministre donne lui-même des noms – qui seront « financées par l’État ». Financées par le public, délivrées et contrôlées par le secteur privé marchand : il s’agit d’une attaque directe contre le monopole d’État sur les diplômes qui garantit la limitation de la pénétration des entreprises dans l’éducation. Il s’agit également d’une expression de la défiance sans borne que nourrissent les membres du gouvernement à l’égard des enseignant-e-s [...]


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Le gouvernement veut privatiser l’enseignement des langues vivantes  Voir?

Le 23 février dernier, le Premier Ministre se fendait d’un discours sur le commerce extérieur inquiétant quant à l’avenir qu’il dessinait pour l’enseignement des langues vivantes.


Par SUD Éducation

Une conception utilitariste des langues

Édouard Philippe déclare dans son discours que l’anglais est la « première langue de la mondialisation », qui permettra aux « Français [de] partir à la conquête du monde ». Au-delà du vocabulaire guerrier, les enseignant-e-s et les élèves seront ravi-e-s d’avoir la preuve que l’intérêt pour une langue vivante ne se mesure qu’à son utilité dans les relations commerciales.

Une certification confiée au privé
Comme les enseignant-e-s sont nécessairement incompétent-e-s, le baccalauréat nouvelle mouture ne suffira pas à attester d’un niveau de langue : Édouard Philippe annonce l’introduction d’une « logique d’attestation de niveau en langues étrangères » dès le lycée. Il s’agira de faire passer des certifications proposées par des organismes privés — le Premier Ministre donne lui-même des noms – qui seront « financées par l’État ». Financées par le public, délivrées et contrôlées par le secteur privé marchand : il s’agit d’une attaque directe contre le monopole d’État sur les diplômes qui garantit la limitation de la pénétration des entreprises dans l’éducation. Il s’agit également d’une expression de la défiance sans borne que nourrissent les membres du gouvernement à l’égard des enseignant-e-s [...]


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(01/04/2018 @ 10:36)

Témoignage d'élève du Togo (3)  Voir?

Par Kodegui (Instituteur à Lomé)

Mon élève M. âgé de 9 ans au CM2 depuis Lomé au Togo me dit qu'avant il volait les sous de sa sœur. Après avoir lu La leçon de Professeur Hibou, il a demandé à son cœur que faire pour éviter cela ? Son le cœur lui répondit de cotiser lui aussi dans une petite cachette et le jour où il aura besoin de sous d'y aller les prendre. Depuis ce jour il ne vole plus.

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Témoignage d'élève du Togo (3)  Voir?

Par Kodegui (Instituteur à Lomé)

Mon élève M. âgé de 9 ans au CM2 depuis Lomé au Togo me dit qu'avant il volait les sous de sa sœur. Après avoir lu La leçon de Professeur Hibou, il a demandé à son cœur que faire pour éviter cela ? Son le cœur lui répondit de cotiser lui aussi dans une petite cachette et le jour où il aura besoin de sous d'y aller les prendre. Depuis ce jour il ne vole plus.

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(15/03/2018 @ 18:38)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/03/liberez-le-potentiel-de-lenfant-et-vous.html

«  Libérez le potentiel de l’enfant et vous transformerez le monde.  »  
(Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/03/liberez-le-potentiel-de-lenfant-et-vous.html

«  Libérez le potentiel de l’enfant et vous transformerez le monde.  »  
(Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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(01/03/2018 @ 11:48)

Des expérimentations pas anodines  Voir?

Première conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, jeudi 1er février 2018 au Collège de France : « Le rôle de l’expérimentation dans le domaine éducatif ». Après plus de six heures d’intervention, ce qui m’a semblé inquiétant...


Par Catherine Chabrun

Jean-Michel Blanquer, accompagnant le président au Sénégal, une courte vidéo introduit le colloque. Rien de nouveau dans son message, j’ai juste relevé que nous allions assister au meilleur de la recherche internationale moderne. La plupart des expériences présentées sont « randomisées », c’est-à-dire avec les mêmes étalons que des essais cliniques (médicaments par exemple).
« La randomisation (de l’anglais random, signifiant hasard) est une méthode qui permet d’introduire un élément aléatoire dans une étude. Utilisée notamment dans les essais thérapeutiques destinés à tester une substance médicamenteuse, elle consiste par exemple à distribuer au hasard un placebo (substance dénuée d’effet) ou la substance médicamenteuse testée. » (Larousse médical)
Les interventions sur les études et différents rapports nationaux et internationaux (DEPP, PIRLS, OCDE…), n’ont rien appris de ce qu’on savait déjà.

Pourquoi le choix de ces expérimentations ?

Trouver dans les expérimentations ce qui peut être reversé dans notre école, car scientifiquement prouvé. Mes inquiétudes portent sur le métier d’enseignant… [...]


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Des expérimentations pas anodines  Voir?

Première conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, jeudi 1er février 2018 au Collège de France : « Le rôle de l’expérimentation dans le domaine éducatif ». Après plus de six heures d’intervention, ce qui m’a semblé inquiétant...


Par Catherine Chabrun

Jean-Michel Blanquer, accompagnant le président au Sénégal, une courte vidéo introduit le colloque. Rien de nouveau dans son message, j’ai juste relevé que nous allions assister au meilleur de la recherche internationale moderne. La plupart des expériences présentées sont « randomisées », c’est-à-dire avec les mêmes étalons que des essais cliniques (médicaments par exemple).
« La randomisation (de l’anglais random, signifiant hasard) est une méthode qui permet d’introduire un élément aléatoire dans une étude. Utilisée notamment dans les essais thérapeutiques destinés à tester une substance médicamenteuse, elle consiste par exemple à distribuer au hasard un placebo (substance dénuée d’effet) ou la substance médicamenteuse testée. » (Larousse médical)
Les interventions sur les études et différents rapports nationaux et internationaux (DEPP, PIRLS, OCDE…), n’ont rien appris de ce qu’on savait déjà.

Pourquoi le choix de ces expérimentations ?

Trouver dans les expérimentations ce qui peut être reversé dans notre école, car scientifiquement prouvé. Mes inquiétudes portent sur le métier d’enseignant… [...]


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(01/03/2018 @ 11:44)

Génération « J’ai le droit » : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»  Voir?

Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...


Propos recueillis par Christel Brigaudeau

Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos. Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école. Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.

La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?

Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument [...]


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Génération « J’ai le droit » : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»  Voir?

Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...


Propos recueillis par Christel Brigaudeau

Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos. Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école. Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.

La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?

Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument [...]


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(01/03/2018 @ 11:37)

Lettre ouverte d'Hubert Montagner au Président de la République  Voir?

Une nouvelle fois (voir ses autres appels) Hubert MONTAGNER s’adresse au Président de la République dans une très longue lettre ouverte dont nous publions quelques larges extraits (le document entier à télécharger : lettre_ouverte_montagner).


Par Bernard Collot

Lorsqu’un scientifique de renommée mondiale explique sur quoi devrait reposer la prise en considération des rythmes biologiques et cognitifs des enfants, ce qui revient à dire aussi prendre en considération l’enfant, il devrait être difficile à n’importe quel dirigeant (présidents, ministres…) de s’asseoir dessus. Mais, on comprend aussi que, ce faisant, c’est bien au-delà de modifier une nouvelle fois quelques horaires qu’il faudrait qu’ils s’attellent [...]

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Lettre ouverte d'Hubert Montagner au Président de la République  Voir?

Une nouvelle fois (voir ses autres appels) Hubert MONTAGNER s’adresse au Président de la République dans une très longue lettre ouverte dont nous publions quelques larges extraits (le document entier à télécharger : lettre_ouverte_montagner).


Par Bernard Collot

Lorsqu’un scientifique de renommée mondiale explique sur quoi devrait reposer la prise en considération des rythmes biologiques et cognitifs des enfants, ce qui revient à dire aussi prendre en considération l’enfant, il devrait être difficile à n’importe quel dirigeant (présidents, ministres…) de s’asseoir dessus. Mais, on comprend aussi que, ce faisant, c’est bien au-delà de modifier une nouvelle fois quelques horaires qu’il faudrait qu’ils s’attellent [...]

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(01/03/2018 @ 11:28)

VIDEO "La leçon de Professeur Hibou" à l'école maternelle  Voir?

Tout au long de l’année scolaire 2016-2017, des professeurs des écoles de maternelle ont fait l’expérience de « La leçon de Professeur Hibou » dans leur classe. Cette vidéo présente le travail effectué avec les enfants autour de cet outil éducatif innovant. [25mn 18]



 

Film réalisé par Frédéric Vanel, musique originale de David Peter
© Droits réservés, reproduction et diffusion interdite sans autorisation expresse des auteurs

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VIDEO "La leçon de Professeur Hibou" à l'école maternelle  Voir?

Tout au long de l’année scolaire 2016-2017, des professeurs des écoles de maternelle ont fait l’expérience de « La leçon de Professeur Hibou » dans leur classe. Cette vidéo présente le travail effectué avec les enfants autour de cet outil éducatif innovant. [25mn 18]



 

Film réalisé par Frédéric Vanel, musique originale de David Peter
© Droits réservés, reproduction et diffusion interdite sans autorisation expresse des auteurs

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(01/03/2018 @ 11:13)

Témoignage d'un parent d'élève (16)  Voir?

Par Anaïs (maman de L., 3 ans) :

Notre fille, en première section de maternelle, est très sensible à la leçon du Professeur Hibou (1). Sur les conseils de sa maîtresse, nous employons régulièrement cette méthode afin de l’encourager à écouter son cœur et à elle-même parvenir à distinguer ce qui est bien et ce qui est mal. Grâce à cette méthode, ma fille parvient à s’autocritiquer, ce qui est très surprenant pour un enfant de cet âge. Elle lui permet ainsi de mieux gérer son comportement et d’exprimer ses émotions. C’est une méthode que je recommanderais pour son efficacité aussi bien dans le système scolaire que dans la vie de tous les jours. 

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Témoignage d'un parent d'élève (16)  Voir?

Par Anaïs (maman de L., 3 ans) :

Notre fille, en première section de maternelle, est très sensible à la leçon du Professeur Hibou (1). Sur les conseils de sa maîtresse, nous employons régulièrement cette méthode afin de l’encourager à écouter son cœur et à elle-même parvenir à distinguer ce qui est bien et ce qui est mal. Grâce à cette méthode, ma fille parvient à s’autocritiquer, ce qui est très surprenant pour un enfant de cet âge. Elle lui permet ainsi de mieux gérer son comportement et d’exprimer ses émotions. C’est une méthode que je recommanderais pour son efficacité aussi bien dans le système scolaire que dans la vie de tous les jours. 

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/02/2018 @ 18:47)

Inclusion scolaire : pile et face  Voir?

Expérience avec un enfant présentant des troubles du spectre autistique


Par Diane

En raison du nombre insuffisant de structures éducatives adaptées et de la promulgation de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la demande de scolarisation des enfants atteints d’autisme, est de plus en plus forte. Formés ou pas, les enseignants doivent y faire face. Pour quels résultats et au prix de quelles difficultés ? Pendant deux ans, en maternelle, j’ai eu l’opportunité de compter parmi les élèves de ma classe multi-âges un enfant autiste. Le vécu de ces deux années successives fut aussi contrasté que le jour et la nuit. J’ai retracé ici les évènements marquants et tenté d’en analyser les causes.

Voici les faits concernant la première année :

Au début de la première année, les parents de Z. sont ouverts et conscients de la difficulté que représente son entrée à l’école, après une expérience au CAMSP(1) des plus difficiles. La priorité est de permettre à l’enfant un contact social. En l’absence d’AVS(2), nous commençons par accueillir l’enfant trois quarts d’heure en présence de sa mère. La première prise de contact avec les élèves de la classe est agressive : Z. donne des coups de pied à ses camarades, les frappe dans le dos et leur met les doigts dans les yeux. La mère l’encadre et l’entoure de ses bras en permanence pour l’empêcher de faire mal. Après quelques jours, Z. se décrispe et quand on lui dit : « non ! doucement ! », il transforme le geste agressif en câlin.

L’accueil de Z. se fait pendant un temps d’activités en libre choix. Il évolue donc avec et parmi ses camarades, librement. Tout le monde l’accueille comme il est. Sa différence suscite curiosité et ouverture. Les enfants déploient naturellement pour lui des prouesses de gentillesse. Au bout de deux semaines, après lui avoir expliqué que certains enfants n’aiment pas être touchés même pour un baiser, il parvient à être parmi les autres sans les toucher et à établir un contact par la parole et le regard. Il se fait un copain parmi les plus jeunes qui le comprend au-delà des mots. Les parents, sensibles à ses progrès et réceptifs à ses nouveaux besoins, demandent une augmentation du temps d’accueil [...]


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Inclusion scolaire : pile et face  Voir?

Expérience avec un enfant présentant des troubles du spectre autistique


Par Diane

En raison du nombre insuffisant de structures éducatives adaptées et de la promulgation de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la demande de scolarisation des enfants atteints d’autisme, est de plus en plus forte. Formés ou pas, les enseignants doivent y faire face. Pour quels résultats et au prix de quelles difficultés ? Pendant deux ans, en maternelle, j’ai eu l’opportunité de compter parmi les élèves de ma classe multi-âges un enfant autiste. Le vécu de ces deux années successives fut aussi contrasté que le jour et la nuit. J’ai retracé ici les évènements marquants et tenté d’en analyser les causes.

Voici les faits concernant la première année :

Au début de la première année, les parents de Z. sont ouverts et conscients de la difficulté que représente son entrée à l’école, après une expérience au CAMSP(1) des plus difficiles. La priorité est de permettre à l’enfant un contact social. En l’absence d’AVS(2), nous commençons par accueillir l’enfant trois quarts d’heure en présence de sa mère. La première prise de contact avec les élèves de la classe est agressive : Z. donne des coups de pied à ses camarades, les frappe dans le dos et leur met les doigts dans les yeux. La mère l’encadre et l’entoure de ses bras en permanence pour l’empêcher de faire mal. Après quelques jours, Z. se décrispe et quand on lui dit : « non ! doucement ! », il transforme le geste agressif en câlin.

L’accueil de Z. se fait pendant un temps d’activités en libre choix. Il évolue donc avec et parmi ses camarades, librement. Tout le monde l’accueille comme il est. Sa différence suscite curiosité et ouverture. Les enfants déploient naturellement pour lui des prouesses de gentillesse. Au bout de deux semaines, après lui avoir expliqué que certains enfants n’aiment pas être touchés même pour un baiser, il parvient à être parmi les autres sans les toucher et à établir un contact par la parole et le regard. Il se fait un copain parmi les plus jeunes qui le comprend au-delà des mots. Les parents, sensibles à ses progrès et réceptifs à ses nouveaux besoins, demandent une augmentation du temps d’accueil [...]


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(01/02/2018 @ 17:58)

Nous ne sommes toujours pas programmés  Voir?

Dans un précédent article, j’analysais les ressorts idéologiques et politiques qui conduisent aujourd’hui à une création exponentielle d’écoles privées hors contrat. J’écrivais « L’attrait actuel pour les neurosciences, dû à leur popularisation hors du domaine scientifique, donne un aspect pseudo-scientifique à cette volonté de laisser se développer les capacités “naturelles” des enfants. » C’est cet aspect qu’examine l’article ci-dessous.


Par Alain Chevarin

Dans l’abondante publication actuelle d’ouvrages et d’articles sur l’éducation, il est devenu difficile depuis quelques mois de trouver des orientations pédagogiques qui ne cherchent pas la caution des neurosciences, quelle que soit la spécialité à laquelle elles se réfèrent : neurosciences cognitives, neuropsychologie, neurobiologie, neurosciences affectives, ou un mélange de celles-ci.

Les exemples sont nombreux. Le plus médiatisé est celui de l’expérimentation lancée par Céline Alvarez en 2011. C’est par la mise en œuvre d’une pédagogie Montessori « simplifiée », de son propre aveu, mais appuyée sur les neurosciences que madame Alvarez entend « proposer un environnement de classe faisant l’effet d’une bombe pédagogique »1. Et il est clair que sans le patronage de professeur Stanislas Dehaene, l’affaire n’aurait pas eu le même retentissement. C’est dans ce sens que vont les annonces dithyrambiques des médias numériques : pour le site Philomag, « Elle a bousculé les conservatismes de l’Éducation nationale avant de connaître un immense succès avec “Les Lois naturelles de l’enfant”. Il est professeur au Collège de France et spécialiste du cerveau. Tous deux s’appuient sur la science pour refonder la pédagogie. »2

Une situation comparable se retrouve avec les multiples sites et associations qui se proposent de renouveler la pédagogie et les méthodes d’apprentissage, dans ou hors l’école. Quand, par exemple, l’association Parents Professeurs Ensemble lance un projet d’organisation de lectures d’histoires pour les enfants, dont le site des Colibris fait la publicité, elle éprouve le besoin de préciser3 : « les sciences cognitives nous ont récemment appris [sic] tous les bénéfices que les enfants tirent de la lecture d’histoires : acquisition de vocabulaire, familiarisation avec les structures de la langue... tout cela facilite l’apprentissage de la lecture », et de se placer sous le patronage « des chercheurs comme Alain Bentolila ou Stanislas Dehaene », négligeant au passage les différences d’approche entre le linguiste et le neuropsychologue [...]


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Nous ne sommes toujours pas programmés  Voir?

Dans un précédent article, j’analysais les ressorts idéologiques et politiques qui conduisent aujourd’hui à une création exponentielle d’écoles privées hors contrat. J’écrivais « L’attrait actuel pour les neurosciences, dû à leur popularisation hors du domaine scientifique, donne un aspect pseudo-scientifique à cette volonté de laisser se développer les capacités “naturelles” des enfants. » C’est cet aspect qu’examine l’article ci-dessous.


Par Alain Chevarin

Dans l’abondante publication actuelle d’ouvrages et d’articles sur l’éducation, il est devenu difficile depuis quelques mois de trouver des orientations pédagogiques qui ne cherchent pas la caution des neurosciences, quelle que soit la spécialité à laquelle elles se réfèrent : neurosciences cognitives, neuropsychologie, neurobiologie, neurosciences affectives, ou un mélange de celles-ci.

Les exemples sont nombreux. Le plus médiatisé est celui de l’expérimentation lancée par Céline Alvarez en 2011. C’est par la mise en œuvre d’une pédagogie Montessori « simplifiée », de son propre aveu, mais appuyée sur les neurosciences que madame Alvarez entend « proposer un environnement de classe faisant l’effet d’une bombe pédagogique »1. Et il est clair que sans le patronage de professeur Stanislas Dehaene, l’affaire n’aurait pas eu le même retentissement. C’est dans ce sens que vont les annonces dithyrambiques des médias numériques : pour le site Philomag, « Elle a bousculé les conservatismes de l’Éducation nationale avant de connaître un immense succès avec “Les Lois naturelles de l’enfant”. Il est professeur au Collège de France et spécialiste du cerveau. Tous deux s’appuient sur la science pour refonder la pédagogie. »2

Une situation comparable se retrouve avec les multiples sites et associations qui se proposent de renouveler la pédagogie et les méthodes d’apprentissage, dans ou hors l’école. Quand, par exemple, l’association Parents Professeurs Ensemble lance un projet d’organisation de lectures d’histoires pour les enfants, dont le site des Colibris fait la publicité, elle éprouve le besoin de préciser3 : « les sciences cognitives nous ont récemment appris [sic] tous les bénéfices que les enfants tirent de la lecture d’histoires : acquisition de vocabulaire, familiarisation avec les structures de la langue... tout cela facilite l’apprentissage de la lecture », et de se placer sous le patronage « des chercheurs comme Alain Bentolila ou Stanislas Dehaene », négligeant au passage les différences d’approche entre le linguiste et le neuropsychologue [...]


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(01/02/2018 @ 17:58)

Dehaene, Monsanto  Voir?

Par Bernard Collot

Agriculture : XIXème, début XXème siècle. La « science » explique que telle plante à besoin de tant d’azote, de tant de potasse… tant d’eau… et que ça marche à tout coup, les labos le prouvent, on peut même cultiver les plantes hors sol. Plus tard la science a même dit qu’on peut modifier les dites plantes pour qu’elles poussent plus vite, résistent aux pesticides, etc. Tout est scientifiquement prouvé.

Résultat : vous le connaissez ! Une agriculture industrielle et standardisée qui affame et détruit la planète.

Education : le nouveau pape scientifique, Stanislas Dehaene, nous dit que le cerveau fonctionne comme ceci et pas comme cela qu’il faut lui donner tant de syllabique dans tels manuels, etc… et que ça marche. Il l’a vu dans l’imagerie cérébrale des enfants qui apprennent à lire… avec un manuel, une méthode et tous ensemble.
L’école était déjà industrielle, pas la peine de la changer, avec un peu plus de science, peut-être même avec des enfants OGM (avec l’appui des familles, des devoirs que Dehaene nous dit utiles…), super connectés aux manuels et aux ingénieurs éducatifs, vous allez voir ! Pas de soucis la machine est pilotée par un scientifique, il ne fait pas l’unanimité parmi ses pairs, pas d’importance [...]


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Dehaene, Monsanto  Voir?

Par Bernard Collot

Agriculture : XIXème, début XXème siècle. La « science » explique que telle plante à besoin de tant d’azote, de tant de potasse… tant d’eau… et que ça marche à tout coup, les labos le prouvent, on peut même cultiver les plantes hors sol. Plus tard la science a même dit qu’on peut modifier les dites plantes pour qu’elles poussent plus vite, résistent aux pesticides, etc. Tout est scientifiquement prouvé.

Résultat : vous le connaissez ! Une agriculture industrielle et standardisée qui affame et détruit la planète.

Education : le nouveau pape scientifique, Stanislas Dehaene, nous dit que le cerveau fonctionne comme ceci et pas comme cela qu’il faut lui donner tant de syllabique dans tels manuels, etc… et que ça marche. Il l’a vu dans l’imagerie cérébrale des enfants qui apprennent à lire… avec un manuel, une méthode et tous ensemble.
L’école était déjà industrielle, pas la peine de la changer, avec un peu plus de science, peut-être même avec des enfants OGM (avec l’appui des familles, des devoirs que Dehaene nous dit utiles…), super connectés aux manuels et aux ingénieurs éducatifs, vous allez voir ! Pas de soucis la machine est pilotée par un scientifique, il ne fait pas l’unanimité parmi ses pairs, pas d’importance [...]


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(01/02/2018 @ 17:58)

LA LEÇON de PROFESSEUR HIBOU au Québec  Voir?



par Francine (enseignante suppléante en Gaspésie)

1ère rencontre (mars)
J’ai beaucoup aimé raconter La leçon de Professeur Hibou (1) dans la classe de maternelle. Les enfants étaient bien attentifs. Ils ont bien aimé la chanson. Certains l’ont beaucoup aimée. À la question « Qu’est-ce que tu as appris de cette histoire. La plupart ont répondu : Écouter son cœur. 
L’enseignante a ensuite demandé aux enfants des exemples où ils avaient écouté leur cœur. Voici quelques réflexions des enfants :

J’ai écouté mon cœur pour :
-         ne pas avoir peur dans le noir
-         ne pas avoir peur de rencontrer des nouveaux amis
-         ne pas avoir peur de jouer dehors
-         ne pas faire faire des sauts à ma mère
-        ne pas sauter en bas du cap
-        ne pas sauter sur le fauteuil

Ils ont ensuite fait un dessin sur l’histoire. Après l’activité, lorsque j’ai demandé à Nathan (enfant trisomique) ce qu’il avait appris de cette histoire, il a répondu sans hésitation : ‘’Écouter Cœur’’. J’ai senti que l’enseignante était surprise et ne s’attendait pas à cette réponse.

2ièmerencontre (avril)
Après l’écoute de La leçon de Professeur Hibou, les enfants ont fait un pendentif. Ils ont découpé deux cœurs dorés qu’ils ont ensuite collés ensemble. Un trou a été percé dans le cœur et une ficelle de couleur y été mise pour faire un pendentif pour aider à se rappeler de toujours écouter son cœur.

3ièmerencontre (mai)
Après l’écoute de La leçon de Professeur Hibou, les enfants ont dessiné sur une bande de carton un dessin sur l’histoire. Chaque bande a été pliée en forme de cœur. Tous les cœurs ont été collés ensemble pour former une grande fleur. Un rappel pour écouter.

Commentaire :
Lors de ces trois rencontres, l’enseignante a été surprise de constater comment certains enfants s’appliquaient alors que souvent ils avaient l’habitude de bâcler le travail. 

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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LA LEÇON de PROFESSEUR HIBOU au Québec  Voir?



par Francine (enseignante suppléante en Gaspésie)

1ère rencontre (mars)
J’ai beaucoup aimé raconter La leçon de Professeur Hibou (1) dans la classe de maternelle. Les enfants étaient bien attentifs. Ils ont bien aimé la chanson. Certains l’ont beaucoup aimée. À la question « Qu’est-ce que tu as appris de cette histoire. La plupart ont répondu : Écouter son cœur. 
L’enseignante a ensuite demandé aux enfants des exemples où ils avaient écouté leur cœur. Voici quelques réflexions des enfants :

J’ai écouté mon cœur pour :
-         ne pas avoir peur dans le noir
-         ne pas avoir peur de rencontrer des nouveaux amis
-         ne pas avoir peur de jouer dehors
-         ne pas faire faire des sauts à ma mère
-        ne pas sauter en bas du cap
-        ne pas sauter sur le fauteuil

Ils ont ensuite fait un dessin sur l’histoire. Après l’activité, lorsque j’ai demandé à Nathan (enfant trisomique) ce qu’il avait appris de cette histoire, il a répondu sans hésitation : ‘’Écouter Cœur’’. J’ai senti que l’enseignante était surprise et ne s’attendait pas à cette réponse.

2ièmerencontre (avril)
Après l’écoute de La leçon de Professeur Hibou, les enfants ont fait un pendentif. Ils ont découpé deux cœurs dorés qu’ils ont ensuite collés ensemble. Un trou a été percé dans le cœur et une ficelle de couleur y été mise pour faire un pendentif pour aider à se rappeler de toujours écouter son cœur.

3ièmerencontre (mai)
Après l’écoute de La leçon de Professeur Hibou, les enfants ont dessiné sur une bande de carton un dessin sur l’histoire. Chaque bande a été pliée en forme de cœur. Tous les cœurs ont été collés ensemble pour former une grande fleur. Un rappel pour écouter.

Commentaire :
Lors de ces trois rencontres, l’enseignante a été surprise de constater comment certains enfants s’appliquaient alors que souvent ils avaient l’habitude de bâcler le travail. 

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/01/2018 @ 17:53)

L'aspiration au sublime  Voir?

Par Maria Montessori

Quand nous considérons l’humanité dans sa grandeur, à travers l’histoire et l’évolution, nous voyons que cette aspiration au sublime est un instinct de l’homme : il essaie de pénétrer sur tous les plans, pour protéger et améliorer la vie, et il aide la vie grâce à sa pénétration intellectuelle. L’agriculteur ne passe-t-il pas sa vie à soigner les plantes et les animaux ? Et le savant à manier amoureusement microscopes et lentilles ? L’humanité commence par saisir et détruire, et finit par aimer et servir chaque chose avec intelligence. Les enfants qui déracinaient les plantes du jardin en surveillèrent par la suite la croissance, comptant les feuilles, les mesurant : ils ne parlaient plus des plantes, mais de « la plante ». Cette sublimation et cet amour sont dus à la conscience acquise par l’esprit. On ne pourra jamais éviter la destruction par les sermons. Si l’enfant veut les choses pour lui et pour que les autres ne les aient pas, et que nous cherchions à le corriger en le sermonnant ou en faisant appel à son sentiment, il pourra bien résister cinq minutes à sa tentation, mais il retournera vite à ce qu’il était. Seuls, le travail et la concentration qui apportent d’abord la connaissance et puis l’amour, pourront l’amener à une transformation qui révèle l’homme spirituel.

Connaître, aimer et servir, voilà le triptyque de toutes les religions ; mais le constructeur de notre spiritualité, c’est l’enfant ; il a révélé que la nature a un plan pour notre comportement et pour notre caractère. Un plan bien délimité et détaillé pour tous les âges : travail, besoin de liberté, activité intense, selon les lois de la vie. Ce qui compte, ce n’est pas la physique, la botanique, ni le travail matériel : c’est la volonté et les éléments de l’esprit qui sont en train de se construire grâce à l’exercice. L’enfant est le constructeur spirituel de nous-mêmes, adultes, et chaque obstacle que nos mettrions à son libre développement deviendrait une pierre des murs de la prison de l’âme humaine.

Extrait de « L’esprit absorbant de l’enfant » de Maria Montessori – Ed. Desclée de Brouwer


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L'aspiration au sublime  Voir?

Par Maria Montessori

Quand nous considérons l’humanité dans sa grandeur, à travers l’histoire et l’évolution, nous voyons que cette aspiration au sublime est un instinct de l’homme : il essaie de pénétrer sur tous les plans, pour protéger et améliorer la vie, et il aide la vie grâce à sa pénétration intellectuelle. L’agriculteur ne passe-t-il pas sa vie à soigner les plantes et les animaux ? Et le savant à manier amoureusement microscopes et lentilles ? L’humanité commence par saisir et détruire, et finit par aimer et servir chaque chose avec intelligence. Les enfants qui déracinaient les plantes du jardin en surveillèrent par la suite la croissance, comptant les feuilles, les mesurant : ils ne parlaient plus des plantes, mais de « la plante ». Cette sublimation et cet amour sont dus à la conscience acquise par l’esprit. On ne pourra jamais éviter la destruction par les sermons. Si l’enfant veut les choses pour lui et pour que les autres ne les aient pas, et que nous cherchions à le corriger en le sermonnant ou en faisant appel à son sentiment, il pourra bien résister cinq minutes à sa tentation, mais il retournera vite à ce qu’il était. Seuls, le travail et la concentration qui apportent d’abord la connaissance et puis l’amour, pourront l’amener à une transformation qui révèle l’homme spirituel.

Connaître, aimer et servir, voilà le triptyque de toutes les religions ; mais le constructeur de notre spiritualité, c’est l’enfant ; il a révélé que la nature a un plan pour notre comportement et pour notre caractère. Un plan bien délimité et détaillé pour tous les âges : travail, besoin de liberté, activité intense, selon les lois de la vie. Ce qui compte, ce n’est pas la physique, la botanique, ni le travail matériel : c’est la volonté et les éléments de l’esprit qui sont en train de se construire grâce à l’exercice. L’enfant est le constructeur spirituel de nous-mêmes, adultes, et chaque obstacle que nos mettrions à son libre développement deviendrait une pierre des murs de la prison de l’âme humaine.

Extrait de « L’esprit absorbant de l’enfant » de Maria Montessori – Ed. Desclée de Brouwer


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(01/01/2018 @ 11:18)

Tout simple...  Voir?

Par Jacques Uberti

C’était tout simple, et pourtant…
Mes poumons se gonflent comme s’ils voulaient s’envoler et font battre mon cœur à une vitesse si folle que le sang vient cogner dans mes oreilles à la manière d’un tambour. Je n’entends plus rien.
Je vis. Je me sens vivre. Chaque parcelle de mon corps frémit de cette légèreté nouvellement acquise.
Le vent siffle et je me sens libre. Existe-t-il bonheur plus pur ?
C’était si simple…
Se libérer de ces entraves qui me freinaient, les laisser à terre et m’élancer.
Plus rien ne me soutient sinon l’équilibre de mon être tout entier qui file ! Vite ! Si vite !
Au loin, mon père qui court vers moi. La fierté de mon succès me bombe le torse !
Je sais faire du vélo sans roulettes.


Source

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Tout simple...  Voir?

Par Jacques Uberti

C’était tout simple, et pourtant…
Mes poumons se gonflent comme s’ils voulaient s’envoler et font battre mon cœur à une vitesse si folle que le sang vient cogner dans mes oreilles à la manière d’un tambour. Je n’entends plus rien.
Je vis. Je me sens vivre. Chaque parcelle de mon corps frémit de cette légèreté nouvellement acquise.
Le vent siffle et je me sens libre. Existe-t-il bonheur plus pur ?
C’était si simple…
Se libérer de ces entraves qui me freinaient, les laisser à terre et m’élancer.
Plus rien ne me soutient sinon l’équilibre de mon être tout entier qui file ! Vite ! Si vite !
Au loin, mon père qui court vers moi. La fierté de mon succès me bombe le torse !
Je sais faire du vélo sans roulettes.


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(01/01/2018 @ 11:18)

A propos de l'apprentissage de la lecture  Voir?

Commentaire du 24 mai à 13h22 de l’article : Le "business Alvarez" rencontre N’Autre école avec Laurence de Cock


Par Laure Pisella-Rosine

Avant toute chose, je reconnais volontiers que la posture de certains neuroscientifiques est parfois inappropriée. Un peu "donneuse de leçons", comme beaucoup de profs envers leurs élèves. Comme certains profs et pédagogues considèrent que ce sont eux qui donnent des leçons, l’échange ne se passe pas toujours bien. C’est dommage car je suis persuadée que l’échange pourrait être d’égal à égal et fructueux.

J’entends beaucoup dire par les détracteurs que le suivi individuel se fait déjà, comme l’apprentissage de l’autonomie, la réelle bienveillance plutôt que le jugement et l’évaluation... qu’Alvarez n’a rien inventé. Je suis persuadée que effectivement beaucoup d’enseignants oeuvrent dans ce sens et ont cet état d’esprit. Ceux-là restent dans les mémoires comme des perles qui marquent la vie des enfants et des parents, et ceux-là n’ont effectivement pas attendu Alvarez pour mettre en place des pédagogies alternatives s’ils en ont ressenti le besoin. Mais on ne peut pas comparer un "suivi individuel et bienveillant" avec des enfants qui font tous le même exercice en même temps les uns à côté des autres sur des fiches en un temps limité prévu à l’avance (et c’est quand même ce qu’il se passe dans la majorité des classes de maternelle) avec un réel étayage individuel proposé à des enfants qui font des choses différentes de façon autonome sans contrainte temporelle. Et il y a aussi des comportements réels de maltraitance qui existent, des enfants et des parents traumatisés par la réception de leur enfant à l’école, ou des parents eux-même traumatisés par leur propre expérience passée, alors rappeler l’importance de la bienveillance n’est jamais de trop.

Maintenant pour ce qui est de la lecture. Une chose est en effet établie, c’est que la lecture globale n’est observée que lorsque le réseau cérébral de la lecture, qui n’est pas pré-cablé contrairement au langage oral, est mis en place donc une fois que le "b-a ba" est acquis. La base est donc de comprendre et avoir enclenché le processus de transcodage pour commencer à mettre en place progressivement ce réseau de lecture globale [...]


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A propos de l'apprentissage de la lecture  Voir?

Commentaire du 24 mai à 13h22 de l’article : Le "business Alvarez" rencontre N’Autre école avec Laurence de Cock


Par Laure Pisella-Rosine

Avant toute chose, je reconnais volontiers que la posture de certains neuroscientifiques est parfois inappropriée. Un peu "donneuse de leçons", comme beaucoup de profs envers leurs élèves. Comme certains profs et pédagogues considèrent que ce sont eux qui donnent des leçons, l’échange ne se passe pas toujours bien. C’est dommage car je suis persuadée que l’échange pourrait être d’égal à égal et fructueux.

J’entends beaucoup dire par les détracteurs que le suivi individuel se fait déjà, comme l’apprentissage de l’autonomie, la réelle bienveillance plutôt que le jugement et l’évaluation... qu’Alvarez n’a rien inventé. Je suis persuadée que effectivement beaucoup d’enseignants oeuvrent dans ce sens et ont cet état d’esprit. Ceux-là restent dans les mémoires comme des perles qui marquent la vie des enfants et des parents, et ceux-là n’ont effectivement pas attendu Alvarez pour mettre en place des pédagogies alternatives s’ils en ont ressenti le besoin. Mais on ne peut pas comparer un "suivi individuel et bienveillant" avec des enfants qui font tous le même exercice en même temps les uns à côté des autres sur des fiches en un temps limité prévu à l’avance (et c’est quand même ce qu’il se passe dans la majorité des classes de maternelle) avec un réel étayage individuel proposé à des enfants qui font des choses différentes de façon autonome sans contrainte temporelle. Et il y a aussi des comportements réels de maltraitance qui existent, des enfants et des parents traumatisés par la réception de leur enfant à l’école, ou des parents eux-même traumatisés par leur propre expérience passée, alors rappeler l’importance de la bienveillance n’est jamais de trop.

Maintenant pour ce qui est de la lecture. Une chose est en effet établie, c’est que la lecture globale n’est observée que lorsque le réseau cérébral de la lecture, qui n’est pas pré-cablé contrairement au langage oral, est mis en place donc une fois que le "b-a ba" est acquis. La base est donc de comprendre et avoir enclenché le processus de transcodage pour commencer à mettre en place progressivement ce réseau de lecture globale [...]


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(01/01/2018 @ 11:17)

Dernière mise à jour : 27/05/2018 @ 11:18

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