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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


La transformation des enfants éveillés à l'Intelligence du coeur  Voir?

Par Diane

Il est un fait reconnu dans notre société en mutation : les enfants sont de plus en plus difficiles à gérer et les adultes qui s’en occupent de plus en plus désemparés. Entre l’autoritarisme blessant et le laxisme lénifiant, l’éducation se cherche. Depuis trois ans que je mets en application dans ma classe multi-âges de maternelle « La leçon de Professeur Hibou »*, qui exhorte à écouter la voix intérieure de notre conscience, je découvre avec joie un nouveau mode d’accompagnement de l’enfant sur son chemin de vie qui respecte sa liberté de conscience tout en l’empêchant de s’égarer. Par voie de conséquence, je constate que le climat de la classe change radicalement et que s’épanouissent naturellement la solidarité, l’entraide et le partage.

L’histoire « La leçon de Professeur Hibou » est parfaitement adaptée aux enfants de trois à huit ans et son message clairement perceptible : la réponse aux situations rencontrées sur le chemin de notre évolution est en soi. Logiquement, cela veut dire aussi que tout ce que l’on apprend pour développer son pouvoir sur le monde doit s’accompagner de cet éveil à l’Intelligence du cœur qui nous en inspire le bon emploi. Les enfants le comprennent très bien et ils montrent une motivation décuplée pour les apprentissages ayant pour support l’histoire et ses personnages. Quand leur cœur s’ouvre, tout prend un sens et ils se mettent à « adorer l’école » comme ils aiment à le répéter.

Dès la première lecture, même si c’est à des degrés différents, tous les enfants sont sensibles à l’histoire. La majorité d’entre eux perçoivent comme S., petite fille de trois ans : « Ça m’a appris à sentir mon cœur. » Leur cœur s’éveille car leur conscience n’est pas encore encombrée par toutes les croyances et les valeurs que le monde adulte cherche à leur imposer. Leur cœur, ils peuvent le décrire comme une très grosse boule de lumière multicolore qui prend tout l’espace de leur corps et même au-delà… Une chose est sûre, c’est que pour eux c’est une réalité vécue et que « ça » leur parle parfois très fort pour leur dire ce qu’ils ont à faire ou à ne pas faire.

La transformation qui s’ensuit dépend de la maturité individuelle mais aussi de l’accompagnement des adultes et surtout de leur constance dans le fait de renvoyer, en toute circonstance, l’enfant à lui-même. Pour l’éducateur, il s’agit non plus de contrôler par l’extérieur mais de demander aux enfants d’écouter leur cœur, d’aider si nécessaire à les mettre en condition d’écoute, de calme et de confiance, de formuler éventuellement la question à poser en eux-mêmes.

Ce respect fondamental de la liberté de conscience de l’enfant en tant qu’être conscient à part entière, demande de ne pas chercher à le contraindre avant de lui demander son adhésion. Certains enfants ne sont pas prêts à assumer cette responsabilité d’obéir à leur conscience. Cela ne dépend pas de l’âge mais le plus souvent de leur maturité affective. Les enfants auxquels on n’a pas su imposer des limites et des règles, les enfants qui vivent des situations de stress important ou que l’on n’aide pas à prendre leurs distances vis-à-vis des dépendances affectives, ceux qui font ce qu’ils veulent et surtout font marcher les adultes sur la tête, ceux-là ont des difficultés pour accéder à leur autonomie intérieure ; ils ne sont pas en mesure d’obéir à ce qui leur est dicté du dedans. Ils doivent alors commencer par écouter les adultes référents. Là aussi, on doit accepter ce qui est exprimé : « Moi, je ne touche pas à mon cœur ! » ou « Mon cœur ne me parle pas. » ou « Il dort. ». Ces expressions traduisent en réalité une reconnaissance intuitive d’un domaine qui, pour l’instant, leur échappe, leur fait peur ou bien les avertit subtilement : « C’est fini de faire le malin ! ». Ces enfants évoluent ou lâchent prise en voyant les autres s’épanouir.

Une fois leur cœur touché, la plupart des élèves mettent sur le champ en application. C. : « J’ai compris qu’il fallait être sage partout. Quand on a envie de faire des bêtises, il faut dire non à sa tête. » Et cet autre petit garçon M. – dont les parents désespérés pensaient qu’il allait finir délinquant – qui, après avoir entendu l’histoire, fonce dans la cour voir son ancienne maîtresse et lui dit : « Ça y est ! maintenant, je suis sage, j’écoute mon cœur ! » ou encore N. qui, l’année suivant le travail autour de Professeur Hibou, va trouver son enseignante pour lui expliquer : « J’ai donné des coups de pieds à L. Je suis allé m’asseoir dans la cour. J’ai fait le calme, et mon cœur m’a dit qu’il ne fallait pas faire ça. Après, j’ai été complètement sage. »

La transformation peut être définitive : certains travers contre lesquels les adultes s’opposent parfois en vain disparaissent ; ou bien ce mouvement de bascule dans la conscience se renouvelle dans l’instant chaque fois que l’enfant reprend contact avec ses énergies intérieures, symbolisées par le cœur. C’est clairement visible pour celui qui observe ce qui se passe : l’enfant se détend, le visage s’épanouit et les yeux retrouvent leur éclat. Il ne joue pas à quelque chose, il ne fait pas semblant pour faire plaisir, il vit pleinement ce contact avec sa dimension profonde.

Avec ce moyen, la résolution des conflits est des plus efficaces. Chaque élève impliqué se remet lui-même en question en cessant d’accuser les autres et lorsqu’ils partagent ce que leur cœur leur a dit à chacun, la solution est là, dans la complémentarité des réponses, et la situation est totalement apaisée. Les enfants concernés deviennent alors les meilleurs amis du monde.

J’ai constaté également que le degré de présence aux autres et à l’environnement augmente de manière significative quand les enfants sont reliés à leur cœur. Ils voient autour d’eux là où il faut intervenir : retenir une porte qui va claquer, aider un petit à remettre ses chaussures, soulager un enfant malade, aider à ramasser, à ranger, à nettoyer… Il y a des manifestations de solidarité qui font rêver au monde à venir : Dans la cour, S. heurte une haie avec son vélo ; comme convenu dans cette situation, il va poser son vélo pour le reste de la récréation. G. son copain le voit, sans hésiter il va lui-même poser son vélo en exhortant tous les copains : « Allez, on range tous nos vélos, et on continue à jouer ensemble avec S. ! »

Très vite, ils sont préoccupés par l’état du monde et se demandent si leur cœur va rester ouvert. V., 5 ans, analyse : « Quand on est adulte et qu’on n’écoute pas son cœur, on a le cœur qui bat, mais pas le cœur qui parle. » Et une fillette de demander : « Quand on est mort, est-ce que le cœur est vivant ? » Réponse de V. : « Le cœur ne bat plus, mais le Cœur est toujours vivant. »

En permettant aux nouvelles générations de trouver la référence intérieure universelle, on transforme l’état d’esprit de l’être humain. Il ne fait pas de doute que l’ancien monde – dont nous, adultes, faisons partie – disparaîtra avec toute ses incohérences, ses injustices et ses souffrances, pour laisser place à une existence nouvelle dont le sens sera clair pour tous. Aujourd’hui, il est impératif que toute éducation à quelque niveau que ce soit prenne en compte l’éveil à l’Intelligence du cœur.


Référence

 * "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS 

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La transformation des enfants éveillés à l'Intelligence du coeur  Voir?

Par Diane

Il est un fait reconnu dans notre société en mutation : les enfants sont de plus en plus difficiles à gérer et les adultes qui s’en occupent de plus en plus désemparés. Entre l’autoritarisme blessant et le laxisme lénifiant, l’éducation se cherche. Depuis trois ans que je mets en application dans ma classe multi-âges de maternelle « La leçon de Professeur Hibou »*, qui exhorte à écouter la voix intérieure de notre conscience, je découvre avec joie un nouveau mode d’accompagnement de l’enfant sur son chemin de vie qui respecte sa liberté de conscience tout en l’empêchant de s’égarer. Par voie de conséquence, je constate que le climat de la classe change radicalement et que s’épanouissent naturellement la solidarité, l’entraide et le partage.

L’histoire « La leçon de Professeur Hibou » est parfaitement adaptée aux enfants de trois à huit ans et son message clairement perceptible : la réponse aux situations rencontrées sur le chemin de notre évolution est en soi. Logiquement, cela veut dire aussi que tout ce que l’on apprend pour développer son pouvoir sur le monde doit s’accompagner de cet éveil à l’Intelligence du cœur qui nous en inspire le bon emploi. Les enfants le comprennent très bien et ils montrent une motivation décuplée pour les apprentissages ayant pour support l’histoire et ses personnages. Quand leur cœur s’ouvre, tout prend un sens et ils se mettent à « adorer l’école » comme ils aiment à le répéter.

Dès la première lecture, même si c’est à des degrés différents, tous les enfants sont sensibles à l’histoire. La majorité d’entre eux perçoivent comme S., petite fille de trois ans : « Ça m’a appris à sentir mon cœur. » Leur cœur s’éveille car leur conscience n’est pas encore encombrée par toutes les croyances et les valeurs que le monde adulte cherche à leur imposer. Leur cœur, ils peuvent le décrire comme une très grosse boule de lumière multicolore qui prend tout l’espace de leur corps et même au-delà… Une chose est sûre, c’est que pour eux c’est une réalité vécue et que « ça » leur parle parfois très fort pour leur dire ce qu’ils ont à faire ou à ne pas faire.

La transformation qui s’ensuit dépend de la maturité individuelle mais aussi de l’accompagnement des adultes et surtout de leur constance dans le fait de renvoyer, en toute circonstance, l’enfant à lui-même. Pour l’éducateur, il s’agit non plus de contrôler par l’extérieur mais de demander aux enfants d’écouter leur cœur, d’aider si nécessaire à les mettre en condition d’écoute, de calme et de confiance, de formuler éventuellement la question à poser en eux-mêmes.

Ce respect fondamental de la liberté de conscience de l’enfant en tant qu’être conscient à part entière, demande de ne pas chercher à le contraindre avant de lui demander son adhésion. Certains enfants ne sont pas prêts à assumer cette responsabilité d’obéir à leur conscience. Cela ne dépend pas de l’âge mais le plus souvent de leur maturité affective. Les enfants auxquels on n’a pas su imposer des limites et des règles, les enfants qui vivent des situations de stress important ou que l’on n’aide pas à prendre leurs distances vis-à-vis des dépendances affectives, ceux qui font ce qu’ils veulent et surtout font marcher les adultes sur la tête, ceux-là ont des difficultés pour accéder à leur autonomie intérieure ; ils ne sont pas en mesure d’obéir à ce qui leur est dicté du dedans. Ils doivent alors commencer par écouter les adultes référents. Là aussi, on doit accepter ce qui est exprimé : « Moi, je ne touche pas à mon cœur ! » ou « Mon cœur ne me parle pas. » ou « Il dort. ». Ces expressions traduisent en réalité une reconnaissance intuitive d’un domaine qui, pour l’instant, leur échappe, leur fait peur ou bien les avertit subtilement : « C’est fini de faire le malin ! ». Ces enfants évoluent ou lâchent prise en voyant les autres s’épanouir.

Une fois leur cœur touché, la plupart des élèves mettent sur le champ en application. C. : « J’ai compris qu’il fallait être sage partout. Quand on a envie de faire des bêtises, il faut dire non à sa tête. » Et cet autre petit garçon M. – dont les parents désespérés pensaient qu’il allait finir délinquant – qui, après avoir entendu l’histoire, fonce dans la cour voir son ancienne maîtresse et lui dit : « Ça y est ! maintenant, je suis sage, j’écoute mon cœur ! » ou encore N. qui, l’année suivant le travail autour de Professeur Hibou, va trouver son enseignante pour lui expliquer : « J’ai donné des coups de pieds à L. Je suis allé m’asseoir dans la cour. J’ai fait le calme, et mon cœur m’a dit qu’il ne fallait pas faire ça. Après, j’ai été complètement sage. »

La transformation peut être définitive : certains travers contre lesquels les adultes s’opposent parfois en vain disparaissent ; ou bien ce mouvement de bascule dans la conscience se renouvelle dans l’instant chaque fois que l’enfant reprend contact avec ses énergies intérieures, symbolisées par le cœur. C’est clairement visible pour celui qui observe ce qui se passe : l’enfant se détend, le visage s’épanouit et les yeux retrouvent leur éclat. Il ne joue pas à quelque chose, il ne fait pas semblant pour faire plaisir, il vit pleinement ce contact avec sa dimension profonde.

Avec ce moyen, la résolution des conflits est des plus efficaces. Chaque élève impliqué se remet lui-même en question en cessant d’accuser les autres et lorsqu’ils partagent ce que leur cœur leur a dit à chacun, la solution est là, dans la complémentarité des réponses, et la situation est totalement apaisée. Les enfants concernés deviennent alors les meilleurs amis du monde.

J’ai constaté également que le degré de présence aux autres et à l’environnement augmente de manière significative quand les enfants sont reliés à leur cœur. Ils voient autour d’eux là où il faut intervenir : retenir une porte qui va claquer, aider un petit à remettre ses chaussures, soulager un enfant malade, aider à ramasser, à ranger, à nettoyer… Il y a des manifestations de solidarité qui font rêver au monde à venir : Dans la cour, S. heurte une haie avec son vélo ; comme convenu dans cette situation, il va poser son vélo pour le reste de la récréation. G. son copain le voit, sans hésiter il va lui-même poser son vélo en exhortant tous les copains : « Allez, on range tous nos vélos, et on continue à jouer ensemble avec S. ! »

Très vite, ils sont préoccupés par l’état du monde et se demandent si leur cœur va rester ouvert. V., 5 ans, analyse : « Quand on est adulte et qu’on n’écoute pas son cœur, on a le cœur qui bat, mais pas le cœur qui parle. » Et une fillette de demander : « Quand on est mort, est-ce que le cœur est vivant ? » Réponse de V. : « Le cœur ne bat plus, mais le Cœur est toujours vivant. »

En permettant aux nouvelles générations de trouver la référence intérieure universelle, on transforme l’état d’esprit de l’être humain. Il ne fait pas de doute que l’ancien monde – dont nous, adultes, faisons partie – disparaîtra avec toute ses incohérences, ses injustices et ses souffrances, pour laisser place à une existence nouvelle dont le sens sera clair pour tous. Aujourd’hui, il est impératif que toute éducation à quelque niveau que ce soit prenne en compte l’éveil à l’Intelligence du cœur.


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(15/02/2020 @ 08:34)

http://reseaueducation.blogspot.com/2020/02/blog-post.html

«  Savez-vous quel est le plus sûr moyen de rendre votre enfant misérable ? C'est de l'accoutumer à tout obtenir  »  (Jean-Jacques Rousseau, écrivain, philosophe, 1712 - 1778)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2020/02/blog-post.html

«  Savez-vous quel est le plus sûr moyen de rendre votre enfant misérable ? C'est de l'accoutumer à tout obtenir  »  (Jean-Jacques Rousseau, écrivain, philosophe, 1712 - 1778)

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(01/02/2020 @ 17:14)

Le tracteur abandonné ou réflexions à propos de l’éducation  Voir?

Par Eliane Perret, enseignante spécialisée et psychologue

Récemment, alors que je rentrai peu après la tombée de la nuit à la maison, j’ai découvert au bord de la route un petit tracteur: un engin en plastique pour s’assoir dessus et pour conduire, comme tant d’enfants souhaitent en avoir. Je m’imaginai la façon dont un enfant aux yeux pétillants avait déballé ce cadeau lors de son anniversaire. Maintenant, ce véhicule a déjà parcouru de nombreux trajets. L’image de ce tracteur ne m’a plus quittée et a nourri mes réflexions.

Les bonnes habitudes, un trésor pour la vie


Pourquoi le tracteur se trouvait-il seul au bord de la route? Et comment retournera-t-il à la maison? Quelqu’un devait en être responsable; comme pour beaucoup d’autres choses dans la vie aussi. Quelques enfants me sont venus à l’esprit. Nous sommes au travail et avons besoin d’une paire de ciseaux. Une première question fuse: «Où sont mes ciseaux?» Je dois réprimer l’impulsion de faire une recherche avec mes yeux. Et effectivement, l’enfant ayant posé la question s’active et commence lui-même à chercher dans ses affaires et à réfléchir où il a bien pu utiliser ses ciseaux la dernière fois. Rapidement, il les retrouve et le travail peut continuer. Très bien, car ces situations apparemment anodines posent le fondement d’une autonomie et d’une responsabilité adaptées à l’âge (une chose exigée à l’heure actuelle trop souvent des enfants au mauvais endroit). Et le tracteur? Le petit propriétaire de ce véhicule n’a-t-il pas appris à s’occuper de ses affaires, d’en prendre soin et de les ranger consciencieusement? De remplir ses obligations jusqu’au bout, également en jouant? Ce serait une habitude très utile pour sa vie future! Elle naît en développant de petits filaments que l’on peut entrelacer ensemble pour créer un fil robuste donnant sécurité et appui. Comment apprend-on cela [...]


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Le tracteur abandonné ou réflexions à propos de l’éducation  Voir?

Par Eliane Perret, enseignante spécialisée et psychologue

Récemment, alors que je rentrai peu après la tombée de la nuit à la maison, j’ai découvert au bord de la route un petit tracteur: un engin en plastique pour s’assoir dessus et pour conduire, comme tant d’enfants souhaitent en avoir. Je m’imaginai la façon dont un enfant aux yeux pétillants avait déballé ce cadeau lors de son anniversaire. Maintenant, ce véhicule a déjà parcouru de nombreux trajets. L’image de ce tracteur ne m’a plus quittée et a nourri mes réflexions.

Les bonnes habitudes, un trésor pour la vie


Pourquoi le tracteur se trouvait-il seul au bord de la route? Et comment retournera-t-il à la maison? Quelqu’un devait en être responsable; comme pour beaucoup d’autres choses dans la vie aussi. Quelques enfants me sont venus à l’esprit. Nous sommes au travail et avons besoin d’une paire de ciseaux. Une première question fuse: «Où sont mes ciseaux?» Je dois réprimer l’impulsion de faire une recherche avec mes yeux. Et effectivement, l’enfant ayant posé la question s’active et commence lui-même à chercher dans ses affaires et à réfléchir où il a bien pu utiliser ses ciseaux la dernière fois. Rapidement, il les retrouve et le travail peut continuer. Très bien, car ces situations apparemment anodines posent le fondement d’une autonomie et d’une responsabilité adaptées à l’âge (une chose exigée à l’heure actuelle trop souvent des enfants au mauvais endroit). Et le tracteur? Le petit propriétaire de ce véhicule n’a-t-il pas appris à s’occuper de ses affaires, d’en prendre soin et de les ranger consciencieusement? De remplir ses obligations jusqu’au bout, également en jouant? Ce serait une habitude très utile pour sa vie future! Elle naît en développant de petits filaments que l’on peut entrelacer ensemble pour créer un fil robuste donnant sécurité et appui. Comment apprend-on cela [...]


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(01/02/2020 @ 17:14)

Le bruit dans la classe  Voir?

Par Mathieu

La question du volume sonore dans la classe se pose régulièrement lors de discussions entre collègues, et plus encore si l’on envisage de modifier ses pratiques pour aller vers un fonctionnement plus coopératif. Ainsi, différentes inquiétudes sont en général présentées à l’évocation du développement des libertés par exemple. Le bruit serait pour certain-e-s l’indicateur d’une classe qui travaille car naturellement, les échanges entre pairs voire les déplacements, entraîneraient un niveau sonore élevé. C’est l’image de la ruche qui bourdonne (et parfois davantage).

Ce problème du contrôle du niveau sonore me paraît parfois révélateur d’une impasse dans laquelle nous sommes tou-te-s tenté-e-s de nous engouffrer : celle du laisser-faire face à une classe qui chercherait avec constance la voie de l’auto-organisation. Il me semble au contraire que la capacité pour les élèves à faire usage de leur liberté dans un cadre accueillant pour tou-te-s dépend d’une structuration forte de la classe, notamment du point de vue disciplinaire. C’est aussi dans la pagaille que pourront se cacher les conflits voire les violences entre élèves, nous laissant alors souvent incapables de démêler les causes du désordre.
D’autre part, le bruit dans la classe participe souvent au développement d’une souffrance chez certains profs. La situation mérite donc qu’on ne se résigne pas à choisir entre calme et développement de pratiques émancipatrices pour les élèves.

Même si en éducation prioritaire on suppose que beaucoup de nos élèves ne sont pas familiarisé-e-s avec le silence, ou tout au moins le calme de par leur environnement personnel, il semble évident que tou-te-s ne sont pas capables de se concentrer dans un environnement bruyant, qui plus est lorsque les activités en cours les confrontent à leurs difficultés.
Inversement, une classe dans laquelle seule la voix de l’enseignant-e rythmerait les différentes phases de l’heure, pourrait difficilement laisser envisager une quelconque entreprise d’émancipation pour les élèves tant ceux-ci seraient réduit-e-s à une posture de réceptacles passifs pour les savoirs. On pourrait alors conclure que ni le silence ni le bruit ne peuvent être les indicateurs d’une classe au travail.

Le problème qui se pose alors est le suivant : comment permettre le développement de libertés chez les élèves (en terme de travail, d’échanges, de déplacements...), sans pour autant transformer sa classe en piste d’atterrissage d’aéroport [...]


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Le bruit dans la classe  Voir?

Par Mathieu

La question du volume sonore dans la classe se pose régulièrement lors de discussions entre collègues, et plus encore si l’on envisage de modifier ses pratiques pour aller vers un fonctionnement plus coopératif. Ainsi, différentes inquiétudes sont en général présentées à l’évocation du développement des libertés par exemple. Le bruit serait pour certain-e-s l’indicateur d’une classe qui travaille car naturellement, les échanges entre pairs voire les déplacements, entraîneraient un niveau sonore élevé. C’est l’image de la ruche qui bourdonne (et parfois davantage).

Ce problème du contrôle du niveau sonore me paraît parfois révélateur d’une impasse dans laquelle nous sommes tou-te-s tenté-e-s de nous engouffrer : celle du laisser-faire face à une classe qui chercherait avec constance la voie de l’auto-organisation. Il me semble au contraire que la capacité pour les élèves à faire usage de leur liberté dans un cadre accueillant pour tou-te-s dépend d’une structuration forte de la classe, notamment du point de vue disciplinaire. C’est aussi dans la pagaille que pourront se cacher les conflits voire les violences entre élèves, nous laissant alors souvent incapables de démêler les causes du désordre.
D’autre part, le bruit dans la classe participe souvent au développement d’une souffrance chez certains profs. La situation mérite donc qu’on ne se résigne pas à choisir entre calme et développement de pratiques émancipatrices pour les élèves.

Même si en éducation prioritaire on suppose que beaucoup de nos élèves ne sont pas familiarisé-e-s avec le silence, ou tout au moins le calme de par leur environnement personnel, il semble évident que tou-te-s ne sont pas capables de se concentrer dans un environnement bruyant, qui plus est lorsque les activités en cours les confrontent à leurs difficultés.
Inversement, une classe dans laquelle seule la voix de l’enseignant-e rythmerait les différentes phases de l’heure, pourrait difficilement laisser envisager une quelconque entreprise d’émancipation pour les élèves tant ceux-ci seraient réduit-e-s à une posture de réceptacles passifs pour les savoirs. On pourrait alors conclure que ni le silence ni le bruit ne peuvent être les indicateurs d’une classe au travail.

Le problème qui se pose alors est le suivant : comment permettre le développement de libertés chez les élèves (en terme de travail, d’échanges, de déplacements...), sans pour autant transformer sa classe en piste d’atterrissage d’aéroport [...]


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(01/02/2020 @ 17:14)

Enquête "conditions de travail" du SE-Unsa : les résultats  Voir?

Le SE-Unsa a interrogé plus de 7500 enseignants des lycées et des collèges sur leur vie quotidienne au travail : ont fait l'objet de cette étude leurs espaces et leur temps de repos, l’équipement des salles, leur santé et leurs arrêts de travail, leur utilisation du registre santé et sécurité ou encore leurs problèmes de voix ou d’audition.


Par le syndicat SE-UNSA

Et les résultats alors ?

Ils sont inquiétants. Il est temps de parler des risques psychosociaux dans l’Éducation nationale quand 77 % des collègues ont du mal à concilier leur vie professionnelle et personnelle, quand l’activité professionnelle a des répercussions sur le sommeil pour 76 % des répondants à l’enquête, ou quand ils jugent le métier, certes passionnant à 30 %, mais aussi épuisant à 27%, stressant à 23 % et décourageant à 22 %.

Il est temps de parler de la santé des enseignants quand dans l’enquête, 51 % des collègues indiquent avoir déjà eu un arrêt de travail lié à leur activité professionnelle, quand 46 % ont régulièrement des problèmes de voix et 32 % des problèmes d’audition. Ils souhaitent d’ailleurs pour 87 % d’entre eux une visite médicale régulière et pour 74 % un aménagement de leur fin de carrière.

Il est temps de parler du moral des profs ! 48 % ne se sentent pas soutenus par leur hiérarchie, 37 % ne se sentent pas soutenus par les familles des élèves, 12 % envisagent une réorientation professionnelle à court terme et 19 % à moyen terme. Pour 90 % d’entre eux leur charge de travail augmente d’année en année et ils dénoncent souvent le travail d’évaluation et le travail « administratif » croissants [...]


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Enquête "conditions de travail" du SE-Unsa : les résultats  Voir?

Le SE-Unsa a interrogé plus de 7500 enseignants des lycées et des collèges sur leur vie quotidienne au travail : ont fait l'objet de cette étude leurs espaces et leur temps de repos, l’équipement des salles, leur santé et leurs arrêts de travail, leur utilisation du registre santé et sécurité ou encore leurs problèmes de voix ou d’audition.


Par le syndicat SE-UNSA

Et les résultats alors ?

Ils sont inquiétants. Il est temps de parler des risques psychosociaux dans l’Éducation nationale quand 77 % des collègues ont du mal à concilier leur vie professionnelle et personnelle, quand l’activité professionnelle a des répercussions sur le sommeil pour 76 % des répondants à l’enquête, ou quand ils jugent le métier, certes passionnant à 30 %, mais aussi épuisant à 27%, stressant à 23 % et décourageant à 22 %.

Il est temps de parler de la santé des enseignants quand dans l’enquête, 51 % des collègues indiquent avoir déjà eu un arrêt de travail lié à leur activité professionnelle, quand 46 % ont régulièrement des problèmes de voix et 32 % des problèmes d’audition. Ils souhaitent d’ailleurs pour 87 % d’entre eux une visite médicale régulière et pour 74 % un aménagement de leur fin de carrière.

Il est temps de parler du moral des profs ! 48 % ne se sentent pas soutenus par leur hiérarchie, 37 % ne se sentent pas soutenus par les familles des élèves, 12 % envisagent une réorientation professionnelle à court terme et 19 % à moyen terme. Pour 90 % d’entre eux leur charge de travail augmente d’année en année et ils dénoncent souvent le travail d’évaluation et le travail « administratif » croissants [...]


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(01/02/2020 @ 17:14)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (26)  Voir?

Par Christelle (maman de C., 6 ans)

Chloé est une petite fille très créative et très sensible. A priori, l’année précédente elle avait déjà entendu l’histoire de Professeur Hibou*, mais elle ne l’a jamais évoquée. Son entrée en Grande Section a changé les choses. L’enseignante a su faire vivre cette expérience aux enfants. Leur faire confiance pour qu’ils prennent les bonnes décisions. Et si au début nous étions sceptiques, au fil de l’année Chloé a réinvesti ce qu’elle vivait en classe à la maison. Tout le monde dans la famille connait l’histoire.

Son personnage préféré est Professeur Hibou... Au-delà du support qu’a pu être cette histoire, Chloé a pris confiance en son jugement et sans aucun doute cela contribue à ce qu’elle soit une petite fille épanouie. Cela contribue aussi à développer son empathie envers ses camarades et peut-être, le plus difficile pour tous, à apprendre et à reconnaître que ce n'est pas que la faute des autres.... Je suis certaine que ces apprentissages qui dépassent les apprentissages académiques sont les bases du vivre ensemble et je suis très contente que Chloé ait pu expérimenter tout ceci. Je reste néanmoins persuadée que cela dépend également de l’investissement, des qualités humaines, et des valeurs de l’enseignant. Je remercie la maîtresse pour cette ouverture à soi et aux autres qu’elle a su leur transmettre. 


 * "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (26)  Voir?

Par Christelle (maman de C., 6 ans)

Chloé est une petite fille très créative et très sensible. A priori, l’année précédente elle avait déjà entendu l’histoire de Professeur Hibou*, mais elle ne l’a jamais évoquée. Son entrée en Grande Section a changé les choses. L’enseignante a su faire vivre cette expérience aux enfants. Leur faire confiance pour qu’ils prennent les bonnes décisions. Et si au début nous étions sceptiques, au fil de l’année Chloé a réinvesti ce qu’elle vivait en classe à la maison. Tout le monde dans la famille connait l’histoire.

Son personnage préféré est Professeur Hibou... Au-delà du support qu’a pu être cette histoire, Chloé a pris confiance en son jugement et sans aucun doute cela contribue à ce qu’elle soit une petite fille épanouie. Cela contribue aussi à développer son empathie envers ses camarades et peut-être, le plus difficile pour tous, à apprendre et à reconnaître que ce n'est pas que la faute des autres.... Je suis certaine que ces apprentissages qui dépassent les apprentissages académiques sont les bases du vivre ensemble et je suis très contente que Chloé ait pu expérimenter tout ceci. Je reste néanmoins persuadée que cela dépend également de l’investissement, des qualités humaines, et des valeurs de l’enseignant. Je remercie la maîtresse pour cette ouverture à soi et aux autres qu’elle a su leur transmettre. 


 * "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/01/2020 @ 11:28)

http://reseaueducation.blogspot.com/2020/01/si-notre-education-est-laccumulation.html

«  Si notre éducation est l’accumulation constante du connu, alors notre esprit et notre cœur deviennent mécaniques et sont privés de cette immense vitalité de l’inconnu.  »  (Jiddu Krishnamurti, philosophe et éducateur, 1895-1986) 

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«  Si notre éducation est l’accumulation constante du connu, alors notre esprit et notre cœur deviennent mécaniques et sont privés de cette immense vitalité de l’inconnu.  »  (Jiddu Krishnamurti, philosophe et éducateur, 1895-1986) 

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(01/01/2020 @ 12:37)

L'esprit des temps et celui des Profondeurs  Voir?

Par Carl Jung

"Si je parle dans l’esprit de ce temps, il me faut dire : Rien ni personne ne peut justifier ce qu’il me faut vous annoncer. Me justifier est superflu, car je n’ai pas le choix, il le faut. J’ai appris qu’outre l’esprit de ce temps, un autre esprit est à l’œuvre, celui qui règne sur les profondeurs de tout ce qui fait partie du présent. L’esprit de ce temps veut entendre parler d’utilité et de valeur. Je le pensais moi aussi et ce qui est humain en moi le pense encore. Mais cet autre esprit m’oblige néanmoins à parler, par-delà toute justification, toute utilité et tout sens.

Empli de fierté humaine et aveuglé par l’esprit présomptueux de ce temps, j’ai longtemps cherché à tenir cet autre esprit à distance. Mais je n’ai pas pris en compte que l’esprit des profondeurs fut de tout temps et sera pour tous les temps plus puissant que l’esprit de ce temps qui change au fil des générations.

L’esprit des profondeurs a soumis toute la fierté et tout l’orgueil du discernement. Il m’a ôté la foi en la science, il m’a privé de la joie d’expliquer et de classifier, et il a fait s’éteindre en moi l’enthousiasme pour les idéaux de ce temps. Il m’a contraint à descendre vers les choses ultimes et les plus simples.

L’esprit des profondeurs s’est emparé de mon entendement et de toutes mes connaissances, et les a mis au service de ce qui est inexplicable et qui va à l’encontre du sens. Il m’a privé de la parole et de l’écriture pour tout ce qui n’était pas au service de cette seule chose, cette fusion du sens et du contre-sens qui produit le sur-sens.

Mais le sur-sens est la voie, le chemin et le pont vers l’à-venir."

Extrait du Livre Rouge, C.G. Jung


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L'esprit des temps et celui des Profondeurs  Voir?

Par Carl Jung

"Si je parle dans l’esprit de ce temps, il me faut dire : Rien ni personne ne peut justifier ce qu’il me faut vous annoncer. Me justifier est superflu, car je n’ai pas le choix, il le faut. J’ai appris qu’outre l’esprit de ce temps, un autre esprit est à l’œuvre, celui qui règne sur les profondeurs de tout ce qui fait partie du présent. L’esprit de ce temps veut entendre parler d’utilité et de valeur. Je le pensais moi aussi et ce qui est humain en moi le pense encore. Mais cet autre esprit m’oblige néanmoins à parler, par-delà toute justification, toute utilité et tout sens.

Empli de fierté humaine et aveuglé par l’esprit présomptueux de ce temps, j’ai longtemps cherché à tenir cet autre esprit à distance. Mais je n’ai pas pris en compte que l’esprit des profondeurs fut de tout temps et sera pour tous les temps plus puissant que l’esprit de ce temps qui change au fil des générations.

L’esprit des profondeurs a soumis toute la fierté et tout l’orgueil du discernement. Il m’a ôté la foi en la science, il m’a privé de la joie d’expliquer et de classifier, et il a fait s’éteindre en moi l’enthousiasme pour les idéaux de ce temps. Il m’a contraint à descendre vers les choses ultimes et les plus simples.

L’esprit des profondeurs s’est emparé de mon entendement et de toutes mes connaissances, et les a mis au service de ce qui est inexplicable et qui va à l’encontre du sens. Il m’a privé de la parole et de l’écriture pour tout ce qui n’était pas au service de cette seule chose, cette fusion du sens et du contre-sens qui produit le sur-sens.

Mais le sur-sens est la voie, le chemin et le pont vers l’à-venir."

Extrait du Livre Rouge, C.G. Jung


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(01/01/2020 @ 12:37)

Un sac à dos lourd ou une tablette tactile légère ?  Voir?

Par Carl Bossard

Il est démodé de bûcher sur les devoirs. Certainement à juste titre. L’ancienne école où il ne fallait que travailler appartient au passé. Et pourtant aucune compétence ne se développe sans connaissances. Il n’y a pas de compréhension sans savoir. Même à l’époque de la numérisation.
Enfant, nous avions «des cartables bien remplis». C’est ainsi que nous félicita l’inspecteur scolaire du canton après l’examen final de la cinquième classe primaire. Nous étions suffisamment équipés pour continuer notre cheminement d’apprentissage et de vie. Il en était convaincu, ajouta-t-il en clignant de l’œil. L’enseignant sourit, et les parents étaient soulagés. Nous étions satisfaits; nous avions montré ce que nous savions: sûr en calcul mental, lire à voix haute, chanter une chanson apprise par cœur et quelques notions de géographie suisse. Puis, un peu d’histoire des héros historiques helvétiques, visualisé sur une frise chronologique. Nous nous étions entraînés, avions discutés certains sujets au préalable, et avions beaucoup appris par cœur. Un peu de show en faisait partie. Cela ne dérangeait personne. La vie connaît les références à la scène de théâtre.

Un sourire de lassitude pour le sac à dos démodé
La métaphore alpine du sac à dos pour se référer aux connaissances scolaires? L’image semble être ringarde. Elle provoque pour les spécialistes de la matière au maximum un léger sourire de lassitude. Une représentation pédagogique tirée du fond du placard. Quel intérêt trouve-t-on encore dans un cartable, son contenu, le savoir? Ce n’est qu’un encombrement empêchant d’avancer rapidement et à pas léger. Voilà pourquoi il faut abandonner toute charge inutile et lest superflu.
L’appel est omniprésent: grâce à la numérisation, on apprend plus facilement. L’apprentissage 4.0 n’a plus besoin de cartable ou de sac à dos. A l’époque d’Alexa et de Siri, le savoir est consultable en tout temps et de partout, les connaissances factuelles sont donc superflues. Tel est le message des grands groupes de la technique et leur mantra acharné. La numérisation révolutionne l’enseignement et modifie tout [...]


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Un sac à dos lourd ou une tablette tactile légère ?  Voir?

Par Carl Bossard

Il est démodé de bûcher sur les devoirs. Certainement à juste titre. L’ancienne école où il ne fallait que travailler appartient au passé. Et pourtant aucune compétence ne se développe sans connaissances. Il n’y a pas de compréhension sans savoir. Même à l’époque de la numérisation.
Enfant, nous avions «des cartables bien remplis». C’est ainsi que nous félicita l’inspecteur scolaire du canton après l’examen final de la cinquième classe primaire. Nous étions suffisamment équipés pour continuer notre cheminement d’apprentissage et de vie. Il en était convaincu, ajouta-t-il en clignant de l’œil. L’enseignant sourit, et les parents étaient soulagés. Nous étions satisfaits; nous avions montré ce que nous savions: sûr en calcul mental, lire à voix haute, chanter une chanson apprise par cœur et quelques notions de géographie suisse. Puis, un peu d’histoire des héros historiques helvétiques, visualisé sur une frise chronologique. Nous nous étions entraînés, avions discutés certains sujets au préalable, et avions beaucoup appris par cœur. Un peu de show en faisait partie. Cela ne dérangeait personne. La vie connaît les références à la scène de théâtre.

Un sourire de lassitude pour le sac à dos démodé
La métaphore alpine du sac à dos pour se référer aux connaissances scolaires? L’image semble être ringarde. Elle provoque pour les spécialistes de la matière au maximum un léger sourire de lassitude. Une représentation pédagogique tirée du fond du placard. Quel intérêt trouve-t-on encore dans un cartable, son contenu, le savoir? Ce n’est qu’un encombrement empêchant d’avancer rapidement et à pas léger. Voilà pourquoi il faut abandonner toute charge inutile et lest superflu.
L’appel est omniprésent: grâce à la numérisation, on apprend plus facilement. L’apprentissage 4.0 n’a plus besoin de cartable ou de sac à dos. A l’époque d’Alexa et de Siri, le savoir est consultable en tout temps et de partout, les connaissances factuelles sont donc superflues. Tel est le message des grands groupes de la technique et leur mantra acharné. La numérisation révolutionne l’enseignement et modifie tout [...]


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(01/01/2020 @ 12:37)

Les 7 véritables privilèges du prof  Voir?

Par Lucien Marboeuf

Les profs ? Des privilégiés, tout le monde le dira. C’est vrai, je suis le premier à reconnaitre que je suis un privilégié. Tout dépend de ce qu’on entend par "privilège"… Oubliez les clichés, voici sept vrais privilèges de prof que je regretterais beaucoup si j’arrêtais d’enseigner, sept avantages qui font la valeur de mon métier malgré ses difficultés (laissons-les de côté, pour une fois).

1 Un métier qui a du sens

Il faut lire ceux qui ont connu d’autres métiers, dans d’autres domaines, privé ou public, et qui enseignent aujourd’hui (voir ici les témoignages). Ce sont les mieux placés pour comparer, et tous disent la même chose : « avant, je ne me sentais pas utile », « j’avais l’impression de ne servir à rien, ou plutôt à personne », « je n’apportais rien à la société », « mais pourquoi je travaille 14h par jour pour que Microsoft ou EADS gagnent plus d’argent ? A qui ça sert concrètement ? ». Aujourd’hui ils enseignent et la question de l’utilité de ce qu’ils font ne se pose plus. Quand de nombreux travailleurs s’interrogent sur leur apport à la société des hommes plutôt qu’à une société anonyme, un prof sait pourquoi il est là, quel est le sens de sa mission, vers quoi tendent les différentes tâches qui sont les siennes. Tout métier à ses corvées, ses ennuis, ses contrariétés, ses moments gris ou creux ; c’est toujours mieux d’y faire face avec la certitude que ce qu’on fait est utile, a une réelle importance, contribue à l’humanité. Une humanité incarnée, sous nos yeux, sans intermédiaire : je sais chaque matin en entrant dans la classe pour qui, pour quoi je suis là [...]


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Les 7 véritables privilèges du prof  Voir?

Par Lucien Marboeuf

Les profs ? Des privilégiés, tout le monde le dira. C’est vrai, je suis le premier à reconnaitre que je suis un privilégié. Tout dépend de ce qu’on entend par "privilège"… Oubliez les clichés, voici sept vrais privilèges de prof que je regretterais beaucoup si j’arrêtais d’enseigner, sept avantages qui font la valeur de mon métier malgré ses difficultés (laissons-les de côté, pour une fois).

1 Un métier qui a du sens

Il faut lire ceux qui ont connu d’autres métiers, dans d’autres domaines, privé ou public, et qui enseignent aujourd’hui (voir ici les témoignages). Ce sont les mieux placés pour comparer, et tous disent la même chose : « avant, je ne me sentais pas utile », « j’avais l’impression de ne servir à rien, ou plutôt à personne », « je n’apportais rien à la société », « mais pourquoi je travaille 14h par jour pour que Microsoft ou EADS gagnent plus d’argent ? A qui ça sert concrètement ? ». Aujourd’hui ils enseignent et la question de l’utilité de ce qu’ils font ne se pose plus. Quand de nombreux travailleurs s’interrogent sur leur apport à la société des hommes plutôt qu’à une société anonyme, un prof sait pourquoi il est là, quel est le sens de sa mission, vers quoi tendent les différentes tâches qui sont les siennes. Tout métier à ses corvées, ses ennuis, ses contrariétés, ses moments gris ou creux ; c’est toujours mieux d’y faire face avec la certitude que ce qu’on fait est utile, a une réelle importance, contribue à l’humanité. Une humanité incarnée, sous nos yeux, sans intermédiaire : je sais chaque matin en entrant dans la classe pour qui, pour quoi je suis là [...]


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(01/01/2020 @ 12:36)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'une enseignante  Voir?

Par Julie, professeur des écoles de cours préparatoire

Kylian est un élève brillant. A l’entrée au CP, il était déjà lecteur et se montrait très à l’aise dans l’ensemble des domaines d’apprentissage. Au premier récit de l’histoire de la leçon du Professeur Hibou, je l’ai pourtant senti peu réceptif.
Puis, au fil du travail sur le Professeur Hibou, j’ai essayé de l’interroger afin de savoir ce qu’évoquait pour lui ce récit, je lui demandais s’il arrivait à écouter son cœur, et lui me répondait systématiquement « non ! ». Jusqu’au jour où il m’a dit : « Mais maîtresse arrête, un cœur ça parle pas !! ».
Bien qu'il soit un élève brillant, la conscience du cœur ne lui est pas chose aisée !

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'une enseignante  Voir?

Par Julie, professeur des écoles de cours préparatoire

Kylian est un élève brillant. A l’entrée au CP, il était déjà lecteur et se montrait très à l’aise dans l’ensemble des domaines d’apprentissage. Au premier récit de l’histoire de la leçon du Professeur Hibou, je l’ai pourtant senti peu réceptif.
Puis, au fil du travail sur le Professeur Hibou, j’ai essayé de l’interroger afin de savoir ce qu’évoquait pour lui ce récit, je lui demandais s’il arrivait à écouter son cœur, et lui me répondait systématiquement « non ! ». Jusqu’au jour où il m’a dit : « Mais maîtresse arrête, un cœur ça parle pas !! ».
Bien qu'il soit un élève brillant, la conscience du cœur ne lui est pas chose aisée !

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(17/12/2019 @ 20:17)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/12/le-plus-grand-danger-reside-dans-notre.html

«  Le plus grand danger réside dans notre ignorance : nous savons chercher les perles dans la coquille des huîtres et le charbon dans les entrailles de la terre, mais nous ignorons le germe spirituel caché en l’enfant quand il vient au monde pour rénover l’humanité.  »  ( Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/12/le-plus-grand-danger-reside-dans-notre.html

«  Le plus grand danger réside dans notre ignorance : nous savons chercher les perles dans la coquille des huîtres et le charbon dans les entrailles de la terre, mais nous ignorons le germe spirituel caché en l’enfant quand il vient au monde pour rénover l’humanité.  »  ( Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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(01/12/2019 @ 11:24)

La situation actuelle des écoles en Suède nécessite plus de personnel de sécurité  Voir?

Horizons et débats. Le professeur Inger Enkvist publie régulièrement dans divers médias des articles sur la situation actuelle des écoles suédoises. Sa «chronique» parue dans «Svenska Dagbladet» contient un exemple expliquant pourquoi l’économie suédoise a toujours plus de difficultés à trouver du personnel qualifié et cela malgré de grands investissements dans le système scolaire et malgré la concurrence en public des politiciens pour trouver le meilleur type de réformes scolaires.


Par Inger Enkvist

Le 12 avril 2018, le quotidien «Dagens samhälle» a publié une édition sur le thème de l’école. La grande nouvelle réside dans le fait suivant: toujours plus d’école ont besoin de personnel de sécurité parce que la violence sévit. L’article énumère des écoles suédoises de toutes les parties du pays, dans lesquelles on ferme les portes à clé, on fixe des plaquettes d’identité sur les habits et on entoure la cour de récréation de murs, afin qu’aucune personnes étrangère ne puisse accéder à l’école. Etant donné que les problèmes concrets ne sont pas réglés par la société, l’école doit protéger son fonctionnement et ses locaux. L’investissement financier prévu est réservé aux installations mises en place et au personnel de surveillance. Si l’on considère la relation entre l’école et la violence, il faut distinguer deux aspects différents: l’un est celui qui vient d’être décrit, c’est-à-dire de tenter d’empêcher toute personne étrangère de pénétrer dans l’école, de la menacer ou de la dévaster.
L’autre aspect est la violence à l’intérieur de l’école, car à l’heure actuelle, elle applique un principe pédagogique – appelé «intégration» – qui entraîne des effets sérieux. La conséquence en est que le droit de chaque élève de fréquenter une classe ordinaire prime sur le droit des autres élèves d’obtenir un enseignement efficace. Petit à petit, on a aboli les classes spéciales et on a intégré des élèves présentant toutes sortes de problèmes dans des classes ordinaires sans tenir compte des conséquences [...]


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La situation actuelle des écoles en Suède nécessite plus de personnel de sécurité  Voir?

Horizons et débats. Le professeur Inger Enkvist publie régulièrement dans divers médias des articles sur la situation actuelle des écoles suédoises. Sa «chronique» parue dans «Svenska Dagbladet» contient un exemple expliquant pourquoi l’économie suédoise a toujours plus de difficultés à trouver du personnel qualifié et cela malgré de grands investissements dans le système scolaire et malgré la concurrence en public des politiciens pour trouver le meilleur type de réformes scolaires.


Par Inger Enkvist

Le 12 avril 2018, le quotidien «Dagens samhälle» a publié une édition sur le thème de l’école. La grande nouvelle réside dans le fait suivant: toujours plus d’école ont besoin de personnel de sécurité parce que la violence sévit. L’article énumère des écoles suédoises de toutes les parties du pays, dans lesquelles on ferme les portes à clé, on fixe des plaquettes d’identité sur les habits et on entoure la cour de récréation de murs, afin qu’aucune personnes étrangère ne puisse accéder à l’école. Etant donné que les problèmes concrets ne sont pas réglés par la société, l’école doit protéger son fonctionnement et ses locaux. L’investissement financier prévu est réservé aux installations mises en place et au personnel de surveillance. Si l’on considère la relation entre l’école et la violence, il faut distinguer deux aspects différents: l’un est celui qui vient d’être décrit, c’est-à-dire de tenter d’empêcher toute personne étrangère de pénétrer dans l’école, de la menacer ou de la dévaster.
L’autre aspect est la violence à l’intérieur de l’école, car à l’heure actuelle, elle applique un principe pédagogique – appelé «intégration» – qui entraîne des effets sérieux. La conséquence en est que le droit de chaque élève de fréquenter une classe ordinaire prime sur le droit des autres élèves d’obtenir un enseignement efficace. Petit à petit, on a aboli les classes spéciales et on a intégré des élèves présentant toutes sortes de problèmes dans des classes ordinaires sans tenir compte des conséquences [...]


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(01/12/2019 @ 11:20)

Écrans : « Nous sommes face à un scandale sanitaire »  Voir?

Entretien avec Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm et auteur de « La Fabrique du crétin digital », un livre qui fait la synthèse des travaux scientifiques sur les effets réels des écrans.


Propos recueillis par Paula Pinto Gomes

La Croix : La littérature scientifique est « indiscutable » sur les effets des écrans domestiques. Vous écrivez : « Plus les élèves utilisent les écrans, plus leurs notes s’effondrent. » Sur quels critères se basent ces études ?

Michel Desmurget: La plupart des études suivent une méthodologie classique en prenant en compte les grands facteurs susceptibles d’influer sur la réussite scolaire comme le niveau socio-économique, l’âge et le temps passé sur les différents écrans. D’autres appliquent des protocoles plus expérimentaux en donnant des écrans à des familles qui n’en possèdent pas, pendant quelques mois. Toutes comparent des milieux sociaux équivalents. Et toutes aboutissent aux mêmes résultats : au-delà de 6 ans, dès une heure par jour – et même une demi-heure si on en fait une lecture stricte – les résultats scolaires baissent.

S’il n’y avait que des corrélations sèches, on pourrait douter. Mais on comprend très bien les mécanismes à l’œuvre. Dans l’une des études, on a demandé à des enfants d’apprendre une liste de mots. Certains ont ensuite joué à un jeu vidéo d’action pendant une heure. D’autres n’ont rien fait de particulier. Le lendemain, on a vérifié le vocabulaire retenu. Ceux qui n’avaient pas utilisé d’écrans avaient oublié 20 % des mots. Ceux qui avaient joué au jeu vidéo en avaient oublié quasiment la moitié [...]


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Écrans : « Nous sommes face à un scandale sanitaire »  Voir?

Entretien avec Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm et auteur de « La Fabrique du crétin digital », un livre qui fait la synthèse des travaux scientifiques sur les effets réels des écrans.


Propos recueillis par Paula Pinto Gomes

La Croix : La littérature scientifique est « indiscutable » sur les effets des écrans domestiques. Vous écrivez : « Plus les élèves utilisent les écrans, plus leurs notes s’effondrent. » Sur quels critères se basent ces études ?

Michel Desmurget: La plupart des études suivent une méthodologie classique en prenant en compte les grands facteurs susceptibles d’influer sur la réussite scolaire comme le niveau socio-économique, l’âge et le temps passé sur les différents écrans. D’autres appliquent des protocoles plus expérimentaux en donnant des écrans à des familles qui n’en possèdent pas, pendant quelques mois. Toutes comparent des milieux sociaux équivalents. Et toutes aboutissent aux mêmes résultats : au-delà de 6 ans, dès une heure par jour – et même une demi-heure si on en fait une lecture stricte – les résultats scolaires baissent.

S’il n’y avait que des corrélations sèches, on pourrait douter. Mais on comprend très bien les mécanismes à l’œuvre. Dans l’une des études, on a demandé à des enfants d’apprendre une liste de mots. Certains ont ensuite joué à un jeu vidéo d’action pendant une heure. D’autres n’ont rien fait de particulier. Le lendemain, on a vérifié le vocabulaire retenu. Ceux qui n’avaient pas utilisé d’écrans avaient oublié 20 % des mots. Ceux qui avaient joué au jeu vidéo en avaient oublié quasiment la moitié [...]


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(01/12/2019 @ 11:13)

La ferme urbaine où les jeunes en rupture reprennent leur vie en main  Voir?

L’association les Fermiers de la Francilienne accueille des jeunes gens condamnés à des travaux d’intérêt général. À la ferme P13, à Villetaneuse, en Seine-Saint-Denis, ils n’apprennent pas le métier d’agriculteur mais se « remobilisent » au contact de la terre et des animaux.


Par Lorène Lavocat

Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), reportage

La rue qui traverse les longues barres d’immeubles débouche sur un immense terrain vague. Au-delà, l’université Paris 13 dresse sa silhouette grise. Voitures et deux-roues se déversent en flot intarissable dans les artères de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), en direction de la capitale, à une dizaine de kilomètres. À travers le vrombissement continu des véhicules, un bêlement incongru se fait entendre. Derrière les grilles ceinturant la friche, deux chèvres trottinent dans la gadoue. Plus loin, quelques poules se dandinent autour d’une vache qui broute paisiblement près d’une caravane. Comme si de rien n’était. « La campagne au milieu de la cité ! » rigole Dylan. Bienvenue à la ferme P13, 5 hectares de pâturage en plein cœur des quartiers populaires [...]


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La ferme urbaine où les jeunes en rupture reprennent leur vie en main  Voir?

L’association les Fermiers de la Francilienne accueille des jeunes gens condamnés à des travaux d’intérêt général. À la ferme P13, à Villetaneuse, en Seine-Saint-Denis, ils n’apprennent pas le métier d’agriculteur mais se « remobilisent » au contact de la terre et des animaux.


Par Lorène Lavocat

Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), reportage

La rue qui traverse les longues barres d’immeubles débouche sur un immense terrain vague. Au-delà, l’université Paris 13 dresse sa silhouette grise. Voitures et deux-roues se déversent en flot intarissable dans les artères de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), en direction de la capitale, à une dizaine de kilomètres. À travers le vrombissement continu des véhicules, un bêlement incongru se fait entendre. Derrière les grilles ceinturant la friche, deux chèvres trottinent dans la gadoue. Plus loin, quelques poules se dandinent autour d’une vache qui broute paisiblement près d’une caravane. Comme si de rien n’était. « La campagne au milieu de la cité ! » rigole Dylan. Bienvenue à la ferme P13, 5 hectares de pâturage en plein cœur des quartiers populaires [...]


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(01/12/2019 @ 11:06)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : les disputes (1)  Voir?


Avec « La leçon de Professeur Hibou »*, les enfants de maternelle apprennent à réagir autrement à leurs problèmes…

Petit entretien

-        La maîtresse : Que faites-vous pour être sage et ne pas vous disputer avec les autres ?

-        I. : Dans la cour, je joue avec tout le monde.
-        M. : Si je ne suis pas sage, le copain ne sera plus jamais mon ami.
-        C. : S’il y a un nouveau, une nouvelle ou quelqu’un qui est triste, je joue avec lui.
-        M. : Mon cœur m’a dit qu’il faut être gentil avec tout le monde.
-        V. : En écoutant mon cœur, je retrouve la joie !
-        D. : Si quelqu’un se dispute, il faut qu’il écoute son cœur. Un jour, je me disputais avec mes copines ; mon cœur m’a dit de partir et de voir ailleurs.
-        B. : Il faut que je me sépare de H. et que je lui dise qu’on se sépare.
-        G. : Il faut rester tranquille.
-        L. : H. m’avait fait mal, alors je l’ai quitté ; mon cœur m’a dit qu’il fallait jouer avec mes amis.
-        N. : J’ai senti qu’il ne faut pas que je joue avec les amis qui ne jouent pas comme il faut. Sinon, je perds mon cœur.


Au cours d’une dispute avec des copines :

-        M. : Il faut trouver une idée dans le cœur.

Après un temps d’introspection :

-        M. : On peut se réconcilier dans le cœur.


L., fille de 4 ans, embête les grands garçons de 5 ans pendant les récréations. B. a eu une idée, il m’a demandé d’envoyer L. à l’activité d’animation pendant le temps de la cantine. Ce que j’ai fait : cela a été terrible pour L., mais l’après midi, elle est venue spontanément nous dire : « Je me sens bien. Mon cœur m’a dit de ne plus embêter les garçons. »


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : les disputes (1)  Voir?


Avec « La leçon de Professeur Hibou »*, les enfants de maternelle apprennent à réagir autrement à leurs problèmes…

Petit entretien

-        La maîtresse : Que faites-vous pour être sage et ne pas vous disputer avec les autres ?

-        I. : Dans la cour, je joue avec tout le monde.
-        M. : Si je ne suis pas sage, le copain ne sera plus jamais mon ami.
-        C. : S’il y a un nouveau, une nouvelle ou quelqu’un qui est triste, je joue avec lui.
-        M. : Mon cœur m’a dit qu’il faut être gentil avec tout le monde.
-        V. : En écoutant mon cœur, je retrouve la joie !
-        D. : Si quelqu’un se dispute, il faut qu’il écoute son cœur. Un jour, je me disputais avec mes copines ; mon cœur m’a dit de partir et de voir ailleurs.
-        B. : Il faut que je me sépare de H. et que je lui dise qu’on se sépare.
-        G. : Il faut rester tranquille.
-        L. : H. m’avait fait mal, alors je l’ai quitté ; mon cœur m’a dit qu’il fallait jouer avec mes amis.
-        N. : J’ai senti qu’il ne faut pas que je joue avec les amis qui ne jouent pas comme il faut. Sinon, je perds mon cœur.


Au cours d’une dispute avec des copines :

-        M. : Il faut trouver une idée dans le cœur.

Après un temps d’introspection :

-        M. : On peut se réconcilier dans le cœur.


L., fille de 4 ans, embête les grands garçons de 5 ans pendant les récréations. B. a eu une idée, il m’a demandé d’envoyer L. à l’activité d’animation pendant le temps de la cantine. Ce que j’ai fait : cela a été terrible pour L., mais l’après midi, elle est venue spontanément nous dire : « Je me sens bien. Mon cœur m’a dit de ne plus embêter les garçons. »


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/11/2019 @ 18:17)

La vertu du silence  Voir?

Par Jacques Muglioni

« Ce qui rend l’esprit indisponible, ce n’est donc pas le vide, c’est l’encombrement... D’abord on ne peut entendre une leçon que si la discipline du corps témoigne, pour le sujet lui-même en premier lieu, d’une attente sans laquelle l’attention risque d’être à jamais refusée. Qui n’est pas capable d’écouter, c’est-à-dire de garder le silence, de faire taire ses opinions et ses humeurs, ne comprendra ni n’apprendra jamais rien... Le silence de la classe, à la fois condition et effet de l’attention, symbolise le chez soi de l’esprit et annonce l’esprit de la parole ... On ne dira jamais assez ce qui fait qu’une classe est une classe, non pas un agrégat incertain, mais un nombre fini d’élèves que l’on puisse distinguer, l’immobilité du corps, le maintien, la maîtrise du geste. Il y a des conditions physiques sans lesquelles la parole se perd... dans le bruit et la gesticulation. Qui ignore [la vertu du silence] ne sait pas ce que c’est que la classe, ni ce qu’est enseigner. » 

Réf. "L'école ou le loisir de penser" de Jacques Muglioni, doyen de l'inspection générale de philosophie (années 80)



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La vertu du silence  Voir?

Par Jacques Muglioni

« Ce qui rend l’esprit indisponible, ce n’est donc pas le vide, c’est l’encombrement... D’abord on ne peut entendre une leçon que si la discipline du corps témoigne, pour le sujet lui-même en premier lieu, d’une attente sans laquelle l’attention risque d’être à jamais refusée. Qui n’est pas capable d’écouter, c’est-à-dire de garder le silence, de faire taire ses opinions et ses humeurs, ne comprendra ni n’apprendra jamais rien... Le silence de la classe, à la fois condition et effet de l’attention, symbolise le chez soi de l’esprit et annonce l’esprit de la parole ... On ne dira jamais assez ce qui fait qu’une classe est une classe, non pas un agrégat incertain, mais un nombre fini d’élèves que l’on puisse distinguer, l’immobilité du corps, le maintien, la maîtrise du geste. Il y a des conditions physiques sans lesquelles la parole se perd... dans le bruit et la gesticulation. Qui ignore [la vertu du silence] ne sait pas ce que c’est que la classe, ni ce qu’est enseigner. » 

Réf. "L'école ou le loisir de penser" de Jacques Muglioni, doyen de l'inspection générale de philosophie (années 80)



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(02/11/2019 @ 19:47)

Dix thèses sur l’école  Voir?

La pédagogie est un art de vivre, non une science exacte


Par Oskar Freysinger

Toute notre pédagogie est fondée sur la paideia grecque, qui est essentiellement un rapport de maître à élève. Il n’existe pas de pédagogie générale, applicable à tous de manière identique. La dignité de l’être humain consiste dans le fait qu’il est unique et irremplaçable. La pédagogie doit donc capter l’attention et l’intérêt de chaque élève de la classe en tant que personne individuelle tout en créant une dynamique de groupe.
Assimiler la pédagogie à une science exacte, c’est courir le risque de déshumaniser les rapports entre le pédagogue et l’élève, le second perdant sa qualité de sujet pour devenir un réceptacle passif, ou pire un objet d’expériences pseudo-scientifiques. La préservation d’un rapport humain personnalisé permet d’offrir à chaque élève le meilleur cadre d’apprentissage possible. Il faut cependant éviter de trop fractionner les groupes et les rendre ainsi ingérables et inopérants. En maintenant une certaine homogénéité de la classe, on permet à chaque élève d’avancer au rythme qui lui convient sans qu’il soit dépassé, ou au contraire démobilisé [...] 



Réf. Horizons et Débats - 2016
(La suite de l'article n'est plus disponible)

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Dix thèses sur l’école  Voir?

La pédagogie est un art de vivre, non une science exacte


Par Oskar Freysinger

Toute notre pédagogie est fondée sur la paideia grecque, qui est essentiellement un rapport de maître à élève. Il n’existe pas de pédagogie générale, applicable à tous de manière identique. La dignité de l’être humain consiste dans le fait qu’il est unique et irremplaçable. La pédagogie doit donc capter l’attention et l’intérêt de chaque élève de la classe en tant que personne individuelle tout en créant une dynamique de groupe.
Assimiler la pédagogie à une science exacte, c’est courir le risque de déshumaniser les rapports entre le pédagogue et l’élève, le second perdant sa qualité de sujet pour devenir un réceptacle passif, ou pire un objet d’expériences pseudo-scientifiques. La préservation d’un rapport humain personnalisé permet d’offrir à chaque élève le meilleur cadre d’apprentissage possible. Il faut cependant éviter de trop fractionner les groupes et les rendre ainsi ingérables et inopérants. En maintenant une certaine homogénéité de la classe, on permet à chaque élève d’avancer au rythme qui lui convient sans qu’il soit dépassé, ou au contraire démobilisé [...] 



Réf. Horizons et Débats - 2016
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(02/11/2019 @ 19:43)

J’écoute mal un sot qui veut que je le craigne ...  Voir?

"J’écoute mal un sot qui veut que je le craigne, et je sais beaucoup mieux ce qu’un ami m’enseigne. "
Victor Hugo : Discours sur l’enseignement mutuel – 1815


Par Les KroniKs

Nous autres humains, oublions si souvent que nous avons cette possibilité de nous construire, de nous édifier de l’intérieur. Et nous nous gérons les uns et les autres comme si nous pouvions être dressés, éduqués de l’extérieur, normés, préparés. Nous continuons encore et encore à rechercher des responsables parmi les parents, parmi le milieu, parmi les influences, parmi les écrans. Nous accusons depuis toujours les mauvaises mesures, les mauvaises influences, l’air du temps, les changements technologiques et numériques de tous les maux qui affectent nos sociétés et notre socialité.

Ce que nous n’avons pas su produire, pensons-nous, nous devrions le redresser. Et voici que sur le constat de l’échec de tous nos efforts pour éduquer, nous investissons la rééducation et la pénalisation comme des étais dérisoires. Même dans nos échecs nous persévérons ; nous faisons chaque jour plus mal. Notre imagination ne nous permet que de préparer le pire : suivis, casiers, dossiers, surveillance, mouchards à tous les étages !

Nous sommes toujours condamnés à traiter en étrangers ce et ceux qu’on a toujours cherché à dominer, à dresser, à civiliser, à instruire. Il faut des années pour le comprendre et l’appréhender. Tous nos efforts pour rattraper nos ambitions éducatives ne mènent encore et encore qu’à plus de ruine car c’est le projet lui même qui était erroné. Celui là même qui était mal pensé [...]


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J’écoute mal un sot qui veut que je le craigne ...  Voir?

"J’écoute mal un sot qui veut que je le craigne, et je sais beaucoup mieux ce qu’un ami m’enseigne. "
Victor Hugo : Discours sur l’enseignement mutuel – 1815


Par Les KroniKs

Nous autres humains, oublions si souvent que nous avons cette possibilité de nous construire, de nous édifier de l’intérieur. Et nous nous gérons les uns et les autres comme si nous pouvions être dressés, éduqués de l’extérieur, normés, préparés. Nous continuons encore et encore à rechercher des responsables parmi les parents, parmi le milieu, parmi les influences, parmi les écrans. Nous accusons depuis toujours les mauvaises mesures, les mauvaises influences, l’air du temps, les changements technologiques et numériques de tous les maux qui affectent nos sociétés et notre socialité.

Ce que nous n’avons pas su produire, pensons-nous, nous devrions le redresser. Et voici que sur le constat de l’échec de tous nos efforts pour éduquer, nous investissons la rééducation et la pénalisation comme des étais dérisoires. Même dans nos échecs nous persévérons ; nous faisons chaque jour plus mal. Notre imagination ne nous permet que de préparer le pire : suivis, casiers, dossiers, surveillance, mouchards à tous les étages !

Nous sommes toujours condamnés à traiter en étrangers ce et ceux qu’on a toujours cherché à dominer, à dresser, à civiliser, à instruire. Il faut des années pour le comprendre et l’appréhender. Tous nos efforts pour rattraper nos ambitions éducatives ne mènent encore et encore qu’à plus de ruine car c’est le projet lui même qui était erroné. Celui là même qui était mal pensé [...]


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(02/11/2019 @ 19:37)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (25)  Voir?

Par Amélie (maman de A., 5 ans)

A. a découvert la Leçon du Professeur Hibou* lors de son entrée en grande section. Il venait d’une autre école, d’un autre pays avec un système très différent et a dû dans un premier temps s’adapter et assimiler beaucoup de règles et de nouvelles impressions à l’école, mais aussi à la maison.
Cela explique en partie, je pense, qu’il n’ait pas manifesté un intérêt immédiat pour la leçon. Il refusait même d’en parler à la maison lorsque je le questionnais à ce sujet. C’était une chose nouvelle de plus.
Puis un jour, il est rentré de l’école avec le livre, sourire aux lèvres, fier de nous faire partager l’histoire. Le livre est un peu devenu son livre de chevet avant les vacances de la Toussaint.
Sa sœur aînée était de prime abord plutôt moqueuse et pas du tout réceptive, ce qui le contrariait beaucoup. Son petit frère, quant à lui, est trop petit pour y accorder de l’attention. L’enthousiasme est un peu retombé au cours de l’automne avant de reprendre de plus bel.
A.l se retire dans sa chambre parfois afin d’écouter son cœur, ou pour se calmer, lorsqu’il se sent dépassé par ses émotions.
Après la réunion à l’école, nous avons installé un petit fauteuil vert, au-dessus duquel nous avons accroché la leçon de Professeur Hibou. A. s’y assoit de temps en temps et s’y ressource.
En ce qui le concerne, les petits exercices de respiration et le fait de fermer les yeux lui suffisent pour se recentrer sur lui-même. Sa sœur préfère se retirer dans sa chambre car elle n’aime pas qu’on la regarde écouter son cœur.
A. temporise souvent les situations tendues dans la fratrie. Il respire, écoute son cœur et va généralement accepter de céder en cas de conflit, sans en éprouver de difficulté. Ça le rend bien souvent plus heureux de faire plaisir à son frère ou à sa sœur que de s’opposer et de se disputer.
Ça ne fonctionne pas forcément quand il est trop fatigué, mais même là, il sait reconnaître qu’il est fatigué et qu’il n’a plus autant de patience. A. a manifesté un enthousiasme tout particulier à réaliser la boîte à histoire(1). Il avait une idée bien précise de ce qu’il voulait pour coller au plus près de l’histoire, avec de minutieux détails. Sa sœur a également participé à l’élaboration avec entrain. La boîte est dans la cuisine et A. l’admire et joue avec par moment ou nous raconte l’histoire. Il a été très fier de l’apporter à l’école pour la montrer, mais a voulu très vite la remporter avec lui à la maison.
Pour conclure, je dirais que le message délivré par l’histoire de Professeur Hibou a eu un impact positif sur le comportement d’A. et lui a indiqué comment trouver la juste voie dans la plupart des cas. Il s’en trouve plus épanoui.

(1) Mini théâtre fait dans une boîte à chaussures


 * "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (25)  Voir?

Par Amélie (maman de A., 5 ans)

A. a découvert la Leçon du Professeur Hibou* lors de son entrée en grande section. Il venait d’une autre école, d’un autre pays avec un système très différent et a dû dans un premier temps s’adapter et assimiler beaucoup de règles et de nouvelles impressions à l’école, mais aussi à la maison.
Cela explique en partie, je pense, qu’il n’ait pas manifesté un intérêt immédiat pour la leçon. Il refusait même d’en parler à la maison lorsque je le questionnais à ce sujet. C’était une chose nouvelle de plus.
Puis un jour, il est rentré de l’école avec le livre, sourire aux lèvres, fier de nous faire partager l’histoire. Le livre est un peu devenu son livre de chevet avant les vacances de la Toussaint.
Sa sœur aînée était de prime abord plutôt moqueuse et pas du tout réceptive, ce qui le contrariait beaucoup. Son petit frère, quant à lui, est trop petit pour y accorder de l’attention. L’enthousiasme est un peu retombé au cours de l’automne avant de reprendre de plus bel.
A.l se retire dans sa chambre parfois afin d’écouter son cœur, ou pour se calmer, lorsqu’il se sent dépassé par ses émotions.
Après la réunion à l’école, nous avons installé un petit fauteuil vert, au-dessus duquel nous avons accroché la leçon de Professeur Hibou. A. s’y assoit de temps en temps et s’y ressource.
En ce qui le concerne, les petits exercices de respiration et le fait de fermer les yeux lui suffisent pour se recentrer sur lui-même. Sa sœur préfère se retirer dans sa chambre car elle n’aime pas qu’on la regarde écouter son cœur.
A. temporise souvent les situations tendues dans la fratrie. Il respire, écoute son cœur et va généralement accepter de céder en cas de conflit, sans en éprouver de difficulté. Ça le rend bien souvent plus heureux de faire plaisir à son frère ou à sa sœur que de s’opposer et de se disputer.
Ça ne fonctionne pas forcément quand il est trop fatigué, mais même là, il sait reconnaître qu’il est fatigué et qu’il n’a plus autant de patience. A. a manifesté un enthousiasme tout particulier à réaliser la boîte à histoire(1). Il avait une idée bien précise de ce qu’il voulait pour coller au plus près de l’histoire, avec de minutieux détails. Sa sœur a également participé à l’élaboration avec entrain. La boîte est dans la cuisine et A. l’admire et joue avec par moment ou nous raconte l’histoire. Il a été très fier de l’apporter à l’école pour la montrer, mais a voulu très vite la remporter avec lui à la maison.
Pour conclure, je dirais que le message délivré par l’histoire de Professeur Hibou a eu un impact positif sur le comportement d’A. et lui a indiqué comment trouver la juste voie dans la plupart des cas. Il s’en trouve plus épanoui.

(1) Mini théâtre fait dans une boîte à chaussures


 * "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/10/2019 @ 18:44)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/10/lorsque-les-peres-shabituent-laisser.html

«  Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, 
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, 
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.  »  ( Platon, philosophe grec, 428 av. J.-C. / 348 av. J.-C.)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/10/lorsque-les-peres-shabituent-laisser.html

«  Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, 
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, 
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.  »  ( Platon, philosophe grec, 428 av. J.-C. / 348 av. J.-C.)

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(01/10/2019 @ 18:28)

Le sensible et l'intelligible dans l'éducation  Voir?

la recherche de la troisième voie


Par Diane Combes

Les récentes Assises de la maternelle qui se sont déroulées à Paris, les 27 et 28 mars derniers, témoignent de la volonté de renouveler l’approche de l’éducation et par conséquent de la société, en changeant notre regard sur la période fondatrice du développement des enfants entre 3 et 6 ans.

Au nom de la lutte contre la difficulté scolaire, se créent de nouveaux liens entre des notions jusque-là complètement séparées. Ainsi, la corrélation est maintenant établie entre l’épanouissement de l’enfant et les apprentissages fondamentaux, entre la qualité relationnelle et la qualité intellectuelle, entre l’affectif et le cognitif.

Le choix du neuropsychiatre, Boris Cyrulnik(1), pour organiser ces premières Assises de la maternelle, témoigne de cette volonté d’effacer les anciens clivages entre les différentes approches. Ouvrir une troisième voie en éducation, trouver l’équilibre entre le sensible et l’intelligible, telle a été la motivation du Président de la République, Emmanuel Macron, en introduisant ces rencontres. Celui-ci n’a pas caché son plaisir d’entrer dans « la matière humaine » et de décliner, une fois de plus, « et en même temps ! ».

Depuis quelque temps déjà, la conception du but du système scolaire s’élargit discrètement. Pour l’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, l’école doit apprendre à lire, écrire, compter et respecter autrui. Ses premiers mots aux Assises furent pour citer Marie Carpentier(2), l’une des principales fondatrices de l’école maternelle française : « Aimer par-dessus tout. » Beau programme… ! De son côté, Emmanuel Macron a parlé du rôle essentiel de l’école sur le plan de « l’éveil de l’esprit » [...]


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Le sensible et l'intelligible dans l'éducation  Voir?

la recherche de la troisième voie


Par Diane Combes

Les récentes Assises de la maternelle qui se sont déroulées à Paris, les 27 et 28 mars derniers, témoignent de la volonté de renouveler l’approche de l’éducation et par conséquent de la société, en changeant notre regard sur la période fondatrice du développement des enfants entre 3 et 6 ans.

Au nom de la lutte contre la difficulté scolaire, se créent de nouveaux liens entre des notions jusque-là complètement séparées. Ainsi, la corrélation est maintenant établie entre l’épanouissement de l’enfant et les apprentissages fondamentaux, entre la qualité relationnelle et la qualité intellectuelle, entre l’affectif et le cognitif.

Le choix du neuropsychiatre, Boris Cyrulnik(1), pour organiser ces premières Assises de la maternelle, témoigne de cette volonté d’effacer les anciens clivages entre les différentes approches. Ouvrir une troisième voie en éducation, trouver l’équilibre entre le sensible et l’intelligible, telle a été la motivation du Président de la République, Emmanuel Macron, en introduisant ces rencontres. Celui-ci n’a pas caché son plaisir d’entrer dans « la matière humaine » et de décliner, une fois de plus, « et en même temps ! ».

Depuis quelque temps déjà, la conception du but du système scolaire s’élargit discrètement. Pour l’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, l’école doit apprendre à lire, écrire, compter et respecter autrui. Ses premiers mots aux Assises furent pour citer Marie Carpentier(2), l’une des principales fondatrices de l’école maternelle française : « Aimer par-dessus tout. » Beau programme… ! De son côté, Emmanuel Macron a parlé du rôle essentiel de l’école sur le plan de « l’éveil de l’esprit » [...]


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(01/10/2019 @ 18:28)

Mael Virat : Faut-il aimer ses élèves ?  Voir?

Aimer ses élèves ? Le mot fait sursauter voire indigne. C'est pourtant celui qu'utilise Mael Virat, chercheur en psychologie à l'ENPJJ (Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse). Dans un nouveau livre (Quand les profs aiment les élèves, Odile Jacob) il démontre, études à l'appui, que l'implication affective des professeurs ne nuit pas aux apprentissages des élèves. Cet amour, dont il définit les contours, bien au contraire, a des effets positifs. Par ce livre, Mael Virat veut lever un tabou dans un système éducatif qui veut instruire plus qu'éduquer et où les relations personnelles sont encore très mal considérées. Il explique ses thèses dans cet entretien.


Par Le café pédagogique

On sait que noter généreusement en maths a des effets positifs sur les progrès des élèves. Mais peut-on vraiment assurer que les relations affectives entre enseignant et élèves ont des effets positifs prouvés sur les apprentissages ?


Dans mon livre je produis de nombreux éléments qui montrent un lien indéniable qui n'a rien à envier à celui des notes que vous évoquez. J'ajoute que cet effet a pu être constaté indépendamment de la question des notes. Là-dessus on a des dizaines d'études que vous retrouverez dans le livre.

Pour résumer, je dirais que la relation affective entre professeur et élèves, se sentir en sécurité affective pour l'élève, va expliquer 10% de sa réussite dans la matière enseignée. Cela s'explique par la motivation et l'implication du jeune.

Mais l'effet va au-delà de la motivation dans la matière du professeur. Il y a un effet sur le comportement dans l'établissement. Ça touche à quelque chose de plus profond. L'enseignant c'est une figure adulte qui compte dans la vie de l'élève et pas seulement en classe.

Pour nommer cette relation vous parlez "d'amour compassionnelle". Comment la définir et quelles limites lui donner ?

Dans le livre j'explique que quand on se pose la question des limites c'est un indice qu'on conçoit encore mal le type de lien affectif dont il est question. Ce n'est certainement pas devenir copain avec l'élève.

L'amour compassionnel est une relation asymétrique de responsabilité de l'adulte envers l'enfant. Cette responsabilité implique un intérêt pour l'enfant et une grande attention. Cela coûte de l'énergie et fait que l'enseignant est personnellement affecté émotionnellement par la réussite ou l'échec de l'élève. Mais il sait qu'il n'a pas à attendre grand-chose en retour.

C'est une relation qui n'a pas besoin de limites car par définition elle est attentive à l'autonomie de l'élève. C'est le contraire du copinage, de l'intrusion ou de la relation amoureuse [...]


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Mael Virat : Faut-il aimer ses élèves ?  Voir?

Aimer ses élèves ? Le mot fait sursauter voire indigne. C'est pourtant celui qu'utilise Mael Virat, chercheur en psychologie à l'ENPJJ (Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse). Dans un nouveau livre (Quand les profs aiment les élèves, Odile Jacob) il démontre, études à l'appui, que l'implication affective des professeurs ne nuit pas aux apprentissages des élèves. Cet amour, dont il définit les contours, bien au contraire, a des effets positifs. Par ce livre, Mael Virat veut lever un tabou dans un système éducatif qui veut instruire plus qu'éduquer et où les relations personnelles sont encore très mal considérées. Il explique ses thèses dans cet entretien.


Par Le café pédagogique

On sait que noter généreusement en maths a des effets positifs sur les progrès des élèves. Mais peut-on vraiment assurer que les relations affectives entre enseignant et élèves ont des effets positifs prouvés sur les apprentissages ?


Dans mon livre je produis de nombreux éléments qui montrent un lien indéniable qui n'a rien à envier à celui des notes que vous évoquez. J'ajoute que cet effet a pu être constaté indépendamment de la question des notes. Là-dessus on a des dizaines d'études que vous retrouverez dans le livre.

Pour résumer, je dirais que la relation affective entre professeur et élèves, se sentir en sécurité affective pour l'élève, va expliquer 10% de sa réussite dans la matière enseignée. Cela s'explique par la motivation et l'implication du jeune.

Mais l'effet va au-delà de la motivation dans la matière du professeur. Il y a un effet sur le comportement dans l'établissement. Ça touche à quelque chose de plus profond. L'enseignant c'est une figure adulte qui compte dans la vie de l'élève et pas seulement en classe.

Pour nommer cette relation vous parlez "d'amour compassionnelle". Comment la définir et quelles limites lui donner ?

Dans le livre j'explique que quand on se pose la question des limites c'est un indice qu'on conçoit encore mal le type de lien affectif dont il est question. Ce n'est certainement pas devenir copain avec l'élève.

L'amour compassionnel est une relation asymétrique de responsabilité de l'adulte envers l'enfant. Cette responsabilité implique un intérêt pour l'enfant et une grande attention. Cela coûte de l'énergie et fait que l'enseignant est personnellement affecté émotionnellement par la réussite ou l'échec de l'élève. Mais il sait qu'il n'a pas à attendre grand-chose en retour.

C'est une relation qui n'a pas besoin de limites car par définition elle est attentive à l'autonomie de l'élève. C'est le contraire du copinage, de l'intrusion ou de la relation amoureuse [...]


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(01/10/2019 @ 18:26)

Des « jeux dangereux » de plus en plus connus des élèves  Voir?

Une recherche menée depuis 2014 dans deux circonscriptions d’Arras montre une augmentation sensible des pratiques des jeux de non-oxygénation par rapport à une enquête de 2012. État des lieux de l’ampleur d’un problème de santé publique mal connu des acteurs du monde éducatif.


Par Mickael Vigne

Une enquête quantitative, sur le phénomène des « jeux dangereux » en général, et celui du « jeu du foulard » en particulier, commencée en septembre 2014, a permis d’obtenir des résultats émanant de deux circonscriptions d’Arras (Pas-de-Calais) à partir de 2810 élèves de cycle 3 interrogés dans soixante-trois écoles différentes. [...]

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Des « jeux dangereux » de plus en plus connus des élèves  Voir?

Une recherche menée depuis 2014 dans deux circonscriptions d’Arras montre une augmentation sensible des pratiques des jeux de non-oxygénation par rapport à une enquête de 2012. État des lieux de l’ampleur d’un problème de santé publique mal connu des acteurs du monde éducatif.


Par Mickael Vigne

Une enquête quantitative, sur le phénomène des « jeux dangereux » en général, et celui du « jeu du foulard » en particulier, commencée en septembre 2014, a permis d’obtenir des résultats émanant de deux circonscriptions d’Arras (Pas-de-Calais) à partir de 2810 élèves de cycle 3 interrogés dans soixante-trois écoles différentes. [...]

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(01/10/2019 @ 18:25)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : après lecture de l'histoire (1)  Voir?



Suite à la lecture de « La leçon de Professeur Hibou »*, les enfants s’expriment. Propos recueillis auprès d’enfants de 3 à 5 ans.

-        S. : L’histoire m’a appris qu’il fallait que je sois sage et bon aussi, et pas faire de bêtises.
-        L. : Elle me plaît, l’histoire.
-        S. : J’ai pensé d’être sage à l’école et à la maison.
-        B. : J’ai senti Professeur Hibou passer dans mon cœur.
-        L. : Il faut écouter son cœur.
-        H. : J’ai aimé l’histoire.
-        M. : Moi, j’ai senti le cœur.
-        E. : J’ai aimé Maria et Mario.
-        L. : Le Professeur Hibou aide à être sage.
-        B. : Le Professeur Hibou, il dit à tous les enfants… l’amour… pour tous.

Après plusieurs écoutes, les enfants l’apprécient tout autant.

-        E. : J’ai compris que j’ai appris à écouter mon cœur.
-        S. : L’histoire m’a appris à sentir mon cœur.
-        M. : Quand j’ai vu Mario et Maria écouter leur cœur, j’ai senti toute la paix, toute la joie entrer dans mon cœur.
-        S. : Ça m’a intéressé. J’ai rêvé que j’étais dans l’histoire. J’étais avec Professeur Hibou pour surveiller Mario et Maria.
-        T. : J’ai senti Professeur Hibou.
-        L. : Je pense qu’il va s’ouvrir mon cœur…

L’écoute du CD leur sert de rappel.

-        L. : J’ai posé ma tête sur la table et j’ai bien écouté ; ça m’a calmé par rapport à ce que j’ai fait à midi ! » (il avait fait mal à un copain).


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : après lecture de l'histoire (1)  Voir?



Suite à la lecture de « La leçon de Professeur Hibou »*, les enfants s’expriment. Propos recueillis auprès d’enfants de 3 à 5 ans.

-        S. : L’histoire m’a appris qu’il fallait que je sois sage et bon aussi, et pas faire de bêtises.
-        L. : Elle me plaît, l’histoire.
-        S. : J’ai pensé d’être sage à l’école et à la maison.
-        B. : J’ai senti Professeur Hibou passer dans mon cœur.
-        L. : Il faut écouter son cœur.
-        H. : J’ai aimé l’histoire.
-        M. : Moi, j’ai senti le cœur.
-        E. : J’ai aimé Maria et Mario.
-        L. : Le Professeur Hibou aide à être sage.
-        B. : Le Professeur Hibou, il dit à tous les enfants… l’amour… pour tous.

Après plusieurs écoutes, les enfants l’apprécient tout autant.

-        E. : J’ai compris que j’ai appris à écouter mon cœur.
-        S. : L’histoire m’a appris à sentir mon cœur.
-        M. : Quand j’ai vu Mario et Maria écouter leur cœur, j’ai senti toute la paix, toute la joie entrer dans mon cœur.
-        S. : Ça m’a intéressé. J’ai rêvé que j’étais dans l’histoire. J’étais avec Professeur Hibou pour surveiller Mario et Maria.
-        T. : J’ai senti Professeur Hibou.
-        L. : Je pense qu’il va s’ouvrir mon cœur…

L’écoute du CD leur sert de rappel.

-        L. : J’ai posé ma tête sur la table et j’ai bien écouté ; ça m’a calmé par rapport à ce que j’ai fait à midi ! » (il avait fait mal à un copain).


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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Dernière mise à jour : 17/02/2020 @ 04:24

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