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Solidarité financière

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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


http://reseaueducation.blogspot.com/2015/07/il-ny-que-la-liberte-dagir-et-de-penser.html

«  Il n’y a que la liberté d’agir et de penser qui soit capable de produire de grandes choses.  »  ( Jean le Rond d’Alembert, 1717-1783, Discours préliminaire à l’Encyclopédie)

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(23/07/2015 @ 19:19)

Bienvenu nouveau-né  Voir?

Par Pierre

Un nouveau-né est arrivé. Très heureux de cet évènement, toutes les entités de ce monde viennent le visiter. La première est la famille. “ Oh ! mon petit, que tu es beau ! Tu m’appartiens, dorénavant nous passerons toutes les fêtes ensemble. ” Le nouveau-né lui répondit : “ Je ne peux pas, regarde dans mon cœur j’ai été marqué au fer rouge par la Vie. ” 

Le deuxième est la religion. “ Oh ! mon petit, tu seras un fidèle parmi les fidèles, je te promets le paradis.” Le nouveau-né lui répondit : “ Je serai fidèle à mon seul maître, la Vie. ” 

Le troisième est la République. “ Oh ! mon petit, tu seras un citoyen, grand défenseur des valeurs républicaines. Et puis avec moi tu auras le choix, tu pourras être de gauche ou de droite peu m’importe ! ”

Le quatrième est le sentimentalisme. “ Oh ! mon petit, avec moi tu vivras des émotions fortes, je te ferai connaître le grand amour et même plusieurs si tu veux ! Dans notre société évoluée, tu pourras choisir si tu veux être femme ou homme ou même les deux ! ” 

Le défilé des entités fut encore long et prit des formes encore très différentes. A chaque tentative, le nouveau-né a dit stop et renouvelle son allégeance à la Vie. Puissé-je être ce nouveau-né, choisir entre être esclave ou être libre, ne jamais trahir le seul maitre intérieur, la Vie, ne jamais oublier sa marque imprimée au fer rouge au fond de mon cœur. 

>> publié sur le site de les ateliers de la plume  
 

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(23/07/2015 @ 19:17)

On m'a tout raconté...  Voir?


Par Julie (14 ans)

On m’a tout raconté : les anciennes civilisations, les différentes époques, les immenses pyramides dorées, la découverte des continents, les tribus primitives, les guerres trop nombreuses, les systèmes hiérarchiques dépassés, les anecdotes de l’Histoire, la perruque de Louis XIV, les ravages de la peste, les inventions miraculeuses. 

On m’a tout expliqué : les hommes, la biologie, la philosophie, l’importance du respect, les limites à ne pas dépasser, la grandeur de nos destins, le poids qui pèse sur nos épaules. 

Moi, je ne connais que la pureté, la blancheur des murs d’ici, la simplicité de l’eau qui coule. Et qui a dit que ce n’était pas suffisant ? 

>>  publié sur le site de Les ateliers de la plume

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(23/07/2015 @ 19:11)

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque  Voir?

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront » (René Char)


Par Laurent Ott

Quelles sont les conditions, quelles sont les situations qui expriment l’homme, la personne ? Comment allons nous apprendre à devenir nous mêmes dans un environnement qui nous pousse à la prudence, à la suppression de tout risque et à la conformité et l’appauvrissement des modèles de réussite ? 
Ceux qui ne parviennent plus à trouver de place dans un système économique, social, culturel et politique, semblent osciller entre deux manières de retarder une prise de conscience inévitable. 

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(13/06/2015 @ 20:56)

Les enfants ont besoin d’un enseignement structuré et guidé par le professeur  Voir?


Un regard au delà des frontières s’avère parfois instructif


 Interview du Dr Elke Möller-Nehring, pédopsychiatre

Un regard au delà des frontières s’avère parfois instructif surtout quand il s’agit d’évènements dans notre pays ne touchant ni la tradition, ni les propres racines. Tel est le cas du nouveau Plan d’études 21. Il est intéressant de constater qu’en Bavière, land conservateur, on procède de la même manière qu’en Suisse pour bousculer le système scolaire.

Dans l’interview ci-dessous, Dr Elke Möller-Nehring, pédopsychiatre, démontre des parallèles consternants et évoque l’origine de cette réforme scolaire. 

Horizons et débats : Quelles critiques apportez-vous à ce Plan d’études PLUS bavarois ?

Dr Möller-Nehring : En fait, le Plan d’études PLUS bavarois est la continuation de celui introduit en 2000. Depuis sa mise en application dans l’enseignement, ce plan d’études a eu de telles conséquences que je me suis dit qu’il fallait vraiment regarder de plus près ce qui sera repris et ce qui sera différent dans la nouvelle mouture. 

- A-t-il été facile de s’informer ? 

- Non, pas du tout. Il n’y avait aucune information préalable. Le ministère bavarois de l’instruction publique s’est retranché dans le mutisme, toutes les décisions ont été prises à huis clos. On a eu le droit de le consulter que lorsque le nouveau plan d’études était achevé. 

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(13/06/2015 @ 20:55)

A qui profite le Plan d’études 21 ?  Voir?

Entre-temps, chaque citoyen attentif devrait probablement avoir compris pourquoi nous devons épargner notre jeunesse d’une scolarité avec le Plan d’études 21



Nos enfants, seuls devant leur écran, avec un patch­work de «compétences» sans contenu, doivent sans avoir compris la matière, sans base de connaissances solide, essayer de trouver ou de deviner des solutions à des problèmes peu clairs. Le pire est qu’il leur manque le soutien essentiel d’une relation avec leur enseignant et leur classe et qu’ils seront confrontés à une dure réalité après leur scolarité. Aujourd’hui déjà, beaucoup d’entre eux ne parviennent pas à terminer une formation professionnelle ou une école supérieure à cause de la direction ou plutôt de la non-direction de l’école déjà largement constructiviste – le Plan d’études 21 augmenterait sans aucun doute le nombre de naufragés.

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(13/06/2015 @ 20:53)

Jeux à l'aire libre  Voir?

Courir, grimper, se confronter au risque, le maîtriser… Loin des aires aseptisées au sol en caoutchouc, des terrains d’aventure pour les enfants voient le jour, qui font la part belle à l’imagination et au sens du défi.


Par Julie Pêcheur

Une grappe de gamins part à l’assaut d’une pente en bois vertigineuse, saignée par des toboggans impressionnants, tendue de cordes, interrompue par des escaliers en béton et hérissée de drôles de tuyaux en aluminium. Quelques parents novices tentent d’assister leurs enfants et se retrouvent coincés dans une montée, bras écartés, fesses en arrière, dans un équilibre précaire et un peu ridicule. Les autres ont laissé tomber. Ils observent, perplexes. « La première fois, ça fait bizarre, avoue Ahmed, le père de l’intrépide Chloé, 7 ans. On passe son temps à les perdre et à se demander si on va finir aux urgences ! Mais bon, on s’habitue… » 

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(24/05/2015 @ 09:16)

Vampirisation techno-libérale du management d’école  Voir?

Être directeur d’école a longtemps consisté à être un collègue parmi ses camarades, chargé de la vie administrative et pédagogique de l’école.


Par Jean Astier

Être directeur d’école a longtemps consisté à être un collègue parmi ses camarades, chargé de la vie administrative et pédagogique de l’école. Le directeur était responsable du lien entre l’école et ses partenaires, les parents, la hiérarchie de l’Education Nationale, la municipalité. Il disposait d’une liberté d’initiative certaine si l’école « tournait » et l’information circulait. Désormais, plus rien n’est comme avant. Le projet Référentiel métier des directeurs d’école primaire1 détaille les tâches multiples du directeur. Lisse, presque neutre, ce répertoire énumère la liste accablante des responsabilités du directeur comme si elle avait pour mission de décourager les meilleures volontés à s’engager dans ce sacerdoce. Comme si son objectif était d’amener à la conclusion que la fonction est devenue impossible dans un esprit de solidarité entre collègues unis sur un pied d’égalité et travaillant ensemble dans l’école pour le bien des enfants. Le pendant technologique de cette métamorphose professionnelle prend forme dans une bureautique bureaucratique kafkaïenne. 

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(24/05/2015 @ 09:09)

http://reseaueducation.blogspot.com/2015/04/si-lenfant-est-victime-de-ses-besoins.html

«  Si l’enfant est victime de ses besoins, il se laissera diriger. S’il apprend par contre à maîtriser ses émotions, il prendra le chemin d’une vie sous sa propre responsabilité. »  ( Françoise D. Alsaker, psychologue)

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(24/04/2015 @ 17:47)

Hyperactivité : entretien avec Yann Diener  Voir?

Votre enfant est agité ? Vous vous sentez un peu dépassé ? Pas de problème, on va « gérer » ces « troubles » à coups de cachetons... Ainsi s’avance le traitement psychiatrique contemporain, à rebours de toute prise en compte de la complexité des sujets.


Un entretien avec Yann Diener, auteur de "On agite un enfant - L'Etat, les psychothérapeutes et les psychotropes" aux éditions La fabrique

En arrivant aux États-Unis, Freud aurait dit qu’il apportait la peste aux Américains en glissant la psychanalyse dans ses bagages. En retour, les États-Unis nous amènent aujourd’hui les thérapies cognitivo-comportementales (link is external), avec l’immense marché des « troubles » et des médicaments qu’elles inventent. Dans le champ médico-social, plus particulièrement dans les Centres médico-psychopédagogiques (CMPP) financés par la Sécurité sociale, les psychanalystes qui accueillent des enfants, des adolescents et leurs parents résistent encore à la tentation de considérer leurs patients comme des « fauteurs de troubles » qu’il faudrait « traiter », « évaluer »... « dresser ». 

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(24/04/2015 @ 17:45)

Campagne " Ecrans en veille - Enfants en éveil "  Voir?

Nous vous invitons à rejoindre le mouvement : Écrans en veille-Enfants en éveil



En effet, comme professionnels de l’enfance, vous n’êtes pas sans savoir que de nombreuses recherches démontrent et confirment aujourd’hui les dangers de la télévision plus particulièrement pour les enfants de moins de 3 ans. Ceci est compréhensible au regard du développement des enfants : 

1. Le bébé se développe en mettant en bouche, regardant, touchant, manipulant, jetant, courant, expérimentant, jouant... A travers ces activités, il développe sa motricité fine, ses repères dans l’espace à trois dimensions et sa capacité à interagir avec ce qui l’entoure. Il a besoin d’activités engageant ses dix doigts et l’ensemble de son corps. Les écrans allumés accaparent toute son attention et risquent de le rendre agité, de nuire à sa concentration. Tout ce temps passé devant les écrans, il ne le passe pas à développer des capacités primordiales pour son évolution. 

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(24/04/2015 @ 17:32)

L’informatique scolaire, entre pédagogie et marchés  Voir?

Lorsque je dois résumer en une phrase ma position sur l’introduction des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’école (TICE ), j’ai coutume de dire qu’elles répondent davantage aux pressions des milieux économiques, friands de marchés et de main d’œuvre compétitive, qu’à des besoins pédagogiques. Mais lorsque j’expose ce point de vue, je me fais souvent traiter de « passéiste », voire de « briseur de machine », de luddite du 21e siècle.


Par Nico Hirtt

Pourtant, rien n’est moins vrai. J’appartiens au contraire à une génération qui s’est d’autant plus passionnée pour l’informatique et ses applications qu’elle a assisté à leur éclosion. Lorsque j’étudiais la physique à l’université, au milieu des années 1970, nous passions une grande partie de notre temps libre — et même parfois du temps où nous étions sensés assister aux cours — à perforer des cartes et à relire des listings rédigés dans un langage Fortran aujourd’hui désuet. Il fallait de longues heures de travail, de relecture attentive et de correction méticuleuse, pour aboutir à de petits programmes qui tournaient ensuite sur l’ordinateur central de l’université. On y avait généreusement accordé quelques millisecondes de temps de traitement à chaque étudiant.

On ne s’étonnera donc pas si, quelques années plus tard, alors que je commençais à enseigner les mathématiques dans une école secondaire, je me ruai sur les tout premiers « ordinateurs personnels » arrivant sur le marché et en fis immédiatement acheter quelques uns par mon école. 

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(24/04/2015 @ 17:25)

La privatisation secrète du système de formation public  Voir?

Par Renate Caesar

Dans de nombreux pays européens, des citoyens s’opposent depuis des années aux vagues toujours plus violentes des réformes scolaires. Par ces réformes, on n’envisage pas seulement un renouvèlement nécessaire de quelques domaines mais un remaniement profond du système de formation du pays concerné pour chambouler structures, contenus, objectifs, en un mot : le tout. Le «Plan d’études 21» («Lehrplan 21») en Suisse et la «Réforme scolaire 2015» («Bildungsreform 2015») en Bade-Wurtemberg en sont des exemples. 

La résistance qui se forme n’est pas portée uniquement par les enseignants et les parents mais de plus en plus aussi par des scientifiques, des historiens, des linguistes, des spécialistes littéraires et des chercheurs dans le domaine des programmes d’enseignement. Ce qui les réunit dans leur critique c’est que les réformes envisagées – et malheureusement déjà partiellement appliquées – n’ont aucun sens pédagogique, didactique ou scientifique. 

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(29/03/2015 @ 11:10)

L’école après Charlie : on a mis le doigt dans un engrenage pervers  Voir?

C’est sans doute la première fois de ma carrière que je me sens inquiet, et peut-être même menacé, dans l’exercice de mon métier de professeur de philosophie. Par qui suis-je inquiété ?


Par Steve Balboa

Par des élèves, souvent présentés comme incultes et enfermés dans leurs préjugés ? Non, mes élèves sont ouverts à l’exercice de la pensée et du questionnement. Ils savent apprécier à sa juste valeur le travail qui est le mien, et qui consiste à les aider à exercer leur esprit critique, leur jugement rationnel, afin de combattre toute forme de croyance et de préjugé. 
Qui donc est alors responsable de ce « sentiment d’insécurité » qui m’empêche d’exercer sereinement mon métier ? Etrangement, il s’agit des personnes qui sont précisément chargées de rendre l’exercice de mon métier possible : le ministère de l’Education nationale, ainsi que les rectorats. 
Après les attentats des 7, 8 et 9 janvier, notre ministère et ses administrateurs ont brutalement pris conscience du fait que l’école n’était peut-être pas qu’un outil de formation technique des futurs travailleurs, mais qu’elle pouvait aussi, éventuellement, jouer un rôle dans le développement de l’homme et du citoyen. 

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(29/03/2015 @ 11:05)

http://reseaueducation.blogspot.com/2015/02/quand-une-societe-ne-peut-pas-enseigner.html

«  Quand une société ne peut pas enseigner c’est que cette société ne peut pas s’enseigner, c’est qu’elle a honte, c’est qu’elle a peur de s’enseigner elle-même.  »  ( Charles Péguy, écrivain, 1873-1914)

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(21/02/2015 @ 11:40)

L'obéissance à ses parents : un acte éducatif et libératoire  Voir?

Une éducation insidieuse et vicieuse est en cours, surtout dans les pays les plus matériellement développés. Si l’on ne dénonce pas cette perversion, cet entortillement du sens de l’éducation, alors l’humanité s’enfoncera, jusqu'à engendrer sa propre destruction en chantant le progrès.


Par Simon Magbenga

Il nous paraît nécessaire de le faire, ne serait-ce que pour soutenir ces parents qui, actuellement, doutent ou rejettent un tel système éducatif malsain au vu de ses conséquences graves dans la psychologie enfantine. Psychologie enfantine déroutée et désaxée qui entraîne l’enfant scolarisé à s’ingénier à des jeux de violence, d’irrespect et de tueries de ses propres camarades à l’école. Attitudes sociales de délinquance juvénile de toutes sortes (il faudrait un livre pour les exposer) qui induisent une psychose générale d’insécurité, permettant à ceux qui nous gouvernent de déployer une surveillance inefficace et exagérée, portant atteinte à la liberté du citoyen. 

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(21/02/2015 @ 11:39)

La mort de l’école publique est non seulement programmée mais menée de main ferme  Voir?

" L’attitude de nos élèves est somme toute compréhensible : fils, frères de chômeurs, ils entendent chez eux que l’école est inutile. L’institution, l’établissement, ses “valeurs” et ses officiants sont d’un coup discrédités ", écrit Marion P., professeur de Lettres en Picardie


Par Vincent Ejarque

Sincèrement, je ne peux pas dire que j’ai une vocation de professeur. J’aime faire partager mes goûts à des élèves, mais je n’aime pas professer, c’est-à-dire me placer sur une estrade imaginaire et parler, conduire, en un mot dominer pour amener les élèves là où je l’entends. Je n’ai qu’un but : leur faire aimer les livres ou, beaucoup plus modestement, ne pas les dégoûter de la littérature. 

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(21/02/2015 @ 11:31)

La véritable éducation…  Voir?

 par Krishnamurti

En réalité, nous avons pratiquement tous peur. Nos parents ont peur, nos éducateurs ont peur, les gouvernements et les religions ont peur que nous devenions un individu à part entière, car ils veulent tous que nous restions bien à l’abri au sein de la prison que sont les influences de l’environnement et de la culture. La quête de la vérité ne consiste pas à demeurer dans la prison, mais plutôt à comprendre la prison et à s’en échapper. Il est important que l’éducateur soit éduqué, au vrai sens du terme, autrement dit qu’il connaisse les mécanismes de son propre esprit et de son propre cœur, qu’il se voie tel qu’il est à travers le miroir de la relation. La connaissance de soi est le commencement de la sagesse. La connaissance de soi est l’univers tout entier ; elle embrasse toutes les luttes de l’humanité. 

L’envie, l’ambition, la croyance, l’imitation, sont des indices de peur. Tant que mes désirs coïncident avec les schémas établis, je suis un citoyen respectable. Mais dès que j’ai un désir entier et sortant de la norme, je deviens un danger ; la société veille donc à m’empêcher d’avoir un désir qui aille jusqu’au bout, un désir qui serait l’expression de mon être intégral. L’action d’être est entièrement différente de l’action de devenir. La société rejette la démarche d’être, révolutionnaire, et se préoccupe exclusivement de l’action de devenir, respectable. Mais tout désir qui s’exprime dans une démarche de devenir, qui est une forme d’ambition, reste inaccompli. Tôt ou tard, ce désir est contrarié, empêché, frustré.

 Ce qui crée en moi la peur, ce n’est pas l’inconnu, c’est le fait de m’agripper au connu. Or l’inconnu n’est pas accessible au connu. Si je suis capable de lâcher le connu, de ne pas laisser mes soucis m’accompagner jour après jour, d’heure en heure, d’instant en instant, je verrai que de cette liberté jaillit une vie extraordinaire. La vérité, c’est la vie, et la vie est impermanente. Trois repas par jour, des vêtements, un toit, une vie sexuelle, un travail, des distractions et mon processus de penser – tout ce processus bête et répétitif, ce n’est pas la vie. La vie est affaire de découverte. La fonction de l’éducation est, sans aucun doute, de nous aider à découvrir la vie à chaque instant. 

Pour comprendre les pressions de la tradition et leur résister, ce qu’il nous faut, ce n’est pas de la force, mais de la confiance – cette immense confiance qui nous vient lorsque nous savons réfléchir aux choses par nous-mêmes. Or notre éducation ne nous enseigne pas comment penser, mais quoi penser. Une éducation digne de ce nom a pour rôle de nous aider à penser par nous-mêmes, de sorte que notre propre réflexion soit pour nous la source d’une immense confiance.

 N’ayez aucun de ces idéaux de pureté, de chasteté, de fraternité, de non-violence, et j’en passe, car ils n’ont pas de sens. Ne vous efforcez pas d’être courageux, car ce n’est qu’une réaction à la peur. La peur est là tant que vous voulez être en sécurité – que ce soit dans votre mariage, dans votre travail, dans votre situation, dans vos responsabilités, dans vos idées, dans vos croyances, dans votre relation au monde. Dès l’instant où l’esprit est en quête de sécurité ou de gratification sous une forme quelconque, à un niveau quelconque, la peur est forcément là ; l’important est d’être conscient de ce processus et de le comprendre. L’esprit qui est vif, attentif, qui est libéré de la peur, est un esprit innocent, et seul l’esprit innocent peut comprendre la réalité. 

Extrait : Le Sens du bonheur, Stock.

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(28/01/2015 @ 16:57)

Ces fausses valeurs qui destructurent le tissu social...  Voir?

par Diane


L’intellectualité, les diplômes, l’argent. Voilà tout ce que promeut la société dans laquelle nous vivons. Le développement intellectuel engage dans la course aux diplômes, les diplômes ouvrent la porte à la lutte pour les meilleurs salaires. Fi des goûts naturels et des qualités humaines, tout le monde est un arriviste à sa manière. Tout est trivial, on est content de soi si l’on a la capacité d’être dans la course, on est insatisfait si l’on n’y parvient pas.

Dans la réalité du quotidien, cette échelle de valeur qui ignore la dignité intrinsèque à toute responsabilité humaine, finit par avoir des répercussions inquiétantes. Le travail manuel, les métiers du service, mal rémunérés, sont dépréciés à tel point que ceux qui les exercent méprisent souvent leurs tâches et tentent de les fuir par tous les moyens possibles. Observons quelques exemples concrets dans les écoles où les tout jeunes enfants sont accueillis.

Premier constat : pendant les récréations, qui accepte encore de surveiller les toilettes ? Personne. En maternelle, les petits de trois ans, ne sachant pas s’essuyer, renfilent leur culotte et restent malpropres jusqu’au soir. A l’heure de la sieste, ils pataugent pieds nus ou en chaussettes sur le sol souillé des toilettes. Qui couvre les enfants au dortoir une fois qu’ils sont couchés ? Le climatiseur réglé à fond fait l’affaire sans que quiconque ne songe à en changer régulièrement le filtre. Au lieu de créer une ambiance de calme pour favoriser l’endormissement, à quoi s’occupe-t-on ? A consulter son téléphone portable, à taper ses sms, à passer commande sur Internet. D’autre part, qui aère les pièces où l’on vit à trente toute la journée ? Qui veille à l’ordre et à la propreté des locaux, fait ramasser les papiers et suspendre les vestes aux porte-manteaux ? Plus personne.

Lorsque les soins aux petits sont coupés de la relation humaine dans laquelle ils s’inscrivent, ils perdent leur sens et sont indûment considérés comme dévalorisants. C’est un peu comme si l’on revenait à l’époque où l’on ignorait tout de l’importance de l’hygiène et de la propreté. Cela se fait sentir par des épidémies de gastro-entérite dès le mois de septembre, des grippes et des virus qui se développent jusqu’en mai, et des poux dont on ne sait plus comment se défaire et dont aucune classe, à aucun moment, n’est préservée.

Par ailleurs, la préparation d’une salle de classe avant l’arrivée des élèves, agissant sur l’ambiance et permettant aux enseignants une meilleure disponibilité, est perçue comme superflue. Les instits qui attendent des personnels de service, arrivés dans les locaux tôt le matin, qu’ils ouvrent les portes des classes, tirent les rideaux, allument l’éclairage, remettent en place tables et chaises, sont regardés comme des « assistés ». Bien sûr, les profs peuvent tout faire : ramasser les papiers, tirer les chasses d’eau, aérer les classes, ranger, nettoyer… et ils le font chaque fois que c’est nécessaire. Mais qui donc prépare et conduit la classe ? Peut-on tout faire en même temps et bien ? Enseigner vaut-il plus que de veiller à l’hygiène et au bien-être des enfants ? Les fausses valeurs intellectuelles et lucratives ont perverti les mentalités au point qu’il est convenable, par exemple, de demander à certains personnels de faire des photocopies mais pas d’étaler de la confiture sur des tartines pour préparer un goûter… le photocopieur semble avoir un rapport plus direct avec l’intellectualité valorisante que le pain du boulanger !

Tout cela n’est qu’illusion liée en grande partie à la somme d’argent que l’on gagne en grimpant sur la dite échelle sociale au fur et à mesure que l’on prouve que dans sa tête, il y en a beaucoup ! Ainsi, ce qu’on appelle l’école à double vitesse est combattu parce que l’on accorde moins d’importance à la filière professionnelle, qui ouvre pourtant à des métiers utiles et indispensables, qu’à la voie des longues études menant plus souvent à des impasses. L’intelligence concrète est-elle inférieure à l’intelligence abstraite ? L’agriculteur moins nécessaire que l’énarque ?

Et si l’on essayait de rémunérer tous les métiers à salaire égal ? Imaginons : l’agent d’entretien gagne autant que l’instit, l’instit gagne autant que l’inspecteur, l’inspecteur gagne autant que le recteur, le recteur que le ministre et le ministre autant que le Président de la République… Envierait-on encore la place des uns ou des autres ? Désirerions-nous faire autre chose que ce que nous aimons faire et qui correspond à nos réelles aptitudes et aspirations ? Nous ne chercherions plus à nous rendre important. La vraie satisfaction viendrait du fait de bien faire son travail dans le don de soi et l’attention portée à sa tâche et aux autres. On serait reconnu par ses compétences et ses qualités plutôt que par son compte en banque.

Au lieu d’exalter la dignité humaine, l’intellectualité finit par être avilissante. Elle nous fait croire que l’on se place au-dessus des contingences matérielles alors que l’on s’y enchaîne en se laissant envahir et déborder par elles. La course sur l’échelle des métiers nous place dans une compétition mortifère qui déstructure le tissu social. L’abandon des règles d’hygiène élémentaires nous ramène immanquablement aux maladies et aux épidémies. Quand l’éducation préservera la joie que procure au jeune enfant le fait d’être utile et de servir, le savoir et l’argent perdront leur attrait, et l’on choisira son métier en fonction de ses capacités et de ses aspirations. Les individus seront alors naturellement complémentaires dans une société unifiée.

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(15/12/2014 @ 17:47)

Une enfance sous surveillance  Voir?

Les dispositifs permettant de suivre ses enfants à la trace sont à la mode. Non sans poser de lourdes questions pédagogiques, éthiques et juridiques.


Par Lucie Soullier

Les parents balisent. Des applications permettaient déjà de scruter, depuis son téléphone portable, celui de ses enfants. Les objets physiques se multiplient désormais pour les suivre à la trace, sous la forme d’un innocent porte-clef ourson à géolocalisation, d’un manteau connecté lancé par Gemo ou d’un bracelet électronique. Comment ne pas faire le rapprochement avec le bracelet qui permet aux prisonniers de ne pas être enfermés derrière des barreaux ? Pucer un enfant permet-il de le sortir de l’emprise de parents devenus des geôliers surprotecteurs, comme le souligne Nadia Daam sur Slate ? En le laissant quelques mètres sans une main dans la sienne, mais avec un fil à la patte. 

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(15/12/2014 @ 17:37)

Un produit dangereux dans les foyers : la télé.  Voir?

Un livre, nourri de centaines d’études scientifiques, décrit l’impact de la télé sur la société et sur les capacités intellectuelles.


Par Fabien Ginisty

tv-lobotomie-livre
Affligeant. La télévision est un fléau, c’est scientifique ! Un chercheur en neurosciences a eu la bonne idée de compiler dans un livre les centaines d’études prouvant les effets toxiques du petit écran, mettant fin au mythe de « la télé, bouc émissaire ». 
A la lecture du livre de Michel Desmurget, « TV lobotomie », on se demande comment on peut laisser faire ça. Le constat est tellement accablant que l’on se demande un moment si l’auteur n’est pas de mauvaise foi. Mais au fil des pages, il faut se rendre à l’évidence : l’impact de la télévision est tellement nocif pour la société qu’on se demande pourquoi il n’existe pas un bandeau quand on appuie sur le bouton, du type « la télévision que vous venez d’allumer est dangereuse pour votre santé ». 

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(15/12/2014 @ 17:29)

http://reseaueducation.blogspot.com/2014/11/blog-post.html

«  Vouloir le bien des autres à la place des autres est une forme de violence totalitaire »  ( Michel Maffesoli, sociologue, né en 1944)

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(26/11/2014 @ 19:07)

Les élèves perdants  Voir?

Par Gilles D’Autan

Comment instruire les élèves qui ne comprennent plus rien à l’école et que l’école ne comprend plus ? Au lieu de leur fournir un enseignement à leur portée, on les maintient dans des classes où ils ne progressent pas malgré les quelques palliatifs ou gadgets que l’Éducation nationale expérimente à longueur de réformes. 

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(26/11/2014 @ 19:05)

60 000 postes dans l’éducation, vraiment ?  Voir?

François Hollande avait promis 60 000 postes pour l’école à l’horizon 2017. A la moitié du quinquennat, le ministère de l’éducation nationale reconnaît en avoir créé 3 856 dans l’enseignement public (2 906 dans le primaire et 950 en collèges et lycées).


Par Maryline Baumard

Il s’agit là de vrais postes, d’emplois de titulaires, pérennes, à temps plein devant les élèves – quand l’essentiel des créations faites depuis 2012 concerne des stagiaires. Quelque 28 000 postes consacrés à la formation ont en effet bien vu le jour. Leur nombre autorise le gouvernement à afficher ses « créations massives » et à se féliciter qu’il est bien en route pour les emblématiques 60 000. Sauf qu’un stagiaire ne sera enseignant à temps plein que si un poste de titulaire est créé. 

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(26/11/2014 @ 18:57)

Le dogme de la différenciation en pédagogie  Voir?

Par Stevan Miljevic

La pédagogie différenciée est un vieil héritage de mai 68 toujours en vogue dans les instituts de formation. Dans les Hautes Ecoles de pédagogie (HEP), le bourrage de crâne est intensif : on mange de la différenciation à toutes les sauces. 
Mais qu’est-ce que la différenciation pédagogique? Selon Philippe Perrenoud,* «Différencier, c’est rompre avec la pédagogie frontale, la même leçon, les mêmes exercices pour tous ; c’est surtout mettre en place une organisation du travail et des dispositifs qui placent régulièrement chacun, chacune dans une situation optimale. Cette organisation consiste à utiliser toutes les ressources disponibles, à jouer sur tous les paramètres, pour organiser les activités de telle sorte que chaque élève soit constamment ou du moins très souvent confronté aux situations didactiques les plus fécondes pour lui.»1

 L’intention est louable puisqu’elle consiste à permettre à chaque élève de progresser à son rythme. Pour le faire, les adeptes de la pédagogie différenciée propose d’ajuster l’enseignement aux caractéristiques de chaque élève. Celles-ci varient dans les acquis précédents, les modes de pensées, les motivations à apprendre, les caractéristiques psychologiques etc. Dit simplement, chaque élève n’a pas le même bagage de connaissances ni d’ailleurs les mêmes modes d’apprentissage. Tout du moins selon les adeptes de la méthode. 

Pour pallier à ces différences, certains ont imaginé pouvoir travailler avec des contenus différents pour chaque élève (idem pour des groupes d’élèves). L’idée n’est pas de différencier les objectifs d’apprentissage mais les modes d’acquisition. Ainsi, on peut créer différents ateliers dans une même classe et chaque atelier travaille un aspect bien spécifique du sujet, ou alors faire varier un peu les supports de cours en prenant en compte les différences individuelles entre élèves. 

Tout cela parait bien intéressant. Sur le papier en tout cas. Car dans la pratique, on est bien loin du compte et ce pour plusieurs raisons. 

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(23/10/2014 @ 10:25)

Dernière mise à jour : 04/08/2015 @ 07:59

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