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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (24)  Voir?

Par mère de C., 6 ans

Notre fils a 6 ans et il est en grande section de maternelle. Depuis le début de sa scolarité il fait preuve de beaucoup d’aisance dans les apprentissages tant scolaires que dans sa vie quotidienne. C’est un enfant sensible, curieux et en grande demande de connaissances. Ses instituteurs, au vu de ses facilités ont décidé de lui faire passer les tests « enfant à haut potentiel » pour valider son passage « direct » en CE1… Nous avons expliqué à C. qu’il rencontrerait bientôt des psychologues pour ces tests.
C., inquiet et intrigué de cette démarche, a posé beaucoup de questions: qu’allait-il bien pouvoir raconter à ce « sycologue »?… Et spontanément lui est revenu la leçon de Professeur Hibou qui l’accompagne déjà depuis longtemps et il nous a rassurés : « en fait je sais, si on me pose des questions sur l’école, la maison et tout le reste : j’écouterais mon cœur et je sais que je répondrai juste! ». Merci à ce Professeur qui permet aux enfants de faire confiance à leur instinct et qui les reconnecte avec eux-mêmes !!! Je sais désormais qu’il a compris, grâce à cette histoire, que tout ce qui s’animait au fond de lui était le chemin à suivre….


Source

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (24)  Voir?

Par mère de C., 6 ans

Notre fils a 6 ans et il est en grande section de maternelle. Depuis le début de sa scolarité il fait preuve de beaucoup d’aisance dans les apprentissages tant scolaires que dans sa vie quotidienne. C’est un enfant sensible, curieux et en grande demande de connaissances. Ses instituteurs, au vu de ses facilités ont décidé de lui faire passer les tests « enfant à haut potentiel » pour valider son passage « direct » en CE1… Nous avons expliqué à C. qu’il rencontrerait bientôt des psychologues pour ces tests.
C., inquiet et intrigué de cette démarche, a posé beaucoup de questions: qu’allait-il bien pouvoir raconter à ce « sycologue »?… Et spontanément lui est revenu la leçon de Professeur Hibou qui l’accompagne déjà depuis longtemps et il nous a rassurés : « en fait je sais, si on me pose des questions sur l’école, la maison et tout le reste : j’écouterais mon cœur et je sais que je répondrai juste! ». Merci à ce Professeur qui permet aux enfants de faire confiance à leur instinct et qui les reconnecte avec eux-mêmes !!! Je sais désormais qu’il a compris, grâce à cette histoire, que tout ce qui s’animait au fond de lui était le chemin à suivre….


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(15/07/2019 @ 18:41)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/07/lautorite-implique-une-obeissance-dans.html

«  L’autorité implique une obéissance dans laquelle les hommes gardent leur liberté.  »  ( Hannah Arendt, politologue et philosophe, 1906-1975 )

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/07/lautorite-implique-une-obeissance-dans.html

«  L’autorité implique une obéissance dans laquelle les hommes gardent leur liberté.  »  ( Hannah Arendt, politologue et philosophe, 1906-1975 )

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(01/07/2019 @ 20:05)

Apprendre sans peur… c’est plutôt naturel !  Voir?

Par Marie-Pierre Lescure

ll n’y a qu’à observer un jeune enfant qui explore son environnement. Il peut inlassablement répéter un geste, se relever après une chute dix fois, vingt fois, réessayer jusqu’à ce qu’il arrive à vaincre la difficulté. S’il est laissé à son exploration tranquille, aucun pleur, aucun découragement ne seront perceptibles. Juste une concentration intense et l’envie d’atteindre son but.

Apprendre confronte l’enfant au vide, à l’incertitude. Il est ramené à lui-même et sollicité dans sa capacité à chercher avec confiance, des solutions au problème qui se pose à lui.
Pour cela il a besoin de s’appuyer sur une sécurité interne et externe. La sécurité externe concerne deux points essentiels :

  1- La bienveillance avec laquelle les adultes peuvent entourer les conduites d’apprentissage (intellectuelles, motrices…) de l’enfant.

Pas de critiques humiliantes « tu n’es même pas capable de faire une phrase correcte ! », d’agacement, parce qu’il ne comprend pas tout de suite « alors…t’es bouché ou quoi, c’est pourtant pas compliqué ? », d’attentes « pourvu que tu aies une bonne note à ce contrôle ! » de dévalorisations « quand je pense que ça fait trois fois que je te répète cette règle de grammaire, t’as un problème ! », de rejet « Je laisse tomber, tu ne comprends rien ! », de règles rigides « tu vas travailler même si tu n’as rien à faire ! »

2- Cela parle aussi du climat à instaurer dans une classe, afin que les enfants se respectent, s’encouragent, travaillent ensemble dans des processus coopératifs et non dans la compétition et les moqueries ; dans une fratrie en veillant à ce que chacun ait sa place et soit entendu.

La sécurité interne se construit lorsque les 5 principes suivants sont activés :

Si l‘enfant a pu au cours de son développement, faire ses expériences de découverte du monde, en étant encouragé à se « détacher » peu à peu de la relation symbiotique avec sa mère.

Dans le cas contraire, une éducation surprotectrice l’ empêche de se confronter à l’inconnu « laisse, tu ne sais pas le faire, je m’en occupe »,et occasionne probablement un abandon. L’enfant fera demi-tour devant l’épreuve qui se présente à lui, car il pensera ne pas avoir les ressources suffisantes pour la surmonter.

S’il a été encouragé à exprimer son ressenti, ses doutes, ses joies au travers de ses expériences [...]


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Apprendre sans peur… c’est plutôt naturel !  Voir?

Par Marie-Pierre Lescure

ll n’y a qu’à observer un jeune enfant qui explore son environnement. Il peut inlassablement répéter un geste, se relever après une chute dix fois, vingt fois, réessayer jusqu’à ce qu’il arrive à vaincre la difficulté. S’il est laissé à son exploration tranquille, aucun pleur, aucun découragement ne seront perceptibles. Juste une concentration intense et l’envie d’atteindre son but.

Apprendre confronte l’enfant au vide, à l’incertitude. Il est ramené à lui-même et sollicité dans sa capacité à chercher avec confiance, des solutions au problème qui se pose à lui.
Pour cela il a besoin de s’appuyer sur une sécurité interne et externe. La sécurité externe concerne deux points essentiels :

  1- La bienveillance avec laquelle les adultes peuvent entourer les conduites d’apprentissage (intellectuelles, motrices…) de l’enfant.

Pas de critiques humiliantes « tu n’es même pas capable de faire une phrase correcte ! », d’agacement, parce qu’il ne comprend pas tout de suite « alors…t’es bouché ou quoi, c’est pourtant pas compliqué ? », d’attentes « pourvu que tu aies une bonne note à ce contrôle ! » de dévalorisations « quand je pense que ça fait trois fois que je te répète cette règle de grammaire, t’as un problème ! », de rejet « Je laisse tomber, tu ne comprends rien ! », de règles rigides « tu vas travailler même si tu n’as rien à faire ! »

2- Cela parle aussi du climat à instaurer dans une classe, afin que les enfants se respectent, s’encouragent, travaillent ensemble dans des processus coopératifs et non dans la compétition et les moqueries ; dans une fratrie en veillant à ce que chacun ait sa place et soit entendu.

La sécurité interne se construit lorsque les 5 principes suivants sont activés :

Si l‘enfant a pu au cours de son développement, faire ses expériences de découverte du monde, en étant encouragé à se « détacher » peu à peu de la relation symbiotique avec sa mère.

Dans le cas contraire, une éducation surprotectrice l’ empêche de se confronter à l’inconnu « laisse, tu ne sais pas le faire, je m’en occupe »,et occasionne probablement un abandon. L’enfant fera demi-tour devant l’épreuve qui se présente à lui, car il pensera ne pas avoir les ressources suffisantes pour la surmonter.

S’il a été encouragé à exprimer son ressenti, ses doutes, ses joies au travers de ses expériences [...]


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(01/07/2019 @ 20:00)

Quand les profs aiment les élèves  Voir?

la relation affective est au service de la transmission des savoirs


Par Caroline

Dans son livre Quand les profs aiment les élèves : psychologie de la relation éducative, Maël Virat, chercheur en psychologie à l’ENPJJ, écrit qu’en France, il existe un tabou culturel autour du lien et de l’engagement affectif des enseignants envers les élèves. Selon lui, un aspect de la culture de l’école française concerne le fait qu’un enseignant n’a pas à avoir d’émotions dans le cadre de son travail en classe. Il s’appuie sur de nombreuses études internationales et méta analyse (citées dans son livre) pour affirmer que la relation affective enseignant-élève a des effets positifs sur l’apprentissage. En ce sens, la relation affective est au service de la transmission des savoirs et il est erroné de vouloir les opposer.

Contrairement à ce que l’on entend régulièrement dans les institutions éducatives, lorsque des élèves s’attachent à leur professeur ou lorsqu’un enseignant aime ses élèves, cela ne leur fait aucun mal, bien au contraire. La relation à l’enseignant peut être source de sécurité affective et favoriser les apprentissages et le développement psychosocial. – Maël Virat

Les aspirations fondamentales des enfants et adolescents : être aimés

 
L’amour compassionnel

 
Maël Virat écrit que les enjeux que révèle l’analyse des relations entre enseignants et élèves nous renseignent sur les aspirations fondamentales des enfants et des adolescents et même plus globalement des humains, quel que soit leur âge, leur sexe ou leur condition. Les besoins affectifs sont clés dans le développement humain : besoin d’amour, de se sentir accepté, de se sentir exister, de se sentir apprécié, de partager des émotions positives avec les autres (optimisme, gratitude, joie, enthousiasme…), d’être l’objet de bienveillance et d’encouragement.

Les propos de Maël Virat cherchent à donner à réfléchir à un besoin très particulier qui conditionne le développement humain tout au long de la vie : le besoin d’être aimé.

Pour grandir, pour progresser, pour explorer et découvrir, pour surmonter les obstacles ou les épreuves, pour tout ce qui fait que l’on se sent vivant, être aimé apparaît indispensable. Maël Virat utilise l’expression “amour compassionnel” pour désigner la forme d’amour qui est, selon lui, synonyme de développement et de réalisation. Cette expression est synonyme de amour altruiste ou inconditionnel [...]


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Quand les profs aiment les élèves  Voir?

la relation affective est au service de la transmission des savoirs


Par Caroline

Dans son livre Quand les profs aiment les élèves : psychologie de la relation éducative, Maël Virat, chercheur en psychologie à l’ENPJJ, écrit qu’en France, il existe un tabou culturel autour du lien et de l’engagement affectif des enseignants envers les élèves. Selon lui, un aspect de la culture de l’école française concerne le fait qu’un enseignant n’a pas à avoir d’émotions dans le cadre de son travail en classe. Il s’appuie sur de nombreuses études internationales et méta analyse (citées dans son livre) pour affirmer que la relation affective enseignant-élève a des effets positifs sur l’apprentissage. En ce sens, la relation affective est au service de la transmission des savoirs et il est erroné de vouloir les opposer.

Contrairement à ce que l’on entend régulièrement dans les institutions éducatives, lorsque des élèves s’attachent à leur professeur ou lorsqu’un enseignant aime ses élèves, cela ne leur fait aucun mal, bien au contraire. La relation à l’enseignant peut être source de sécurité affective et favoriser les apprentissages et le développement psychosocial. – Maël Virat

Les aspirations fondamentales des enfants et adolescents : être aimés

 
L’amour compassionnel

 
Maël Virat écrit que les enjeux que révèle l’analyse des relations entre enseignants et élèves nous renseignent sur les aspirations fondamentales des enfants et des adolescents et même plus globalement des humains, quel que soit leur âge, leur sexe ou leur condition. Les besoins affectifs sont clés dans le développement humain : besoin d’amour, de se sentir accepté, de se sentir exister, de se sentir apprécié, de partager des émotions positives avec les autres (optimisme, gratitude, joie, enthousiasme…), d’être l’objet de bienveillance et d’encouragement.

Les propos de Maël Virat cherchent à donner à réfléchir à un besoin très particulier qui conditionne le développement humain tout au long de la vie : le besoin d’être aimé.

Pour grandir, pour progresser, pour explorer et découvrir, pour surmonter les obstacles ou les épreuves, pour tout ce qui fait que l’on se sent vivant, être aimé apparaît indispensable. Maël Virat utilise l’expression “amour compassionnel” pour désigner la forme d’amour qui est, selon lui, synonyme de développement et de réalisation. Cette expression est synonyme de amour altruiste ou inconditionnel [...]


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(01/07/2019 @ 19:42)

Coeur et raison  Voir?

Par Bruno Bettelheim 

 

Nous ne pouvons espérer réaliser de belles choses si le cœur et la raison demeurent dissociés.
Le travail et la création artistique, la vie familiale et la vie sociale, ne peuvent plus évoluer séparément. Il faut que le cœur, s’armant d’audace, imprègne la raison de sa chaleur vitale, même si la raison doit renoncer à sa rigueur logique pour faire place à l’amour et aux pulsations de la vie.
Nous ne pouvons plus nous contenter d’une vie où le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Nos cœurs doivent connaître le monde de la raison et la raison doit avoir pour guide un cœur conscient.

 

Source : " Le Cœur conscient " - Ed. Robert Laffont, Paris, 1972.

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Coeur et raison  Voir?

Par Bruno Bettelheim 

 

Nous ne pouvons espérer réaliser de belles choses si le cœur et la raison demeurent dissociés.
Le travail et la création artistique, la vie familiale et la vie sociale, ne peuvent plus évoluer séparément. Il faut que le cœur, s’armant d’audace, imprègne la raison de sa chaleur vitale, même si la raison doit renoncer à sa rigueur logique pour faire place à l’amour et aux pulsations de la vie.
Nous ne pouvons plus nous contenter d’une vie où le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Nos cœurs doivent connaître le monde de la raison et la raison doit avoir pour guide un cœur conscient.

 

Source : " Le Cœur conscient " - Ed. Robert Laffont, Paris, 1972.

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(01/07/2019 @ 19:32)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : sur le vif (1)  Voir?


Les enfants éveillés à l’Intelligence du cœur par « La leçon de Professeur Hibou » réagissent autrement dans le quotidien de la classe.  Propos recueillis dans une classe multi-âges (de 3 à 6 ans).

R. voit un dessin de guerre très violent qui traîne sur une table : « Ça vient pas du cœur, ni de la tête. Celui qui l’a fait est triste, c’est la bagarre. »

C. et O. se disputent un morceau de dentelle pour se déguiser.
-        La maîtresse : Fermez les yeux et demandez à votre cœur ce que vous devez faire.
-        C. : Il faut pas se disputer.
-        O. : Il faut demander s’il te plaît quand on veut quelque chose.
-        La maîtresse : Qu’allez-vous faire ?
-        O. : C., est-ce que tu peux me le donner, s’il te plaît ?
-        C. : Oui.

M. court dans les couloirs, l’ATSEM l’appelle : « Va un peu écouter ton cœur... » M. revient et dit : « Mon petit cœur m’a dit que je ne dois pas courir mais c’est dur d’écouter son cœur ! »

Petites scènes au coin bibliothèque de la classe :

N. frappe le copain assis à côté d’elle. Elle est invitée à aller se calmer sur une petite chaise réservée à cet effet ; elle y va et revient plusieurs fois de suite. Au bout d’un moment, elle dit : « Il a dit quelque chose, mon cœur, il a dit que quand on lit les livres, il faut être calme. »

A. se lève de sa place pour prendre un livre et quand il revient, il s’aperçoit que B. (un petit de 3 ans) s’est assis à sa place. Il réagit brutalement.

-        La maîtresse : Demande à ton cœur ce que tu dois faire.
-        A. : Je dois aller à une autre place.
-        B. (le petit qui a pris la place se lève et va ailleurs) : Tiens la place !
-        R. (témoin de la scène) : Il a compris qu’il était sage, il a voulu lui faire plaisir.
-        N. (autre témoin) à B. : Je suis fière de toi !

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : sur le vif (1)  Voir?


Les enfants éveillés à l’Intelligence du cœur par « La leçon de Professeur Hibou » réagissent autrement dans le quotidien de la classe.  Propos recueillis dans une classe multi-âges (de 3 à 6 ans).

R. voit un dessin de guerre très violent qui traîne sur une table : « Ça vient pas du cœur, ni de la tête. Celui qui l’a fait est triste, c’est la bagarre. »

C. et O. se disputent un morceau de dentelle pour se déguiser.
-        La maîtresse : Fermez les yeux et demandez à votre cœur ce que vous devez faire.
-        C. : Il faut pas se disputer.
-        O. : Il faut demander s’il te plaît quand on veut quelque chose.
-        La maîtresse : Qu’allez-vous faire ?
-        O. : C., est-ce que tu peux me le donner, s’il te plaît ?
-        C. : Oui.

M. court dans les couloirs, l’ATSEM l’appelle : « Va un peu écouter ton cœur... » M. revient et dit : « Mon petit cœur m’a dit que je ne dois pas courir mais c’est dur d’écouter son cœur ! »

Petites scènes au coin bibliothèque de la classe :

N. frappe le copain assis à côté d’elle. Elle est invitée à aller se calmer sur une petite chaise réservée à cet effet ; elle y va et revient plusieurs fois de suite. Au bout d’un moment, elle dit : « Il a dit quelque chose, mon cœur, il a dit que quand on lit les livres, il faut être calme. »

A. se lève de sa place pour prendre un livre et quand il revient, il s’aperçoit que B. (un petit de 3 ans) s’est assis à sa place. Il réagit brutalement.

-        La maîtresse : Demande à ton cœur ce que tu dois faire.
-        A. : Je dois aller à une autre place.
-        B. (le petit qui a pris la place se lève et va ailleurs) : Tiens la place !
-        R. (témoin de la scène) : Il a compris qu’il était sage, il a voulu lui faire plaisir.
-        N. (autre témoin) à B. : Je suis fière de toi !

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(15/06/2019 @ 19:14)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/06/la-liberte-consiste-choisir-entre-deux.html

«  La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l'égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l'homme libre.  »  ( Victor Hugo, écrivain français, 1802-1885)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/06/la-liberte-consiste-choisir-entre-deux.html

«  La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l'égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l'homme libre.  »  ( Victor Hugo, écrivain français, 1802-1885)

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(01/06/2019 @ 18:33)

Le syndrome d’adaptation conduit-il à l’obéissance selon le courant dominant?  Voir?

Pourquoi beaucoup de gens hésitent-ils à donner leur opinion quand elle est contraire au courant dominant? Pourquoi gardons-nous le silence parmi nos amis et collègues lorsque nous ne sommes pas du même avis ? Parmi de nombreuses autres suggestions, Alain Guggenbühl propose, dans son livre intitulé «Pour mon enfant seulement le meilleur», des réflexions intéressantes également sur cette question. Il transfère le terme du syndrome d’adaptation de la recherche sur le stress à l’actuelle réalité éducative pour expliquer certains aspects de l’éducation à la libre expression d’opinion.


Par Marita Koch

Le «syndrome d’adaptation»

Guggenbühl traite le «syndrome d’adaptation» depuis ses formes naturelles et nécessaires jusqu’à ses aspects problématiques, y compris chez les adultes. L’adaptation, dit-il, est en principe vitale. L’empathie est la capacité de comprendre l’autre intuitivement. L’enfant apprend à comprendre les personnes qui s’occupent de lui, à reconnaître ce que les parents attendent de lui. Au début, il n’agit pas sur la base de considérations objectives et d’une réflexion rationnelle, mais s’adapte aux attentes des parents parce qu’il les aime, parce qu’il apprend d’eux comment vivre, parce qu’il veut être en harmonie avec eux. Il devient ainsi un membre constructif de la famille, de la communauté.
L’auteur explique que les enfants développent parfois aussi des stratégies pour influencer les parents, pour atteindre certains objectifs telles l’attention ou la reconnaissance. Ils savent ce que leurs parents aiment entendre, alors «ils les caressent dans le sens du poil».1 «L’autre face de l’empathie est la tromperie», explique Guggenbühl. «Les enfants malins savent intuitivement quels mots utiliser, quel comportement montrer pour s’affirmer face aux adultes.»

De nombreux parents, écrit Guggenbühl, ne remarquent pas les duperies de leurs enfants, ils éliminent tous les obstacles se trouvant sur leur chemin. Selon l’auteur, il y a pourtant un correctif dans les familles: la dispute. Alors beaucoup de non-dits apparaissent sur la table, «les masques tombent».3 Dans la famille, de telles disputes ne sont pas dangereuses. Etant donné que les parents et les enfants sont étroitement liés, on se retrouve à nouveau [...]


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Le syndrome d’adaptation conduit-il à l’obéissance selon le courant dominant?  Voir?

Pourquoi beaucoup de gens hésitent-ils à donner leur opinion quand elle est contraire au courant dominant? Pourquoi gardons-nous le silence parmi nos amis et collègues lorsque nous ne sommes pas du même avis ? Parmi de nombreuses autres suggestions, Alain Guggenbühl propose, dans son livre intitulé «Pour mon enfant seulement le meilleur», des réflexions intéressantes également sur cette question. Il transfère le terme du syndrome d’adaptation de la recherche sur le stress à l’actuelle réalité éducative pour expliquer certains aspects de l’éducation à la libre expression d’opinion.


Par Marita Koch

Le «syndrome d’adaptation»

Guggenbühl traite le «syndrome d’adaptation» depuis ses formes naturelles et nécessaires jusqu’à ses aspects problématiques, y compris chez les adultes. L’adaptation, dit-il, est en principe vitale. L’empathie est la capacité de comprendre l’autre intuitivement. L’enfant apprend à comprendre les personnes qui s’occupent de lui, à reconnaître ce que les parents attendent de lui. Au début, il n’agit pas sur la base de considérations objectives et d’une réflexion rationnelle, mais s’adapte aux attentes des parents parce qu’il les aime, parce qu’il apprend d’eux comment vivre, parce qu’il veut être en harmonie avec eux. Il devient ainsi un membre constructif de la famille, de la communauté.
L’auteur explique que les enfants développent parfois aussi des stratégies pour influencer les parents, pour atteindre certains objectifs telles l’attention ou la reconnaissance. Ils savent ce que leurs parents aiment entendre, alors «ils les caressent dans le sens du poil».1 «L’autre face de l’empathie est la tromperie», explique Guggenbühl. «Les enfants malins savent intuitivement quels mots utiliser, quel comportement montrer pour s’affirmer face aux adultes.»

De nombreux parents, écrit Guggenbühl, ne remarquent pas les duperies de leurs enfants, ils éliminent tous les obstacles se trouvant sur leur chemin. Selon l’auteur, il y a pourtant un correctif dans les familles: la dispute. Alors beaucoup de non-dits apparaissent sur la table, «les masques tombent».3 Dans la famille, de telles disputes ne sont pas dangereuses. Etant donné que les parents et les enfants sont étroitement liés, on se retrouve à nouveau [...]


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(01/06/2019 @ 18:33)

La communication non violente à l'épreuve du réel  Voir?

Par Diane Combes

La Communication Non Violente (CNV) initiée par le psychologue américain Marshall B. Rosenberg(1) dans les années 80, fait partie de ce grand courant de pensées et de pratiques qui, pendant la seconde moitié du XX° siècle, a tenté de faire la synthèse entre les conceptions occidentales et orientales de l’existence.

L’approche purement rationnelle ayant montré ses limites, les psychologues, thérapeutes et penseurs se sont tournés vers les spiritualités orientales pour chercher une voie d’équilibre. De même que pour la Méditation de Pleine Conscience et pour la plupart des méthodes de connaissance de soi, une approche hybride a été créée. En laïcisant les traditions ancestrales, les chercheurs ont finalement exclu la dimension métaphysique qu’elles véhiculaient pour ne garder que des techniques de soin ou de confort.

Au lieu de rappeler aux humains leur fonction universelle au service de la Vie, ces techniques amputées de leur sens premier ne servent finalement que leur bien être de surface, leur développement personnel ; ceci est bien entendu exploité par les logiques de rentabilité économique qui règnent en maître dans le monde. Quelle entreprise ne propose pas ses stages de gestion du stress, de méditation ou de CNV ? [...]


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La communication non violente à l'épreuve du réel  Voir?

Par Diane Combes

La Communication Non Violente (CNV) initiée par le psychologue américain Marshall B. Rosenberg(1) dans les années 80, fait partie de ce grand courant de pensées et de pratiques qui, pendant la seconde moitié du XX° siècle, a tenté de faire la synthèse entre les conceptions occidentales et orientales de l’existence.

L’approche purement rationnelle ayant montré ses limites, les psychologues, thérapeutes et penseurs se sont tournés vers les spiritualités orientales pour chercher une voie d’équilibre. De même que pour la Méditation de Pleine Conscience et pour la plupart des méthodes de connaissance de soi, une approche hybride a été créée. En laïcisant les traditions ancestrales, les chercheurs ont finalement exclu la dimension métaphysique qu’elles véhiculaient pour ne garder que des techniques de soin ou de confort.

Au lieu de rappeler aux humains leur fonction universelle au service de la Vie, ces techniques amputées de leur sens premier ne servent finalement que leur bien être de surface, leur développement personnel ; ceci est bien entendu exploité par les logiques de rentabilité économique qui règnent en maître dans le monde. Quelle entreprise ne propose pas ses stages de gestion du stress, de méditation ou de CNV ? [...]


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(01/06/2019 @ 18:32)

Aider les autres favoriserait l'estime de soi à l'adolescence  Voir?


Des scientifiques ont découvert que les ados adoptant des comportements prosociaux envers des étrangers affichaient une estime de soi plus importante un an plus tard.

De récentes recherches menées à la Brigham Young University (États-Unis) par Laura Padilla-Walker et à l'université centrale de finance et d'économie (Chine) par Xinyuan Fu montrent que venir en aide à des personnes qui n'appartiennent pas au cercle de leurs proches aiderait les adolescents à avoir davantage confiance en eux.

Cette étude transversale s'est penchée sur 681 adolescents âgés de 11 à 14 ans et habitant deux villes américaines, sur une période de 4 ans. Les participants devaient réagir à 10 affirmations telles que "Je me sens parfois inutile" ou "Je suis content de moi" pour évaluer l'estime de soi. L'équipe a par ailleurs mesuré leurs comportements prosociaux, leur bienveillance et leur générosité à l'aide d'affirmations : "J'aide des inconnus, même si cela m'est difficile", "Je fais tout ce que je peux pour remonter le moral de mes amis" ou encore "J'adore rendre de petits services à ma famille".

L'équipe a découvert que les ados adoptant des comportements prosociaux (aide, partage, soutien) envers des étrangers affichaient une estime de soi plus importante un an plus tard [...]


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Des scientifiques ont découvert que les ados adoptant des comportements prosociaux envers des étrangers affichaient une estime de soi plus importante un an plus tard.

De récentes recherches menées à la Brigham Young University (États-Unis) par Laura Padilla-Walker et à l'université centrale de finance et d'économie (Chine) par Xinyuan Fu montrent que venir en aide à des personnes qui n'appartiennent pas au cercle de leurs proches aiderait les adolescents à avoir davantage confiance en eux.

Cette étude transversale s'est penchée sur 681 adolescents âgés de 11 à 14 ans et habitant deux villes américaines, sur une période de 4 ans. Les participants devaient réagir à 10 affirmations telles que "Je me sens parfois inutile" ou "Je suis content de moi" pour évaluer l'estime de soi. L'équipe a par ailleurs mesuré leurs comportements prosociaux, leur bienveillance et leur générosité à l'aide d'affirmations : "J'aide des inconnus, même si cela m'est difficile", "Je fais tout ce que je peux pour remonter le moral de mes amis" ou encore "J'adore rendre de petits services à ma famille".

L'équipe a découvert que les ados adoptant des comportements prosociaux (aide, partage, soutien) envers des étrangers affichaient une estime de soi plus importante un an plus tard [...]


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(01/06/2019 @ 18:32)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (23)  Voir?

Par Laura (maman de M., 4 ans)

Petit témoignage sur les bienfaits de la Leçon de Professeur Hibou* sur M. : M. est un enfant énergique qui a parfois du mal à gérer ses émotions. Lors de phase d’énervement ou de grosse agitation, la Leçon de Professeur Hibou lui permet de retrouver son calme ; nous appliquons ce qu’il a appris à l’école, il s’assoit, ferme les yeux, respire profondément, et s’apaise. Je pense aussi que cette méthode lui a permis de mieux gérer, d’apaiser ses relations aux autres. L’histoire explique aux enfants ce que ressentent les animaux, lorsque Mario et Maria se comportent mal avec eux. En apprenant l’empathie, se mettre à la place de l’autre, j’ai l’impression qu’il vit mieux avec ses camarades de classe. En interrogeant son cœur, il s’interroge sur ce qui est bien ou mal. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (23)  Voir?

Par Laura (maman de M., 4 ans)

Petit témoignage sur les bienfaits de la Leçon de Professeur Hibou* sur M. : M. est un enfant énergique qui a parfois du mal à gérer ses émotions. Lors de phase d’énervement ou de grosse agitation, la Leçon de Professeur Hibou lui permet de retrouver son calme ; nous appliquons ce qu’il a appris à l’école, il s’assoit, ferme les yeux, respire profondément, et s’apaise. Je pense aussi que cette méthode lui a permis de mieux gérer, d’apaiser ses relations aux autres. L’histoire explique aux enfants ce que ressentent les animaux, lorsque Mario et Maria se comportent mal avec eux. En apprenant l’empathie, se mettre à la place de l’autre, j’ai l’impression qu’il vit mieux avec ses camarades de classe. En interrogeant son cœur, il s’interroge sur ce qui est bien ou mal. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/05/2019 @ 12:14)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/05/nous-perissons-faute-demerveillement.html

«  Nous périssons faute d’émerveillement mais non faute de merveilles.»  ( Victor Hugo, écrivain, 1802-1885 )

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/05/nous-perissons-faute-demerveillement.html

«  Nous périssons faute d’émerveillement mais non faute de merveilles.»  ( Victor Hugo, écrivain, 1802-1885 )

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(01/05/2019 @ 11:34)

Le tact, vertu du pédagogue  Voir?

Un art de juger et une manière de se conduire.


Par Eirick Prairat

Le tact est primitivement le sens du toucher. Il n’est pas seulement ce par quoi nous découvrons les propriétés tangibles d’une chose (sa fluidité, sa mollesse, sa dureté, sa forme, sa température, sa sécheresse ou encore son humidité), il est aussi sensibilité, c’est-à-dire ce que l’on éprouve en touchant ladite chose. A la différence de la vue qui est un sens de la distance, il requiert le contact.
En un second sens, qui est celui qui nous intéresse ici, le tact est un art de juger et une manière de se conduire. Il est un art de juger qui conjugue finesse et justesse et une manière de se conduire attentive aux nuances et aux circonstances.

Une vertu de peu

La tradition philosophique ne l’a guère encensé. Il est vrai que le tact n’a pas de facette politique, il est peu spectaculaire et ne saurait rivaliser avec le courage, il n’a pas non plus la grandeur et le prestige de la générosité. Mais il est vertu, « presque » dit Renan, non bel et bien vertu.
Certes, c’est une vertu de peu, presque invisible, mais nous aurions tort de la sous-estimer ou de la négliger car elle se révèle et excelle dans le jeu des échanges et des interactions.
Le tact est souci du lien, c’est sans doute pour cette raison que le grand écrivain hongrois Imre Kertész n’hésite pas à dire que « dans les relations humaines, le tact est le maximum qu’on puisse atteindre ».

Bonnes manières ou manières bonnes ?

N’assimilons pas dans un geste de pensée un peu rapide le tact à la civilité, ils sont certes l’un et l’autre des attitudes qui manifestent qu’autrui compte et qu’à ce titre il mérite des égards. Mais ce qui d’emblée les démarque c’est que la civilité est respect des conventions et des usages alors que le tact se manifeste là où les préconisations viennent à manquer. On peut inventorier les règles de civilité pour en faire des traités, rien de tel avec le tact qui s’invente dans son effectuation même.
Avoir du tact : c’est faire preuve d’une juste attention aux choses et aux personnes, c’est être soucieux de nos manières de dire et faire. C’est moins avoir de bonnes manières que des manières bonnes et ce n’est pas jouer sur les mots que de parler ainsi. L’homme qui a du tact est le contraire même de l’homme maniéré car ce dernier sur-joue les codes de la bonne conduite. L’homme de tact oppose à celui qui aime la forme pour la forme l’attachement éthique à la forme, manière attentionnée de s’avancer vers autrui [...]


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Le tact, vertu du pédagogue  Voir?

Un art de juger et une manière de se conduire.


Par Eirick Prairat

Le tact est primitivement le sens du toucher. Il n’est pas seulement ce par quoi nous découvrons les propriétés tangibles d’une chose (sa fluidité, sa mollesse, sa dureté, sa forme, sa température, sa sécheresse ou encore son humidité), il est aussi sensibilité, c’est-à-dire ce que l’on éprouve en touchant ladite chose. A la différence de la vue qui est un sens de la distance, il requiert le contact.
En un second sens, qui est celui qui nous intéresse ici, le tact est un art de juger et une manière de se conduire. Il est un art de juger qui conjugue finesse et justesse et une manière de se conduire attentive aux nuances et aux circonstances.

Une vertu de peu

La tradition philosophique ne l’a guère encensé. Il est vrai que le tact n’a pas de facette politique, il est peu spectaculaire et ne saurait rivaliser avec le courage, il n’a pas non plus la grandeur et le prestige de la générosité. Mais il est vertu, « presque » dit Renan, non bel et bien vertu.
Certes, c’est une vertu de peu, presque invisible, mais nous aurions tort de la sous-estimer ou de la négliger car elle se révèle et excelle dans le jeu des échanges et des interactions.
Le tact est souci du lien, c’est sans doute pour cette raison que le grand écrivain hongrois Imre Kertész n’hésite pas à dire que « dans les relations humaines, le tact est le maximum qu’on puisse atteindre ».

Bonnes manières ou manières bonnes ?

N’assimilons pas dans un geste de pensée un peu rapide le tact à la civilité, ils sont certes l’un et l’autre des attitudes qui manifestent qu’autrui compte et qu’à ce titre il mérite des égards. Mais ce qui d’emblée les démarque c’est que la civilité est respect des conventions et des usages alors que le tact se manifeste là où les préconisations viennent à manquer. On peut inventorier les règles de civilité pour en faire des traités, rien de tel avec le tact qui s’invente dans son effectuation même.
Avoir du tact : c’est faire preuve d’une juste attention aux choses et aux personnes, c’est être soucieux de nos manières de dire et faire. C’est moins avoir de bonnes manières que des manières bonnes et ce n’est pas jouer sur les mots que de parler ainsi. L’homme qui a du tact est le contraire même de l’homme maniéré car ce dernier sur-joue les codes de la bonne conduite. L’homme de tact oppose à celui qui aime la forme pour la forme l’attachement éthique à la forme, manière attentionnée de s’avancer vers autrui [...]


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(01/05/2019 @ 11:33)

Pour son bien, il faut laisser son enfant s'ennuyer  Voir?

Interview. - L'ennui est souvent perçu comme un sentiment péjoratif. Pourtant, il est nécessaire, voire même indispensable au bon développement des enfants. Décryptage avec une experte.


Par Mooréa Lahalle

Abonnement à la patinoire, virées en luge, balades en forêt... À quelques jours de la reprise de l'école, ont est souvent à court d'idées pour occuper son enfant jusqu'à la fin des vacances. Tant mieux. Profitons-en pour le laisser s'ennuyer, une «activité» essentielle à son bon développement, selon la professeure émérite de psychologie de l'éducation Claire Leconte. Explications.

Lefigaro.fr/madame. - Semaines d'école surchargées, vacances au programme millimétré... Les enfants d'aujourd'hui sont-ils trop occupés ?
Claire Leconte. - Nous vivons dans une société où il faut toujours être occupé pour prouver que l’on est «au top». Nous ne pouvons plus nous permettre de «perdre du temps», et c'est une idée que l’on inculque - parfois inconsciemment - à nos enfants. Par crainte qu'ils s'ennuient, on va les inscrire à une multitude d'activités et les occuper en permanence, y compris avec des écrans qui font office de nounou. Certains parents s'achètent ainsi une certaine paix. C'est un constat que je fais tous les jours. La dernière fois que je me suis rendue dans une école maternelle, j'ai demandé aux enfants présents combien parmi eux avaient une télévision dans leur chambre. Les trois-quarts ont répondu favorablement, et je parle d’enfants d'à peine cinq ans ! Les parents ne sont pas les seuls à blâmer. Dès l'école, les petits sont gavés d'activités et n'ont plus l'habitude d'avoir des distractions simples, comme jouer à la marelle ou rêvasser.

Vous dites justement que l’ennui est indispensable, notamment pour leur bon développement. C’est-à-dire ?
Il faut savoir que dans un premier temps, les enfants se construisent par imitation. Ils reproduisent les gestes qu’ils voient, répètent des mots qu’ils entendent ou des attitudes qu’ils perçoivent. Puis peu à peu, le cerveau va se développer en prêtant attention à l’environnement extérieur. Il ne faut donc surtout pas empêcher les enfants de prendre des moments pour eux afin qu’ils aient le temps d’observer ce monde qui les entoure. C’est la preuve d'une vie interne et surtout, que l’enfant peut s’intéresser à des choses par lui-même, ce qui est absolument fondamental. Plus il sera attentif à son environnement et aux autres, plus il sera respectueux à leur égard [...]


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Pour son bien, il faut laisser son enfant s'ennuyer  Voir?

Interview. - L'ennui est souvent perçu comme un sentiment péjoratif. Pourtant, il est nécessaire, voire même indispensable au bon développement des enfants. Décryptage avec une experte.


Par Mooréa Lahalle

Abonnement à la patinoire, virées en luge, balades en forêt... À quelques jours de la reprise de l'école, ont est souvent à court d'idées pour occuper son enfant jusqu'à la fin des vacances. Tant mieux. Profitons-en pour le laisser s'ennuyer, une «activité» essentielle à son bon développement, selon la professeure émérite de psychologie de l'éducation Claire Leconte. Explications.

Lefigaro.fr/madame. - Semaines d'école surchargées, vacances au programme millimétré... Les enfants d'aujourd'hui sont-ils trop occupés ?
Claire Leconte. - Nous vivons dans une société où il faut toujours être occupé pour prouver que l’on est «au top». Nous ne pouvons plus nous permettre de «perdre du temps», et c'est une idée que l’on inculque - parfois inconsciemment - à nos enfants. Par crainte qu'ils s'ennuient, on va les inscrire à une multitude d'activités et les occuper en permanence, y compris avec des écrans qui font office de nounou. Certains parents s'achètent ainsi une certaine paix. C'est un constat que je fais tous les jours. La dernière fois que je me suis rendue dans une école maternelle, j'ai demandé aux enfants présents combien parmi eux avaient une télévision dans leur chambre. Les trois-quarts ont répondu favorablement, et je parle d’enfants d'à peine cinq ans ! Les parents ne sont pas les seuls à blâmer. Dès l'école, les petits sont gavés d'activités et n'ont plus l'habitude d'avoir des distractions simples, comme jouer à la marelle ou rêvasser.

Vous dites justement que l’ennui est indispensable, notamment pour leur bon développement. C’est-à-dire ?
Il faut savoir que dans un premier temps, les enfants se construisent par imitation. Ils reproduisent les gestes qu’ils voient, répètent des mots qu’ils entendent ou des attitudes qu’ils perçoivent. Puis peu à peu, le cerveau va se développer en prêtant attention à l’environnement extérieur. Il ne faut donc surtout pas empêcher les enfants de prendre des moments pour eux afin qu’ils aient le temps d’observer ce monde qui les entoure. C’est la preuve d'une vie interne et surtout, que l’enfant peut s’intéresser à des choses par lui-même, ce qui est absolument fondamental. Plus il sera attentif à son environnement et aux autres, plus il sera respectueux à leur égard [...]


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(01/05/2019 @ 11:33)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - témoignage d'une ATSEM  Voir?

Par Yveline 

Cela fait deux ans que je travaille comme ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) avec une institutrice qui m’a fait découvrir la méthode de « Professeur Hibou »*. Au début, j’ai beaucoup observé car c’était nouveau pour moi. J’ai écouté et lu l’histoire. Au fil des mois, quand une dispute survenait dans la classe, au lieu d’appeler l’institutrice, j’ai pu moi-même intervenir. Un jour, deux enfants se disputaient pour un même jouet ; je leur ai demandé d’aller s’assoir sur une chaise, de fermer les yeux et d’écouter leur cœur. Un moment après, ils sont venus me voir et m’ont dit : « C’est pas bien de se disputer, mon cœur est triste. » Je leur ai demandé alors ce qu’il fallait faire ? Ils m'ont répondu tout naturellement : « Il faut qu'on joue ensemble et qu’on se prête le jouet. » Cela m’a vraiment émue ! Quand je suis rentrée chez moi, j’ai voulu faire partager cette merveilleuse histoire à mon fils et lui apprendre à écouter son cœur. Cela fait deux ans maintenant que mon fils écoute son cœur et se sent apaisé.

A l’école, dans la classe, quand les enfants ne sont pas bien ou qu'ils en éprouvent le besoin ou lors de problèmes - disputes ou bêtises - ils vont spontanément se mettre sur une chaise pour se calmer, écouter leur cœur et retrouver la joie, l’apaisement. Plus besoin de leur dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire, ce sont eux qui le disent. Pour moi, c’est un vrai bonheur et bien-être. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - témoignage d'une ATSEM  Voir?

Par Yveline 

Cela fait deux ans que je travaille comme ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) avec une institutrice qui m’a fait découvrir la méthode de « Professeur Hibou »*. Au début, j’ai beaucoup observé car c’était nouveau pour moi. J’ai écouté et lu l’histoire. Au fil des mois, quand une dispute survenait dans la classe, au lieu d’appeler l’institutrice, j’ai pu moi-même intervenir. Un jour, deux enfants se disputaient pour un même jouet ; je leur ai demandé d’aller s’assoir sur une chaise, de fermer les yeux et d’écouter leur cœur. Un moment après, ils sont venus me voir et m’ont dit : « C’est pas bien de se disputer, mon cœur est triste. » Je leur ai demandé alors ce qu’il fallait faire ? Ils m'ont répondu tout naturellement : « Il faut qu'on joue ensemble et qu’on se prête le jouet. » Cela m’a vraiment émue ! Quand je suis rentrée chez moi, j’ai voulu faire partager cette merveilleuse histoire à mon fils et lui apprendre à écouter son cœur. Cela fait deux ans maintenant que mon fils écoute son cœur et se sent apaisé.

A l’école, dans la classe, quand les enfants ne sont pas bien ou qu'ils en éprouvent le besoin ou lors de problèmes - disputes ou bêtises - ils vont spontanément se mettre sur une chaise pour se calmer, écouter leur cœur et retrouver la joie, l’apaisement. Plus besoin de leur dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire, ce sont eux qui le disent. Pour moi, c’est un vrai bonheur et bien-être. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/04/2019 @ 09:55)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/04/il-ny-plus-ni-enseignement-ni-education.html

«  Il n'y a plus ni enseignement ni éducation là où il n'y a plus de liberté de penser et la sécurité de la parole. Qui n'est pas un homme libre n'est pas un éducateur. Credo d'église ou credo d’État, c'est également la mort de l'esprit »  ( Ferdinand Buisson, philosophe, pédagogue et homme politique, 1841-1932)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/04/il-ny-plus-ni-enseignement-ni-education.html

«  Il n'y a plus ni enseignement ni éducation là où il n'y a plus de liberté de penser et la sécurité de la parole. Qui n'est pas un homme libre n'est pas un éducateur. Credo d'église ou credo d’État, c'est également la mort de l'esprit »  ( Ferdinand Buisson, philosophe, pédagogue et homme politique, 1841-1932)

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(01/04/2019 @ 18:22)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : Entretien  Voir?



Les enfants éveillés à l’Intelligence du cœur par « La leçon de Professeur Hibou »* parlent vrai…  Entretien spontané dans une classe de maternelle.

Suite à la réflexion d’une élève qui avait dit : « Ça me fait mal au cœur quand les enfants n’écoutent pas la maîtresse », les enfants se sont exprimés sur ce qui leur fait « mal au cœur ».

-        A. : Quand mon petit frère n’écoute pas.
-        C. : Quand les enfants crient et ne sont pas sages.
-        G. : Quand ils se tapent et font la bagarre.
-        N. : Quand ils ne font pas du bon travail.
-        I. : Quand ça fait trop de bruit, en récréation.
-        B. : Je ne me sens pas bien dans mon cœur quand on parle beaucoup.
-        L. : Quand il y a du bruit, ça me fait mal à la tête. 
-        N. : Quand on n’obéit pas à notre cœur, après, notre cœur, il nous parle plus.
-        C. : Le cœur, il va se fermer. Même s’il se ferme, il est toujours là, mais il nous parle plus.
-        B. : Si on n’écoute pas son cœur, quand on sera grand, on fera la guerre.
-        L. : Ça veut dire qu’on n’aide pas les autres. Si on écoute son cœur, on est sage et on aide tous les enfants.
-        M. : Ça veut dire qu’on est méchant avec les autres, on ne les écoute pas.
-        V. : Après, quand on est adulte, on peut plus écouter son cœur.
-        A. : Si notre cœur nous parle quand on est enfant, il faut l’écouter, sinon quand on sera grand, il nous parlera plus.
-        G. : On aura le cœur qui bat mais pas le cœur qui parle, pour être sage.
-        T. : Pour nous dire ce qu’on a à faire.
-        B. : Si notre cœur se ferme, est-ce qu’on peut apprendre à le ré ouvrir ?
-        La maîtresse : Oui, avec l’attention et la respiration.
-        L. : Quand on est enfant, ça nous apprend à être tout le temps sage, même quand on est grand, au collège, au lycée et adulte.
-        M. : Si on est mort, est-ce que le cœur est vivant ?
-        G. : Le cœur ne bat plus, mais le Cœur est toujours vivant !

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : Entretien  Voir?



Les enfants éveillés à l’Intelligence du cœur par « La leçon de Professeur Hibou »* parlent vrai…  Entretien spontané dans une classe de maternelle.

Suite à la réflexion d’une élève qui avait dit : « Ça me fait mal au cœur quand les enfants n’écoutent pas la maîtresse », les enfants se sont exprimés sur ce qui leur fait « mal au cœur ».

-        A. : Quand mon petit frère n’écoute pas.
-        C. : Quand les enfants crient et ne sont pas sages.
-        G. : Quand ils se tapent et font la bagarre.
-        N. : Quand ils ne font pas du bon travail.
-        I. : Quand ça fait trop de bruit, en récréation.
-        B. : Je ne me sens pas bien dans mon cœur quand on parle beaucoup.
-        L. : Quand il y a du bruit, ça me fait mal à la tête. 
-        N. : Quand on n’obéit pas à notre cœur, après, notre cœur, il nous parle plus.
-        C. : Le cœur, il va se fermer. Même s’il se ferme, il est toujours là, mais il nous parle plus.
-        B. : Si on n’écoute pas son cœur, quand on sera grand, on fera la guerre.
-        L. : Ça veut dire qu’on n’aide pas les autres. Si on écoute son cœur, on est sage et on aide tous les enfants.
-        M. : Ça veut dire qu’on est méchant avec les autres, on ne les écoute pas.
-        V. : Après, quand on est adulte, on peut plus écouter son cœur.
-        A. : Si notre cœur nous parle quand on est enfant, il faut l’écouter, sinon quand on sera grand, il nous parlera plus.
-        G. : On aura le cœur qui bat mais pas le cœur qui parle, pour être sage.
-        T. : Pour nous dire ce qu’on a à faire.
-        B. : Si notre cœur se ferme, est-ce qu’on peut apprendre à le ré ouvrir ?
-        La maîtresse : Oui, avec l’attention et la respiration.
-        L. : Quand on est enfant, ça nous apprend à être tout le temps sage, même quand on est grand, au collège, au lycée et adulte.
-        M. : Si on est mort, est-ce que le cœur est vivant ?
-        G. : Le cœur ne bat plus, mais le Cœur est toujours vivant !

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(01/04/2019 @ 18:22)

L’intelligence du coeur : l’institut HeartMath  Voir?

L’intelligence du cœur influence notre pensée



En ce qui concerne l’intelligence du cœur, la plupart d’entre nous ont appris que le cœur doit s’adapter aux « ordres » envoyés par le cerveau sous forme de signaux neuronaux. En réalité, le cœur envoie plus d’informations au cerveau que le cerveau n’en envoie au cœur ! Ces signaux cardiaques ont un effet significatif sur la fonction cérébrale. Ils influent sur le traitement émotionnel ainsi que sur les facultés cognitives comme l’attention, la perception, la mémoire et la résolution de problèmes.

En d’autres termes, le
cœur s’adapte non seulement à la demande du cerveau, mais le cerveau réagit aussi en permanence au cœur. L’effet de l’activité cardiaque sur la fonction cérébrale a fait l’objet de recherches intensives depuis environ 40 ans. Les recherches avaient porté principalement sur les réactions de l’activité cardiaque sur un temps très court. Les scientifiques de l’Institut HeartMath (*) ont étendu leur recherche en regardant comment l’activité cardiaque affecte le fonctionnement du cerveau.

Les recherches HeartMath ont démontré que différents modes de l’activité cardiaque (qui accompagnent les différents états émotionnels) ont des effets distincts sur la fonction cognitive et émotionnelle. Lors d’un stress ou lorsque apparaissent des émotions désagréables, la courbe du rythme cardiaque devient irrégulière et désordonnée.

Les signaux neuronaux du cœur qui vont vers le cerveau inhibent les fonctions cognitives supérieures. Cela limite notre capacité à penser clairement, se souvenir, apprendre, raisonner et prendre des décisions efficaces. (Cela explique pourquoi nous agissons de manière impulsive et imprudente quand nous sommes sous l’influence du stress.). A l’apparition d’émotions désagréables, le cœur influe sur le processus d’apprentissage du cerveau en renforçant l’expérience émotionnelle de stress.

A l’opposé, lors d’émotions agréables, le
cœur optimise les fonctions cognitives et renforce notre stabilité émotionnelle, le graphe du rythme cardiaque est plus ordonné et stable. Cela signifie qu’apprendre à générer une plus grande cohérence cardiaque, en soutenant des émotions agréables ou positives, a non seulement des avantages sur l’ensemble du corps, mais affecte aussi profondément la façon dont nous percevons, pensons, sentons, et agissons.

(*) Centre de recherche clinique et scientifique basé aux Etats Unis [...]


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L’intelligence du coeur : l’institut HeartMath  Voir?

L’intelligence du cœur influence notre pensée



En ce qui concerne l’intelligence du cœur, la plupart d’entre nous ont appris que le cœur doit s’adapter aux « ordres » envoyés par le cerveau sous forme de signaux neuronaux. En réalité, le cœur envoie plus d’informations au cerveau que le cerveau n’en envoie au cœur ! Ces signaux cardiaques ont un effet significatif sur la fonction cérébrale. Ils influent sur le traitement émotionnel ainsi que sur les facultés cognitives comme l’attention, la perception, la mémoire et la résolution de problèmes.

En d’autres termes, le
cœur s’adapte non seulement à la demande du cerveau, mais le cerveau réagit aussi en permanence au cœur. L’effet de l’activité cardiaque sur la fonction cérébrale a fait l’objet de recherches intensives depuis environ 40 ans. Les recherches avaient porté principalement sur les réactions de l’activité cardiaque sur un temps très court. Les scientifiques de l’Institut HeartMath (*) ont étendu leur recherche en regardant comment l’activité cardiaque affecte le fonctionnement du cerveau.

Les recherches HeartMath ont démontré que différents modes de l’activité cardiaque (qui accompagnent les différents états émotionnels) ont des effets distincts sur la fonction cognitive et émotionnelle. Lors d’un stress ou lorsque apparaissent des émotions désagréables, la courbe du rythme cardiaque devient irrégulière et désordonnée.

Les signaux neuronaux du cœur qui vont vers le cerveau inhibent les fonctions cognitives supérieures. Cela limite notre capacité à penser clairement, se souvenir, apprendre, raisonner et prendre des décisions efficaces. (Cela explique pourquoi nous agissons de manière impulsive et imprudente quand nous sommes sous l’influence du stress.). A l’apparition d’émotions désagréables, le cœur influe sur le processus d’apprentissage du cerveau en renforçant l’expérience émotionnelle de stress.

A l’opposé, lors d’émotions agréables, le
cœur optimise les fonctions cognitives et renforce notre stabilité émotionnelle, le graphe du rythme cardiaque est plus ordonné et stable. Cela signifie qu’apprendre à générer une plus grande cohérence cardiaque, en soutenant des émotions agréables ou positives, a non seulement des avantages sur l’ensemble du corps, mais affecte aussi profondément la façon dont nous percevons, pensons, sentons, et agissons.

(*) Centre de recherche clinique et scientifique basé aux Etats Unis [...]


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(01/04/2019 @ 18:21)

Réforme annoncée de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs : la goutte d’eau qui fait déborder le vase  Voir?

Lettre ouverte à la ministre de la justice


Par Sandrine Vergonjeanne

Madame la Ministre de la justice,

Dans une période judiciaire pour le moins tourmentée, où les avocats et leurs représentants se sentent trahis, où les mouvements de grève et manifestations en tous genres se développent dans la majorité des barreaux français soutenus par une partie de la magistrature, vous avez tout récemment annoncé une réforme, par voie d’ordonnances, et dans un délai de six mois, du texte fondateur de la Justice des mineurs, l’ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante.

Cette annonce, au sein même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale et à l’occasion de l’examen du projet de loi pour la justice du 21e siècle, pourrait faire croire à une mauvaise plaisanterie.

Mais il n’en est rien, et l’autorisation d’agir par voie d’ordonnance a déjà été obtenue par vos soins.

Tout inquiète dans cette annonce, le fond comme la forme, s’agissant d’un élément sensible, primordial et symbolique de l’arsenal législatif français.

Et quel mépris, Madame la Garde des Sceaux, pour le monde judiciaire et notamment les avocats et leurs instances représentatives !

Depuis le mois d’avril 2018, le Conseil national de barreaux ainsi que la Conférence des bâtonniers pensent échanger de manière constructive avec le ministère. La critique d’une profession appauvrie et peu unifiée a été faite aux avocats : aujourd’hui nos instances travaillent de concert et se sont impliquées totalement dans la phase de concertation ouverte sur le projet de loi sur la justice.

Il a été fait l’effort d’une réflexion globale et non uniquement corporatiste.

Pourtant, le texte présenté au Parlement ne tient compte que de manière parcellaire et orientée des observations de la profession, et des amendements de la majorité, manifestement téléguidés, vont encore plus loin dans les dérives dénoncées : déshumanisation et désertification de la justice sont bien au programme. [...]


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Réforme annoncée de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs : la goutte d’eau qui fait déborder le vase  Voir?

Lettre ouverte à la ministre de la justice


Par Sandrine Vergonjeanne

Madame la Ministre de la justice,

Dans une période judiciaire pour le moins tourmentée, où les avocats et leurs représentants se sentent trahis, où les mouvements de grève et manifestations en tous genres se développent dans la majorité des barreaux français soutenus par une partie de la magistrature, vous avez tout récemment annoncé une réforme, par voie d’ordonnances, et dans un délai de six mois, du texte fondateur de la Justice des mineurs, l’ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante.

Cette annonce, au sein même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale et à l’occasion de l’examen du projet de loi pour la justice du 21e siècle, pourrait faire croire à une mauvaise plaisanterie.

Mais il n’en est rien, et l’autorisation d’agir par voie d’ordonnance a déjà été obtenue par vos soins.

Tout inquiète dans cette annonce, le fond comme la forme, s’agissant d’un élément sensible, primordial et symbolique de l’arsenal législatif français.

Et quel mépris, Madame la Garde des Sceaux, pour le monde judiciaire et notamment les avocats et leurs instances représentatives !

Depuis le mois d’avril 2018, le Conseil national de barreaux ainsi que la Conférence des bâtonniers pensent échanger de manière constructive avec le ministère. La critique d’une profession appauvrie et peu unifiée a été faite aux avocats : aujourd’hui nos instances travaillent de concert et se sont impliquées totalement dans la phase de concertation ouverte sur le projet de loi sur la justice.

Il a été fait l’effort d’une réflexion globale et non uniquement corporatiste.

Pourtant, le texte présenté au Parlement ne tient compte que de manière parcellaire et orientée des observations de la profession, et des amendements de la majorité, manifestement téléguidés, vont encore plus loin dans les dérives dénoncées : déshumanisation et désertification de la justice sont bien au programme. [...]


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(01/04/2019 @ 18:21)

Épidémie de myopie chez les jeunes : haro sur la techno !  Voir?

La myopie est un facteur de risque important de pathologies oculaires graves. Elle est devenue épidémique chez les enfants, notamment en raison de leur grand usage des appareils électroniques.


Par The Conversation

Vous n’avez pas la berlue. De plus en plus de jeunes portent des lunettes pour corriger leur myopie. Dans le milieu de l’optique on parle d’épidémie.
Le même prototype de jeunes patients débarquent dans nos bureaux.
Je l’appellerai Pauline, mais cela pourrait être Jérémie ou Léo. Elle a 10 ans. Enfant studieuse, elle réussit bien à l’école. Comme tous les jeunes de son âge, elle adore utiliser sa tablette électronique pour étudier ou pour s’amuser. Elle s’y consacre deux heures par jour, davantage les fins de semaine.
Cela pourrait changer cependant. En effet, Pauline a récemment été diagnostiquée comme myope. Son optométriste a fortement recommandé à ses parents et à elle-même de limiter son usage des appareils électroniques et d’augmenter son temps à jouer dehors. Elle trouve cela bien injuste… La question se pose en effet : quel est donc le lien entre l’usage des appareils électroniques et l’apparition ou l’évolution de la myopie ?

Un enjeu de santé publique

La myopie affecte globalement 40 % de la population en Amérique du Nord, un nombre qui a doublé entre 1972 et 2004 et qui continue de croître à un rythme qui fait qualifier le phénomène d’épidémie (ndlr : en Europe la prévalence de la myopie atteint 47,2 % chez les adultes âgés de 25 à 29 ans, soit près du double de celle existant chez les adultes âgés de 55 à 59 ans). Dès lors, il ne s’agit plus d’une banale erreur de la réfraction de l’œil qui se manifeste par une vision floue au loin, mais d’un enjeu réel de santé publique. On doit considérer, en effet, que la forte myopie augmente significativement le risque d’atteintes majeures de santé oculaire comme la déchirure de la rétine (x21), le glaucome (x40) ou les cataractes (x6). En effet, un œil qui devient myope s’allonge. Cette élongation est proportionnelle à l’augmentation de la myopie avec les années. Or, plus l’œil s’étire et plus la rétine, qui en tapisse l’intérieur, s’amincit. Peuvent alors apparaître des craquelures, le développement anormal de vaisseaux sanguins sous-rétiniens, des hémorragies, etc. [...]


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Épidémie de myopie chez les jeunes : haro sur la techno !  Voir?

La myopie est un facteur de risque important de pathologies oculaires graves. Elle est devenue épidémique chez les enfants, notamment en raison de leur grand usage des appareils électroniques.


Par The Conversation

Vous n’avez pas la berlue. De plus en plus de jeunes portent des lunettes pour corriger leur myopie. Dans le milieu de l’optique on parle d’épidémie.
Le même prototype de jeunes patients débarquent dans nos bureaux.
Je l’appellerai Pauline, mais cela pourrait être Jérémie ou Léo. Elle a 10 ans. Enfant studieuse, elle réussit bien à l’école. Comme tous les jeunes de son âge, elle adore utiliser sa tablette électronique pour étudier ou pour s’amuser. Elle s’y consacre deux heures par jour, davantage les fins de semaine.
Cela pourrait changer cependant. En effet, Pauline a récemment été diagnostiquée comme myope. Son optométriste a fortement recommandé à ses parents et à elle-même de limiter son usage des appareils électroniques et d’augmenter son temps à jouer dehors. Elle trouve cela bien injuste… La question se pose en effet : quel est donc le lien entre l’usage des appareils électroniques et l’apparition ou l’évolution de la myopie ?

Un enjeu de santé publique

La myopie affecte globalement 40 % de la population en Amérique du Nord, un nombre qui a doublé entre 1972 et 2004 et qui continue de croître à un rythme qui fait qualifier le phénomène d’épidémie (ndlr : en Europe la prévalence de la myopie atteint 47,2 % chez les adultes âgés de 25 à 29 ans, soit près du double de celle existant chez les adultes âgés de 55 à 59 ans). Dès lors, il ne s’agit plus d’une banale erreur de la réfraction de l’œil qui se manifeste par une vision floue au loin, mais d’un enjeu réel de santé publique. On doit considérer, en effet, que la forte myopie augmente significativement le risque d’atteintes majeures de santé oculaire comme la déchirure de la rétine (x21), le glaucome (x40) ou les cataractes (x6). En effet, un œil qui devient myope s’allonge. Cette élongation est proportionnelle à l’augmentation de la myopie avec les années. Or, plus l’œil s’étire et plus la rétine, qui en tapisse l’intérieur, s’amincit. Peuvent alors apparaître des craquelures, le développement anormal de vaisseaux sanguins sous-rétiniens, des hémorragies, etc. [...]


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(01/04/2019 @ 18:21)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (22)  Voir?

Par Laure (maman de C., 6 ans et de J., 4 ans)

C. vient de rentrer au CP et c'était une petite réservée et plutôt introvertie. Au fil des années, elle a su écouter son cœur grâce à La leçon de Professeur Hibou*.
Peu après la rentrée scolaire, C. répondait beaucoup à son papa et à sa maman. Un soir après avoir bien discuté avec elle de son comportement, elle m'a demandé un gâté et je lui ai demandé si elle pensait le mériter. Elle a répondu "je ne sais pas". Alors, je lui ai demandé ce que son petit cœur en pensait. Elle m'a dit : « Mon petit cœur pense que non, je n'ai pas été sage et je ne t'ai pas écouté. Et c'est pas bien. » C. ne parle plus du Professeur Hibou mais par contre elle écoute son cœur pour savoir si ce qu'elle fait est bon ou pas bon et elle change de comportement. Lorsque son petit frère J. n'écoute pas, elle prend le livre et lui explique l'histoire et lui demande de fermer ses yeux et d'écouter son cœur. Ensuite, elle lui demande si c'est bien de faire des caprices ou des bêtises et J. répond non.
C. a beaucoup évolué suite à La leçon de Professeur Hibou, elle lui a appris à se centrer sur ce qu'elle ressentait et surtout à prendre des décisions seule sans attendre la réponse de ses copines.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (22)  Voir?

Par Laure (maman de C., 6 ans et de J., 4 ans)

C. vient de rentrer au CP et c'était une petite réservée et plutôt introvertie. Au fil des années, elle a su écouter son cœur grâce à La leçon de Professeur Hibou*.
Peu après la rentrée scolaire, C. répondait beaucoup à son papa et à sa maman. Un soir après avoir bien discuté avec elle de son comportement, elle m'a demandé un gâté et je lui ai demandé si elle pensait le mériter. Elle a répondu "je ne sais pas". Alors, je lui ai demandé ce que son petit cœur en pensait. Elle m'a dit : « Mon petit cœur pense que non, je n'ai pas été sage et je ne t'ai pas écouté. Et c'est pas bien. » C. ne parle plus du Professeur Hibou mais par contre elle écoute son cœur pour savoir si ce qu'elle fait est bon ou pas bon et elle change de comportement. Lorsque son petit frère J. n'écoute pas, elle prend le livre et lui explique l'histoire et lui demande de fermer ses yeux et d'écouter son cœur. Ensuite, elle lui demande si c'est bien de faire des caprices ou des bêtises et J. répond non.
C. a beaucoup évolué suite à La leçon de Professeur Hibou, elle lui a appris à se centrer sur ce qu'elle ressentait et surtout à prendre des décisions seule sans attendre la réponse de ses copines.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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(15/03/2019 @ 17:50)

Paroles d'enfants à partir du silence  Voir?


Comment un enfant élevé dans le bruit, les sollicitations extérieures incessantes, le matraquage publicitaire et les injonctions éducatives diverses et variées pourrait-il devenir un être conscient, libre et responsable ?

Pour moi, la condition première à l’exercice de la citoyenneté est la prise de recul, la connexion en soi à ce qui est au-delà du temps, des modes, des cultures, à cette dimension atemporelle et universelle que l’on ignore aujourd’hui jusqu’au point de la nier et qui pourtant permet d’être authentique et solidaire. Et comment mieux accéder à cet espace de liberté intérieure, sans faire intervenir les concepts, les dogmes ou les croyances, autrement qu’à travers le silence ?

Il y a quelque chose de magique qui s’instaure lorsqu’une collectivité d’enfants (ou d’adultes) se tient, d’un commun accord, calme, immobile, les yeux fermés (ou ouverts) pendant quelques minutes ou même seulement quelques secondes. Tous face au mystère de la vie en soi, le mental baissant la garde de son orgueil dans le silence partagé. Quand on ré- ouvre les yeux ou que l’on se remet en action, un recul s’est opéré, on y voit plus clair, on relativise les situations vécues, on peut sentir ce que l’on a à faire ou à ne pas faire. L’enfant exprime alors des paroles justes pleines de sens, de compréhension et de bienveillance. Il trouve son équilibre et contribue à mettre de l’harmonie dans l’espace social dans lequel il évolue.

Voici quelques phrases glanées auprès d’élèves de CP (6-7 ans) avec lesquels j’ai pratiqué un temps de silence en début de journée et à chaque fois que le besoin s’en faisait sentir pour calmer l’agitation ou aider un enfant au comportement difficile à se reprendre :

- J’avais froid et cela m’a réchauffé le cœur.
- Ça me fait toujours la même chose : j’y vois sombre et après j’y vois plus clair.
- Je suis comme dans mon lit.
- Mon cœur s’est ouvert.
- Ça m’a bien réveillé.
- Ça m’a beaucoup éveillé.
- J’ai senti mon cœur s’agrandir de plus en plus.
- J’ai senti mon cœur s’agrandir encore plus.
- Ça m’a donné envie d’être sage.
- Ça me fait quelque chose de doux.
- Ça m’a beaucoup relaxé.
- J’étais à l’aise.
- l’autre jour, mon papa (ou ma maman) était énervé(e), je lui ai fait faire le silence.
- Mon cœur m’a dit quelque chose d’important : si on est gentil avec les autres, il arrive des      choses gentilles dans sa vie. Si on n’est pas gentil, il nous arrive des méchantes choses.
- Ça me donne des choses nouvelles comme : aimer tout le monde.
- Mon cœur m’a dit que j’allais respecter mon cœur et ça m’a reposé.
- Si on n’aime pas son cœur, on n’aime personne.
- Il faut faire l’harmonie, l’harmonie c’est quand on est tous ensemble et que l’on s’entend bien.
- Tellement ça m’a relaxé que j’avais les larmes aux yeux !
- Tellement que j’étais heureux, j’avais l’impression d’être allongé dans l’air !

Une étape est franchie quand les enfants intègrent la pratique du silence chez eux, dans leur quotidien, sans qu’il y ait besoin de le leur suggérer. Voici des témoignages d’enfants de CM2 (10-11 ans) :
- J’étais sur mon cheval, je n’arrivais pas à le guider, je me suis centrée et c’est allé mieux…
- Je n’arrivais pas à m’endormir, j’ai fait la relaxation.
- L’autre jour Sarah était à la maison, elle était toute excitée et l’on se disputait. Je lui ai apporté une chaise et je lui ai dit de faire l’exercice de la maîtresse… Sarah : Je l’ai fait et après on ne s’est plus disputé.
- Ma maman garde des petits enfants et elle n’aime pas quand ils sont excités avant de partir à l’école, je leur fais faire le silence avant de partir, je ne sais pas si je fais bien mais ça les calme.

Il est évident que ce genre de petit exercice n’est qu’un point de départ pour faire naître une autre humanité. Tout est à revoir de fond en comble, mais dans une journée d’école, le silence constitue pour moi un axe autour duquel peuvent se greffer d’autres pratiques respectueuses de la liberté de conscience de l’enfant.
Diane

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Paroles d'enfants à partir du silence  Voir?


Comment un enfant élevé dans le bruit, les sollicitations extérieures incessantes, le matraquage publicitaire et les injonctions éducatives diverses et variées pourrait-il devenir un être conscient, libre et responsable ?

Pour moi, la condition première à l’exercice de la citoyenneté est la prise de recul, la connexion en soi à ce qui est au-delà du temps, des modes, des cultures, à cette dimension atemporelle et universelle que l’on ignore aujourd’hui jusqu’au point de la nier et qui pourtant permet d’être authentique et solidaire. Et comment mieux accéder à cet espace de liberté intérieure, sans faire intervenir les concepts, les dogmes ou les croyances, autrement qu’à travers le silence ?

Il y a quelque chose de magique qui s’instaure lorsqu’une collectivité d’enfants (ou d’adultes) se tient, d’un commun accord, calme, immobile, les yeux fermés (ou ouverts) pendant quelques minutes ou même seulement quelques secondes. Tous face au mystère de la vie en soi, le mental baissant la garde de son orgueil dans le silence partagé. Quand on ré- ouvre les yeux ou que l’on se remet en action, un recul s’est opéré, on y voit plus clair, on relativise les situations vécues, on peut sentir ce que l’on a à faire ou à ne pas faire. L’enfant exprime alors des paroles justes pleines de sens, de compréhension et de bienveillance. Il trouve son équilibre et contribue à mettre de l’harmonie dans l’espace social dans lequel il évolue.

Voici quelques phrases glanées auprès d’élèves de CP (6-7 ans) avec lesquels j’ai pratiqué un temps de silence en début de journée et à chaque fois que le besoin s’en faisait sentir pour calmer l’agitation ou aider un enfant au comportement difficile à se reprendre :

- J’avais froid et cela m’a réchauffé le cœur.
- Ça me fait toujours la même chose : j’y vois sombre et après j’y vois plus clair.
- Je suis comme dans mon lit.
- Mon cœur s’est ouvert.
- Ça m’a bien réveillé.
- Ça m’a beaucoup éveillé.
- J’ai senti mon cœur s’agrandir de plus en plus.
- J’ai senti mon cœur s’agrandir encore plus.
- Ça m’a donné envie d’être sage.
- Ça me fait quelque chose de doux.
- Ça m’a beaucoup relaxé.
- J’étais à l’aise.
- l’autre jour, mon papa (ou ma maman) était énervé(e), je lui ai fait faire le silence.
- Mon cœur m’a dit quelque chose d’important : si on est gentil avec les autres, il arrive des      choses gentilles dans sa vie. Si on n’est pas gentil, il nous arrive des méchantes choses.
- Ça me donne des choses nouvelles comme : aimer tout le monde.
- Mon cœur m’a dit que j’allais respecter mon cœur et ça m’a reposé.
- Si on n’aime pas son cœur, on n’aime personne.
- Il faut faire l’harmonie, l’harmonie c’est quand on est tous ensemble et que l’on s’entend bien.
- Tellement ça m’a relaxé que j’avais les larmes aux yeux !
- Tellement que j’étais heureux, j’avais l’impression d’être allongé dans l’air !

Une étape est franchie quand les enfants intègrent la pratique du silence chez eux, dans leur quotidien, sans qu’il y ait besoin de le leur suggérer. Voici des témoignages d’enfants de CM2 (10-11 ans) :
- J’étais sur mon cheval, je n’arrivais pas à le guider, je me suis centrée et c’est allé mieux…
- Je n’arrivais pas à m’endormir, j’ai fait la relaxation.
- L’autre jour Sarah était à la maison, elle était toute excitée et l’on se disputait. Je lui ai apporté une chaise et je lui ai dit de faire l’exercice de la maîtresse… Sarah : Je l’ai fait et après on ne s’est plus disputé.
- Ma maman garde des petits enfants et elle n’aime pas quand ils sont excités avant de partir à l’école, je leur fais faire le silence avant de partir, je ne sais pas si je fais bien mais ça les calme.

Il est évident que ce genre de petit exercice n’est qu’un point de départ pour faire naître une autre humanité. Tout est à revoir de fond en comble, mais dans une journée d’école, le silence constitue pour moi un axe autour duquel peuvent se greffer d’autres pratiques respectueuses de la liberté de conscience de l’enfant.
Diane

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(03/03/2019 @ 10:52)

Réflexions sur l’enseignement en classe  Voir?

Par Hedwig Schär

Que se passe-t-il pendant l’enseignement en commun dans la classe? Voici quelques-unes de mes réflexions.
Dans ma classe du premier cycle, j’ai la chance d’enseigner à la moitié de la classe pendant quelques heures par semaine. Dans ces moments, les enfants s’installent sur leurs chaises en formant un cercle. Ainsi tous les enfants se trouvent dans mon champ visuel. A ma droite et à ma gauche, je place les enfants ayant besoin de ma proximité pour pouvoir se concentrer. Ensemble, nous travaillons le sujet actuel avec divers matériaux ou sur une grande feuille. Chaque enfant peut participer à sa façon: actif ou en suivant calmement nos réflexions.
Une bonne préparation didactique de la leçon demeure la condition indispensable à l’enseignement. La matière doit être transmise d’une manière précise en petites étapes afin que tous les enfants puissent suivre. Il faut que chaque phase soit bien comprise, avant d’entamer la prochaine. Si j’observe qu’un enfant ne comprend pas une des phases, je m’en souviens, et j’y reviens – si nécessaire – pendant que les autres enfants  [...]


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Réflexions sur l’enseignement en classe  Voir?

Par Hedwig Schär

Que se passe-t-il pendant l’enseignement en commun dans la classe? Voici quelques-unes de mes réflexions.
Dans ma classe du premier cycle, j’ai la chance d’enseigner à la moitié de la classe pendant quelques heures par semaine. Dans ces moments, les enfants s’installent sur leurs chaises en formant un cercle. Ainsi tous les enfants se trouvent dans mon champ visuel. A ma droite et à ma gauche, je place les enfants ayant besoin de ma proximité pour pouvoir se concentrer. Ensemble, nous travaillons le sujet actuel avec divers matériaux ou sur une grande feuille. Chaque enfant peut participer à sa façon: actif ou en suivant calmement nos réflexions.
Une bonne préparation didactique de la leçon demeure la condition indispensable à l’enseignement. La matière doit être transmise d’une manière précise en petites étapes afin que tous les enfants puissent suivre. Il faut que chaque phase soit bien comprise, avant d’entamer la prochaine. Si j’observe qu’un enfant ne comprend pas une des phases, je m’en souviens, et j’y reviens – si nécessaire – pendant que les autres enfants  [...]


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(03/03/2019 @ 10:52)

À qui profite la paix scolaire ?  Voir?

Des établissements confessionnels aux fonds de pension


Par Laura Raim

Vendre un service sans avoir à supporter le « coût du travail » : n’est-ce pas le rêve de tout actionnaire ? Ce rêve est devenu réalité pour certains fonds d’investissement, qui placent leur argent dans des écoles privées françaises dont les enseignants restent rémunérés par l’éducation nationale. Un état de fait qui n’est toutefois qu’un indice de la séduction croissante exercée par l’enseignement privé.

Le fonds Providence Equity Partners peut se vanter d’avoir mis la main sur une affaire rentable : pour cette rentrée, l’École internationale bilingue (EIB) de Paris facture la scolarité 6 495 euros par élève, mais elle ne débourse pas un centime pour les salaires des professeurs. L’astuce est simple : le lycée EIB Étoile est une école privée sous contrat d’association avec l’État. La loi Debré, en 1959, a en effet associé la plupart des établissements privés au service public de l’éducation. Les prétextes invoqués alors étaient la nécessité de faire face à l’afflux des enfants du baby-boom ainsi qu’à l’allongement de la scolarité obligatoire (jusqu’à 16 ans), et de mettre fin à la guerre entre l’école publique et l’école privée — essentiellement catholique.

Depuis, tout établissement privé peut, au bout de cinq ans d’existence, demander à être lié à l’État par un contrat, à condition qu’un « besoin scolaire » soit reconnu dans son périmètre géographique. Alors que les collectivités locales et l’État contribuent à ses dépenses de fonctionnement dans les mêmes conditions que pour le public, il peut exiger des frais de scolarité et sélectionner ses enseignants, pourtant rémunérés par l’État. En revanche, il supporte seul l’essentiel des charges d’investissement, les fonds publics ne pouvant dépasser sur ce point 10 % de ses dépenses annuelles, pour des besoins précisés par la loi.

En théorie, ces établissements, qui accueillent 17 % des élèves du premier et du second degré en France, doivent accepter tous les enfants. En pratique, la forte demande leur permet d’effectuer un tri. Cela explique en partie pourquoi beaucoup affichent de bons résultats : parmi les 195 lycées généraux et technologiques dont 100 % des élèves de terminale ont passé avec succès leur baccalauréat en 2015, presque 90 % relèvent du privé. Toutefois, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne que, à profil socio-économique égal, les élèves du public obtiennent de meilleurs résultats dans les classements  [...]


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Des établissements confessionnels aux fonds de pension


Par Laura Raim

Vendre un service sans avoir à supporter le « coût du travail » : n’est-ce pas le rêve de tout actionnaire ? Ce rêve est devenu réalité pour certains fonds d’investissement, qui placent leur argent dans des écoles privées françaises dont les enseignants restent rémunérés par l’éducation nationale. Un état de fait qui n’est toutefois qu’un indice de la séduction croissante exercée par l’enseignement privé.

Le fonds Providence Equity Partners peut se vanter d’avoir mis la main sur une affaire rentable : pour cette rentrée, l’École internationale bilingue (EIB) de Paris facture la scolarité 6 495 euros par élève, mais elle ne débourse pas un centime pour les salaires des professeurs. L’astuce est simple : le lycée EIB Étoile est une école privée sous contrat d’association avec l’État. La loi Debré, en 1959, a en effet associé la plupart des établissements privés au service public de l’éducation. Les prétextes invoqués alors étaient la nécessité de faire face à l’afflux des enfants du baby-boom ainsi qu’à l’allongement de la scolarité obligatoire (jusqu’à 16 ans), et de mettre fin à la guerre entre l’école publique et l’école privée — essentiellement catholique.

Depuis, tout établissement privé peut, au bout de cinq ans d’existence, demander à être lié à l’État par un contrat, à condition qu’un « besoin scolaire » soit reconnu dans son périmètre géographique. Alors que les collectivités locales et l’État contribuent à ses dépenses de fonctionnement dans les mêmes conditions que pour le public, il peut exiger des frais de scolarité et sélectionner ses enseignants, pourtant rémunérés par l’État. En revanche, il supporte seul l’essentiel des charges d’investissement, les fonds publics ne pouvant dépasser sur ce point 10 % de ses dépenses annuelles, pour des besoins précisés par la loi.

En théorie, ces établissements, qui accueillent 17 % des élèves du premier et du second degré en France, doivent accepter tous les enfants. En pratique, la forte demande leur permet d’effectuer un tri. Cela explique en partie pourquoi beaucoup affichent de bons résultats : parmi les 195 lycées généraux et technologiques dont 100 % des élèves de terminale ont passé avec succès leur baccalauréat en 2015, presque 90 % relèvent du privé. Toutefois, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne que, à profil socio-économique égal, les élèves du public obtiennent de meilleurs résultats dans les classements  [...]


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(03/03/2019 @ 10:52)

Alerte rouge : les services de proximité sont sinistrés ! Danger  Voir?

Par Jean-Pierre Rosenczveig

Comment ne pas être a priori inquiet en relevant que depuis quatre ans le nombre d’enfants accueillis physiquement par l’Aide sociale à l’enfance a augmenté de presque 20 % passant 140 000 à 170 000 ? Le flux croissant de mineurs étrangers non accompagnés n’explique pas tout.

Comment rester indifférent devant le fait que le nombre de mineurs incarcérés ait singulièrement non augmenté passant de 700 en moyenne au 1er du mois à plus de 800 ? Là encore les mineurs étrangers accompagnés n’expliquent pas tout, loin de là.

En s’appuyant sur l’expérience on peut avancer une hypothèse. Ces réponses dures trahissent une défaillance relative, mais réelle, des dispositifs qui en amont doivent venir en soutien aux familles fragiles, aux parents comme aux enfants.

Presque tous les voyants sont, sinon au rouge, du moins à l’orange très vif – faut-il relever que les responsables publics chiffrent désormais à 3 millions sur 14 les enfants vivant sous le seuil de pauvreté ? – au point que très préoccupé pour les années à venir on se doit de tirer le signal d’alarme avant que la situation bascule à un point irréversible… [...]


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Alerte rouge : les services de proximité sont sinistrés ! Danger  Voir?

Par Jean-Pierre Rosenczveig

Comment ne pas être a priori inquiet en relevant que depuis quatre ans le nombre d’enfants accueillis physiquement par l’Aide sociale à l’enfance a augmenté de presque 20 % passant 140 000 à 170 000 ? Le flux croissant de mineurs étrangers non accompagnés n’explique pas tout.

Comment rester indifférent devant le fait que le nombre de mineurs incarcérés ait singulièrement non augmenté passant de 700 en moyenne au 1er du mois à plus de 800 ? Là encore les mineurs étrangers accompagnés n’expliquent pas tout, loin de là.

En s’appuyant sur l’expérience on peut avancer une hypothèse. Ces réponses dures trahissent une défaillance relative, mais réelle, des dispositifs qui en amont doivent venir en soutien aux familles fragiles, aux parents comme aux enfants.

Presque tous les voyants sont, sinon au rouge, du moins à l’orange très vif – faut-il relever que les responsables publics chiffrent désormais à 3 millions sur 14 les enfants vivant sous le seuil de pauvreté ? – au point que très préoccupé pour les années à venir on se doit de tirer le signal d’alarme avant que la situation bascule à un point irréversible… [...]


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(03/03/2019 @ 10:52)

Dernière mise à jour : 21/07/2019 @ 12:38

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