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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


Témoignage d'un parent d'élève (15)  Voir?

Par Élisa (maman de Paul, 4 ans)

Paul n’est pas un enfant particulièrement difficile, mais "La leçon du Professeur Hibou" (1) joue tout de même un rôle important. En effet, cette leçon a aidé Paul à prendre conscience de ses actes, à les analyser et les comprendre, puis à en tirer une leçon de vie (pour toute la vie).
Elle lui a permis de comprendre avec des mots simples comment écouter sa voix intérieure, qui nous aide, adultes comme enfants, à écouter notre cœur c’est-à-dire à savoir comment être bon.
Je suis personnellement convaincue que la responsabilisation, la bienveillance et l’écoute sont les bases d’une éducation positive plutôt que punitive.
Leur apprendre dès le plus jeune âge à être bon et bienveillant peut leur éviter de se sentir oppressé et incompris par une éducation trop répressive, qui ne fait, je pense, qu’accroitre le sentiment d’injustice souvent insupportable. Je rappelle à Paul cette leçon chaque fois qu’il devient capricieux, alors il comprend et s’apaise.

Je suis ravie que cette éducation soit diffusée au sein de l’école. Nous naissons tous bons, et il est utile, surtout de nos jours, d’apprendre à nos enfants comment rester bon, et leur donner les moyens d’y arriver, par eux-mêmes. 


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Témoignage d'un parent d'élève (15)  Voir?

Par Élisa (maman de Paul, 4 ans)

Paul n’est pas un enfant particulièrement difficile, mais "La leçon du Professeur Hibou" (1) joue tout de même un rôle important. En effet, cette leçon a aidé Paul à prendre conscience de ses actes, à les analyser et les comprendre, puis à en tirer une leçon de vie (pour toute la vie).
Elle lui a permis de comprendre avec des mots simples comment écouter sa voix intérieure, qui nous aide, adultes comme enfants, à écouter notre cœur c’est-à-dire à savoir comment être bon.
Je suis personnellement convaincue que la responsabilisation, la bienveillance et l’écoute sont les bases d’une éducation positive plutôt que punitive.
Leur apprendre dès le plus jeune âge à être bon et bienveillant peut leur éviter de se sentir oppressé et incompris par une éducation trop répressive, qui ne fait, je pense, qu’accroitre le sentiment d’injustice souvent insupportable. Je rappelle à Paul cette leçon chaque fois qu’il devient capricieux, alors il comprend et s’apaise.

Je suis ravie que cette éducation soit diffusée au sein de l’école. Nous naissons tous bons, et il est utile, surtout de nos jours, d’apprendre à nos enfants comment rester bon, et leur donner les moyens d’y arriver, par eux-mêmes. 


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/12/2017 @ 18:42)

Paroles d’enfants : après l'écoute de « La leçon de Professeur Hibou » (2)  Voir?

Classe de Moyenne section de Monique 

Un mois après la première écoute de l'histoire

L. : J’aimerais aller voir le Professeur Hibou ; pour voir comment il est. Parce que je l’adore trop. Est-ce qu’on pourrait faire une sortie pour y aller ? Pour voir qu’il a une bibliothèque (et il a un peu ri). Pour voir s’il me fait écouter mon cœur.

M. : Moi aussi, j’adore Professeur Hibou parce qu’il doit faire écouter mon cœur. Je veux aussi voir Professeur Hibou.

A. : J’aime bien Professeur Hibou et j’ai envie de le voir pour qu’il me fasse écouter mon cœur.

C. : J’aime beaucoup Professeur Hibou et j’aimerais aller là-bas. Je me régale parce que j’aime TOUJOURS  cette histoire.

J. : C’est important d’écouter son cœur parce qu’il faut pas faire l’imbécile.

F. : Papa n’a pas écouté son cœur, il a donné un coup sur le portable et le portable s’est cassé.

C. : Parce que c’est important d’écouter son cœur, il faut toujours écouter son cœur à soi-même.

R. : Parce que je fais pas la bêtise.

C. : J’écoute bien mon cœur qui me dit de pas faire mal aux autres.

S. : Je ne frappe pas les garçons et pas les filles parce que j’aime bien être sage. Je regarde dans mon cœur.

K. : Parce que je l’aime l’histoire, elle nous a appris à écouter son cœur ; parce que j’aime être sage.

M. : Je dois beaucoup écouter mon cœur, dans le fond du cœur.

L. : Parce que j’aime bien mon cœur.

K.: Et ben maîtresse, maintenant on a un vrai cœur ! 

 "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Paroles d’enfants : après l'écoute de « La leçon de Professeur Hibou » (2)  Voir?

Classe de Moyenne section de Monique 

Un mois après la première écoute de l'histoire

L. : J’aimerais aller voir le Professeur Hibou ; pour voir comment il est. Parce que je l’adore trop. Est-ce qu’on pourrait faire une sortie pour y aller ? Pour voir qu’il a une bibliothèque (et il a un peu ri). Pour voir s’il me fait écouter mon cœur.

M. : Moi aussi, j’adore Professeur Hibou parce qu’il doit faire écouter mon cœur. Je veux aussi voir Professeur Hibou.

A. : J’aime bien Professeur Hibou et j’ai envie de le voir pour qu’il me fasse écouter mon cœur.

C. : J’aime beaucoup Professeur Hibou et j’aimerais aller là-bas. Je me régale parce que j’aime TOUJOURS  cette histoire.

J. : C’est important d’écouter son cœur parce qu’il faut pas faire l’imbécile.

F. : Papa n’a pas écouté son cœur, il a donné un coup sur le portable et le portable s’est cassé.

C. : Parce que c’est important d’écouter son cœur, il faut toujours écouter son cœur à soi-même.

R. : Parce que je fais pas la bêtise.

C. : J’écoute bien mon cœur qui me dit de pas faire mal aux autres.

S. : Je ne frappe pas les garçons et pas les filles parce que j’aime bien être sage. Je regarde dans mon cœur.

K. : Parce que je l’aime l’histoire, elle nous a appris à écouter son cœur ; parce que j’aime être sage.

M. : Je dois beaucoup écouter mon cœur, dans le fond du cœur.

L. : Parce que j’aime bien mon cœur.

K.: Et ben maîtresse, maintenant on a un vrai cœur ! 

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(01/12/2017 @ 18:18)

http://reseaueducation.blogspot.com/2017/12/on-ne-doit-pas-elever-les-enfants.html

«  On ne doit pas élever les enfants d’après l’état présent de l’espèce humaine, mais d’après un état meilleur, possible dans l’avenir, c’est-à-dire d’après l’idée que l’on se fait de l’humanité.  »  ( Emmanuel Kant, philosophe allemand, 1727-1804 )

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http://reseaueducation.blogspot.com/2017/12/on-ne-doit-pas-elever-les-enfants.html

«  On ne doit pas élever les enfants d’après l’état présent de l’espèce humaine, mais d’après un état meilleur, possible dans l’avenir, c’est-à-dire d’après l’idée que l’on se fait de l’humanité.  »  ( Emmanuel Kant, philosophe allemand, 1727-1804 )

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(01/12/2017 @ 18:18)

Hypersexualisation, érotisation et pornographie chez les jeunes  Voir?


Par Richard Poulin et Amélie Laprade

Nombril à l’air, mini-débardeurs, string dépassant de leur jean taille basse, elles ont sept, neuf, douze ou quatorze ans. Proies idéales des marchands de la mode, elles apprennent à séduire par la mise en valeur sexuelle de leur être. Elles se transforment ou sont transformées en nymphettes et en mini-femmes fatales. Les parents sont dépassés ou complices. Les marques de vêtements accentuent cette érotisation. Les jeunes filles disposent aujourd’hui de magasins et de marques spécialisés (Jennyfer, Tammy by Etam, NoBoys, pour les plus courantes, Lulu Castagnette ou Miss LM pour les plus « lolitesques »). De nouvelles lignes XXS mettent en avant les attributs encore inexistants des fillettes. Elles sont transformées en objet de désir, alors qu’elles n’ont pas encore les moyens d’être sujets de désir. Elles deviennent prisonnières du regard de l’autre pour exister. Les fillettes s’exposent et se forgent une idée de la sexualité et de l’amour centrée sur le sexe et la consommation. Les adultes qui abhorrent les pédophiles donnent pourtant à voir leurs enfants comme des objets sexuels. Les enfants érotisés, qui risquent de devenir des enfants consommables, des enfants marchandises sexuelles, sont également des consommateurs de pornographie [...]

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Hypersexualisation, érotisation et pornographie chez les jeunes  Voir?


Par Richard Poulin et Amélie Laprade

Nombril à l’air, mini-débardeurs, string dépassant de leur jean taille basse, elles ont sept, neuf, douze ou quatorze ans. Proies idéales des marchands de la mode, elles apprennent à séduire par la mise en valeur sexuelle de leur être. Elles se transforment ou sont transformées en nymphettes et en mini-femmes fatales. Les parents sont dépassés ou complices. Les marques de vêtements accentuent cette érotisation. Les jeunes filles disposent aujourd’hui de magasins et de marques spécialisés (Jennyfer, Tammy by Etam, NoBoys, pour les plus courantes, Lulu Castagnette ou Miss LM pour les plus « lolitesques »). De nouvelles lignes XXS mettent en avant les attributs encore inexistants des fillettes. Elles sont transformées en objet de désir, alors qu’elles n’ont pas encore les moyens d’être sujets de désir. Elles deviennent prisonnières du regard de l’autre pour exister. Les fillettes s’exposent et se forgent une idée de la sexualité et de l’amour centrée sur le sexe et la consommation. Les adultes qui abhorrent les pédophiles donnent pourtant à voir leurs enfants comme des objets sexuels. Les enfants érotisés, qui risquent de devenir des enfants consommables, des enfants marchandises sexuelles, sont également des consommateurs de pornographie [...]

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(01/12/2017 @ 18:18)

Le secret de l'ordinateur de grand-papa  Voir?

Une proposition de livre d’enfant précieux



Une occupation sensée pour les loisirs de nos enfants, c’est certainement un thème brûlant pour tous les parents. Il s’agit bien de préparer l’enfant avec une anticipation ludique à la réalité de la vie d’adulte, à une vie d’adulte dans laquelle il pourra contribuer de façon sensée à la sauvegarde du bien commun, dans laquelle il s’engagera pour la paix, l’égalité et la liberté. 

En nous promenant dans les rues commerçantes de nos villes nous trouvons dans les vitrines des magasins des jouets représentant du matériel de guerre sous forme de la technologie de guerre la plus moderne et des jeux vidéo martiaux à profusion. Quand on fait des recherches dans la littérature spécialisée, concernant l’impact de ces jeux de guerres sur l’âme de nos enfants, on arrive à des résultats hautement inquiétants [...]

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Le secret de l'ordinateur de grand-papa  Voir?

Une proposition de livre d’enfant précieux



Une occupation sensée pour les loisirs de nos enfants, c’est certainement un thème brûlant pour tous les parents. Il s’agit bien de préparer l’enfant avec une anticipation ludique à la réalité de la vie d’adulte, à une vie d’adulte dans laquelle il pourra contribuer de façon sensée à la sauvegarde du bien commun, dans laquelle il s’engagera pour la paix, l’égalité et la liberté. 

En nous promenant dans les rues commerçantes de nos villes nous trouvons dans les vitrines des magasins des jouets représentant du matériel de guerre sous forme de la technologie de guerre la plus moderne et des jeux vidéo martiaux à profusion. Quand on fait des recherches dans la littérature spécialisée, concernant l’impact de ces jeux de guerres sur l’âme de nos enfants, on arrive à des résultats hautement inquiétants [...]

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(01/12/2017 @ 18:18)

Une enfance plus simple  Voir?

Une enfance plus simple pourrait protéger nos petits contre les troubles psychiques


Par Tracy Gillett

Quand il était petit, mon père avait un pull-over pour tout l'hiver. Vous avez bien lu, un seul.
S'il s'usait au niveau des coudes, ma grand-mère le reprisait. Si mon père le perdait, il revenait sur ses pas jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvé. Il se souvient encore à quel point il en prenait soin.
Il avait tout ce dont il avait besoin, mais pas grand-chose de plus. La seule règle à suivre était d'être rentré à l'heure pour le dîner. Il était rare que ma grand-mère sache exactement où se trouvaient ses enfants.
Ils partaient bâtir des forteresses, fabriquaient des arcs et des flèches. Ils collectionnaient les bleus et les genoux écorchés, et ils passaient des moments extraordinaires, plongés dans le monde de l'enfance [...]


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Une enfance plus simple  Voir?

Une enfance plus simple pourrait protéger nos petits contre les troubles psychiques


Par Tracy Gillett

Quand il était petit, mon père avait un pull-over pour tout l'hiver. Vous avez bien lu, un seul.
S'il s'usait au niveau des coudes, ma grand-mère le reprisait. Si mon père le perdait, il revenait sur ses pas jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvé. Il se souvient encore à quel point il en prenait soin.
Il avait tout ce dont il avait besoin, mais pas grand-chose de plus. La seule règle à suivre était d'être rentré à l'heure pour le dîner. Il était rare que ma grand-mère sache exactement où se trouvaient ses enfants.
Ils partaient bâtir des forteresses, fabriquaient des arcs et des flèches. Ils collectionnaient les bleus et les genoux écorchés, et ils passaient des moments extraordinaires, plongés dans le monde de l'enfance [...]


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(01/12/2017 @ 18:17)

Témoignage d'élève du Togo (2)  Voir?

Par Jessica (élève de CM2 à Lomé)

Le premier vendredi de la rentrée scolaire notre instituteur KODEGUI nous a lu un livre titré la leçon du Professeur Hibou (1). A midi, il m’a donné un exemplaire de ce livre car j’avais bien réagi au moment où il nous posait des questions de compréhension sur l’histoire. Arrivée à la maison le soir après le dîner, je l’ai montré et lu à mes parents […] Mon père a dit que c’est un bon livre […] Il a encore expliqué en disant : après chaque action de l’homme, en bien ou en mal, il se passe un dialogue intérieur ; d’aucuns ne savent d’où vient cette voix qui me dit si j’ai bien fait ou j’ai mal fait et nous dit aussi le pourquoi : c’est notre voix intérieure, celle du cœur dont on nous parle dans cet ouvrage.
J’ai ajouté sur les propos de papa en disant : parfois il m’arrive que je sois gênée si je laisse mes devoirs et je pars pour l’amusement : donc c’est le cœur qui me parle.


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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Témoignage d'élève du Togo (2)  Voir?

Par Jessica (élève de CM2 à Lomé)

Le premier vendredi de la rentrée scolaire notre instituteur KODEGUI nous a lu un livre titré la leçon du Professeur Hibou (1). A midi, il m’a donné un exemplaire de ce livre car j’avais bien réagi au moment où il nous posait des questions de compréhension sur l’histoire. Arrivée à la maison le soir après le dîner, je l’ai montré et lu à mes parents […] Mon père a dit que c’est un bon livre […] Il a encore expliqué en disant : après chaque action de l’homme, en bien ou en mal, il se passe un dialogue intérieur ; d’aucuns ne savent d’où vient cette voix qui me dit si j’ai bien fait ou j’ai mal fait et nous dit aussi le pourquoi : c’est notre voix intérieure, celle du cœur dont on nous parle dans cet ouvrage.
J’ai ajouté sur les propos de papa en disant : parfois il m’arrive que je sois gênée si je laisse mes devoirs et je pars pour l’amusement : donc c’est le cœur qui me parle.


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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(15/11/2017 @ 09:15)

http://reseaueducation.blogspot.com/2017/11/comment-pouvons-nous-parler-de.html

«  Comment pouvons-nous parler de Démocratie ou de Liberté quand, dès le tout début de la vie, nous dressons l’enfant à subir la tyrannie, à obéir à un dictateur ? Comment pouvons-nous espérer la démocratie après avoir élevé des esclaves ? La liberté vraie commence au commencement de la vie, non au stade adulte.  »  ( Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2017/11/comment-pouvons-nous-parler-de.html

«  Comment pouvons-nous parler de Démocratie ou de Liberté quand, dès le tout début de la vie, nous dressons l’enfant à subir la tyrannie, à obéir à un dictateur ? Comment pouvons-nous espérer la démocratie après avoir élevé des esclaves ? La liberté vraie commence au commencement de la vie, non au stade adulte.  »  ( Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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(01/11/2017 @ 10:36)

"De plus en plus d’enfants souffrent de trop d’amour"  Voir?

Par Serge Hefez

Aider son enfant à s'épanouir, c'est accepter qu'il ne soit pas toujours heureux ?

Exactement. Faisons le deuil de la perfection et cessons de culpabiliser. Il faut sortir de l’idée que notre rôle de parent est de lui éviter d’éprouver de l’angoisse, de la tristesse, de la dépression. Une vie sans angoisse, sans tristesse et sans dépression, cela n’existe pas, et nos enfants s’y trouveront inévitablement confrontés. Il faut les sécuriser afin qu’ils vivent ces moments-là de la meilleure façon qui soit, mais nous ne devons ni leur éviter les épreuves, ni combler leurs manques.

Est-ce qu’il faut alors considérer comme normal que son enfant soit triste ?

Bien entendu. Ces sentiments ne sont pas des maladies, arrêtons de craindre qu’il ne les attrape. Et Dieu sait que notre « société Prozac » a tendance à nous faire confondre la tristesse et le deuil avec la dépression. Il faut entendre la souffrance de l’enfant, en l’accompagnant, mais sans tenter de la vivre à sa place. Sinon, on en fera un adulte "insécure" qui ne se sentira pas bien à l’intérieur de lui-même. Cela risque de se manifester de deux façons opposées : soit il sera toujours en recherche de sécurité affective sans jamais la trouver, faute d’estime de soi ; soit il sera dans l’affirmation caricaturale de lui-même et cela se fera dans l’asservissement et le mépris de l’autre.

Dans les deux cas, il aura besoin des autres de façon addictive. Ce sont les mêmes mécanismes que l’on voit chez les enfants qui ont manqué d’amour. Trop ou pas assez empêche d’être en justesse avec soi-même.


Source

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"De plus en plus d’enfants souffrent de trop d’amour"  Voir?

Par Serge Hefez

Aider son enfant à s'épanouir, c'est accepter qu'il ne soit pas toujours heureux ?

Exactement. Faisons le deuil de la perfection et cessons de culpabiliser. Il faut sortir de l’idée que notre rôle de parent est de lui éviter d’éprouver de l’angoisse, de la tristesse, de la dépression. Une vie sans angoisse, sans tristesse et sans dépression, cela n’existe pas, et nos enfants s’y trouveront inévitablement confrontés. Il faut les sécuriser afin qu’ils vivent ces moments-là de la meilleure façon qui soit, mais nous ne devons ni leur éviter les épreuves, ni combler leurs manques.

Est-ce qu’il faut alors considérer comme normal que son enfant soit triste ?

Bien entendu. Ces sentiments ne sont pas des maladies, arrêtons de craindre qu’il ne les attrape. Et Dieu sait que notre « société Prozac » a tendance à nous faire confondre la tristesse et le deuil avec la dépression. Il faut entendre la souffrance de l’enfant, en l’accompagnant, mais sans tenter de la vivre à sa place. Sinon, on en fera un adulte "insécure" qui ne se sentira pas bien à l’intérieur de lui-même. Cela risque de se manifester de deux façons opposées : soit il sera toujours en recherche de sécurité affective sans jamais la trouver, faute d’estime de soi ; soit il sera dans l’affirmation caricaturale de lui-même et cela se fera dans l’asservissement et le mépris de l’autre.

Dans les deux cas, il aura besoin des autres de façon addictive. Ce sont les mêmes mécanismes que l’on voit chez les enfants qui ont manqué d’amour. Trop ou pas assez empêche d’être en justesse avec soi-même.


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(01/11/2017 @ 10:33)

Paroles d'enfants : dans la cour de récréation  Voir?



Avec « La leçon de Professeur Hibou » (1), les enfants apprennent à réagir autrement à leurs problèmes… Faits s’étant déroulés dans une école maternelle.

A la récréation M. et E. se disputent, E. pleure à gros sanglots… La maîtresse les sépare et leur dit de demander à leur cœur ce qu’elles doivent faire pour bien s’entendre. M. exprime d’abord qu’elle n’a pas de réponse, puis elle dit : « J’ai besoin qu’E. soit à côté de moi pour sentir. » La maîtresse demande à E. si elle veut bien aller à côté de M., elle accepte et M. a tout de suite une réponse : « Ça y est ! On peut faire les clowns ?! ». Elles repartent toutes les deux en riant.

C. vient dire à la maîtresse de surveillance : « R. n’arrête pas d’embêter N. et elle dit qu’elle ne veut pas écouter son cœur. »Après une intervention auprès de R., nous  entendons C. lui dire : « Écoute ton cœur ! ». Et la situation s’apaise.

Petit dialogue surpris entre deux enfants :

-        F. (à E.) : Toi, tu écoutes beaucoup ton cœur ! Est-ce que tu te disputes des fois avec tes copines ?
-        E. : Non.
-        F. : Moi, des fois, oui.

Aujourd’hui, G. a promis à son père qu’il allait écouter son cœur. Pendant la récréation, alors qu’on vient de dire à un de ses copains d’aller poser le vélo parce celui-ci rentrait volontairement dans la haie, G. demande à tous ses copains d’aller poser leur vélo – en commençant par lui – « comme ça, on continue de jouer tous ensemble ! » Bel exemple de solidarité spontanée…

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Paroles d'enfants : dans la cour de récréation  Voir?



Avec « La leçon de Professeur Hibou » (1), les enfants apprennent à réagir autrement à leurs problèmes… Faits s’étant déroulés dans une école maternelle.

A la récréation M. et E. se disputent, E. pleure à gros sanglots… La maîtresse les sépare et leur dit de demander à leur cœur ce qu’elles doivent faire pour bien s’entendre. M. exprime d’abord qu’elle n’a pas de réponse, puis elle dit : « J’ai besoin qu’E. soit à côté de moi pour sentir. » La maîtresse demande à E. si elle veut bien aller à côté de M., elle accepte et M. a tout de suite une réponse : « Ça y est ! On peut faire les clowns ?! ». Elles repartent toutes les deux en riant.

C. vient dire à la maîtresse de surveillance : « R. n’arrête pas d’embêter N. et elle dit qu’elle ne veut pas écouter son cœur. »Après une intervention auprès de R., nous  entendons C. lui dire : « Écoute ton cœur ! ». Et la situation s’apaise.

Petit dialogue surpris entre deux enfants :

-        F. (à E.) : Toi, tu écoutes beaucoup ton cœur ! Est-ce que tu te disputes des fois avec tes copines ?
-        E. : Non.
-        F. : Moi, des fois, oui.

Aujourd’hui, G. a promis à son père qu’il allait écouter son cœur. Pendant la récréation, alors qu’on vient de dire à un de ses copains d’aller poser le vélo parce celui-ci rentrait volontairement dans la haie, G. demande à tous ses copains d’aller poser leur vélo – en commençant par lui – « comme ça, on continue de jouer tous ensemble ! » Bel exemple de solidarité spontanée…

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(01/11/2017 @ 10:22)

Éduquer pour obéir ou obéir pour s'éduquer à la vertu  Voir?

Cyprien Coste

Nombreux sont les rapprochements possibles entre Spinoza et Hobbes, et un certain nombre d'auteurs ont déjà commenté les différences et les similitudes entre ces auteurs sur les questions politiques. Nous voudrions avant tout nous focaliser sur l'approche théorique de l'apprentissage des normes à propos des deux systèmes politiques. Cette question soulève un sérieux problème d'ordre anthropologique. Comment l'homme apprend à vivre en société ? Que peut et doit faire un État pour réguler les comportements des hommes tout en tenant compte de la nature humaine ? Ces questions concernent en premier lieu l'éducation tout autant que la philosophie politique : en effet, la théorie politique s'accompagne toujours d'une vision descriptive des relations sociales en même temps qu'elle prescrit certaines remèdes afin de former une société apaisée. On peut constater que la philosophie hobbesienne a précisément cet objectif quand il s'agit de fonder une science politique avec une certitude proche des mathématiques. Certes, à la différence de Spinoza qui évoque la doctrina de puerorum educatione, Hobbes ne mentionne pas « la science de l'éducation » en tant que discipline, au même titre que l'arithmétique, la géométrie ou l'optique. Cependant, il nous semble que Hobbes propose de manière implicite des outils pédagogiques lorsqu'il évoque l'importance de l'écrit pour instaurer des relations pacifiées entre les hommes et pour créer un État ex nihilo. Mais surtout, ces outils s'accompagnent d'un présupposé : celui de la prévisibilité ou de la lisibilité des actions humaines. Dans telle ou telle situation, que ce soit à l'état civil ou à l'état de nature, la nature humaine devient cause d'un certain nombre d'actions (dont les effets peuvent s'avérer néfastes ou vertueux). Ce raisonnement à caractère scientifique préconise à son tour l'usage scientifique de certains outils ou dispositifs pour réguler ces effets.

Or, c'est précisément cette lisibilité ou cette prévisibilité de la nature humaine qui nous semble remise en question chez Spinoza, avec des conséquences importantes sur la manière d'envisager le rapport des institutions à l'apprentissage. Nous sommes amenés à réfléchir sur la pertinence pédagogique des outils et des dispositifs mis en place pour former un corps politique. En effet, un individu singulier peut réagir de manière inattendue à l'imposition d'une norme sociale à travers l'éducation, de la même façon qu'un peuple d'une certaine complexion a besoin d'outils singuliers que la nécessité des circonstances appelle (comme le récit, la fable ou les aphorismes). Ces outils doivent répondre à son besoin de composer un corps politique. Le philosophe néerlandais s'efforce de montrer par exemple l'intérêt pédagogique des Écritures saintes.

L'enjeu pédagogique est donc politique : il suppose une distinction entre ce que l'homme est capable par nature et ce que l'état civil va lui enseigner [...]


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Éduquer pour obéir ou obéir pour s'éduquer à la vertu  Voir?

Cyprien Coste

Nombreux sont les rapprochements possibles entre Spinoza et Hobbes, et un certain nombre d'auteurs ont déjà commenté les différences et les similitudes entre ces auteurs sur les questions politiques. Nous voudrions avant tout nous focaliser sur l'approche théorique de l'apprentissage des normes à propos des deux systèmes politiques. Cette question soulève un sérieux problème d'ordre anthropologique. Comment l'homme apprend à vivre en société ? Que peut et doit faire un État pour réguler les comportements des hommes tout en tenant compte de la nature humaine ? Ces questions concernent en premier lieu l'éducation tout autant que la philosophie politique : en effet, la théorie politique s'accompagne toujours d'une vision descriptive des relations sociales en même temps qu'elle prescrit certaines remèdes afin de former une société apaisée. On peut constater que la philosophie hobbesienne a précisément cet objectif quand il s'agit de fonder une science politique avec une certitude proche des mathématiques. Certes, à la différence de Spinoza qui évoque la doctrina de puerorum educatione, Hobbes ne mentionne pas « la science de l'éducation » en tant que discipline, au même titre que l'arithmétique, la géométrie ou l'optique. Cependant, il nous semble que Hobbes propose de manière implicite des outils pédagogiques lorsqu'il évoque l'importance de l'écrit pour instaurer des relations pacifiées entre les hommes et pour créer un État ex nihilo. Mais surtout, ces outils s'accompagnent d'un présupposé : celui de la prévisibilité ou de la lisibilité des actions humaines. Dans telle ou telle situation, que ce soit à l'état civil ou à l'état de nature, la nature humaine devient cause d'un certain nombre d'actions (dont les effets peuvent s'avérer néfastes ou vertueux). Ce raisonnement à caractère scientifique préconise à son tour l'usage scientifique de certains outils ou dispositifs pour réguler ces effets.

Or, c'est précisément cette lisibilité ou cette prévisibilité de la nature humaine qui nous semble remise en question chez Spinoza, avec des conséquences importantes sur la manière d'envisager le rapport des institutions à l'apprentissage. Nous sommes amenés à réfléchir sur la pertinence pédagogique des outils et des dispositifs mis en place pour former un corps politique. En effet, un individu singulier peut réagir de manière inattendue à l'imposition d'une norme sociale à travers l'éducation, de la même façon qu'un peuple d'une certaine complexion a besoin d'outils singuliers que la nécessité des circonstances appelle (comme le récit, la fable ou les aphorismes). Ces outils doivent répondre à son besoin de composer un corps politique. Le philosophe néerlandais s'efforce de montrer par exemple l'intérêt pédagogique des Écritures saintes.

L'enjeu pédagogique est donc politique : il suppose une distinction entre ce que l'homme est capable par nature et ce que l'état civil va lui enseigner [...]


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(01/11/2017 @ 10:16)

Prévenir au lieu de guérir  Voir?

C’est avec un vif intérêt que je découvre l’histoire La leçon de professeur Hibou (1) ainsi que les commentaires des parents et des professionnels qui témoignent de ses effets sur le quotidien des jeunes enfants.


Par Geneviève Colletti, éducatrice

J’ai commencé ma carrière professionnelle en tant qu’éducatrice de jeunes enfants en crèches et jardins d’enfant. Puis, je me suis orientée vers le suivi d’adolescents en difficulté en intégrant la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Je suis donc passée de l’accompagnement du jeune enfant dans un environnement naturel, à celui des adolescents, âgés de 13 à 18 ans, délinquants, voire criminels, en suivis judiciaires plus ou moins privatifs de liberté.

De la salle de jeu de la crèche au couloir des cellules d’une Maison d’Arrêt, je me suis beaucoup interrogée sur notre responsabilité d’adultes et de citoyens en matière d’éducation. Je garde en référence les jeunes enfants avec leurs yeux qui pétillent, leur émerveillement devant chaque petite découverte de la journée, leur envie d’agir : la vie qui déborde. Comment une dizaine d’années plus tard cette énergie de vie a-t-elle disparu pour faire place à la violence, la révolte, la dépression, le désespoir ? Ces adolescents qui se mettent en danger et mettent en danger autrui, ne représentent-ils pas la partie émergée de l’échec éducatif de notre société ?

Lors de mon intervention auprès des adolescents, je dois les faire réfléchir pour les amener à prendre conscience de leur acte, de sa gravité, du préjudice causé à la victime et à lui-même. Dans ce travail, la difficulté principale avec l’adolescent n’est liée ni à son niveau d’instruction, ni à son potentiel intellectuel, ni même à son appartenance culturelle ou religieuse, mais à sa capacité d’ouverture à l’intelligence du cœur, à accéder à son humanité, au bon sens commun, au contact avec sa conscience profonde source d’une libre reconnaissance de l’autorité, du vrai, du juste […]


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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Prévenir au lieu de guérir  Voir?

C’est avec un vif intérêt que je découvre l’histoire La leçon de professeur Hibou (1) ainsi que les commentaires des parents et des professionnels qui témoignent de ses effets sur le quotidien des jeunes enfants.


Par Geneviève Colletti, éducatrice

J’ai commencé ma carrière professionnelle en tant qu’éducatrice de jeunes enfants en crèches et jardins d’enfant. Puis, je me suis orientée vers le suivi d’adolescents en difficulté en intégrant la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Je suis donc passée de l’accompagnement du jeune enfant dans un environnement naturel, à celui des adolescents, âgés de 13 à 18 ans, délinquants, voire criminels, en suivis judiciaires plus ou moins privatifs de liberté.

De la salle de jeu de la crèche au couloir des cellules d’une Maison d’Arrêt, je me suis beaucoup interrogée sur notre responsabilité d’adultes et de citoyens en matière d’éducation. Je garde en référence les jeunes enfants avec leurs yeux qui pétillent, leur émerveillement devant chaque petite découverte de la journée, leur envie d’agir : la vie qui déborde. Comment une dizaine d’années plus tard cette énergie de vie a-t-elle disparu pour faire place à la violence, la révolte, la dépression, le désespoir ? Ces adolescents qui se mettent en danger et mettent en danger autrui, ne représentent-ils pas la partie émergée de l’échec éducatif de notre société ?

Lors de mon intervention auprès des adolescents, je dois les faire réfléchir pour les amener à prendre conscience de leur acte, de sa gravité, du préjudice causé à la victime et à lui-même. Dans ce travail, la difficulté principale avec l’adolescent n’est liée ni à son niveau d’instruction, ni à son potentiel intellectuel, ni même à son appartenance culturelle ou religieuse, mais à sa capacité d’ouverture à l’intelligence du cœur, à accéder à son humanité, au bon sens commun, au contact avec sa conscience profonde source d’une libre reconnaissance de l’autorité, du vrai, du juste […]


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(15/10/2017 @ 15:53)

Paroles d’enfants : après l'écoute de « La leçon de Professeur Hibou » (1)  Voir?

Par Monique (classe de Moyenne Section)




M. : J’aime les deux enfants et le Professeur Hibou.

K. : L’histoire, elle apprend à être sage, parce que des fois, j’écoute pas mon cœur.

A. : Maria et Mario ont vu le Professeur Hibou. Ils jetaient des pierres sur la grenouille et le lapin. Maintenant ils jettent plus des cailloux parce qu’ils ont écouté leur cœur.

M. : J’ai aimé beaucoup l’histoire ; j’aime et des fois j’écoute mon cœur, et des fois non.

C. : Le chef Hibou a dit que les enfants ferment les yeux pour écouter son cœur.

N. : Ils jettent plus des cailloux parce que leur cœur a dit non.

S. : Après, ils disent en dernier : «  Bonjour Monsieur Grenouille, Madame Ecureuil et Monsieur Lapin, comment vont vos enfants ? » parce qu’ils ont écouté leur cœur.

C. : J’aime tous (les personnages) ; des fois j’écoute pas mon cœur et des fois j’écoute mon cœur. Je me sens mieux quand je suis gentille.

P. : Le plus que j’ai aimé, c’est toute l’histoire parce que les histoires de l’école sont bien. C’est pas bien de jeter des cailloux aux animaux parce que ça leur fait mal.

F. : J’écoute toujours mon cœur pour plus faire de bêtises.

J. : j’écoute toujours mon cœur ; j’aime Mme Écureuil.

L. : J’aime le Professeur Hibou.

S. : J’aime tous les personnages. 

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Paroles d’enfants : après l'écoute de « La leçon de Professeur Hibou » (1)  Voir?

Par Monique (classe de Moyenne Section)




M. : J’aime les deux enfants et le Professeur Hibou.

K. : L’histoire, elle apprend à être sage, parce que des fois, j’écoute pas mon cœur.

A. : Maria et Mario ont vu le Professeur Hibou. Ils jetaient des pierres sur la grenouille et le lapin. Maintenant ils jettent plus des cailloux parce qu’ils ont écouté leur cœur.

M. : J’ai aimé beaucoup l’histoire ; j’aime et des fois j’écoute mon cœur, et des fois non.

C. : Le chef Hibou a dit que les enfants ferment les yeux pour écouter son cœur.

N. : Ils jettent plus des cailloux parce que leur cœur a dit non.

S. : Après, ils disent en dernier : «  Bonjour Monsieur Grenouille, Madame Ecureuil et Monsieur Lapin, comment vont vos enfants ? » parce qu’ils ont écouté leur cœur.

C. : J’aime tous (les personnages) ; des fois j’écoute pas mon cœur et des fois j’écoute mon cœur. Je me sens mieux quand je suis gentille.

P. : Le plus que j’ai aimé, c’est toute l’histoire parce que les histoires de l’école sont bien. C’est pas bien de jeter des cailloux aux animaux parce que ça leur fait mal.

F. : J’écoute toujours mon cœur pour plus faire de bêtises.

J. : j’écoute toujours mon cœur ; j’aime Mme Écureuil.

L. : J’aime le Professeur Hibou.

S. : J’aime tous les personnages. 

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(01/10/2017 @ 16:10)

L’éducation ne consiste pas à apprendre dans les livres  Voir?

Par Krishnamurti

Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j’aie jamais vue. Il s’y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? Je crois qu’il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l’homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l’on va, dans les villes et ailleurs, l’homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus en plus de maisons, polluant l’air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux - comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu’il naît de plus en plus d’enfants et qu’ils ont besoin de plus en plus d’espace. L’homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci - où la population est peu nombreuse, où la nature n’est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté - on en est tout étonné. Chaque fois que l’on vient ici, on ressent l’étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Vous ne contemplez plus les collines, vous n’écoutez plus les oiseaux, vous n’entendez plus le vent dans les feuilles. Petit à petit, vous êtes devenus indifférents.

L’éducation ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres, que ce qu’ils racontent soit vrai ou faux [...]


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L’éducation ne consiste pas à apprendre dans les livres  Voir?

Par Krishnamurti

Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j’aie jamais vue. Il s’y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? Je crois qu’il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l’homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l’on va, dans les villes et ailleurs, l’homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus en plus de maisons, polluant l’air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux - comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu’il naît de plus en plus d’enfants et qu’ils ont besoin de plus en plus d’espace. L’homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci - où la population est peu nombreuse, où la nature n’est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté - on en est tout étonné. Chaque fois que l’on vient ici, on ressent l’étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Vous ne contemplez plus les collines, vous n’écoutez plus les oiseaux, vous n’entendez plus le vent dans les feuilles. Petit à petit, vous êtes devenus indifférents.

L’éducation ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres, que ce qu’ils racontent soit vrai ou faux [...]


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(01/10/2017 @ 16:05)

Google, Apple, Facebook et Microsoft menacent-ils les données scolaires des élèves français ?  Voir?

Le ministère de l’éducation nationale a transmis une consigne autorisant le recours, à l’école, aux services des titans du numérique.


Par  Aurélie Collas

Imaginez, à l’heure du big data, un jeune diplômé qui entre dans la vie active. Quelque part dans le monde auront été stockés tous les épisodes de sa vie d’élève : les établissements fréquentés, ses notes, les appréciations de ses professeurs sur son comportement… Un 5/20 de moyenne dans une matière, un manque d’assiduité aux cours, une sanction, n’auront pas de droit à l’oubli. Et les recruteurs pourront cibler les profils des candidats en puisant dans cette manne d’informations. Pure fiction ou réalité ? [...]

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Google, Apple, Facebook et Microsoft menacent-ils les données scolaires des élèves français ?  Voir?

Le ministère de l’éducation nationale a transmis une consigne autorisant le recours, à l’école, aux services des titans du numérique.


Par  Aurélie Collas

Imaginez, à l’heure du big data, un jeune diplômé qui entre dans la vie active. Quelque part dans le monde auront été stockés tous les épisodes de sa vie d’élève : les établissements fréquentés, ses notes, les appréciations de ses professeurs sur son comportement… Un 5/20 de moyenne dans une matière, un manque d’assiduité aux cours, une sanction, n’auront pas de droit à l’oubli. Et les recruteurs pourront cibler les profils des candidats en puisant dans cette manne d’informations. Pure fiction ou réalité ? [...]

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(01/10/2017 @ 15:44)

Vers une école sans écrans  Voir?

Le numéro 459 de la revue Silence - sept. 2017 - propose un dossier : Vers une école sans écrans ?


Par Collectif Q2C

La numérisation de l’école avance à marche forcée, à grands renforts de budgets et de partenariats public/privé. Au nom de la modernité, évidemment. Au milieu de ces enjeux politiques et économiques, les enseignant•es et les élèves se retrouvent pris•es dans un quotidien habité par les écrans : pour enseigner, pour apprendre, pour faire l’appel en classe, pour communiquer avec les familles ou avec l’administration, etc. Ce dossier fait un bilan critique des impacts écologiques, sanitaires, pédagogiques et sociaux d’un tel plan. Silence interroge des enseignant•es qui se sont regroupé•es pour refuser d’appliquer les directives numériques, et s’intéresse aux alternatives pédagogiques à la numérisation de l’école […] [**

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Vers une école sans écrans  Voir?

Le numéro 459 de la revue Silence - sept. 2017 - propose un dossier : Vers une école sans écrans ?


Par Collectif Q2C

La numérisation de l’école avance à marche forcée, à grands renforts de budgets et de partenariats public/privé. Au nom de la modernité, évidemment. Au milieu de ces enjeux politiques et économiques, les enseignant•es et les élèves se retrouvent pris•es dans un quotidien habité par les écrans : pour enseigner, pour apprendre, pour faire l’appel en classe, pour communiquer avec les familles ou avec l’administration, etc. Ce dossier fait un bilan critique des impacts écologiques, sanitaires, pédagogiques et sociaux d’un tel plan. Silence interroge des enseignant•es qui se sont regroupé•es pour refuser d’appliquer les directives numériques, et s’intéresse aux alternatives pédagogiques à la numérisation de l’école […] [**

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(01/10/2017 @ 15:34)

Témoignage d'un parent d'élève (14)  Voir?

Par Virginie (maman de Lyna, 4 ans)

J'ai trouvé que cette histoire (1) se résumait très bien en une leçon de vie.
Lyna en a souvent parlé et lorsqu'elle faisait des bêtises elle allait s'assoir et demander à son cœur si c'était bien ou non ce qu'elle venait de faire ou de dire… Je trouve ça tellement mignon alors qu'auparavant elle ne se remettait pas forcément en question et les fautifs étaient papa et maman !

Lyna est une enfant sociable, avenante qui sait très bien se défendre mais qui ne fait pas de mal gratuitement (enfin je ne l'espère pas derrière le dos de maman !) donc cette histoire n'a pas vraiment changé son attitude envers les autres, mais elle a bien compris le principe. D'ailleurs, quand elle raconte l'histoire avec ses propres mots, on voit bien qu'elle a compris " la leçon ".

Personnellement j'ai adoré, vous avez su leur apprendre une belle histoire et en faire des activités amusantes pour les enfants tout en leur faisant passer un message, qui, à leur âge est très important. 


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Témoignage d'un parent d'élève (14)  Voir?

Par Virginie (maman de Lyna, 4 ans)

J'ai trouvé que cette histoire (1) se résumait très bien en une leçon de vie.
Lyna en a souvent parlé et lorsqu'elle faisait des bêtises elle allait s'assoir et demander à son cœur si c'était bien ou non ce qu'elle venait de faire ou de dire… Je trouve ça tellement mignon alors qu'auparavant elle ne se remettait pas forcément en question et les fautifs étaient papa et maman !

Lyna est une enfant sociable, avenante qui sait très bien se défendre mais qui ne fait pas de mal gratuitement (enfin je ne l'espère pas derrière le dos de maman !) donc cette histoire n'a pas vraiment changé son attitude envers les autres, mais elle a bien compris le principe. D'ailleurs, quand elle raconte l'histoire avec ses propres mots, on voit bien qu'elle a compris " la leçon ".

Personnellement j'ai adoré, vous avez su leur apprendre une belle histoire et en faire des activités amusantes pour les enfants tout en leur faisant passer un message, qui, à leur âge est très important. 


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(19/09/2017 @ 20:52)

http://reseaueducation.blogspot.com/2017/09/dans-un-cadre-democratique.html

«  Dans un cadre démocratique, l’intelligence n’a de sens que si elle est mise au service de l’humanité.  »  (Joan Domenech francesch, directeur d’école à Barcelone)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2017/09/dans-un-cadre-democratique.html

«  Dans un cadre démocratique, l’intelligence n’a de sens que si elle est mise au service de l’humanité.  »  (Joan Domenech francesch, directeur d’école à Barcelone)

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(01/09/2017 @ 07:59)

A l'écoute du CD de Professeur Hibou  Voir?




« La leçon de Professeur Hibou » peut se lire sur le livret ou s’écouter sur le CD : Pendant l’écoute de ma classe multi-âges de maternelle, il y avait des sourires et des yeux qui brillaient. Voici ce que les enfants ont dit après :

-        L. : C’était trop bien !
-        I. : Moi, j’ai adoré quand il fait le bruit du Hibou.
-        B. : J’ai senti Mario et Maria. Et j’ai senti le Professeur Hibou et j’ai eu peur.
-        D. : Ils ont écouté Professeur Hibou et leur cœur leur a dit que non…
-        A. : Ça m’a fait écouter mon cœur !
-        M. : J’ai beaucoup aimé parce que ça m’a fait du bien au cœur.
-        I. : Je me demande pourquoi il existe La leçon de Professeur Hibou ?
-        G. : Ça m’a fait du bien cette histoire et en même temps, j’ai senti Professeur Hibou.
-        N. : Quand j’écoutais, ça m’a calmé.
-        V. : Ça m’a fait peur !
-        C.. : Professeur Hibou m’a fait peur aussi et il m’a fait rigolé à la fin de l’histoire.
-        M. : Ça m’a fait faire un petit rêve : moi et mes amis, on venait voir Professeur Hibou.

Après une seconde écoute :

-        N. : J’adore Professeur Hibou ! Je veux faire un câlin à Professeur Hibou.
-        M. : Ça rend sages les gens.
-        L. : J’aime bien quand Mario et Maria disent bonjour à leurs copains qui ont préparé la fête.
-        P. : J’ai rêvé qu’avec mes amis, on voyait Professeur hibou, qu’on était dans l’histoire.
-        T. : J’adore la leçon de Professeur Hibou.
-        V. : J’ai rêvé que G. et moi, on allait voir Professeur Hibou.
-        B. : J’ai cru que Professeur Hibou descendait de l’arbre pour parler à Mario et Maria.
-        A. (rayonnante) : J’ai senti quand Mario et Maria ont écouté leur cœur !
-        G. : Je croyais que, moi, j’écoutais mon cœur, que Professeur Hibou m’avait dit d’écouter mon cœur.


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A l'écoute du CD de Professeur Hibou  Voir?




« La leçon de Professeur Hibou » peut se lire sur le livret ou s’écouter sur le CD : Pendant l’écoute de ma classe multi-âges de maternelle, il y avait des sourires et des yeux qui brillaient. Voici ce que les enfants ont dit après :

-        L. : C’était trop bien !
-        I. : Moi, j’ai adoré quand il fait le bruit du Hibou.
-        B. : J’ai senti Mario et Maria. Et j’ai senti le Professeur Hibou et j’ai eu peur.
-        D. : Ils ont écouté Professeur Hibou et leur cœur leur a dit que non…
-        A. : Ça m’a fait écouter mon cœur !
-        M. : J’ai beaucoup aimé parce que ça m’a fait du bien au cœur.
-        I. : Je me demande pourquoi il existe La leçon de Professeur Hibou ?
-        G. : Ça m’a fait du bien cette histoire et en même temps, j’ai senti Professeur Hibou.
-        N. : Quand j’écoutais, ça m’a calmé.
-        V. : Ça m’a fait peur !
-        C.. : Professeur Hibou m’a fait peur aussi et il m’a fait rigolé à la fin de l’histoire.
-        M. : Ça m’a fait faire un petit rêve : moi et mes amis, on venait voir Professeur Hibou.

Après une seconde écoute :

-        N. : J’adore Professeur Hibou ! Je veux faire un câlin à Professeur Hibou.
-        M. : Ça rend sages les gens.
-        L. : J’aime bien quand Mario et Maria disent bonjour à leurs copains qui ont préparé la fête.
-        P. : J’ai rêvé qu’avec mes amis, on voyait Professeur hibou, qu’on était dans l’histoire.
-        T. : J’adore la leçon de Professeur Hibou.
-        V. : J’ai rêvé que G. et moi, on allait voir Professeur Hibou.
-        B. : J’ai cru que Professeur Hibou descendait de l’arbre pour parler à Mario et Maria.
-        A. (rayonnante) : J’ai senti quand Mario et Maria ont écouté leur cœur !
-        G. : Je croyais que, moi, j’écoutais mon cœur, que Professeur Hibou m’avait dit d’écouter mon cœur.


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(01/09/2017 @ 07:58)

Trop d’enfants privés de langage à cause des écrans  Voir?

Carole Vanhoutte, orthophoniste en région parisienne, est co-fondatrice avec Elsa Job-Pigeard et Florence Lerouge de « Joue, pense, parle », groupe de réflexion qui promeut le jeu comme moyen de prévention des troubles du langage et des apprentissages. Leur pratique et leur formation professionnelle cogi’act les ont amenées à établir un lien entre l’exposition précoce des enfants aux écrans et certains troubles du langage oral et écrit, de plus en plus fréquents.


Par GYNGER : L'autre info sur la famille, l'enfance et l'éducation

Pourquoi êtes-vous tellement préoccupée par la question du développement du langage chez le jeune enfant ?

En raison de ce nous constatons depuis environ sept ans : une recrudescence des demandes de consultations dans nos cabinets pour des enfants de plus en plus jeunes et de plus en plus en panne de fonctionnement de la pensée. Nous ne sommes pas les seules, à faire ce constat. Il s’agit de troubles de plus en plus complexes qui ne sont pas liés au dysfonctionnement d’une seule fonction isolée. Nous voyons des troubles de la parole et de la compréhension. Ce sont les médecins, pédiatres et les enseignants qui nous adressent ces enfants. Le premier signe d’alerte c’est l’expression, le langage. Un enfant qui ne parle pas, c’est objectivable. Mais il y a aussi des enfants qui ne comprennent pas, ce qui passe plus à l’as. Lorsqu’ils arrivent en grande et en moyenne section, ils ne comprennent pas les consignes. Ce sont des petits qui pour certains pourraient être étiquetés « dys » alors qu’à notre sens ils ne le sont pas. Ils ne souffrent pas d’un problème neuronal, ils sont parfaitement « pré-câblés »mais ils n’ont pas assez, ou ils n’ont pas été assez autorisés à explorer, transformer le monde avec leurs mains. Ils n’ont pas construit la fonction symbolique indispensable pour avoir un langage informatif et une bonne compréhension. 


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Trop d’enfants privés de langage à cause des écrans  Voir?

Carole Vanhoutte, orthophoniste en région parisienne, est co-fondatrice avec Elsa Job-Pigeard et Florence Lerouge de « Joue, pense, parle », groupe de réflexion qui promeut le jeu comme moyen de prévention des troubles du langage et des apprentissages. Leur pratique et leur formation professionnelle cogi’act les ont amenées à établir un lien entre l’exposition précoce des enfants aux écrans et certains troubles du langage oral et écrit, de plus en plus fréquents.


Par GYNGER : L'autre info sur la famille, l'enfance et l'éducation

Pourquoi êtes-vous tellement préoccupée par la question du développement du langage chez le jeune enfant ?

En raison de ce nous constatons depuis environ sept ans : une recrudescence des demandes de consultations dans nos cabinets pour des enfants de plus en plus jeunes et de plus en plus en panne de fonctionnement de la pensée. Nous ne sommes pas les seules, à faire ce constat. Il s’agit de troubles de plus en plus complexes qui ne sont pas liés au dysfonctionnement d’une seule fonction isolée. Nous voyons des troubles de la parole et de la compréhension. Ce sont les médecins, pédiatres et les enseignants qui nous adressent ces enfants. Le premier signe d’alerte c’est l’expression, le langage. Un enfant qui ne parle pas, c’est objectivable. Mais il y a aussi des enfants qui ne comprennent pas, ce qui passe plus à l’as. Lorsqu’ils arrivent en grande et en moyenne section, ils ne comprennent pas les consignes. Ce sont des petits qui pour certains pourraient être étiquetés « dys » alors qu’à notre sens ils ne le sont pas. Ils ne souffrent pas d’un problème neuronal, ils sont parfaitement « pré-câblés »mais ils n’ont pas assez, ou ils n’ont pas été assez autorisés à explorer, transformer le monde avec leurs mains. Ils n’ont pas construit la fonction symbolique indispensable pour avoir un langage informatif et une bonne compréhension. 


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(01/09/2017 @ 07:58)

Satisfaire aux besoins de la vie  Voir?

Par Maria Montessori

Si l’éducation doit commencer dès la naissance, il ne peut en exister qu’un mode. On ne peut pas parler de méthodes particulières aux petits Indiens, aux petits Chinois, aux petits Européens ; pas plus qu’à des enfants appartenant à différentes classes sociales ; mais d’une seule méthode qui suit la nature humaine durant son développement. Tous ayant les mêmes besoins psychiques et suivant le même processus pour construire l’homme, chacun doit passer par les mêmes phases de croissance.

Et comme ce n’est pas là une opinion, ce n’est ni à un philosophe, ni à un penseur, ni à un homme de laboratoire de dicter ou de suggérer telle ou telle méthode d’éducation.

Seule, la nature qui a établi ses lois et qui a déterminé certains besoins de l’homme en voie de développement peut dicter la méthode d’éducation déterminée par le but : satisfaire aux besoins et aux lois de la vie. Ces lois et ces besoins, c’est l’enfant qui les indique lui-même par ses manifestations spontanées et par son progrès ; par la manifestation de sa paix et de sa félicité ; par l’intensité de ses efforts et la constance de son libre choix. C’est lui-même qui nous apprend à le servir de notre mieux.
 
Extrait de « L’esprit absorbant de l’enfant » de Maria Montessori – Ed. Desclée de Brouwer

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Satisfaire aux besoins de la vie  Voir?

Par Maria Montessori

Si l’éducation doit commencer dès la naissance, il ne peut en exister qu’un mode. On ne peut pas parler de méthodes particulières aux petits Indiens, aux petits Chinois, aux petits Européens ; pas plus qu’à des enfants appartenant à différentes classes sociales ; mais d’une seule méthode qui suit la nature humaine durant son développement. Tous ayant les mêmes besoins psychiques et suivant le même processus pour construire l’homme, chacun doit passer par les mêmes phases de croissance.

Et comme ce n’est pas là une opinion, ce n’est ni à un philosophe, ni à un penseur, ni à un homme de laboratoire de dicter ou de suggérer telle ou telle méthode d’éducation.

Seule, la nature qui a établi ses lois et qui a déterminé certains besoins de l’homme en voie de développement peut dicter la méthode d’éducation déterminée par le but : satisfaire aux besoins et aux lois de la vie. Ces lois et ces besoins, c’est l’enfant qui les indique lui-même par ses manifestations spontanées et par son progrès ; par la manifestation de sa paix et de sa félicité ; par l’intensité de ses efforts et la constance de son libre choix. C’est lui-même qui nous apprend à le servir de notre mieux.
 
Extrait de « L’esprit absorbant de l’enfant » de Maria Montessori – Ed. Desclée de Brouwer

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(01/09/2017 @ 07:58)

Laisser libre pour rendre responsable  Voir?

Par Diane (professeur des écoles)

La question de l’éducation est omniprésente dans la pratique du métier d’enseignante auprès de jeunes élèves. Depuis toujours, j’ai tenté de faire trouver aux enfants leur propre référence. La tâche n’est pas simple dans un environnement où la liberté de conscience n’est pas reconnue comme nécessité première à toutes les étapes du développement d’un individu. S’il est assez aisé de trouver les moyens d’obtenir des ambiances de travail qui calment les agitations et d’établir un cadre de fonctionnement structuré, il est beaucoup plus difficile de participer à la formation d’êtres véritablement libres, autonomes et responsables.

J’ai trouvé dans « La leçon de Professeur Hibou », une histoire pour les jeunes enfants récemment éditée par Les ateliers de la plume (1), un excellent outil au service de l’éveil au réservoir de sagesse et de bonté enfoui au plus profond de chacun. « La leçon de Professeur Hibou nous apprend qu’il faut écouter son cœur qui peut dire oui, qui peut dire non, mais toujours dit ce qu’on a à faire pour être sage et pour être bon. » Elle en propose le moyen concret : faire asseoir les enfants, leur demander de fermer les yeux et de poser à leur cœur la question qui les préoccupe.

Dans le quotidien de la classe

L’expérimentation de ce moyen aussi simple que déroutant m’a tout d’abord demandé d’abandonner l’habitude d’intervenir de façon extérieure sur le comportement des élèves [...] 


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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Laisser libre pour rendre responsable  Voir?

Par Diane (professeur des écoles)

La question de l’éducation est omniprésente dans la pratique du métier d’enseignante auprès de jeunes élèves. Depuis toujours, j’ai tenté de faire trouver aux enfants leur propre référence. La tâche n’est pas simple dans un environnement où la liberté de conscience n’est pas reconnue comme nécessité première à toutes les étapes du développement d’un individu. S’il est assez aisé de trouver les moyens d’obtenir des ambiances de travail qui calment les agitations et d’établir un cadre de fonctionnement structuré, il est beaucoup plus difficile de participer à la formation d’êtres véritablement libres, autonomes et responsables.

J’ai trouvé dans « La leçon de Professeur Hibou », une histoire pour les jeunes enfants récemment éditée par Les ateliers de la plume (1), un excellent outil au service de l’éveil au réservoir de sagesse et de bonté enfoui au plus profond de chacun. « La leçon de Professeur Hibou nous apprend qu’il faut écouter son cœur qui peut dire oui, qui peut dire non, mais toujours dit ce qu’on a à faire pour être sage et pour être bon. » Elle en propose le moyen concret : faire asseoir les enfants, leur demander de fermer les yeux et de poser à leur cœur la question qui les préoccupe.

Dans le quotidien de la classe

L’expérimentation de ce moyen aussi simple que déroutant m’a tout d’abord demandé d’abandonner l’habitude d’intervenir de façon extérieure sur le comportement des élèves [...] 


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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/08/2017 @ 14:27)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : le livre  Voir?


« La leçon de Professeur Hibou » invite les enfants, dès le plus jeune âge, à découvrir en eux-mêmes l’autorité intérieure, celle de la Vie. À travers une histoire simple mais profonde, Professeur Hibou nous amène à découvrir « la voix du cœur » qui nous dicte du dedans ce qui est à faire ou à ne pas faire pour être sage et pour être bon. 

 

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : le livre  Voir?


« La leçon de Professeur Hibou » invite les enfants, dès le plus jeune âge, à découvrir en eux-mêmes l’autorité intérieure, celle de la Vie. À travers une histoire simple mais profonde, Professeur Hibou nous amène à découvrir « la voix du cœur » qui nous dicte du dedans ce qui est à faire ou à ne pas faire pour être sage et pour être bon. 

 

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(01/08/2017 @ 21:53)

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Dernière mise à jour : 18/12/2017 @ 02:12

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