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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


Témoignage d'un parent d'élève (20)  Voir?

Par maman de K., 5 ans

« J’écoute ma maîtresse, j’écoute mon cœur, j’écoute ma maman ». Ce sont les phrases que K. nous dit depuis que vous lui avez lu l’histoire de Professeur Hibou* et je trouve que cette histoire peut et arrive à canaliser les enfants qui sont un peu agités ; K. est une petite fille qui a énormément changé et dès qu’elle commence un peu à déborder, je lui dis qu’il faut être comme Mario et Maria. Elle me dit alors qu’il faut écouter son cœur quand on n’est pas sage et elle réfléchit. Cette histoire l’a marquée. J’ai bien aimé cette petite histoire. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS





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Témoignage d'un parent d'élève (20)  Voir?

Par maman de K., 5 ans

« J’écoute ma maîtresse, j’écoute mon cœur, j’écoute ma maman ». Ce sont les phrases que K. nous dit depuis que vous lui avez lu l’histoire de Professeur Hibou* et je trouve que cette histoire peut et arrive à canaliser les enfants qui sont un peu agités ; K. est une petite fille qui a énormément changé et dès qu’elle commence un peu à déborder, je lui dis qu’il faut être comme Mario et Maria. Elle me dit alors qu’il faut écouter son cœur quand on n’est pas sage et elle réfléchit. Cette histoire l’a marquée. J’ai bien aimé cette petite histoire. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS





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(15/11/2018 @ 19:48)

Paroles d’enfants : quand on fait silence  Voir?


Les enfants aiment le silence et ils expriment volontiers ce qu’ils y trouvent. Voici des témoignages d’enfants de 3 à 6 ans.

-        L. : J’aime bien descendre en moi. Je me sens très bien.
-        A. : J’ai senti mon cœur, j’ai fermé les yeux.
-        I. : Moi, j’aime beaucoup le silence.
-        B. : J’ai senti ma maman.
-        M. : J’aime bien être dans mon cœur.
-        N. : Moi, j’ai senti le soleil.
-        P. : J’adore le silence !
-        T. : J’ai senti la paix, la joie et la douleur d’écouter la maîtresse et d’être super sage !
-        C. : Mon cœur est content, il m’a dit que je serai toujours sage.
-        B. : J’ai écouté mon cœur. Mon cœur m’a dit : fallait pas faire de bêtises. J’ai senti tous mes copains.
-        D. : J’ai senti un moment mon cœur qui battait et il me disait : « Je suis sûr que tu vas être sage aujourd’hui, je compte sur toi. » J’ai dit : « D’accord, je t’écouterai toute ma vie ».

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Paroles d’enfants : quand on fait silence  Voir?


Les enfants aiment le silence et ils expriment volontiers ce qu’ils y trouvent. Voici des témoignages d’enfants de 3 à 6 ans.

-        L. : J’aime bien descendre en moi. Je me sens très bien.
-        A. : J’ai senti mon cœur, j’ai fermé les yeux.
-        I. : Moi, j’aime beaucoup le silence.
-        B. : J’ai senti ma maman.
-        M. : J’aime bien être dans mon cœur.
-        N. : Moi, j’ai senti le soleil.
-        P. : J’adore le silence !
-        T. : J’ai senti la paix, la joie et la douleur d’écouter la maîtresse et d’être super sage !
-        C. : Mon cœur est content, il m’a dit que je serai toujours sage.
-        B. : J’ai écouté mon cœur. Mon cœur m’a dit : fallait pas faire de bêtises. J’ai senti tous mes copains.
-        D. : J’ai senti un moment mon cœur qui battait et il me disait : « Je suis sûr que tu vas être sage aujourd’hui, je compte sur toi. » J’ai dit : « D’accord, je t’écouterai toute ma vie ».

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(01/11/2018 @ 17:37)

Les évaluations nationales de Cp Ce1 hébergées par Amazon  Voir?

Est-il normal que les évaluations nationales de Cp et Ce1 soient hébergées à l'étranger sur un serveur d'une entreprise du GAFAM célèbre par sa capacité à exploiter les données ? La question a été posée sur Twitter le 22 septembre par une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), un corps qui s'estime oublié par l'Education nationale. Alors que les réseaux sociaux bruissent des critiques énervées des professeurs des écoles qui ont commencé à faire passer les évaluations nationales de Cp et Ce1, la nouvelle est de nature à leur porter un nouveau coup. Un enseignant peut-il contribuer à la fuite des données personnelles de ses élèves vers Amazon ?


Par François Jarraud

" Dites @EducationFrance, le portail de saisie des évaluations nationales dont on apprend que le domaine a été réservé chez Amazon et que les données sont stockées sur un serveur à Dublin, c'est compatible avec la RGPD ?" Sur Twitter, le message de Lonny, une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), a vite fait le tour des enseignants présents sur le réseau. Vérification faite il n'y a aucun doute : le serveur des évaluations nationales de Cp et Ce1 (près de 1.6 million d'écoliers) est hébergé à Dublin en Irlande. Et il est confié aux bons soins d'Amazon. Pour ceux qui suivent l'actualité du numérique éducatif, cette entreprise rappelle le passage au ministère du précédent directeur du numérique éducatif. Après avoir envisagé la transmission des données des élèves aux entreprises du GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft), il a été désavoué par le ministre et est parti... chez Amazon [...]

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Les évaluations nationales de Cp Ce1 hébergées par Amazon  Voir?

Est-il normal que les évaluations nationales de Cp et Ce1 soient hébergées à l'étranger sur un serveur d'une entreprise du GAFAM célèbre par sa capacité à exploiter les données ? La question a été posée sur Twitter le 22 septembre par une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), un corps qui s'estime oublié par l'Education nationale. Alors que les réseaux sociaux bruissent des critiques énervées des professeurs des écoles qui ont commencé à faire passer les évaluations nationales de Cp et Ce1, la nouvelle est de nature à leur porter un nouveau coup. Un enseignant peut-il contribuer à la fuite des données personnelles de ses élèves vers Amazon ?


Par François Jarraud

" Dites @EducationFrance, le portail de saisie des évaluations nationales dont on apprend que le domaine a été réservé chez Amazon et que les données sont stockées sur un serveur à Dublin, c'est compatible avec la RGPD ?" Sur Twitter, le message de Lonny, une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), a vite fait le tour des enseignants présents sur le réseau. Vérification faite il n'y a aucun doute : le serveur des évaluations nationales de Cp et Ce1 (près de 1.6 million d'écoliers) est hébergé à Dublin en Irlande. Et il est confié aux bons soins d'Amazon. Pour ceux qui suivent l'actualité du numérique éducatif, cette entreprise rappelle le passage au ministère du précédent directeur du numérique éducatif. Après avoir envisagé la transmission des données des élèves aux entreprises du GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft), il a été désavoué par le ministre et est parti... chez Amazon [...]

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(01/11/2018 @ 17:34)

#PasdeVague: Après Créteil, les profs dénoncent le silence de l'Education nationale face aux violences à l'école  Voir?

Après l'agression d'une enseignante dans un lycée de Créteil, de nombreux enseignants prennent la parole sur « 20 Minutes » pour raconter leur quotidien. Ils fustigent le silence du ministère de l’Éducation nationale, dont ils dépendent...


Par Nils Wilcke

Son flegme a suscité des interrogations sur le Web. Pourtant, le comportement de l’enseignante menacée avec une arme qui a fait le tour des réseaux sociaux et conduit à une mise en examen, serait représentatif d’une certaine injonction dans les établissements scolaires : celle de ne pas faire de vagues. De se taire. D'encaisser.

Comme ils le font sur les réseaux sociaux avec le hashtag #PasdeVague, de très nombreux enseignants ont répondu à notre appel à témoignage pour dénoncer le silence de l’ Education nationale face aux violences scolaires.

« Grosse pute, la grosse, Peggy la cochonne… ». Des insultes de ce genre, Sylvie, enseignante à Créteil pendant six ans, en a très souvent entendu au détour d’une porte ou à l’interclasse. Sans que leurs auteurs soient sanctionnés par le chef d’établissement. « Il me répondait sans cesse que je n’avais pas de preuves, qu’il fallait faire attention… Au final, aucune sanction n’a été prise », regrette Sylvie, qui depuis a obtenu sa mutation en Normandie.

Ces violences sont-elles propres à Créteil ? Ninie, qui enseigne en Bretagne, ne le croit pas: « Je me trouve dans une zone plutôt favorisée. Et pourtant nous sommes régulièrement confrontés avec mes collègues à une violence verbale des parents ». Mots désagréables ou malpolis voires parfois insultants.

Nicolas, professeur depuis trois ans également à Créteil, observe des « comportements violents » au quotidien : insolences, jets d’objets voire « opposition physique » avec les enseignants [...]


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#PasdeVague: Après Créteil, les profs dénoncent le silence de l'Education nationale face aux violences à l'école  Voir?

Après l'agression d'une enseignante dans un lycée de Créteil, de nombreux enseignants prennent la parole sur « 20 Minutes » pour raconter leur quotidien. Ils fustigent le silence du ministère de l’Éducation nationale, dont ils dépendent...


Par Nils Wilcke

Son flegme a suscité des interrogations sur le Web. Pourtant, le comportement de l’enseignante menacée avec une arme qui a fait le tour des réseaux sociaux et conduit à une mise en examen, serait représentatif d’une certaine injonction dans les établissements scolaires : celle de ne pas faire de vagues. De se taire. D'encaisser.

Comme ils le font sur les réseaux sociaux avec le hashtag #PasdeVague, de très nombreux enseignants ont répondu à notre appel à témoignage pour dénoncer le silence de l’ Education nationale face aux violences scolaires.

« Grosse pute, la grosse, Peggy la cochonne… ». Des insultes de ce genre, Sylvie, enseignante à Créteil pendant six ans, en a très souvent entendu au détour d’une porte ou à l’interclasse. Sans que leurs auteurs soient sanctionnés par le chef d’établissement. « Il me répondait sans cesse que je n’avais pas de preuves, qu’il fallait faire attention… Au final, aucune sanction n’a été prise », regrette Sylvie, qui depuis a obtenu sa mutation en Normandie.

Ces violences sont-elles propres à Créteil ? Ninie, qui enseigne en Bretagne, ne le croit pas: « Je me trouve dans une zone plutôt favorisée. Et pourtant nous sommes régulièrement confrontés avec mes collègues à une violence verbale des parents ». Mots désagréables ou malpolis voires parfois insultants.

Nicolas, professeur depuis trois ans également à Créteil, observe des « comportements violents » au quotidien : insolences, jets d’objets voire « opposition physique » avec les enseignants [...]


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(01/11/2018 @ 17:29)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/11/resistance-et-obeissance-voila-les-deux.html

«  Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre; par la résistance il assure la liberté.  »   (Alain, essayiste français, 1868-1951)

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«  Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre; par la résistance il assure la liberté.  »   (Alain, essayiste français, 1868-1951)

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(01/11/2018 @ 17:23)

"Les enfants pour la paix" ? Une opération commerciale à la gloire de la guerre  Voir?

Par B. Girard

Dans le cadre du centenaire de l’armistice de 1918, les élèves de CM2 sont invités à participer à un concours, « Les enfants pour la paix », patronné par le ministre de l’EN et mis en œuvre principalement par la Mission du centenaire et l’éditeur Milan, avec le soutien officiel du ministère des Armées, du CLEMI, de la fondation Varenne, de Plantu (évidemment…), d’autres encore. Il s’agit de mener une enquête sur les monuments aux morts et de réaliser la création graphique d’un symbole de paix. Au vu des consignes données aux élèves, les deux travaux semblent contradictoires ou plutôt, comme c’est souvent le cas avec les commémorations scolaires, la paix sert ici surtout de prétexte à glorifier la guerre.

Milan, « éditeur engagé pour tous les enfants », si l’on en croit sa pub, fournit la logistique à travers son magazine « 1jour1actu » avec un numéro spécial distribué dans les écoles à un million d’exemplaires (!). On ne sait pas qui paye mais l’opération confirme que la guerre est toujours une affaire de gros sous.

Pour allécher le client, l’éditeur pose la question : « pourquoi est-ce important de se rappeler ce qu’il s’est passé pendant la guerre ? » - et apporte la réponse, sa réponse : « Se souvenir de cette guerre, c’est se rappeler toutes les personnes qui ont souffert, qui sont mortes, mais aussi qui se sont battues pour garantir, aujourd’hui, notre liberté. » Autrement dit, si la guerre fait des morts, c’est toujours pour la bonne cause [...]


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"Les enfants pour la paix" ? Une opération commerciale à la gloire de la guerre  Voir?

Par B. Girard

Dans le cadre du centenaire de l’armistice de 1918, les élèves de CM2 sont invités à participer à un concours, « Les enfants pour la paix », patronné par le ministre de l’EN et mis en œuvre principalement par la Mission du centenaire et l’éditeur Milan, avec le soutien officiel du ministère des Armées, du CLEMI, de la fondation Varenne, de Plantu (évidemment…), d’autres encore. Il s’agit de mener une enquête sur les monuments aux morts et de réaliser la création graphique d’un symbole de paix. Au vu des consignes données aux élèves, les deux travaux semblent contradictoires ou plutôt, comme c’est souvent le cas avec les commémorations scolaires, la paix sert ici surtout de prétexte à glorifier la guerre.

Milan, « éditeur engagé pour tous les enfants », si l’on en croit sa pub, fournit la logistique à travers son magazine « 1jour1actu » avec un numéro spécial distribué dans les écoles à un million d’exemplaires (!). On ne sait pas qui paye mais l’opération confirme que la guerre est toujours une affaire de gros sous.

Pour allécher le client, l’éditeur pose la question : « pourquoi est-ce important de se rappeler ce qu’il s’est passé pendant la guerre ? » - et apporte la réponse, sa réponse : « Se souvenir de cette guerre, c’est se rappeler toutes les personnes qui ont souffert, qui sont mortes, mais aussi qui se sont battues pour garantir, aujourd’hui, notre liberté. » Autrement dit, si la guerre fait des morts, c’est toujours pour la bonne cause [...]


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(01/11/2018 @ 17:17)

Témoignage d'élèves du Togo (4)  Voir?

Par B. élève au CEG de KEGUE, LOME

Un jour, à l’activité sportive du collège, une amie m’a demandé de lui prêter 100 FCFA afin qu’elle s’achète de l’eau. Je les lui ai remis en lui disant qu’elle me remettrait 150 FCFA (soit avec un intérêt de 50 FCFA). Elle a dit « oui ».
Mais après le sport, et arrivé à la maison, mon cœur m’a dit : « Est-ce que c’est bon de prêter 100 FCFA à quelqu’un et de lui retirer 150 FCFA ? » J’ai dit « non », car c’est comme cela que commence l’exploitation de l’homme par l’homme.
Le lendemain matin, quand cette amie a voulu me rembourser ces 150 FCFA, je lui ai retiré seulement 100 FCFA. Elle m’a remercié chaleureusement et j’étais content de mon geste. 


Par Komlan (papa de D., CM2, Lomé)

Moi, à vrai dire, j’ai aimé cette histoire. Avant, ma fille était tellement agitée, mais depuis la mise en pratique de cette leçon, en classe elle a énormément changé. Quand elle se relâche, je lui rappelle l’histoire de Mario et Maria qui nous dit qu’il faut écouter son cœur. 

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Témoignage d'élèves du Togo (4)  Voir?

Par B. élève au CEG de KEGUE, LOME

Un jour, à l’activité sportive du collège, une amie m’a demandé de lui prêter 100 FCFA afin qu’elle s’achète de l’eau. Je les lui ai remis en lui disant qu’elle me remettrait 150 FCFA (soit avec un intérêt de 50 FCFA). Elle a dit « oui ».
Mais après le sport, et arrivé à la maison, mon cœur m’a dit : « Est-ce que c’est bon de prêter 100 FCFA à quelqu’un et de lui retirer 150 FCFA ? » J’ai dit « non », car c’est comme cela que commence l’exploitation de l’homme par l’homme.
Le lendemain matin, quand cette amie a voulu me rembourser ces 150 FCFA, je lui ai retiré seulement 100 FCFA. Elle m’a remercié chaleureusement et j’étais content de mon geste. 


Par Komlan (papa de D., CM2, Lomé)

Moi, à vrai dire, j’ai aimé cette histoire. Avant, ma fille était tellement agitée, mais depuis la mise en pratique de cette leçon, en classe elle a énormément changé. Quand elle se relâche, je lui rappelle l’histoire de Mario et Maria qui nous dit qu’il faut écouter son cœur. 

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(18/10/2018 @ 18:46)

La méditation de pleine conscience en question  Voir?

La « pleine conscience », qui envahit actuellement l’espace du développement personnel, nous aide-t-elle à remplir notre fonction d’Homme ?


Par Diane

Réflexion inspirée de l’approche développée dans les textes de VIVRE LIBRE

Comme pour contrebalancer les modes de vie dénaturés et la fuite en avant technologique vers le virtuel, l’exercice de la méditation explose actuellement dans les pays occidentaux, dans le but de nous ramener à l’ « ici et maintenant ». Les médias nous révèlent que les meilleurs sportifs, les chefs d’entreprise et les grands artistes la pratiquent régulièrement. On ne trouve plus beaucoup d’écoles, d’entreprises, d’hôpitaux, de cabinets de psychothérapie où n’est enseignée la « pleine présence » ou « méditation de pleine conscience », encore appelée « Mindfulness »1 ou méditation laïque.

A la Faculté de Médecine de Strasbourg, vient d’être créé le premier diplôme de Médecine : « Méditation et Neurosciences »2. Aux Pays-Bas, le ministère de l’Éducation finance des formations pour les enseignants à l’ « Académie pour l’enseignement de la pleine conscience » créée par Éline Snel, auteur du best-seller « Calme et attentif comme une grenouille »3. En France, les punitions dans les collèges commencent à être remplacées par des séances de méditation4. Et l’on ne compte déjà plus les applications de « méditation moderne et positive » pour les smartphones5.

A l’origine de cet engouement, nous trouvons, d’une part, le rapprochement de certains scientifiques avec les traditions religieuses contemplatives et, d’autre part, l’avènement des neurosciences, philosophiquement inspirées du scientisme du xIxe siècle [...]


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La méditation de pleine conscience en question  Voir?

La « pleine conscience », qui envahit actuellement l’espace du développement personnel, nous aide-t-elle à remplir notre fonction d’Homme ?


Par Diane

Réflexion inspirée de l’approche développée dans les textes de VIVRE LIBRE

Comme pour contrebalancer les modes de vie dénaturés et la fuite en avant technologique vers le virtuel, l’exercice de la méditation explose actuellement dans les pays occidentaux, dans le but de nous ramener à l’ « ici et maintenant ». Les médias nous révèlent que les meilleurs sportifs, les chefs d’entreprise et les grands artistes la pratiquent régulièrement. On ne trouve plus beaucoup d’écoles, d’entreprises, d’hôpitaux, de cabinets de psychothérapie où n’est enseignée la « pleine présence » ou « méditation de pleine conscience », encore appelée « Mindfulness »1 ou méditation laïque.

A la Faculté de Médecine de Strasbourg, vient d’être créé le premier diplôme de Médecine : « Méditation et Neurosciences »2. Aux Pays-Bas, le ministère de l’Éducation finance des formations pour les enseignants à l’ « Académie pour l’enseignement de la pleine conscience » créée par Éline Snel, auteur du best-seller « Calme et attentif comme une grenouille »3. En France, les punitions dans les collèges commencent à être remplacées par des séances de méditation4. Et l’on ne compte déjà plus les applications de « méditation moderne et positive » pour les smartphones5.

A l’origine de cet engouement, nous trouvons, d’une part, le rapprochement de certains scientifiques avec les traditions religieuses contemplatives et, d’autre part, l’avènement des neurosciences, philosophiquement inspirées du scientisme du xIxe siècle [...]


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(01/10/2018 @ 18:36)

La Riposte de Philippe Meirieu est un livre de colère  Voir?

Écoles alternatives, neurosciences et bonnes vieilles méthodes : pour en finir avec les miroirs aux alouettes.


Par Dominique Costantini

La Riposte de Philippe Meirieu est un livre de colère. Militant engagé pour une école plus juste, l’auteur ouvre le débat public sur l’école « livrée aux joueurs de flûte de la marchandisation ». Il répond point par point au ministre Blanquer.

Philippe Meirieu assume la position du pédagogue et monte au combat « sur la crête ». Il récuse, simultanément, la nostalgie des « anti-pédagos », comme le spontanéisme des « hyper-pégagos ». Ces deux camps, d’une part, les partisans du retour à l’autorité, de la dictée et du port de la blouse et, d’autre part, les militants des « écoles alternatives » et du développement naturel de l’enfant, ont actuellement le vent en poupe. Ils jouissent des faveurs des médias, avides de flatter l’opinion, et d’attaquer leur ennemi commun, l’école publique.

Contre ces confusions, Philippe Meirieu « descend dans l’arène » et fustige l’inculture pédagogique de l’institution. Ignorée de nos ministres et de nos chefs d’établissements, la pédagogie pourrait, pourtant, loin des slogans et des lieux communs largement diffusés, ouvrir de nouvelles perspectives face aux défis éducatifs d’aujourd’hui. Encore faudrait-il se poser les bonnes questions. « Quelle école voulons-nous ? Pour quelle société et quel monde ? ». Il ne s’agit pas de choisir entre « l’école idéale » et « l’école unique » et de revenir aux débats historiques des pédagogues, mais de travailler, enfin, à l’intégration par l’école publique de l’ensemble des acquis pédagogiques.

Contre l’autonomie libérale et la concurrence entre personnels et établissements, Meirieu prône une véritable autonomie démocratique. Il encourage les enseignants à construire des collectifs avec les parents, autour de projets d’école ou d’établissements, pour former des citoyens et encourager la coopération, plutôt que la compétition ou l’individualisme [...]


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La Riposte de Philippe Meirieu est un livre de colère  Voir?

Écoles alternatives, neurosciences et bonnes vieilles méthodes : pour en finir avec les miroirs aux alouettes.


Par Dominique Costantini

La Riposte de Philippe Meirieu est un livre de colère. Militant engagé pour une école plus juste, l’auteur ouvre le débat public sur l’école « livrée aux joueurs de flûte de la marchandisation ». Il répond point par point au ministre Blanquer.

Philippe Meirieu assume la position du pédagogue et monte au combat « sur la crête ». Il récuse, simultanément, la nostalgie des « anti-pédagos », comme le spontanéisme des « hyper-pégagos ». Ces deux camps, d’une part, les partisans du retour à l’autorité, de la dictée et du port de la blouse et, d’autre part, les militants des « écoles alternatives » et du développement naturel de l’enfant, ont actuellement le vent en poupe. Ils jouissent des faveurs des médias, avides de flatter l’opinion, et d’attaquer leur ennemi commun, l’école publique.

Contre ces confusions, Philippe Meirieu « descend dans l’arène » et fustige l’inculture pédagogique de l’institution. Ignorée de nos ministres et de nos chefs d’établissements, la pédagogie pourrait, pourtant, loin des slogans et des lieux communs largement diffusés, ouvrir de nouvelles perspectives face aux défis éducatifs d’aujourd’hui. Encore faudrait-il se poser les bonnes questions. « Quelle école voulons-nous ? Pour quelle société et quel monde ? ». Il ne s’agit pas de choisir entre « l’école idéale » et « l’école unique » et de revenir aux débats historiques des pédagogues, mais de travailler, enfin, à l’intégration par l’école publique de l’ensemble des acquis pédagogiques.

Contre l’autonomie libérale et la concurrence entre personnels et établissements, Meirieu prône une véritable autonomie démocratique. Il encourage les enseignants à construire des collectifs avec les parents, autour de projets d’école ou d’établissements, pour former des citoyens et encourager la coopération, plutôt que la compétition ou l’individualisme [...]


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(01/10/2018 @ 18:35)

Les évaluations Blanquer remises en question par des enseignants  Voir?

Par F. Jarraud

Un double mouvement s'amorce par rapport aux évaluations Blanquer. D'un coté le syndicat enseignant SE-Unsa a pris position nettement contre ce dispositf où il voit l'amorce d'un pilotage par les résultats. Il fixe en conséquence des revendications qui permettraient de garder des évaluations diagnostic en empêchant la mise en place d'une machine nationale. De l'autre, de simples enseignants qui ont reçu les évaluations s'indignent des contenus. Ils se sentent en désaccord entre ces évaluations et leurs valeurs pédagogiques. Le syndrome Darcos guette-il Blanquer ? [...]

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Les évaluations Blanquer remises en question par des enseignants  Voir?

Par F. Jarraud

Un double mouvement s'amorce par rapport aux évaluations Blanquer. D'un coté le syndicat enseignant SE-Unsa a pris position nettement contre ce dispositf où il voit l'amorce d'un pilotage par les résultats. Il fixe en conséquence des revendications qui permettraient de garder des évaluations diagnostic en empêchant la mise en place d'une machine nationale. De l'autre, de simples enseignants qui ont reçu les évaluations s'indignent des contenus. Ils se sentent en désaccord entre ces évaluations et leurs valeurs pédagogiques. Le syndrome Darcos guette-il Blanquer ? [...]

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(01/10/2018 @ 18:35)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/10/de-ma-vie-trois-impressions-demeurent.html

«  De ma vie, trois impressions demeurent aujourd’hui : la certitude d’être toujours au commencement, la certitude qu’il me faut absolument poursuivre et la certitude que je serai interrompu avant d’avoir terminé.  »  ( Fernando Pessoa, écrivain portugais, 1888 -1935)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/10/de-ma-vie-trois-impressions-demeurent.html

«  De ma vie, trois impressions demeurent aujourd’hui : la certitude d’être toujours au commencement, la certitude qu’il me faut absolument poursuivre et la certitude que je serai interrompu avant d’avoir terminé.  »  ( Fernando Pessoa, écrivain portugais, 1888 -1935)

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(01/10/2018 @ 18:35)

Grandir avec La leçon de Professeur Hibou  Voir?

Un outil au service d’une éducation qui éveille à l’autonomie, à la responsabilité et à la dignité.


Par VIVRE LIBRE

Le sort du monde dépend, en premier lieu, de l’éducation. Dans nos sociétés modernes, en perte de repères spirituels et moraux, s’interroger sur l’éducation des enfants est fondamental, car seule une approche éducative respectueuse de la liberté de conscience leur permet de s’épanouir et d’évoluer harmonieusement.

La leçon de Professeur Hibou* est un outil précieux qui aide les enfants à grandir et à construire leur individualité de façon équilibrée. La spécificité de cette histoire, simple mais profonde, est dans le fait qu’elle éveille au Soi, à l’identité réelle, originelle, dans laquelle chaque être humain naît.

À partir de 3-4 ans, l’enfant prend progressivement conscience de son Moi ; à travers ses multiples expériences avec son environnement, il s’éveille à sa personnalité propre qui est son outil d’expression dans le monde. C’est le moment propice pour commencer à l’éveiller à son identité réelle ‒ le Soi ‒ fondement sacré de toutes les consciences personnelles qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout.

Contrairement aux contes traditionnels dont la fonction était de transmettre des règles morales ‒ imposées par les traditions religieuses ‒ et de mener à la soumission à une autorité extérieure, La leçon de Professeur Hibou exhorte à découvrir l’Autorité intérieure, celle du plan unitaire et impersonnel de la conscience qui s’exprime en chacun de nous à travers la voix intuitive du cœur [...] 


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* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Grandir avec La leçon de Professeur Hibou  Voir?

Un outil au service d’une éducation qui éveille à l’autonomie, à la responsabilité et à la dignité.


Par VIVRE LIBRE

Le sort du monde dépend, en premier lieu, de l’éducation. Dans nos sociétés modernes, en perte de repères spirituels et moraux, s’interroger sur l’éducation des enfants est fondamental, car seule une approche éducative respectueuse de la liberté de conscience leur permet de s’épanouir et d’évoluer harmonieusement.

La leçon de Professeur Hibou* est un outil précieux qui aide les enfants à grandir et à construire leur individualité de façon équilibrée. La spécificité de cette histoire, simple mais profonde, est dans le fait qu’elle éveille au Soi, à l’identité réelle, originelle, dans laquelle chaque être humain naît.

À partir de 3-4 ans, l’enfant prend progressivement conscience de son Moi ; à travers ses multiples expériences avec son environnement, il s’éveille à sa personnalité propre qui est son outil d’expression dans le monde. C’est le moment propice pour commencer à l’éveiller à son identité réelle ‒ le Soi ‒ fondement sacré de toutes les consciences personnelles qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout.

Contrairement aux contes traditionnels dont la fonction était de transmettre des règles morales ‒ imposées par les traditions religieuses ‒ et de mener à la soumission à une autorité extérieure, La leçon de Professeur Hibou exhorte à découvrir l’Autorité intérieure, celle du plan unitaire et impersonnel de la conscience qui s’exprime en chacun de nous à travers la voix intuitive du cœur [...] 


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* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/09/2018 @ 16:17)

Paroles d’enfants : carnets de sagesse  Voir?


Pour mettre en application « La leçon de Professeur hibou »*

En Grande section de maternelle ou au Cours préparatoire, on peut mettre en place des carnets de sagesse sur lesquels les enfants écrivent ce que leur cœur leur dicte pour être sage. C’est en libre service, quand ils veulent ; la maîtresse leur fait le modèle et ils recopient. Les enfants sont très demandeurs et ils écrivent « en attaché » ! Certains préfèrent écrire dans leur carnet plutôt que de sortir en récréation… B. et A. -qui s’entraînent plutôt à faire des bêtises ensemble- sont ravis d’écrire en même temps dans leur carnet. Un jour B. a dicté une phrase que A. a également voulu écrire ; un modèle leur a été donné pour les deux, et B. s’est écrié ; « Trop bien ! ». Quand ils écrivent ainsi, ils sont très sages et attentifs l’un à l’autre, s’attendant pour écrire les mots en même temps.

Une autre fois, I. veut écrire mais elle n’a pas trouvé sa phrase :

-        La maîtresse : Qu’est-ce que ton cœur t’a déjà dit pour être sage ?
-        I. : Il m’a dit beaucoup de chose !
-        La maîtresse : Que veux-tu écrire ?
-        I. : Je ne sais pas. Pour l’instant, je m’assois sur la chaise du silence pour voir…
(au bout d’un moment) J’ai trouvé ! « je suis sage quand j’écoute mon cœur. »

En fin de journée, elle était radieuse et répétait : « J’aime trop l’école ! J’aime trop l’école ! »

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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Paroles d’enfants : carnets de sagesse  Voir?


Pour mettre en application « La leçon de Professeur hibou »*

En Grande section de maternelle ou au Cours préparatoire, on peut mettre en place des carnets de sagesse sur lesquels les enfants écrivent ce que leur cœur leur dicte pour être sage. C’est en libre service, quand ils veulent ; la maîtresse leur fait le modèle et ils recopient. Les enfants sont très demandeurs et ils écrivent « en attaché » ! Certains préfèrent écrire dans leur carnet plutôt que de sortir en récréation… B. et A. -qui s’entraînent plutôt à faire des bêtises ensemble- sont ravis d’écrire en même temps dans leur carnet. Un jour B. a dicté une phrase que A. a également voulu écrire ; un modèle leur a été donné pour les deux, et B. s’est écrié ; « Trop bien ! ». Quand ils écrivent ainsi, ils sont très sages et attentifs l’un à l’autre, s’attendant pour écrire les mots en même temps.

Une autre fois, I. veut écrire mais elle n’a pas trouvé sa phrase :

-        La maîtresse : Qu’est-ce que ton cœur t’a déjà dit pour être sage ?
-        I. : Il m’a dit beaucoup de chose !
-        La maîtresse : Que veux-tu écrire ?
-        I. : Je ne sais pas. Pour l’instant, je m’assois sur la chaise du silence pour voir…
(au bout d’un moment) J’ai trouvé ! « je suis sage quand j’écoute mon cœur. »

En fin de journée, elle était radieuse et répétait : « J’aime trop l’école ! J’aime trop l’école ! »

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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(02/09/2018 @ 12:25)

Chez les tout-petits, les écrans peuvent provoquer des troubles ressemblant à l'autisme  Voir?

Médecin au sein du service public de la petite enfance de l'Essonne, Anne-Lise Ducanta tire la sonnette d'alarme sur les effets néfastes des écrans sur le développement des jeunes enfants.


Par BFMTV

Retards de développement, troubles de la relation, du langage et du comportement... les effets d'une surconsommation des écrans chez les jeunes enfants semblent désastreux si l'on en croit les résultats d'une enquête menée par un médecin de la protection maternelle et infantile (PMI) de l'Essonne, et relatée dans les pages du Figaro.

Anne-Lise Ducanda osculte chaque année des centaines d'enfants de moins de cinq ans, notamment envoyés par les crèches et les écoles maternelles du département. "En 2003, 35 enfants en difficulté m'étaient signalés par les écoles sur 1.000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l'Essonne", se souvient-elle.

"Depuis un an et demi, on m'en a déjà signalé 210 en grande difficulté. Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas. À force d'en voir, j'ai fini par faire le lien avec leur consommation d'écrans", explique-t-elle.

Des troubles qui ressemblent aux symptômes autistiques


Les principaux symptômes observés: regard vide, vocabulaire très restreint, difficultés de communication avec les autres, stéréotypies (comportements répétitifs comme les battements de bras) ou écholalies (répétition mécanique des phrases de son interlocuteur)... à tel point que le docteur Ducanda affirme que ces troubles peuvent être confondus avec "des symptômes autistiques" [...]

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Chez les tout-petits, les écrans peuvent provoquer des troubles ressemblant à l'autisme  Voir?

Médecin au sein du service public de la petite enfance de l'Essonne, Anne-Lise Ducanta tire la sonnette d'alarme sur les effets néfastes des écrans sur le développement des jeunes enfants.


Par BFMTV

Retards de développement, troubles de la relation, du langage et du comportement... les effets d'une surconsommation des écrans chez les jeunes enfants semblent désastreux si l'on en croit les résultats d'une enquête menée par un médecin de la protection maternelle et infantile (PMI) de l'Essonne, et relatée dans les pages du Figaro.

Anne-Lise Ducanda osculte chaque année des centaines d'enfants de moins de cinq ans, notamment envoyés par les crèches et les écoles maternelles du département. "En 2003, 35 enfants en difficulté m'étaient signalés par les écoles sur 1.000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l'Essonne", se souvient-elle.

"Depuis un an et demi, on m'en a déjà signalé 210 en grande difficulté. Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas. À force d'en voir, j'ai fini par faire le lien avec leur consommation d'écrans", explique-t-elle.

Des troubles qui ressemblent aux symptômes autistiques


Les principaux symptômes observés: regard vide, vocabulaire très restreint, difficultés de communication avec les autres, stéréotypies (comportements répétitifs comme les battements de bras) ou écholalies (répétition mécanique des phrases de son interlocuteur)... à tel point que le docteur Ducanda affirme que ces troubles peuvent être confondus avec "des symptômes autistiques" [...]

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(02/09/2018 @ 12:20)

Autisme : les recommandations de la HAS pour un dépistage plus précoce  Voir?

La Haute Autorité de Santé a émis de nouvelles recommandations très attendues afin de rendre plus précoce le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100.


Par Sciences et Avenir avec AFP

La Haute Autorité de santé (HAS) a émis lundi 19 février 2018 de nouvelles recommandations sur le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir. Cette autorité indépendante, qui établit les "recommandations de bonnes pratiques", a fléché le "parcours de l'enfant et de sa famille", "de l'identification des signes d'alerte jusqu'à la consultation dédiée".

Une consultation médicale dans les 3 semaines après un doute

Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l'"inquiétude des parents", ou des professionnels qui s'occupent d'un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale "dans les trois semaines". Si le médecin a une "suspicion" de troubles du spectre de l'autisme (TSA), il doit prescrire une "évaluation par une équipe spécialisée", coordonnée par un médecin, et comprenant des spécialistes notamment en pédopsychiatrie, en action médico-sociale et en pédagogie. Ces TSA touchent 1% de la population, soit 100.000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600.000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.

L'origine n'en est pas connue. Aucun médicament spécifique n'existe. Mais une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux. Le risque, si on ignore qu'un enfant est autiste, est l'aggravation des troubles, et d'autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l'alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social). "Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l'enfant dans son développement", a expliqué la HAS dans un communiqué. "Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner", a-t-elle déploré. Les parents doivent donc être écoutés des "professionnels de première ligne", en contact avec la petite enfance : puéricultrices, éducateurs, enseignants, psychologues, etc [...]


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Autisme : les recommandations de la HAS pour un dépistage plus précoce  Voir?

La Haute Autorité de Santé a émis de nouvelles recommandations très attendues afin de rendre plus précoce le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100.


Par Sciences et Avenir avec AFP

La Haute Autorité de santé (HAS) a émis lundi 19 février 2018 de nouvelles recommandations sur le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir. Cette autorité indépendante, qui établit les "recommandations de bonnes pratiques", a fléché le "parcours de l'enfant et de sa famille", "de l'identification des signes d'alerte jusqu'à la consultation dédiée".

Une consultation médicale dans les 3 semaines après un doute

Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l'"inquiétude des parents", ou des professionnels qui s'occupent d'un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale "dans les trois semaines". Si le médecin a une "suspicion" de troubles du spectre de l'autisme (TSA), il doit prescrire une "évaluation par une équipe spécialisée", coordonnée par un médecin, et comprenant des spécialistes notamment en pédopsychiatrie, en action médico-sociale et en pédagogie. Ces TSA touchent 1% de la population, soit 100.000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600.000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.

L'origine n'en est pas connue. Aucun médicament spécifique n'existe. Mais une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux. Le risque, si on ignore qu'un enfant est autiste, est l'aggravation des troubles, et d'autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l'alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social). "Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l'enfant dans son développement", a expliqué la HAS dans un communiqué. "Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner", a-t-elle déploré. Les parents doivent donc être écoutés des "professionnels de première ligne", en contact avec la petite enfance : puéricultrices, éducateurs, enseignants, psychologues, etc [...]


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(02/09/2018 @ 12:15)

Génération «J’ai le droit» : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»  Voir?

Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...


Propos recueillis par Christel Brigaudeau

Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos. Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école. Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.

La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?
Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument [...]


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Génération «J’ai le droit» : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»  Voir?

Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...


Propos recueillis par Christel Brigaudeau

Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos. Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école. Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.

La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?
Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument [...]


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(02/09/2018 @ 12:05)

Témoignage d'un parent d'élève (19)  Voir?

Par Caroline (maman de Clémence, 6 ans)

Voici ce que Clémence me répond quand je lui demande ce que la leçon du Professeur Hibou* lui a apporté :

« Le Professeur Hibou m’a appris à être plus sage, à écouter ce que dit mon cœur, à être plus gentille avec les copains.
J’ai appris à jouer et à partager avec les copains. Je sais aussi qu’il faut ranger après avoir joué.
J’aimerais donner mon cœur aux autres enfants pour qu’ils apprennent à être sages aussi. Mais je veux garder aussi une partie de mon cœur pour l’écouter.
Mon cœur me suit partout : dans la classe, dans la cantine, dans la cour, chez moi et chez mes copains ; je sais qu’il faut écouter les parents. »

Pour ma part, je trouve qu’elle se concentre assez facilement et plus longuement, notamment sur les exercices d’écriture. Elle est empathique : la cause des animaux et celle des enfants lui tiennent à cœur. Elle est patiente avec les enfants plus petits qu’elle, elle prête davantage ses affaires et elle est douce avec les animaux. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS




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Témoignage d'un parent d'élève (19)  Voir?

Par Caroline (maman de Clémence, 6 ans)

Voici ce que Clémence me répond quand je lui demande ce que la leçon du Professeur Hibou* lui a apporté :

« Le Professeur Hibou m’a appris à être plus sage, à écouter ce que dit mon cœur, à être plus gentille avec les copains.
J’ai appris à jouer et à partager avec les copains. Je sais aussi qu’il faut ranger après avoir joué.
J’aimerais donner mon cœur aux autres enfants pour qu’ils apprennent à être sages aussi. Mais je veux garder aussi une partie de mon cœur pour l’écouter.
Mon cœur me suit partout : dans la classe, dans la cantine, dans la cour, chez moi et chez mes copains ; je sais qu’il faut écouter les parents. »

Pour ma part, je trouve qu’elle se concentre assez facilement et plus longuement, notamment sur les exercices d’écriture. Elle est empathique : la cause des animaux et celle des enfants lui tiennent à cœur. Elle est patiente avec les enfants plus petits qu’elle, elle prête davantage ses affaires et elle est douce avec les animaux. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS




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(15/08/2018 @ 14:11)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/08/les-monstres-existent-mais-ils-sont.html

«  Les monstres existent, mais ils sont trop peu nombreux pour être vraiment dangereux ; ceux qui sont plus dangereux, ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter.  »  (Primo Levy, docteur en chimie, 1919-1987)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/08/les-monstres-existent-mais-ils-sont.html

«  Les monstres existent, mais ils sont trop peu nombreux pour être vraiment dangereux ; ceux qui sont plus dangereux, ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter.  »  (Primo Levy, docteur en chimie, 1919-1987)

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(01/08/2018 @ 17:23)

Ados et porno : l'inquiétante dérive  Voir?

Nos ados sont-ils devenus accros au porno ? Une vaste enquête remise ce vendredi aux parlementaires révèle un phénomène alarmant.


Par Christine Mateus

« Il n’y a jamais eu autant d’individus si proches d’un danger potentiel. » De quelle épée de Damoclès parle le politologue Dominique Reynié ? Des vidéos X. « Chez les 14-15 ans, 8 % regardent du porno plusieurs fois par jour dont 5 % de filles. Ils font leur apprentissage de la sexualité dans les pires conditions », s’alarme-t-il.

Ces résultats proviennent d’une vaste enquête sur les jeunes et les addictions (alcool, tabac, cannabis, écrans…) que nous dévoilons. Parmi ces comportements à risque, le porno, donc.

Réalisés par la Fondation pour l’innovation politique, que Dominique Reynié préside, le Fonds actions addictions et la fondation Gabriel-Péri, ces travaux pointent les risques pour les jeunes consommateurs : crises d’anxiété, troubles du sommeil, perte de l’estime de soi, représentation faussée des rapports sexuels…

Des habitudes qui peuvent aller jusqu’à l’addiction, c’est-à-dire une consommation qu’on ne peut plus maîtriser [...]


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Ados et porno : l'inquiétante dérive  Voir?

Nos ados sont-ils devenus accros au porno ? Une vaste enquête remise ce vendredi aux parlementaires révèle un phénomène alarmant.


Par Christine Mateus

« Il n’y a jamais eu autant d’individus si proches d’un danger potentiel. » De quelle épée de Damoclès parle le politologue Dominique Reynié ? Des vidéos X. « Chez les 14-15 ans, 8 % regardent du porno plusieurs fois par jour dont 5 % de filles. Ils font leur apprentissage de la sexualité dans les pires conditions », s’alarme-t-il.

Ces résultats proviennent d’une vaste enquête sur les jeunes et les addictions (alcool, tabac, cannabis, écrans…) que nous dévoilons. Parmi ces comportements à risque, le porno, donc.

Réalisés par la Fondation pour l’innovation politique, que Dominique Reynié préside, le Fonds actions addictions et la fondation Gabriel-Péri, ces travaux pointent les risques pour les jeunes consommateurs : crises d’anxiété, troubles du sommeil, perte de l’estime de soi, représentation faussée des rapports sexuels…

Des habitudes qui peuvent aller jusqu’à l’addiction, c’est-à-dire une consommation qu’on ne peut plus maîtriser [...]


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(01/08/2018 @ 17:16)

"Béééé éhaaa !" : Quand maman parlait une langue étrangère...  Voir?

Par Danièle Dugelay

Je suis entrée à l’école primaire à plus de six ans, sans passer par la case « école maternelle ». Née en 1940, j’étais très protégée par mes parents. Nous vivions à Paris et il y avait des alertes si nombreuses que la course dans les abris devenait un exercice presque quotidien. Mon père et ma mère avaient donc décidé de me garder près d’eux le plus longtemps possible.

Cependant, avant de me confier à l’école républicaine, ils ont voulu me préparer aux premiers apprentissages. Je semblais être une petite fille sensée, curieuse et intéressée et cela n’aurait pas dû poser de problèmes. Malheureusement, le résultat n’a pas été à la hauteur des espoirs de mes parents.

Je revois encore la scène. Maman vient vers moi, un sourire bienveillant aux lèvres et dans un climat de confiance partagée. Elle prend mes mains dans les siennes, s’assied en face de moi. L’heure semble solennelle. Elle ouvre la bouche : « Danièle, tu es grande maintenant, alors écoute moi bien. » Je la regarde, un peu impressionnée, et j’attends en tendant l’oreille avec application. Ma maman va-t-elle me dire un secret de grandes personnes ? C’est alors que j’entends Maman prononcer :

« Béééé (silence) éhaaaa...(silence), ! »

Ce dernier son est sorti de sa bouche comme un cri de libération. Je la regarde, sidérée : mais en quelle langue me parle-t-elle ? D’habitude, elle s’exprime dans la langue que tout le monde utilise autour de moi. Parfois, elle a parlé patois avec mes grands-parents quand nous sommes allés dans le Limousin de nos ancêtres. J’ai entendu dans le métro des soldats qui parlaient allemand et, plus tard, à la radio, du jazz chanté en anglais, mais cette nouvelle langue utilisée par Maman, non je ne la connais pas.

Ma mère répète plusieurs fois sa formule secrète, puis elle ajoute « Maintenant à toi, répète « Béééé éhaaa… Bâ ! ». Je reste muette, abasourdie … « Mais répète enfin ! ». Je veux bien , mais je ne n’y arrive pas, cela ne veut rien dire, je ne peux pas répéter ce qui n’a pas de signification pour moi. Je reste là, devant elle, les mains dans ses mains, complètement hébétée, les yeux fixes interrogateurs et la bouche ouverte. Mais dans quelle langue me parle-t-elle ? Ma pauvre Maman aurait-elle perdu la raison ? J’ai un peu peur…Je n’ai que six ans. Elle recommence, mais je la sens s’énerver… « Répète, mais répète donc ! » « Béééé éhaaaa, safékoi ? » Je sens l’instant dramatique et je ne comprends pas ce que je dois faire pour soulager ma maman. C’est alors qu’arrive le geste fatal : la seule gifle que j’ai reçue de ma vie ! Avec un cri de désespoir : « Ce n’est pas vrai, tu le fais exprès ! » La gifle laisse une sensation douloureuse sur ma joue, mais je ne lui en veux pas. Par chance, je ne crois pas m’être sentie coupable des larmes que je voyais perler sur ses cils [...]


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"Béééé éhaaa !" : Quand maman parlait une langue étrangère...  Voir?

Par Danièle Dugelay

Je suis entrée à l’école primaire à plus de six ans, sans passer par la case « école maternelle ». Née en 1940, j’étais très protégée par mes parents. Nous vivions à Paris et il y avait des alertes si nombreuses que la course dans les abris devenait un exercice presque quotidien. Mon père et ma mère avaient donc décidé de me garder près d’eux le plus longtemps possible.

Cependant, avant de me confier à l’école républicaine, ils ont voulu me préparer aux premiers apprentissages. Je semblais être une petite fille sensée, curieuse et intéressée et cela n’aurait pas dû poser de problèmes. Malheureusement, le résultat n’a pas été à la hauteur des espoirs de mes parents.

Je revois encore la scène. Maman vient vers moi, un sourire bienveillant aux lèvres et dans un climat de confiance partagée. Elle prend mes mains dans les siennes, s’assied en face de moi. L’heure semble solennelle. Elle ouvre la bouche : « Danièle, tu es grande maintenant, alors écoute moi bien. » Je la regarde, un peu impressionnée, et j’attends en tendant l’oreille avec application. Ma maman va-t-elle me dire un secret de grandes personnes ? C’est alors que j’entends Maman prononcer :

« Béééé (silence) éhaaaa...(silence), ! »

Ce dernier son est sorti de sa bouche comme un cri de libération. Je la regarde, sidérée : mais en quelle langue me parle-t-elle ? D’habitude, elle s’exprime dans la langue que tout le monde utilise autour de moi. Parfois, elle a parlé patois avec mes grands-parents quand nous sommes allés dans le Limousin de nos ancêtres. J’ai entendu dans le métro des soldats qui parlaient allemand et, plus tard, à la radio, du jazz chanté en anglais, mais cette nouvelle langue utilisée par Maman, non je ne la connais pas.

Ma mère répète plusieurs fois sa formule secrète, puis elle ajoute « Maintenant à toi, répète « Béééé éhaaa… Bâ ! ». Je reste muette, abasourdie … « Mais répète enfin ! ». Je veux bien , mais je ne n’y arrive pas, cela ne veut rien dire, je ne peux pas répéter ce qui n’a pas de signification pour moi. Je reste là, devant elle, les mains dans ses mains, complètement hébétée, les yeux fixes interrogateurs et la bouche ouverte. Mais dans quelle langue me parle-t-elle ? Ma pauvre Maman aurait-elle perdu la raison ? J’ai un peu peur…Je n’ai que six ans. Elle recommence, mais je la sens s’énerver… « Répète, mais répète donc ! » « Béééé éhaaaa, safékoi ? » Je sens l’instant dramatique et je ne comprends pas ce que je dois faire pour soulager ma maman. C’est alors qu’arrive le geste fatal : la seule gifle que j’ai reçue de ma vie ! Avec un cri de désespoir : « Ce n’est pas vrai, tu le fais exprès ! » La gifle laisse une sensation douloureuse sur ma joue, mais je ne lui en veux pas. Par chance, je ne crois pas m’être sentie coupable des larmes que je voyais perler sur ses cils [...]


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(01/08/2018 @ 17:07)

Bases erronées des réformes scolaires actuelles  Voir?

Il est grand temps d’exiger un tournant radical


Par Felice Pensatore

Récemment, un article extrait d’un magazine pour parents m’est tombé entre les mains. Il s’intitulait l’«Ecole de demain».1 Partant du Plan d’études 21 et l’enseignement prévu sur les Technologies de l’information et de la communication (TIC) et les médias, l’auteur esquisse le futur quotidien scolaire de nos enfants. Equipés d’une tablette et munis d’accompagnateurs d’apprentissage, ils doivent au moyen d’une gestion numérique des chemins d’apprentissage et d’exercices numériques acquérir leurs compétences dans des classes multiâges et de niveaux mixtes, afin de réussir les tests standardisés souhaités remplaçant à l’avenir l’enseignant pour l’évaluation et la sélection nécessaire pour le passage au prochain niveau.

L’auteur se réfère aux grandes entreprises attendant en arrière-plan, pour proposer sous forme d’abonnements des solutions Cloud, des médias sociaux, des sites Internet interactifs, toutes formes d’applications et de programmes d’apprentissage, des vidéo tutoriaux, du matériel modulaire, le pistage du chemin d’apprentissage et des tests internationaux; le cas échéant, y compris des enseignants spécialisés, qui couvriraient l’offre sur place ou par un coaching à distance. Les corrections seront faites en général de manière automatisée. L’écriture perdra de son importance, car on peut dicter des textes à l’ordinateur et des robots humanoïdes pourraient répondre aux questions, couvrir les besoins émotionnels, chanter et raconter des histoires. Voilà l’article partiellement résumé [...]


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Bases erronées des réformes scolaires actuelles  Voir?

Il est grand temps d’exiger un tournant radical


Par Felice Pensatore

Récemment, un article extrait d’un magazine pour parents m’est tombé entre les mains. Il s’intitulait l’«Ecole de demain».1 Partant du Plan d’études 21 et l’enseignement prévu sur les Technologies de l’information et de la communication (TIC) et les médias, l’auteur esquisse le futur quotidien scolaire de nos enfants. Equipés d’une tablette et munis d’accompagnateurs d’apprentissage, ils doivent au moyen d’une gestion numérique des chemins d’apprentissage et d’exercices numériques acquérir leurs compétences dans des classes multiâges et de niveaux mixtes, afin de réussir les tests standardisés souhaités remplaçant à l’avenir l’enseignant pour l’évaluation et la sélection nécessaire pour le passage au prochain niveau.

L’auteur se réfère aux grandes entreprises attendant en arrière-plan, pour proposer sous forme d’abonnements des solutions Cloud, des médias sociaux, des sites Internet interactifs, toutes formes d’applications et de programmes d’apprentissage, des vidéo tutoriaux, du matériel modulaire, le pistage du chemin d’apprentissage et des tests internationaux; le cas échéant, y compris des enseignants spécialisés, qui couvriraient l’offre sur place ou par un coaching à distance. Les corrections seront faites en général de manière automatisée. L’écriture perdra de son importance, car on peut dicter des textes à l’ordinateur et des robots humanoïdes pourraient répondre aux questions, couvrir les besoins émotionnels, chanter et raconter des histoires. Voilà l’article partiellement résumé [...]


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(01/08/2018 @ 16:59)

Paroles d'enfants : Accompagnement  Voir?

La manière dont l’adulte accompagne l’enfant en utilisant le moyen donné par « La leçon de Professeur Hibou »* est très importante. Exemple.


B. est très sensible à la voix de son cœur, mais il se laisse entraîner par A. qui le pousse à dire et à faire des bêtises. Après un temps de silence, un jour, il a dit : « En fait, moi, je n’écoute pas trop mon cœur parce qu’il y a des enfants qui m’apprennent à faire le fou. »
Un matin, devant sa mère, je lui ai demandé d’écouter son cœur pour savoir s’il pouvait oui ou non continuer à jouer avec A. Il a fermé les yeux et s’est intériorisé. Sa mère était impatiente et lui disait : « Alors ! je te l’ai dit de ne plus jouer avec A… ». Je l’ai invitée à attendre que son fils perçoive la réponse de son cœur. Au bout de quelques instants, il a dit : « Mon cœur m’a dit que je ne devais pas être avec A. dans la classe, et à la récréation, oui, je peux jouer avec lui. » Réponse équilibrée que la mère a reconnue ; elle a pris conscience de la nécessité de laisser le temps à l’enfant dans l’accompagnement.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS



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Paroles d'enfants : Accompagnement  Voir?

La manière dont l’adulte accompagne l’enfant en utilisant le moyen donné par « La leçon de Professeur Hibou »* est très importante. Exemple.


B. est très sensible à la voix de son cœur, mais il se laisse entraîner par A. qui le pousse à dire et à faire des bêtises. Après un temps de silence, un jour, il a dit : « En fait, moi, je n’écoute pas trop mon cœur parce qu’il y a des enfants qui m’apprennent à faire le fou. »
Un matin, devant sa mère, je lui ai demandé d’écouter son cœur pour savoir s’il pouvait oui ou non continuer à jouer avec A. Il a fermé les yeux et s’est intériorisé. Sa mère était impatiente et lui disait : « Alors ! je te l’ai dit de ne plus jouer avec A… ». Je l’ai invitée à attendre que son fils perçoive la réponse de son cœur. Au bout de quelques instants, il a dit : « Mon cœur m’a dit que je ne devais pas être avec A. dans la classe, et à la récréation, oui, je peux jouer avec lui. » Réponse équilibrée que la mère a reconnue ; elle a pris conscience de la nécessité de laisser le temps à l’enfant dans l’accompagnement.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS



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(14/07/2018 @ 11:13)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/07/aucun-probleme-ne-peut-etre-resolu-sans.html

«  Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré.  »  ( Albert Einstein, physicien, 1879-1955)

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«  Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré.  »  ( Albert Einstein, physicien, 1879-1955)

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(01/07/2018 @ 18:20)

A l’école, la République comme leçon de morale  Voir?


Par Bernard. Girard

Il faut vraiment qu’il se sente fort, ce ministre, pour faire réécrire les programmes scolaires – du moins une partie d’entre eux – moins de deux ans après leur entrée en vigueur, confirmant ainsi la brutalité et le dogmatisme qui l’autorisent à tenir pour négligeable le travail et l’investissement qu’ont demandé leur mise en œuvre dans les établissements depuis la rentrée 2016.

Pour ce qui concerne l’EMC (éducation morale et civique), le « projet d’ajustement et de clarification », imbuvable et improbable document de 34 pages commis par un CSP (Conseil supérieur des programmes) aux ordres (1), n’ajuste ni ne clarifie pas grand-chose, mettant au contraire à mal la logique des cycles (cycles 2, 3, 4 = primaire et collège) définie dans la précédente mouture. Si les « attendus de fin de cycle » sont officiellement conservés, ils se déclinent désormais en « repères de progressivité » annuels qui, dans la pratique, les vident de leur signification. Car c’est une idée fixe de Blanquer : comme tous les apprentissages, la morale et le civisme doivent faire l’objet de « traces écrites et d’évaluations » régulières, même si, comme c’est le cas ici, l’exigence tourne à vide et vire plus d’une fois au ridicule [...]


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A l’école, la République comme leçon de morale  Voir?


Par Bernard. Girard

Il faut vraiment qu’il se sente fort, ce ministre, pour faire réécrire les programmes scolaires – du moins une partie d’entre eux – moins de deux ans après leur entrée en vigueur, confirmant ainsi la brutalité et le dogmatisme qui l’autorisent à tenir pour négligeable le travail et l’investissement qu’ont demandé leur mise en œuvre dans les établissements depuis la rentrée 2016.

Pour ce qui concerne l’EMC (éducation morale et civique), le « projet d’ajustement et de clarification », imbuvable et improbable document de 34 pages commis par un CSP (Conseil supérieur des programmes) aux ordres (1), n’ajuste ni ne clarifie pas grand-chose, mettant au contraire à mal la logique des cycles (cycles 2, 3, 4 = primaire et collège) définie dans la précédente mouture. Si les « attendus de fin de cycle » sont officiellement conservés, ils se déclinent désormais en « repères de progressivité » annuels qui, dans la pratique, les vident de leur signification. Car c’est une idée fixe de Blanquer : comme tous les apprentissages, la morale et le civisme doivent faire l’objet de « traces écrites et d’évaluations » régulières, même si, comme c’est le cas ici, l’exigence tourne à vide et vire plus d’une fois au ridicule [...]


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(01/07/2018 @ 18:20)

Violences sexuelles à enfants : le gouvernement penche du côté des auteurs  Voir?

Le gouvernement a adopté son projet de loi (1) sur les violences sexuelles à enfants (2) et sur la protection due aux femmes dans l’espace public.


Par jean-Pierre Rosenczveig

On ne s’attachera pas à la proposition d’allonger les délais de prescription des infractions sexuelles dont les mineurs sont les victimes. Reprenant les conclusions de la mission Flament-Calmette ces dispositions s’imposaient après la loi de 2016 qui a doublé tous les délais de prescription. Si l’on voulait maintenir comme depuis 1998 une protection spécifique des mineurs il fallait aller jusqu’à 30 ans pour les viols sur mineurs. Dont acte.
Sauf à aller – et il est surprenant qu’on n’envisage pas cette hypothèse juridique forte – jusqu’à l’imprescriptibilité, notamment des viols. Pour le coup comme je le développais ici le message politique eut été vraiment fort et marquant quand sous peu l’opinion aura oublié les dispositions sur la prescription qui viendront d’être adoptées. Il s’imposait d’autant plus que l’affaire Polanski (3) a démontré combien nous sommes portés à avoir la mémoire courte s’agissant par ailleurs de crimes dont on sait qu’ils peuvent laminer leurs victimes. Le gouvernement n’a pas osé.

[…]

Il fallait consacrer l’idée de bon sens qu’il n’y a pas égalité physique ou psychologique entre un jeune enfant et un adulte. Sinon à quoi servirait l’idée de majorité. Dans notre approche moderne, les relations sexuelles doivent être consenties par leurs deux partenaires également éclairés. Où est l’égalité entre une gamine de 11 ans et un homme de 28 ans ?

Le gouvernement a raisonné par rapport aux auteurs et non par rapport aux victimes ! Une erreur et une faute.


Puisque certains ont semé la confusion il faut affirmer clairement dans la loi que l’on ne touche pas aux enfants quand on est adulte [...]


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Violences sexuelles à enfants : le gouvernement penche du côté des auteurs  Voir?

Le gouvernement a adopté son projet de loi (1) sur les violences sexuelles à enfants (2) et sur la protection due aux femmes dans l’espace public.


Par jean-Pierre Rosenczveig

On ne s’attachera pas à la proposition d’allonger les délais de prescription des infractions sexuelles dont les mineurs sont les victimes. Reprenant les conclusions de la mission Flament-Calmette ces dispositions s’imposaient après la loi de 2016 qui a doublé tous les délais de prescription. Si l’on voulait maintenir comme depuis 1998 une protection spécifique des mineurs il fallait aller jusqu’à 30 ans pour les viols sur mineurs. Dont acte.
Sauf à aller – et il est surprenant qu’on n’envisage pas cette hypothèse juridique forte – jusqu’à l’imprescriptibilité, notamment des viols. Pour le coup comme je le développais ici le message politique eut été vraiment fort et marquant quand sous peu l’opinion aura oublié les dispositions sur la prescription qui viendront d’être adoptées. Il s’imposait d’autant plus que l’affaire Polanski (3) a démontré combien nous sommes portés à avoir la mémoire courte s’agissant par ailleurs de crimes dont on sait qu’ils peuvent laminer leurs victimes. Le gouvernement n’a pas osé.

[…]

Il fallait consacrer l’idée de bon sens qu’il n’y a pas égalité physique ou psychologique entre un jeune enfant et un adulte. Sinon à quoi servirait l’idée de majorité. Dans notre approche moderne, les relations sexuelles doivent être consenties par leurs deux partenaires également éclairés. Où est l’égalité entre une gamine de 11 ans et un homme de 28 ans ?

Le gouvernement a raisonné par rapport aux auteurs et non par rapport aux victimes ! Une erreur et une faute.


Puisque certains ont semé la confusion il faut affirmer clairement dans la loi que l’on ne touche pas aux enfants quand on est adulte [...]


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(01/07/2018 @ 18:20)

Dernière mise à jour : 16/11/2018 @ 09:03

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