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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


Paroles d'enfants : Accompagnement  Voir?

La manière dont l’adulte accompagne l’enfant en utilisant le moyen donné par « La leçon de Professeur Hibou »* est très importante. Exemple.


B. est très sensible à la voix de son cœur, mais il se laisse entraîner par A. qui le pousse à dire et à faire des bêtises. Après un temps de silence, un jour, il a dit : « En fait, moi, je n’écoute pas trop mon cœur parce qu’il y a des enfants qui m’apprennent à faire le fou. »
Un matin, devant sa mère, je lui ai demandé d’écouter son cœur pour savoir s’il pouvait oui ou non continuer à jouer avec A. Il a fermé les yeux et s’est intériorisé. Sa mère était impatiente et lui disait : « Alors ! je te l’ai dit de ne plus jouer avec A… ». Je l’ai invitée à attendre que son fils perçoive la réponse de son cœur. Au bout de quelques instants, il a dit : « Mon cœur m’a dit que je ne devais pas être avec A. dans la classe, et à la récréation, oui, je peux jouer avec lui. » Réponse équilibrée que la mère a reconnue ; elle a pris conscience de la nécessité de laisser le temps à l’enfant dans l’accompagnement.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS



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Paroles d'enfants : Accompagnement  Voir?

La manière dont l’adulte accompagne l’enfant en utilisant le moyen donné par « La leçon de Professeur Hibou »* est très importante. Exemple.


B. est très sensible à la voix de son cœur, mais il se laisse entraîner par A. qui le pousse à dire et à faire des bêtises. Après un temps de silence, un jour, il a dit : « En fait, moi, je n’écoute pas trop mon cœur parce qu’il y a des enfants qui m’apprennent à faire le fou. »
Un matin, devant sa mère, je lui ai demandé d’écouter son cœur pour savoir s’il pouvait oui ou non continuer à jouer avec A. Il a fermé les yeux et s’est intériorisé. Sa mère était impatiente et lui disait : « Alors ! je te l’ai dit de ne plus jouer avec A… ». Je l’ai invitée à attendre que son fils perçoive la réponse de son cœur. Au bout de quelques instants, il a dit : « Mon cœur m’a dit que je ne devais pas être avec A. dans la classe, et à la récréation, oui, je peux jouer avec lui. » Réponse équilibrée que la mère a reconnue ; elle a pris conscience de la nécessité de laisser le temps à l’enfant dans l’accompagnement.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS



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(14/07/2018 @ 11:13)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/07/aucun-probleme-ne-peut-etre-resolu-sans.html

«  Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré.  »  ( Albert Einstein, physicien, 1879-1955)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/07/aucun-probleme-ne-peut-etre-resolu-sans.html

«  Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré.  »  ( Albert Einstein, physicien, 1879-1955)

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(01/07/2018 @ 18:20)

A l’école, la République comme leçon de morale  Voir?


Par Bernard. Girard

Il faut vraiment qu’il se sente fort, ce ministre, pour faire réécrire les programmes scolaires – du moins une partie d’entre eux – moins de deux ans après leur entrée en vigueur, confirmant ainsi la brutalité et le dogmatisme qui l’autorisent à tenir pour négligeable le travail et l’investissement qu’ont demandé leur mise en œuvre dans les établissements depuis la rentrée 2016.

Pour ce qui concerne l’EMC (éducation morale et civique), le « projet d’ajustement et de clarification », imbuvable et improbable document de 34 pages commis par un CSP (Conseil supérieur des programmes) aux ordres (1), n’ajuste ni ne clarifie pas grand-chose, mettant au contraire à mal la logique des cycles (cycles 2, 3, 4 = primaire et collège) définie dans la précédente mouture. Si les « attendus de fin de cycle » sont officiellement conservés, ils se déclinent désormais en « repères de progressivité » annuels qui, dans la pratique, les vident de leur signification. Car c’est une idée fixe de Blanquer : comme tous les apprentissages, la morale et le civisme doivent faire l’objet de « traces écrites et d’évaluations » régulières, même si, comme c’est le cas ici, l’exigence tourne à vide et vire plus d’une fois au ridicule [...]


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A l’école, la République comme leçon de morale  Voir?


Par Bernard. Girard

Il faut vraiment qu’il se sente fort, ce ministre, pour faire réécrire les programmes scolaires – du moins une partie d’entre eux – moins de deux ans après leur entrée en vigueur, confirmant ainsi la brutalité et le dogmatisme qui l’autorisent à tenir pour négligeable le travail et l’investissement qu’ont demandé leur mise en œuvre dans les établissements depuis la rentrée 2016.

Pour ce qui concerne l’EMC (éducation morale et civique), le « projet d’ajustement et de clarification », imbuvable et improbable document de 34 pages commis par un CSP (Conseil supérieur des programmes) aux ordres (1), n’ajuste ni ne clarifie pas grand-chose, mettant au contraire à mal la logique des cycles (cycles 2, 3, 4 = primaire et collège) définie dans la précédente mouture. Si les « attendus de fin de cycle » sont officiellement conservés, ils se déclinent désormais en « repères de progressivité » annuels qui, dans la pratique, les vident de leur signification. Car c’est une idée fixe de Blanquer : comme tous les apprentissages, la morale et le civisme doivent faire l’objet de « traces écrites et d’évaluations » régulières, même si, comme c’est le cas ici, l’exigence tourne à vide et vire plus d’une fois au ridicule [...]


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(01/07/2018 @ 18:20)

Violences sexuelles à enfants : le gouvernement penche du côté des auteurs  Voir?

Le gouvernement a adopté son projet de loi (1) sur les violences sexuelles à enfants (2) et sur la protection due aux femmes dans l’espace public.


Par jean-Pierre Rosenczveig

On ne s’attachera pas à la proposition d’allonger les délais de prescription des infractions sexuelles dont les mineurs sont les victimes. Reprenant les conclusions de la mission Flament-Calmette ces dispositions s’imposaient après la loi de 2016 qui a doublé tous les délais de prescription. Si l’on voulait maintenir comme depuis 1998 une protection spécifique des mineurs il fallait aller jusqu’à 30 ans pour les viols sur mineurs. Dont acte.
Sauf à aller – et il est surprenant qu’on n’envisage pas cette hypothèse juridique forte – jusqu’à l’imprescriptibilité, notamment des viols. Pour le coup comme je le développais ici le message politique eut été vraiment fort et marquant quand sous peu l’opinion aura oublié les dispositions sur la prescription qui viendront d’être adoptées. Il s’imposait d’autant plus que l’affaire Polanski (3) a démontré combien nous sommes portés à avoir la mémoire courte s’agissant par ailleurs de crimes dont on sait qu’ils peuvent laminer leurs victimes. Le gouvernement n’a pas osé.

[…]

Il fallait consacrer l’idée de bon sens qu’il n’y a pas égalité physique ou psychologique entre un jeune enfant et un adulte. Sinon à quoi servirait l’idée de majorité. Dans notre approche moderne, les relations sexuelles doivent être consenties par leurs deux partenaires également éclairés. Où est l’égalité entre une gamine de 11 ans et un homme de 28 ans ?

Le gouvernement a raisonné par rapport aux auteurs et non par rapport aux victimes ! Une erreur et une faute.


Puisque certains ont semé la confusion il faut affirmer clairement dans la loi que l’on ne touche pas aux enfants quand on est adulte [...]


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Violences sexuelles à enfants : le gouvernement penche du côté des auteurs  Voir?

Le gouvernement a adopté son projet de loi (1) sur les violences sexuelles à enfants (2) et sur la protection due aux femmes dans l’espace public.


Par jean-Pierre Rosenczveig

On ne s’attachera pas à la proposition d’allonger les délais de prescription des infractions sexuelles dont les mineurs sont les victimes. Reprenant les conclusions de la mission Flament-Calmette ces dispositions s’imposaient après la loi de 2016 qui a doublé tous les délais de prescription. Si l’on voulait maintenir comme depuis 1998 une protection spécifique des mineurs il fallait aller jusqu’à 30 ans pour les viols sur mineurs. Dont acte.
Sauf à aller – et il est surprenant qu’on n’envisage pas cette hypothèse juridique forte – jusqu’à l’imprescriptibilité, notamment des viols. Pour le coup comme je le développais ici le message politique eut été vraiment fort et marquant quand sous peu l’opinion aura oublié les dispositions sur la prescription qui viendront d’être adoptées. Il s’imposait d’autant plus que l’affaire Polanski (3) a démontré combien nous sommes portés à avoir la mémoire courte s’agissant par ailleurs de crimes dont on sait qu’ils peuvent laminer leurs victimes. Le gouvernement n’a pas osé.

[…]

Il fallait consacrer l’idée de bon sens qu’il n’y a pas égalité physique ou psychologique entre un jeune enfant et un adulte. Sinon à quoi servirait l’idée de majorité. Dans notre approche moderne, les relations sexuelles doivent être consenties par leurs deux partenaires également éclairés. Où est l’égalité entre une gamine de 11 ans et un homme de 28 ans ?

Le gouvernement a raisonné par rapport aux auteurs et non par rapport aux victimes ! Une erreur et une faute.


Puisque certains ont semé la confusion il faut affirmer clairement dans la loi que l’on ne touche pas aux enfants quand on est adulte [...]


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(01/07/2018 @ 18:20)

Les dessins animés effrayants, bons pour les enfants ?  Voir?

Grands méchants, perte de proches, combats... les dessins animés sont parfois violents. Mais ils seraient bénéfiques à la construction des enfants.


Par Constance Maria

Dans les dessins animés, pour chaque héros, il y a un méchant qui lui mène la vie dure. Et ce dernier peut être effrayant, machiavélique, voire même parfois fascinant. Pourtant, il ne faut pas hésiter à les montrer à ses enfants. La peur qu'ils ressentent en les voyant est bénéfique pour eux, comme l'explique l'Express.

Les enfants identifient les émotions très jeunes. "Dès un an et demi, l'enfant est capable de mimétisme. Il 'reconnait' les émotions. L'identification aux personnages se fait plus tard, vers six-sept ans, à l'âge où l'on devient capable de distinguer l'imaginaire de la réalité", raconte à l'Express Claude Allard, pédopsychiatre et auteur de l'ouvrage Les désarrois de l'enfant numérique, aux éditions Hermann.

Une peur constructive

Le héros est confronté à une mission périlleuse. Il est souvent livré à lui-même et doit agir sans le soutien des adultes. Il a peur. Mais sa peur, au lieu de le paralyser, va le pousser à se dépasser pour atteindre son objectif. Cela est constructif pour l'enfant qui voit son héros préféré avancer sur un chemin semé d'embûches sans jamais abandonner. De plus, les dessins animés permettent de comprendre certains tabous comme la mort, l'abandon, la trahison.

La peur est donc constructive mais attention, elle doit rester dans un contexte précis, au risque de développer des angoisses. Mieux vaut être présent pendant le visionnage. "C'est quand on a bien choisi son contenu et que l'on est là pour expliquer les ressorts de l'histoire que la peur peut être réduite à un frisson qui fait grandir", résume Claude Allard [...]


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Les dessins animés effrayants, bons pour les enfants ?  Voir?

Grands méchants, perte de proches, combats... les dessins animés sont parfois violents. Mais ils seraient bénéfiques à la construction des enfants.


Par Constance Maria

Dans les dessins animés, pour chaque héros, il y a un méchant qui lui mène la vie dure. Et ce dernier peut être effrayant, machiavélique, voire même parfois fascinant. Pourtant, il ne faut pas hésiter à les montrer à ses enfants. La peur qu'ils ressentent en les voyant est bénéfique pour eux, comme l'explique l'Express.

Les enfants identifient les émotions très jeunes. "Dès un an et demi, l'enfant est capable de mimétisme. Il 'reconnait' les émotions. L'identification aux personnages se fait plus tard, vers six-sept ans, à l'âge où l'on devient capable de distinguer l'imaginaire de la réalité", raconte à l'Express Claude Allard, pédopsychiatre et auteur de l'ouvrage Les désarrois de l'enfant numérique, aux éditions Hermann.

Une peur constructive

Le héros est confronté à une mission périlleuse. Il est souvent livré à lui-même et doit agir sans le soutien des adultes. Il a peur. Mais sa peur, au lieu de le paralyser, va le pousser à se dépasser pour atteindre son objectif. Cela est constructif pour l'enfant qui voit son héros préféré avancer sur un chemin semé d'embûches sans jamais abandonner. De plus, les dessins animés permettent de comprendre certains tabous comme la mort, l'abandon, la trahison.

La peur est donc constructive mais attention, elle doit rester dans un contexte précis, au risque de développer des angoisses. Mieux vaut être présent pendant le visionnage. "C'est quand on a bien choisi son contenu et que l'on est là pour expliquer les ressorts de l'histoire que la peur peut être réduite à un frisson qui fait grandir", résume Claude Allard [...]


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(01/07/2018 @ 18:19)

Témoignage d'un parent d'élève (18)  Voir?

Par Bérengère (maman de K., 4 ans)

En ce qui concerne "La leçon de Professeur Hibou"*, j'ai trouvé ce travail très intéressant et étonnant dans la démarche de réflexion autour d'une " leçon de vie " auprès de jeunes enfants.

K. aime beaucoup cette histoire, et l'écoute régulièrement à la maison au moment du temps calme, après le repas de midi. Je pense que K. a bien intégré la leçon dans sa vie quotidienne. Parfois, elle me dit qu'elle écoute son cœur ou que son cœur lui a dit "oui" pour faire telle ou telle action.

K. me rapporte aussi des évènements de la classe où un camarade n'aurait pas écouté son cœur ! Elle peut aussi me demander si j'ai écouté mon cœur ? En tant que parent, je me sers également de cette leçon pour interroger ma fille sur sa « mauvaise » action ou parfois tenter de l'arrêter. Ainsi, je peux lui demander : " Est-ce que tu as demandé à ton cœur si c'était bien ou pas ce que tu es en train de faire ? " ou bien " As-tu écouté ton cœur ? Qu'est ce qu'il t'a dit ? ". Cela lui permet de se rendre compte que son action, son geste ou sa parole ne sont pas "bons". Parfois maligne, elle a pu me répondre " Il m'a dit oui ", sachant très bien que ce n'était pas bien. 

J'ai transmis " La leçon de Professeur Hibou" à mon entourage (famille, amis) pour que chaque enfant et chaque parent puissent en profiter.
Un grand MERCI.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Témoignage d'un parent d'élève (18)  Voir?

Par Bérengère (maman de K., 4 ans)

En ce qui concerne "La leçon de Professeur Hibou"*, j'ai trouvé ce travail très intéressant et étonnant dans la démarche de réflexion autour d'une " leçon de vie " auprès de jeunes enfants.

K. aime beaucoup cette histoire, et l'écoute régulièrement à la maison au moment du temps calme, après le repas de midi. Je pense que K. a bien intégré la leçon dans sa vie quotidienne. Parfois, elle me dit qu'elle écoute son cœur ou que son cœur lui a dit "oui" pour faire telle ou telle action.

K. me rapporte aussi des évènements de la classe où un camarade n'aurait pas écouté son cœur ! Elle peut aussi me demander si j'ai écouté mon cœur ? En tant que parent, je me sers également de cette leçon pour interroger ma fille sur sa « mauvaise » action ou parfois tenter de l'arrêter. Ainsi, je peux lui demander : " Est-ce que tu as demandé à ton cœur si c'était bien ou pas ce que tu es en train de faire ? " ou bien " As-tu écouté ton cœur ? Qu'est ce qu'il t'a dit ? ". Cela lui permet de se rendre compte que son action, son geste ou sa parole ne sont pas "bons". Parfois maligne, elle a pu me répondre " Il m'a dit oui ", sachant très bien que ce n'était pas bien. 

J'ai transmis " La leçon de Professeur Hibou" à mon entourage (famille, amis) pour que chaque enfant et chaque parent puissent en profiter.
Un grand MERCI.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/06/2018 @ 19:06)

Lili Hosak  Voir?


« Lili Hosak »(1) est un très joli petit film d’animation iranien sans paroles, destiné aux enfants à partir de trois ans : c’est l’histoire d’un poussin qui tombe à l’eau et de ses parents qui cherchent de l’aide auprès des autres animaux pour le sauver. Personne ne se sent concerné et, au grand désespoir du coq et de la poule, le petit poussin est sur le point de se noyer… quand survient une chèvre avec une cloche autour du cou. A la vue de la scène, son cœur s’allume. La chèvre part voir les autres animaux et sa cloche éveille le cœur de chacun qui devient lumineux ! Tous viennent alors autour de la mare et, dans une parfaite complémentarité, parviennent à sauver le poussin…
Voici les réactions des enfants de ma classe :

-        L. : J’ai trouvé que c’était beau. Ce que j’ai le plus aimé, c’est quand ils ont aidé le petit poussin.
-        M. : J’ai aimé quand la chèvre, elle a sonné la cloche et qu’elle a réuni tous les animaux pour le petit.
-        B. : Ils sont tous réveillés, les animaux. La chèvre a sauvé le petit oiseau.
-        J. : Il faut écouter son cœur tout le temps.
-        E. : Il faut aller en aide si quelqu’un a besoin.
-        O. : J’aimais bien quand le corbeau a donné ses diamants à la poule. (La joie du corbeau était telle –quand le poussin a été sauvé- qu’il a donné son trésor que, dans un premier temps, il ne voulait pas quitter).
-        N. : J’aimais bien quand la cloche a sonné et que tout le monde est venu.
-        L. : Moi, j’ai retenu qu’il faut aider les autres, ceux qui sont en danger. Et qu’il ne faut pas s’en ficher.
-        R. : Ça m’a rappelé qu’il faut écouter son cœur et aider les autres.
-        C. : J’ai aimé quand le cœur des animaux s’est allumé.

-        La maîtresse : Votre lumière est-elle allumée ?
-        L. : En moi, il y a des paillettes qui bougent dans la lumière ; elle est toute jaune, la lumière !
-        C. : Ma lumière éclaire tout !
-        I. : J’ai une fleur toute brillante avec une lumière jaune et violette. Elle brille et elle est ouverte.
-        J. : Ma lumière est de toutes les couleurs et dedans il y a une fleur.
-        B. : Ma lumière s’est allumée.
-        V. : J’ai senti un arc-en-ciel multicolore et ma lumière était dorée avec des paillettes.

(1) Les contes de la mère poule : trois merveilles de l’animation iranienne. Le poisson arc-en-ciel – Shangoul et Mangoul – Lili Hosak. Arte VIDEO collection du préau.

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Lili Hosak  Voir?


« Lili Hosak »(1) est un très joli petit film d’animation iranien sans paroles, destiné aux enfants à partir de trois ans : c’est l’histoire d’un poussin qui tombe à l’eau et de ses parents qui cherchent de l’aide auprès des autres animaux pour le sauver. Personne ne se sent concerné et, au grand désespoir du coq et de la poule, le petit poussin est sur le point de se noyer… quand survient une chèvre avec une cloche autour du cou. A la vue de la scène, son cœur s’allume. La chèvre part voir les autres animaux et sa cloche éveille le cœur de chacun qui devient lumineux ! Tous viennent alors autour de la mare et, dans une parfaite complémentarité, parviennent à sauver le poussin…
Voici les réactions des enfants de ma classe :

-        L. : J’ai trouvé que c’était beau. Ce que j’ai le plus aimé, c’est quand ils ont aidé le petit poussin.
-        M. : J’ai aimé quand la chèvre, elle a sonné la cloche et qu’elle a réuni tous les animaux pour le petit.
-        B. : Ils sont tous réveillés, les animaux. La chèvre a sauvé le petit oiseau.
-        J. : Il faut écouter son cœur tout le temps.
-        E. : Il faut aller en aide si quelqu’un a besoin.
-        O. : J’aimais bien quand le corbeau a donné ses diamants à la poule. (La joie du corbeau était telle –quand le poussin a été sauvé- qu’il a donné son trésor que, dans un premier temps, il ne voulait pas quitter).
-        N. : J’aimais bien quand la cloche a sonné et que tout le monde est venu.
-        L. : Moi, j’ai retenu qu’il faut aider les autres, ceux qui sont en danger. Et qu’il ne faut pas s’en ficher.
-        R. : Ça m’a rappelé qu’il faut écouter son cœur et aider les autres.
-        C. : J’ai aimé quand le cœur des animaux s’est allumé.

-        La maîtresse : Votre lumière est-elle allumée ?
-        L. : En moi, il y a des paillettes qui bougent dans la lumière ; elle est toute jaune, la lumière !
-        C. : Ma lumière éclaire tout !
-        I. : J’ai une fleur toute brillante avec une lumière jaune et violette. Elle brille et elle est ouverte.
-        J. : Ma lumière est de toutes les couleurs et dedans il y a une fleur.
-        B. : Ma lumière s’est allumée.
-        V. : J’ai senti un arc-en-ciel multicolore et ma lumière était dorée avec des paillettes.

(1) Les contes de la mère poule : trois merveilles de l’animation iranienne. Le poisson arc-en-ciel – Shangoul et Mangoul – Lili Hosak. Arte VIDEO collection du préau.

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(01/06/2018 @ 19:25)

Méthodes d’apprentissage  Voir?

Puisqu’on continue à parler de méthodes d’apprentissage, le ministre de l’Éducation nationale en tête, ce n’est pas de leur efficacité qu’il faudrait discuter mais pourquoi on s’acharne à en trouver et pourquoi les pouvoirs veulent les imposer.


Par Bernard Collot

Viendrait-il à l’idée de quelqu’un qu’il y aurait des méthodes pour que les enfants apprennent à marcher et à parler ? Bien sûr on peut donner quelques conseils, faire quelques suggestions, surtout pour rassurer s’il y en a qui s’inquiètent, d’ailleurs ce sont généralement les grand-mères qui le font « ne t’inquiète pas ma petite, toi-même tu n’as commencé à marcher qu’à 22 mois, et après tu t’es sacrément rattrapée ! »

Vous me direz « à l’école ce n’est pas pareil. Il y a les programmes, il y a tout le monde à faire marcher en même temps, il y a l’administration et les parents qui attendent des résultats, il y a les passages dans les autres classes, il y a les diplômes… » C’est vrai, il y a tout ça, curieux d’ailleurs que personne ne se demande pourquoi il y a tout ça à surtout ne pas toucher.

Je ne dirai pas une fois de plus que l’apprentissage de la parole est l’apprentissage le plus complexe qu’un petit humain ait à réaliser… sans méthode. Le problème devrait donc être compris ainsi : pourquoi se complique-t-on la vie et surtout celle des enfants en les mettant dans des conditions et une architecture de vie découpée en morceaux qui nécessitent une méthode pour arriver à des « résultats » imposés et programmés ?

Vous me direz que LA méthode pour arriver à des RESULTATS est bien ce qui a fait avancer l’humanité : Descartes a fait la sienne, puis Edgar Morin[1] encore que l’on puisse dire que celle d’Edgar Morin conduit plutôt à une non-méthode de la complexité alors que Descartes tentait plutôt de simplifier méthodologiquement la complexité. On parle d’ailleurs plutôt d’approche, analytique pour le premier, systémique pour le second.

Vous me direz que l’agriculture a bien été conduite par des méthodes. Oui, mais ce n’est qu’à partir de l’ère industrielle qu’ont été introduite des méthodes scientifiques pour des productions de masse et uniformes, vous savez ce à quoi elles ont conduit. Mais il y a bien quand même aujourd’hui des méthodes en agrobiologie comme la biodynamie ou la permaculture ! Exact, mais c’est justement pour retrouver un sol vivant et une croissance naturelle que les méthodes de culture industrielle ont détruits ! Une méthode pour retrouver le naturel qui, lui, se passe de méthodes puisqu’il suffit alors de… suivre les besoins des plantes que l’on veut cultiver et dont chacune se débrouille à sa façon et à son rythme.

Voilà peut-être ce qui explique la recherche forcenée d’une méthode à appliquer à tous : sans méthode, il faudrait suivre chacun dans sa façon de se construire [...]


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Méthodes d’apprentissage  Voir?

Puisqu’on continue à parler de méthodes d’apprentissage, le ministre de l’Éducation nationale en tête, ce n’est pas de leur efficacité qu’il faudrait discuter mais pourquoi on s’acharne à en trouver et pourquoi les pouvoirs veulent les imposer.


Par Bernard Collot

Viendrait-il à l’idée de quelqu’un qu’il y aurait des méthodes pour que les enfants apprennent à marcher et à parler ? Bien sûr on peut donner quelques conseils, faire quelques suggestions, surtout pour rassurer s’il y en a qui s’inquiètent, d’ailleurs ce sont généralement les grand-mères qui le font « ne t’inquiète pas ma petite, toi-même tu n’as commencé à marcher qu’à 22 mois, et après tu t’es sacrément rattrapée ! »

Vous me direz « à l’école ce n’est pas pareil. Il y a les programmes, il y a tout le monde à faire marcher en même temps, il y a l’administration et les parents qui attendent des résultats, il y a les passages dans les autres classes, il y a les diplômes… » C’est vrai, il y a tout ça, curieux d’ailleurs que personne ne se demande pourquoi il y a tout ça à surtout ne pas toucher.

Je ne dirai pas une fois de plus que l’apprentissage de la parole est l’apprentissage le plus complexe qu’un petit humain ait à réaliser… sans méthode. Le problème devrait donc être compris ainsi : pourquoi se complique-t-on la vie et surtout celle des enfants en les mettant dans des conditions et une architecture de vie découpée en morceaux qui nécessitent une méthode pour arriver à des « résultats » imposés et programmés ?

Vous me direz que LA méthode pour arriver à des RESULTATS est bien ce qui a fait avancer l’humanité : Descartes a fait la sienne, puis Edgar Morin[1] encore que l’on puisse dire que celle d’Edgar Morin conduit plutôt à une non-méthode de la complexité alors que Descartes tentait plutôt de simplifier méthodologiquement la complexité. On parle d’ailleurs plutôt d’approche, analytique pour le premier, systémique pour le second.

Vous me direz que l’agriculture a bien été conduite par des méthodes. Oui, mais ce n’est qu’à partir de l’ère industrielle qu’ont été introduite des méthodes scientifiques pour des productions de masse et uniformes, vous savez ce à quoi elles ont conduit. Mais il y a bien quand même aujourd’hui des méthodes en agrobiologie comme la biodynamie ou la permaculture ! Exact, mais c’est justement pour retrouver un sol vivant et une croissance naturelle que les méthodes de culture industrielle ont détruits ! Une méthode pour retrouver le naturel qui, lui, se passe de méthodes puisqu’il suffit alors de… suivre les besoins des plantes que l’on veut cultiver et dont chacune se débrouille à sa façon et à son rythme.

Voilà peut-être ce qui explique la recherche forcenée d’une méthode à appliquer à tous : sans méthode, il faudrait suivre chacun dans sa façon de se construire [...]


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(01/06/2018 @ 19:25)

Lettre ouverte de Hubert Montagner au Président de la République  Voir?

Une nouvelle fois (voir ses autres appels) Hubert MONTAGNER s’adresse au Président de la République dans une très longue lettre ouverte dont nous publions quelques larges extraits.

(le document entier à télécharger : lettre_ouverte_montagner).


Par Bernard Collot

Lorsqu’un scientifique de renommée mondiale explique sur quoi devrait reposer la prise en considération des rythmes biologiques et cognitifs des enfants, ce qui revient à dire aussi prendre en considération l’enfant, il devrait être difficile à n’importe quel dirigeant (présidents, ministres…) de s’asseoir dessus. Mais, on comprend aussi que, ce faisant, c’est bien au-delà de modifier une nouvelle fois quelques horaires qu’il faudrait qu’ils s’attellent [...]

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Lettre ouverte de Hubert Montagner au Président de la République  Voir?

Une nouvelle fois (voir ses autres appels) Hubert MONTAGNER s’adresse au Président de la République dans une très longue lettre ouverte dont nous publions quelques larges extraits.

(le document entier à télécharger : lettre_ouverte_montagner).


Par Bernard Collot

Lorsqu’un scientifique de renommée mondiale explique sur quoi devrait reposer la prise en considération des rythmes biologiques et cognitifs des enfants, ce qui revient à dire aussi prendre en considération l’enfant, il devrait être difficile à n’importe quel dirigeant (présidents, ministres…) de s’asseoir dessus. Mais, on comprend aussi que, ce faisant, c’est bien au-delà de modifier une nouvelle fois quelques horaires qu’il faudrait qu’ils s’attellent [...]

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(01/06/2018 @ 19:24)

Des expérimentations pas anodines  Voir?

Première conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, jeudi 1er février 2018 au Collège de France : « Le rôle de l’expérimentation dans le domaine éducatif ». Après plus de six heures d’intervention, ce qui m’a semblé inquiétant...


Par Catherine Chabrun

Jean-Michel Blanquer, accompagnant le président au Sénégal, une courte vidéo introduit le colloque. Rien de nouveau dans son message, j’ai juste relevé que nous allions assister au meilleur de la recherche internationale moderne. La plupart des expériences présentées sont « randomisées », c’est-à-dire avec les mêmes étalons que des essais cliniques (médicaments par exemple).
« La randomisation (de l’anglais random, signifiant hasard) est une méthode qui permet d’introduire un élément aléatoire dans une étude. Utilisée notamment dans les essais thérapeutiques destinés à tester une substance médicamenteuse, elle consiste par exemple à distribuer au hasard un placebo (substance dénuée d’effet) ou la substance médicamenteuse testée. » (Larousse médical) Les interventions sur les études et différents rapports nationaux et internationaux (DEPP, PIRLS, OCDE…), n’ont rien appris de ce qu’on savait déjà.

Pourquoi le choix de ces expérimentations ? Trouver dans les expérimentations ce qui peut être reversé dans notre école, car scientifiquement prouvé.

Mes inquiétudes portent sur le métier d’enseignant [...]


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Des expérimentations pas anodines  Voir?

Première conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, jeudi 1er février 2018 au Collège de France : « Le rôle de l’expérimentation dans le domaine éducatif ». Après plus de six heures d’intervention, ce qui m’a semblé inquiétant...


Par Catherine Chabrun

Jean-Michel Blanquer, accompagnant le président au Sénégal, une courte vidéo introduit le colloque. Rien de nouveau dans son message, j’ai juste relevé que nous allions assister au meilleur de la recherche internationale moderne. La plupart des expériences présentées sont « randomisées », c’est-à-dire avec les mêmes étalons que des essais cliniques (médicaments par exemple).
« La randomisation (de l’anglais random, signifiant hasard) est une méthode qui permet d’introduire un élément aléatoire dans une étude. Utilisée notamment dans les essais thérapeutiques destinés à tester une substance médicamenteuse, elle consiste par exemple à distribuer au hasard un placebo (substance dénuée d’effet) ou la substance médicamenteuse testée. » (Larousse médical) Les interventions sur les études et différents rapports nationaux et internationaux (DEPP, PIRLS, OCDE…), n’ont rien appris de ce qu’on savait déjà.

Pourquoi le choix de ces expérimentations ? Trouver dans les expérimentations ce qui peut être reversé dans notre école, car scientifiquement prouvé.

Mes inquiétudes portent sur le métier d’enseignant [...]


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(01/06/2018 @ 19:24)

Paroles d'enfants : Témoignage de G.,4 ans  Voir?


Réflexion livrée après la première écoute de « La leçon de Professeur Hibou »*

-        G. : Les enfants doivent aller à l’école, c’est pas bien du tout qu’ils jettent des trucs pas gentils aux amis ; ils ont organisé une fête et le Professeur Hibou a bien compris qu’ils étaient pas sages et qu’ils étaient gourmands aussi. C’est le Professeur Hibou qui travaille la nuit, moi, le jour et Mario et Maria aussi. C’était bien qu’il aille chercher un livre et qu’il lise pour qu’ils sont bien sages et gentils. Ils doivent s’asseoir et fermer les yeux et écouter son cœur. Il a dit qu’il faut pas faire mal à leurs amis. J’ai pas besoin de cette histoire pour savoir qu’il faut pas faire mal à ses amis, parce que je le sais déjà.

Trois mois plus tard :

G. adore travailler sur les marionnettes des personnages de l’histoire faites en classe. Elle tient Maria dans ses bras à la façon et avec tout l'amour d'une mère pour son nouveau-né.

-        La maîtresse : Toi qui travailles toujours sur l'histoire du Professeur Hibou, tu te rappelles que le jour où tu as entendu l'histoire,  tu avais dit que tu n'avais pas besoin de cette histoire pour être sage ?
-        G. : Oui, mais maîtresse, je t'ai dit ça parce que j'ÉTAIS sage avant de connaître l'histoire, mais quand je l'ai entendue, après, j'ai COMPRIS que quand on est sage c'est qu'on écoute son cœur et maintenant JE SAIS que pour être sage il faut écouter son cœur.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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Paroles d'enfants : Témoignage de G.,4 ans  Voir?


Réflexion livrée après la première écoute de « La leçon de Professeur Hibou »*

-        G. : Les enfants doivent aller à l’école, c’est pas bien du tout qu’ils jettent des trucs pas gentils aux amis ; ils ont organisé une fête et le Professeur Hibou a bien compris qu’ils étaient pas sages et qu’ils étaient gourmands aussi. C’est le Professeur Hibou qui travaille la nuit, moi, le jour et Mario et Maria aussi. C’était bien qu’il aille chercher un livre et qu’il lise pour qu’ils sont bien sages et gentils. Ils doivent s’asseoir et fermer les yeux et écouter son cœur. Il a dit qu’il faut pas faire mal à leurs amis. J’ai pas besoin de cette histoire pour savoir qu’il faut pas faire mal à ses amis, parce que je le sais déjà.

Trois mois plus tard :

G. adore travailler sur les marionnettes des personnages de l’histoire faites en classe. Elle tient Maria dans ses bras à la façon et avec tout l'amour d'une mère pour son nouveau-né.

-        La maîtresse : Toi qui travailles toujours sur l'histoire du Professeur Hibou, tu te rappelles que le jour où tu as entendu l'histoire,  tu avais dit que tu n'avais pas besoin de cette histoire pour être sage ?
-        G. : Oui, mais maîtresse, je t'ai dit ça parce que j'ÉTAIS sage avant de connaître l'histoire, mais quand je l'ai entendue, après, j'ai COMPRIS que quand on est sage c'est qu'on écoute son cœur et maintenant JE SAIS que pour être sage il faut écouter son cœur.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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(15/05/2018 @ 18:41)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/05/le-travail-est-lamour-rendu-visible.html

«  Le travail est l’amour rendu visible.  »  ( Khalil Gibran, poète, 1883-1931)

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«  Le travail est l’amour rendu visible.  »  ( Khalil Gibran, poète, 1883-1931)

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(01/05/2018 @ 09:06)

Poésie d’enfant : écoute ton cœur  Voir?


Une petite fille pleure et M. va l’entourer de ses bras ; elle lui chante une chanson douce qu’elle improvise. Toute la classe s’arrête pour l’écouter. M. continue :

                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ne pleure pas
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ça ne sert à rien
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu es triste dis-le-moi
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu pleures ton cœur sera malheureux
                   Ne te cache pas derrière ton doudou
                   Ne pleure pas petite Mila

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Poésie d’enfant : écoute ton cœur  Voir?


Une petite fille pleure et M. va l’entourer de ses bras ; elle lui chante une chanson douce qu’elle improvise. Toute la classe s’arrête pour l’écouter. M. continue :

                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ne pleure pas
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ça ne sert à rien
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu es triste dis-le-moi
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu pleures ton cœur sera malheureux
                   Ne te cache pas derrière ton doudou
                   Ne pleure pas petite Mila

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(01/05/2018 @ 09:06)

Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse  Voir?

Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, Jacques Testart, le «père» du premier bébé-éprouvette français en 1982, s’inquiète de la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro.



Jacques Testart, biologiste et « père » du premier bébé-éprouvette français en 1982. Coauteur, avec Agnès Rousseaux, de « Au Péril de l’humain : les promesses suicidaires des transhumanistes »*, Ed. Seuil.

« La modernité a popularisé le droit à l’enfant et commence à consacrer le droit à l’enfant de qualité. Ce dernier serait obtenu grâce à la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro (FIV), sauf si d’hypothétiques techniques de modification maîtrisée du génome devenaient disponibles. Certes, il est légitime de protéger ses futurs enfants contre les maladies graves mais l’élimination des embryons indésirables pourrait n’être qu’une illusion de garantie bonheur ou même de garantie santé pour ceux élus par le tri tant les causes d’imperfection et de frustration sont nombreuses et parfois subjectives.

Déjà on va jusqu’à choisir le sexe aux Etats-Unis ou à exclure celui qui louche en Angleterre et à refuser partout bien des caractéristiques humaines pourtant compatibles avec une vie digne d’être vécue. C’est à ce moment critique de l’histoire humaine que se profile une révolution conceptuelle permettant de générer des ovules et spermatozoïdes et donc des embryons, à partir de cellules banales comme celles de la peau. Ce qui multiplierait par 10 ou 100 le nombre des embryons accessibles au tri tout en évitant aux femmes les épreuves médicales de la FIV, c’est-à-dire que cela ferait miroiter pour tous les couples le mythe du bébé parfait choisi sans douleurs et sur des critères multiples.

Les règles de bioéthique diront-elles ce que sont les choix licites en les opposant aux choix de confort ? Les demandes seront sans fin et presque toujours soutenues par une angoisse authentique que la possibilité technique stimulera. Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse exigerait alors que chacun comprenne l’énorme part d’illusions qu’apporte aussi l’innovation et que des interdits collectifs soient acceptés au niveau international.

Si la bioéthique sert à quelque chose, ce serait à empêcher que la puissance technique justifie le refus de toute limite [...]


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Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse  Voir?

Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, Jacques Testart, le «père» du premier bébé-éprouvette français en 1982, s’inquiète de la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro.



Jacques Testart, biologiste et « père » du premier bébé-éprouvette français en 1982. Coauteur, avec Agnès Rousseaux, de « Au Péril de l’humain : les promesses suicidaires des transhumanistes »*, Ed. Seuil.

« La modernité a popularisé le droit à l’enfant et commence à consacrer le droit à l’enfant de qualité. Ce dernier serait obtenu grâce à la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro (FIV), sauf si d’hypothétiques techniques de modification maîtrisée du génome devenaient disponibles. Certes, il est légitime de protéger ses futurs enfants contre les maladies graves mais l’élimination des embryons indésirables pourrait n’être qu’une illusion de garantie bonheur ou même de garantie santé pour ceux élus par le tri tant les causes d’imperfection et de frustration sont nombreuses et parfois subjectives.

Déjà on va jusqu’à choisir le sexe aux Etats-Unis ou à exclure celui qui louche en Angleterre et à refuser partout bien des caractéristiques humaines pourtant compatibles avec une vie digne d’être vécue. C’est à ce moment critique de l’histoire humaine que se profile une révolution conceptuelle permettant de générer des ovules et spermatozoïdes et donc des embryons, à partir de cellules banales comme celles de la peau. Ce qui multiplierait par 10 ou 100 le nombre des embryons accessibles au tri tout en évitant aux femmes les épreuves médicales de la FIV, c’est-à-dire que cela ferait miroiter pour tous les couples le mythe du bébé parfait choisi sans douleurs et sur des critères multiples.

Les règles de bioéthique diront-elles ce que sont les choix licites en les opposant aux choix de confort ? Les demandes seront sans fin et presque toujours soutenues par une angoisse authentique que la possibilité technique stimulera. Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse exigerait alors que chacun comprenne l’énorme part d’illusions qu’apporte aussi l’innovation et que des interdits collectifs soient acceptés au niveau international.

Si la bioéthique sert à quelque chose, ce serait à empêcher que la puissance technique justifie le refus de toute limite [...]


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(01/05/2018 @ 09:06)

«L'éducation à la parole est le meilleur contrepoint au passage à l'acte»  Voir?

Éducation - Interview de Philippe Mérieu, chercheur et écrivain, spécialiste des sciences de l'éducation. Il a, entre autres, publié «Éduquer après les attentats» aux éditions ESF en 2016.



Les actes de violence à l'école comme ceux survenus à l'école Jules Ferry de Colomiers et, à une autre échelle au lycée Gallieni de Toulouse, semblent, dans certains cas, prendre une tournure inquiétante ?

La violence scolaire ou la violence entre enfants, telle qu'elle est décrite dans «La guerre des boutons» était déjà assez sévère. Aujourd'hui, nous sommes face à un double phénomène qui est une augmentation de ces violences et, en même temps, une plus grande sensibilité à ces questions. Mais une sensibilité légitime et normale de la part des éducateurs. C'est extrêmement complexe à analyser. Quand cette violence se passe dans l'école, c'est le signe que la clôture entre la société et l'école a partiellement volé en éclats. Avant, l'école était un lieu relativement sacré dans lequel, quand on entrait, on mettait entre parenthèses ses antipathies personnelles. Aujourd'hui, elle est beaucoup plus poreuse aux questions individuelles, aux questions sociales, sociétales, aux conflits ethniques et religieux. Cette clôture scolaire ne fonctionne plus comme elle a fonctionné auparavant. Et ce qui est vrai pour l'école l'est pour toutes les institutions publiques qui se sont construites autour d'un isolement relatif pour résister aux conflits. Cette sanctuarisation est désormais menacée. L'enfant arrive à l'école avec en lui toute sa vie personnelle, ses problèmes sociaux, économiques, parfois une idéologie qui lui a été transmise par sa famille [...]


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«L'éducation à la parole est le meilleur contrepoint au passage à l'acte»  Voir?

Éducation - Interview de Philippe Mérieu, chercheur et écrivain, spécialiste des sciences de l'éducation. Il a, entre autres, publié «Éduquer après les attentats» aux éditions ESF en 2016.



Les actes de violence à l'école comme ceux survenus à l'école Jules Ferry de Colomiers et, à une autre échelle au lycée Gallieni de Toulouse, semblent, dans certains cas, prendre une tournure inquiétante ?

La violence scolaire ou la violence entre enfants, telle qu'elle est décrite dans «La guerre des boutons» était déjà assez sévère. Aujourd'hui, nous sommes face à un double phénomène qui est une augmentation de ces violences et, en même temps, une plus grande sensibilité à ces questions. Mais une sensibilité légitime et normale de la part des éducateurs. C'est extrêmement complexe à analyser. Quand cette violence se passe dans l'école, c'est le signe que la clôture entre la société et l'école a partiellement volé en éclats. Avant, l'école était un lieu relativement sacré dans lequel, quand on entrait, on mettait entre parenthèses ses antipathies personnelles. Aujourd'hui, elle est beaucoup plus poreuse aux questions individuelles, aux questions sociales, sociétales, aux conflits ethniques et religieux. Cette clôture scolaire ne fonctionne plus comme elle a fonctionné auparavant. Et ce qui est vrai pour l'école l'est pour toutes les institutions publiques qui se sont construites autour d'un isolement relatif pour résister aux conflits. Cette sanctuarisation est désormais menacée. L'enfant arrive à l'école avec en lui toute sa vie personnelle, ses problèmes sociaux, économiques, parfois une idéologie qui lui a été transmise par sa famille [...]


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(01/05/2018 @ 09:05)

Témoignage d'un parent d'élève (17)  Voir?

Par Nathalie (maman de G., 6 ans et de L., 3 ans)

Nous pratiquons depuis plusieurs mois la leçon du Professeur Hibou* que notre fils G. de 6 ans a découverte en classe. Lorsqu’il se dispute avec sa sœur ou qu’il s’énerve, nous lui conseillons de se retirer dans sa chambre et de s’asseoir sur la chaise dédiée pour prendre un moment et écouter son cœur (nous avons collé juste au-dessus de cette chaise sur le mur la leçon du Professeur Hibou). Après un certain temps G. revient plus calme et nous explique que son cœur lui a indiqué qu’il ne fallait pas taper / s’énerver.

Sa petite sœur de 3 ans s’y est mise aussi et se rend volontiers sur la chaise lorsqu’on l’y invite.

Nous avons constaté que G. devenait petit à petit plus posé et plus empathique. Il trouve plus facilement des réponses par lui-même à des questionnements qu’il peut avoir. A titre d’exemple, G. prend des cours de batterie depuis plus d’un an. Il se plaignait régulièrement en y allant, me disant que ça ne lui plaisait pas. Un jour, je lui ai expliqué que nous l’avions inscrit à ces cours car c’est lui qui l’avait demandé à l’origine, mais que si vraiment son cœur lui disait qu’il fallait arrêter alors nous irions en parler à son professeur. Il a demandé à son cœur et la réponse était qu’il devait continuer. Ce jour là, son professeur de batterie m’a dit à la fin du cours qu’il n’avait jamais été aussi motivé. Depuis, G. ne se plaint plus avant d’aller à ses cours et, selon son professeur, il a vraiment « franchi un cap »!

Merci encore pour cette belle découverte ! 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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Témoignage d'un parent d'élève (17)  Voir?

Par Nathalie (maman de G., 6 ans et de L., 3 ans)

Nous pratiquons depuis plusieurs mois la leçon du Professeur Hibou* que notre fils G. de 6 ans a découverte en classe. Lorsqu’il se dispute avec sa sœur ou qu’il s’énerve, nous lui conseillons de se retirer dans sa chambre et de s’asseoir sur la chaise dédiée pour prendre un moment et écouter son cœur (nous avons collé juste au-dessus de cette chaise sur le mur la leçon du Professeur Hibou). Après un certain temps G. revient plus calme et nous explique que son cœur lui a indiqué qu’il ne fallait pas taper / s’énerver.

Sa petite sœur de 3 ans s’y est mise aussi et se rend volontiers sur la chaise lorsqu’on l’y invite.

Nous avons constaté que G. devenait petit à petit plus posé et plus empathique. Il trouve plus facilement des réponses par lui-même à des questionnements qu’il peut avoir. A titre d’exemple, G. prend des cours de batterie depuis plus d’un an. Il se plaignait régulièrement en y allant, me disant que ça ne lui plaisait pas. Un jour, je lui ai expliqué que nous l’avions inscrit à ces cours car c’est lui qui l’avait demandé à l’origine, mais que si vraiment son cœur lui disait qu’il fallait arrêter alors nous irions en parler à son professeur. Il a demandé à son cœur et la réponse était qu’il devait continuer. Ce jour là, son professeur de batterie m’a dit à la fin du cours qu’il n’avait jamais été aussi motivé. Depuis, G. ne se plaint plus avant d’aller à ses cours et, selon son professeur, il a vraiment « franchi un cap »!

Merci encore pour cette belle découverte ! 


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(15/04/2018 @ 13:41)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/04/lhistoire-de-lhumanite-devient-de-plus.html

«  L’histoire de l’humanité devient de plus en plus une course entre l’éducation et la catastrophe.  »  ( Herbert George Wells, écrivain, 1860-1945)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/04/lhistoire-de-lhumanite-devient-de-plus.html

«  L’histoire de l’humanité devient de plus en plus une course entre l’éducation et la catastrophe.  »  ( Herbert George Wells, écrivain, 1860-1945)

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(01/04/2018 @ 10:37)

Et si j’étais un poisson ?  Voir?


A la suite de la visite d’un club d’aquariophilie, avec mes élèves de maternelle, nous avons procédé à une visualisation en nous demandant quel poisson nous serions si nous étions nés dans la mer…

-        V. : J’étais un poisson-serpent. Dans une grotte, il y avait un diamant qui s’appelait « l’œil du diable ». J’ai essayé de le porter et je l’ai apporté dans ma maison d’algues.
-        E. : J’étais un petit poisson rose qui allait lentement et un peu plus vite.
-        L. : J’étais un poisson orange et rouge. Il était très gros, il n’arrivait pas à passer entre les algues.
-        T. : Mon poisson était rouge et grand comme un éléphant.
-        B. : Mon poisson était rouge, énorme, il se battait avec un requin.
-        J. : J’étais une sirène, j’habitais dans les algues avec mon papa.
-        G. : J’étais le poisson arc-en-ciel avec des paillettes, je nageais vite.
-        F. : J’ai vu un poisson requin, je l’ai habillé en fille.
-        M. : Il y avait un minuscule, minuscule poisson, il y avait un gros poisson qui est venu. La reine des sirènes a sauvé le petit poisson et l’a amené dans son royaume.
-        C. : J’ai vu un poisson-dinosaure avec une tête en bouclier et la nageoire de derrière avait plein de force. Il nageait très vite et aussi lentement. Il y avait des scorpions de mer.
-        M. : J’ai rencontré un dauphin. J’étais un poisson moyen, orange et il y avait un requin qui voulait me manger.
-        R. : J’étais un gros poisson multicolore. J’ai vu des coffres aux trésors, des sirènes, des requins, des dauphins, un bateau qui a coulé.
-        D.(enfant autiste) : Mon poisson était vert et tout petit.

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Et si j’étais un poisson ?  Voir?


A la suite de la visite d’un club d’aquariophilie, avec mes élèves de maternelle, nous avons procédé à une visualisation en nous demandant quel poisson nous serions si nous étions nés dans la mer…

-        V. : J’étais un poisson-serpent. Dans une grotte, il y avait un diamant qui s’appelait « l’œil du diable ». J’ai essayé de le porter et je l’ai apporté dans ma maison d’algues.
-        E. : J’étais un petit poisson rose qui allait lentement et un peu plus vite.
-        L. : J’étais un poisson orange et rouge. Il était très gros, il n’arrivait pas à passer entre les algues.
-        T. : Mon poisson était rouge et grand comme un éléphant.
-        B. : Mon poisson était rouge, énorme, il se battait avec un requin.
-        J. : J’étais une sirène, j’habitais dans les algues avec mon papa.
-        G. : J’étais le poisson arc-en-ciel avec des paillettes, je nageais vite.
-        F. : J’ai vu un poisson requin, je l’ai habillé en fille.
-        M. : Il y avait un minuscule, minuscule poisson, il y avait un gros poisson qui est venu. La reine des sirènes a sauvé le petit poisson et l’a amené dans son royaume.
-        C. : J’ai vu un poisson-dinosaure avec une tête en bouclier et la nageoire de derrière avait plein de force. Il nageait très vite et aussi lentement. Il y avait des scorpions de mer.
-        M. : J’ai rencontré un dauphin. J’étais un poisson moyen, orange et il y avait un requin qui voulait me manger.
-        R. : J’étais un gros poisson multicolore. J’ai vu des coffres aux trésors, des sirènes, des requins, des dauphins, un bateau qui a coulé.
-        D.(enfant autiste) : Mon poisson était vert et tout petit.

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(01/04/2018 @ 10:37)

Le tact, vertu du pédagogue  Voir?

Eirick Prairat est membre de l’Institut universitaire de France (IUF). Il vient de publier chez ESF « Eduquer avec tact ».


Par Eirick Prairat

Le tact est primitivement le sens du toucher. Il n’est pas seulement ce par quoi nous découvrons les propriétés tangibles d’une chose (sa fluidité, sa mollesse, sa dureté, sa forme, sa température, sa sécheresse ou encore son humidité), il est aussi sensibilité, c’est-à-dire ce que l’on éprouve en touchant ladite chose. A la différence de la vue qui est un sens de la distance, il requiert le contact.

En un second sens, qui est celui qui nous intéresse ici, le tact est un art de juger et une manière de se conduire. Il est un art de juger qui conjugue finesse et justesse et une manière de se conduire attentive aux nuances et aux circonstances.

Une vertu de peu

La tradition philosophique ne l’a guère encensé. Il est vrai que le tact n’a pas de facette politique, il est peu spectaculaire et ne saurait rivaliser avec le courage, il n’a pas non plus la grandeur et le prestige de la générosité. Mais il est vertu, « presque » dit Renan, non bel et bien vertu.

Certes, c’est une vertu de peu, presque invisible, mais nous aurions tort de la sous-estimer ou de la négliger car elle se révèle et excelle dans le jeu des échanges et des interactions.

Le tact est souci du lien, c’est sans doute pour cette raison que le grand écrivain hongrois Imre Kertész n’hésite pas à dire que « dans les relations humaines, le tact est le maximum qu’on puisse atteindre ».

Bonnes manières ou manières bonnes ?
N’assimilons pas dans un geste de pensée un peu rapide le tact à la civilité, ils sont certes l’un et l’autre des attitudes qui manifestent qu’autrui compte et qu’à ce titre il mérite des égards. Mais ce qui d’emblée les démarque c’est que la civilité est respect des conventions et des usages alors que le tact se manifeste là où les préconisations viennent à manquer. On peut inventorier les règles de civilité pour en faire des traités, rien de tel avec le tact qui s’invente dans son effectuation même.

Avoir du tact : c’est faire preuve d’une juste attention aux choses et aux personnes, c’est être soucieux de nos manières de dire et faire. C’est moins avoir de bonnes manières que des manières bonnes et ce n’est pas jouer sur les mots que de parler ainsi. L’homme qui a du tact est le contraire même de l’homme maniéré car ce dernier joue sur les codes de la bonne conduite. L’homme de tact oppose à celui qui aime la forme pour la forme l’attachement éthique à la forme, manière attentionnée de s’avancer vers autrui [...]


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Le tact, vertu du pédagogue  Voir?

Eirick Prairat est membre de l’Institut universitaire de France (IUF). Il vient de publier chez ESF « Eduquer avec tact ».


Par Eirick Prairat

Le tact est primitivement le sens du toucher. Il n’est pas seulement ce par quoi nous découvrons les propriétés tangibles d’une chose (sa fluidité, sa mollesse, sa dureté, sa forme, sa température, sa sécheresse ou encore son humidité), il est aussi sensibilité, c’est-à-dire ce que l’on éprouve en touchant ladite chose. A la différence de la vue qui est un sens de la distance, il requiert le contact.

En un second sens, qui est celui qui nous intéresse ici, le tact est un art de juger et une manière de se conduire. Il est un art de juger qui conjugue finesse et justesse et une manière de se conduire attentive aux nuances et aux circonstances.

Une vertu de peu

La tradition philosophique ne l’a guère encensé. Il est vrai que le tact n’a pas de facette politique, il est peu spectaculaire et ne saurait rivaliser avec le courage, il n’a pas non plus la grandeur et le prestige de la générosité. Mais il est vertu, « presque » dit Renan, non bel et bien vertu.

Certes, c’est une vertu de peu, presque invisible, mais nous aurions tort de la sous-estimer ou de la négliger car elle se révèle et excelle dans le jeu des échanges et des interactions.

Le tact est souci du lien, c’est sans doute pour cette raison que le grand écrivain hongrois Imre Kertész n’hésite pas à dire que « dans les relations humaines, le tact est le maximum qu’on puisse atteindre ».

Bonnes manières ou manières bonnes ?
N’assimilons pas dans un geste de pensée un peu rapide le tact à la civilité, ils sont certes l’un et l’autre des attitudes qui manifestent qu’autrui compte et qu’à ce titre il mérite des égards. Mais ce qui d’emblée les démarque c’est que la civilité est respect des conventions et des usages alors que le tact se manifeste là où les préconisations viennent à manquer. On peut inventorier les règles de civilité pour en faire des traités, rien de tel avec le tact qui s’invente dans son effectuation même.

Avoir du tact : c’est faire preuve d’une juste attention aux choses et aux personnes, c’est être soucieux de nos manières de dire et faire. C’est moins avoir de bonnes manières que des manières bonnes et ce n’est pas jouer sur les mots que de parler ainsi. L’homme qui a du tact est le contraire même de l’homme maniéré car ce dernier joue sur les codes de la bonne conduite. L’homme de tact oppose à celui qui aime la forme pour la forme l’attachement éthique à la forme, manière attentionnée de s’avancer vers autrui [...]


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(01/04/2018 @ 10:36)

Jean-Michel BLANQUER bien peinard !  Voir?

Par Bernard Collot

Certains s’étonnent du peu de réactions aux annonces de pseudo-réformes par le ministre de l’Education nationale Jean Michel Blanquer. Ce n’est pas si étonnant que cela :

Pas plus lui que tous ses prédécesseurs ne touche à l’architecture et la logique du système éducatif. D’ailleurs ce sont les réformes ou mini-réformes incompatibles avec cette architecture en chaine industrielle tayloriste qui, elles, ont provoqué des levées de boucliers, depuis le tiers-temps pédagogiques, en passant par la réforme des cycles jusqu’aux dernières tentatives concernant le collège. C’est presque normal, chacun sait que vouloir mettre un peu d’essence dans un moteur diésel ou l’inverse, ça ne marche pas.

Il se garde bien de mettre en débat la finalité de l’école, l’immense majorité du personnel de l’EN non plus, pas plus que l’immense majorité des familles. Voilà une énorme machine qui emprisonne toute la population enfantine d’un pays sans qu’on sache finalement pourquoi en dehors du fait que si elle n’existait pas on ne saurait pas quoi faire des enfants.

Pourtant ces finalités qui n’émanent pas d’une nation mais d’un État étaient bien clairement annoncées depuis Guizot ou Jules Ferry, ont été décortiquées par de nombreux analystes et leurs liaisons avec la société de marché parfaitement démontrées comme par exemple par Nico Hirt ou sur le site Q2C.

Oui, mais ! Mettre sur la table d’une nation, et pas seulement sur la table des experts et militants, les finalités de l’école, ce serait se les faire approprier par ceux directement concernés. On proclame bien que l’école doit être émancipatrice, enfin au moins quelques-uns, mais pas question d’émanciper ceux qui sont directement responsables du présent et du devenir de leurs enfants. On suppose une foire d’empoigne, on craint l’incompétence de la réflexion, bref on craint la démocratie [...]


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Jean-Michel BLANQUER bien peinard !  Voir?

Par Bernard Collot

Certains s’étonnent du peu de réactions aux annonces de pseudo-réformes par le ministre de l’Education nationale Jean Michel Blanquer. Ce n’est pas si étonnant que cela :

Pas plus lui que tous ses prédécesseurs ne touche à l’architecture et la logique du système éducatif. D’ailleurs ce sont les réformes ou mini-réformes incompatibles avec cette architecture en chaine industrielle tayloriste qui, elles, ont provoqué des levées de boucliers, depuis le tiers-temps pédagogiques, en passant par la réforme des cycles jusqu’aux dernières tentatives concernant le collège. C’est presque normal, chacun sait que vouloir mettre un peu d’essence dans un moteur diésel ou l’inverse, ça ne marche pas.

Il se garde bien de mettre en débat la finalité de l’école, l’immense majorité du personnel de l’EN non plus, pas plus que l’immense majorité des familles. Voilà une énorme machine qui emprisonne toute la population enfantine d’un pays sans qu’on sache finalement pourquoi en dehors du fait que si elle n’existait pas on ne saurait pas quoi faire des enfants.

Pourtant ces finalités qui n’émanent pas d’une nation mais d’un État étaient bien clairement annoncées depuis Guizot ou Jules Ferry, ont été décortiquées par de nombreux analystes et leurs liaisons avec la société de marché parfaitement démontrées comme par exemple par Nico Hirt ou sur le site Q2C.

Oui, mais ! Mettre sur la table d’une nation, et pas seulement sur la table des experts et militants, les finalités de l’école, ce serait se les faire approprier par ceux directement concernés. On proclame bien que l’école doit être émancipatrice, enfin au moins quelques-uns, mais pas question d’émanciper ceux qui sont directement responsables du présent et du devenir de leurs enfants. On suppose une foire d’empoigne, on craint l’incompétence de la réflexion, bref on craint la démocratie [...]


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(01/04/2018 @ 10:36)

Le gouvernement veut privatiser l’enseignement des langues vivantes  Voir?

Le 23 février dernier, le Premier Ministre se fendait d’un discours sur le commerce extérieur inquiétant quant à l’avenir qu’il dessinait pour l’enseignement des langues vivantes.


Par SUD Éducation

Une conception utilitariste des langues

Édouard Philippe déclare dans son discours que l’anglais est la « première langue de la mondialisation », qui permettra aux « Français [de] partir à la conquête du monde ». Au-delà du vocabulaire guerrier, les enseignant-e-s et les élèves seront ravi-e-s d’avoir la preuve que l’intérêt pour une langue vivante ne se mesure qu’à son utilité dans les relations commerciales.

Une certification confiée au privé
Comme les enseignant-e-s sont nécessairement incompétent-e-s, le baccalauréat nouvelle mouture ne suffira pas à attester d’un niveau de langue : Édouard Philippe annonce l’introduction d’une « logique d’attestation de niveau en langues étrangères » dès le lycée. Il s’agira de faire passer des certifications proposées par des organismes privés — le Premier Ministre donne lui-même des noms – qui seront « financées par l’État ». Financées par le public, délivrées et contrôlées par le secteur privé marchand : il s’agit d’une attaque directe contre le monopole d’État sur les diplômes qui garantit la limitation de la pénétration des entreprises dans l’éducation. Il s’agit également d’une expression de la défiance sans borne que nourrissent les membres du gouvernement à l’égard des enseignant-e-s [...]


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Le gouvernement veut privatiser l’enseignement des langues vivantes  Voir?

Le 23 février dernier, le Premier Ministre se fendait d’un discours sur le commerce extérieur inquiétant quant à l’avenir qu’il dessinait pour l’enseignement des langues vivantes.


Par SUD Éducation

Une conception utilitariste des langues

Édouard Philippe déclare dans son discours que l’anglais est la « première langue de la mondialisation », qui permettra aux « Français [de] partir à la conquête du monde ». Au-delà du vocabulaire guerrier, les enseignant-e-s et les élèves seront ravi-e-s d’avoir la preuve que l’intérêt pour une langue vivante ne se mesure qu’à son utilité dans les relations commerciales.

Une certification confiée au privé
Comme les enseignant-e-s sont nécessairement incompétent-e-s, le baccalauréat nouvelle mouture ne suffira pas à attester d’un niveau de langue : Édouard Philippe annonce l’introduction d’une « logique d’attestation de niveau en langues étrangères » dès le lycée. Il s’agira de faire passer des certifications proposées par des organismes privés — le Premier Ministre donne lui-même des noms – qui seront « financées par l’État ». Financées par le public, délivrées et contrôlées par le secteur privé marchand : il s’agit d’une attaque directe contre le monopole d’État sur les diplômes qui garantit la limitation de la pénétration des entreprises dans l’éducation. Il s’agit également d’une expression de la défiance sans borne que nourrissent les membres du gouvernement à l’égard des enseignant-e-s [...]


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(01/04/2018 @ 10:36)

Témoignage d'élève du Togo (3)  Voir?

Par Kodegui (Instituteur à Lomé)

Mon élève M. âgé de 9 ans au CM2 depuis Lomé au Togo me dit qu'avant il volait les sous de sa sœur. Après avoir lu La leçon de Professeur Hibou, il a demandé à son cœur que faire pour éviter cela ? Son le cœur lui répondit de cotiser lui aussi dans une petite cachette et le jour où il aura besoin de sous d'y aller les prendre. Depuis ce jour il ne vole plus.

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Témoignage d'élève du Togo (3)  Voir?

Par Kodegui (Instituteur à Lomé)

Mon élève M. âgé de 9 ans au CM2 depuis Lomé au Togo me dit qu'avant il volait les sous de sa sœur. Après avoir lu La leçon de Professeur Hibou, il a demandé à son cœur que faire pour éviter cela ? Son le cœur lui répondit de cotiser lui aussi dans une petite cachette et le jour où il aura besoin de sous d'y aller les prendre. Depuis ce jour il ne vole plus.

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(15/03/2018 @ 18:38)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/03/liberez-le-potentiel-de-lenfant-et-vous.html

«  Libérez le potentiel de l’enfant et vous transformerez le monde.  »  
(Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/03/liberez-le-potentiel-de-lenfant-et-vous.html

«  Libérez le potentiel de l’enfant et vous transformerez le monde.  »  
(Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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(01/03/2018 @ 11:48)

Des expérimentations pas anodines  Voir?

Première conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, jeudi 1er février 2018 au Collège de France : « Le rôle de l’expérimentation dans le domaine éducatif ». Après plus de six heures d’intervention, ce qui m’a semblé inquiétant...


Par Catherine Chabrun

Jean-Michel Blanquer, accompagnant le président au Sénégal, une courte vidéo introduit le colloque. Rien de nouveau dans son message, j’ai juste relevé que nous allions assister au meilleur de la recherche internationale moderne. La plupart des expériences présentées sont « randomisées », c’est-à-dire avec les mêmes étalons que des essais cliniques (médicaments par exemple).
« La randomisation (de l’anglais random, signifiant hasard) est une méthode qui permet d’introduire un élément aléatoire dans une étude. Utilisée notamment dans les essais thérapeutiques destinés à tester une substance médicamenteuse, elle consiste par exemple à distribuer au hasard un placebo (substance dénuée d’effet) ou la substance médicamenteuse testée. » (Larousse médical)
Les interventions sur les études et différents rapports nationaux et internationaux (DEPP, PIRLS, OCDE…), n’ont rien appris de ce qu’on savait déjà.

Pourquoi le choix de ces expérimentations ?

Trouver dans les expérimentations ce qui peut être reversé dans notre école, car scientifiquement prouvé. Mes inquiétudes portent sur le métier d’enseignant… [...]


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Des expérimentations pas anodines  Voir?

Première conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, jeudi 1er février 2018 au Collège de France : « Le rôle de l’expérimentation dans le domaine éducatif ». Après plus de six heures d’intervention, ce qui m’a semblé inquiétant...


Par Catherine Chabrun

Jean-Michel Blanquer, accompagnant le président au Sénégal, une courte vidéo introduit le colloque. Rien de nouveau dans son message, j’ai juste relevé que nous allions assister au meilleur de la recherche internationale moderne. La plupart des expériences présentées sont « randomisées », c’est-à-dire avec les mêmes étalons que des essais cliniques (médicaments par exemple).
« La randomisation (de l’anglais random, signifiant hasard) est une méthode qui permet d’introduire un élément aléatoire dans une étude. Utilisée notamment dans les essais thérapeutiques destinés à tester une substance médicamenteuse, elle consiste par exemple à distribuer au hasard un placebo (substance dénuée d’effet) ou la substance médicamenteuse testée. » (Larousse médical)
Les interventions sur les études et différents rapports nationaux et internationaux (DEPP, PIRLS, OCDE…), n’ont rien appris de ce qu’on savait déjà.

Pourquoi le choix de ces expérimentations ?

Trouver dans les expérimentations ce qui peut être reversé dans notre école, car scientifiquement prouvé. Mes inquiétudes portent sur le métier d’enseignant… [...]


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(01/03/2018 @ 11:44)

Génération « J’ai le droit » : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»  Voir?

Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...


Propos recueillis par Christel Brigaudeau

Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos. Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école. Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.

La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?

Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument [...]


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Génération « J’ai le droit » : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»  Voir?

Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...


Propos recueillis par Christel Brigaudeau

Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos. Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école. Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.

La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?

Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument [...]


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(01/03/2018 @ 11:37)

Dernière mise à jour : 22/07/2018 @ 02:52

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