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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


Témoignage d'un parent d'élève (7)  Voir?

Par Carine (maman de Lya, 6 ans)

Je tenais à apporter mon témoignage de maman concernant la méthode de Professeur Hibou.
Lorsque ma fille Lya était en Grande section de maternelle dans une classe qui utilise cette méthode, nous sentions avec son papa qu’elle était plus réceptive à ce qu’elle ressentait et qu’elle arrivait à rester concentrée et calme plus longtemps qu’avant. Nous nous servions même de La leçon de Professeur Hibou (1) qui nous aidait bien au quotidien.

Lya dit aujourd’hui d’ailleurs qu’elle a appris à accepter les punitions et à se rendre compte quand elle fait des bêtises grâce à la leçon du Professeur Hibou, et aussi à écouter son cœur et à ne pas faire du mal. Nous avons toujours le livret dans sa bibliothèque que nous relisons ensemble, souvent.

Ma fille Lya est aujourd’hui en classe de CP et a des très bons résultats scolaires et se montre très sérieuse en classe. Nous pensons, son papa et moi, qu’elle a vraiment appris qu’il y avait un temps pour chaque chose et que l’école c’était sérieux. Du coup, même quand parfois elle s’agite en classe, d’elle-même elle trouve la capacité de se recentrer en interrogeant son cœur.

La leçon du Professeur Hibou est restée gravée dans sa mémoire. Elle me dit toujours en fermant les yeux : « Attends… je demande à mon cœur… ». Et ça marche !

Nous sommes conscients que Lya a eu une vraie chance de pouvoir bénéficier de cette méthode avant son entrée en primaire et nous vous en remercions énormément. Nous souhaitons qu’encore bien d’autres enfants puissent avoir cette chance. 


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/07/2016 @ 10:45)

http://reseaueducation.blogspot.com/2016/07/tu-veux-un-monde-meilleur-plus.html

«  Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien commence à le faire : qui t’en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira. »  (Carl Gustav Jung, psychiatre et psychologue, 1875-1961)

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(02/07/2016 @ 20:01)

L'unité de l'humanité  Voir?

Par Maria Montessori


Les forces qui bouleversent le monde actuel exige que l’on prenne en compte l’unité de l’humanité avec la plus grande urgence ; fini le temps où quelques groupes raciaux ou pays isolés pouvaient accéder à la civilisation, laissant les autres dans la servitude et la barbarie. La persévérance dans ces idées usées ne peut qu’entraîner l’autodestruction et de nouvelles guerres. Comment faire, donc, pour obtenir un changement de mentalité général, si ce n’est par l’œuvre d’un enseignant qui n’agirait pas comme un tyran ou un missionnaire, mais comme un guide essentiel des nouvelles générations ? L’enseignant moderne se doit d’être un chercheur enthousiaste dans les domaines de la biologie et de la psychologie de l’enfant au cours des différentes phases de sa croissance, comme aussi dans celui de la psychologie humaine en général. « L’école » doit être autre chose qu’un lieu où l’on instruit, où un seul maître enseigne au plus grand nombre –avec une souffrance mutuelle et en prime de bien maigres résultats par rapport aux efforts déployés.

Tous les pays du monde sont en train d’adopter la scolarité obligatoire. Il s’ensuit que sur le front de l’instruction, il y a conscription obligatoire, avec une mobilisation comparable à celle d’un pays menacé par un danger imminent. Or, il ne s’agit pas d’une mobilisation nationale, mais d’un mouvement bien plus vaste et d’une mobilisation universelle : pour la vie, cette fois, et non pour la mort !


Extrait de "Éduquer le potentiel humain" Editions Desclée de Brouwer

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(02/07/2016 @ 20:01)

Quand les neurosciences enterrent la méthode globale  Voir?


Dans le Monde d'aujourd'hui (23.12.2013), le neuroscientifique Stanislas Dehaene, Grand Prix INSERM 2013, se fend d'un article magistral sur les errances de l'enseignement dans notre pays et les exigences à satisfaire dans l'avenir.


Par Sébastien Bohler

Encore beaucoup trop d'emploi de la méthode mixte

Au chapitre des erreurs du passé, perpétuées plus souvent qu'on ne croit aujourd'hui, l'apprentissage de la lecture à travers la méthode globale, qui encourage les enfants à reconnaître la forme des mots sans insister sur le principe alphabétique. S Dehaene écrit ainsi : « 77 pour cent des enseignants des zones défavorisées choisissent toujours un manuel de lecture inapproprié, qui fait appel à une méthode mixte », comprenez une méthode qui inclut une part de reconnaissance globale de la forme des mots. Un présupposé irrecevable de la part des neurosciences, pour qui le cerveau est adapté à la méthode syllabique, axée sur la compréhension de la correspondance entre les syllabes et les sons.





L'aire cérébrale indiquée d'une flèche à droite, spécialisée dans la reconnaissance des lettres, voit son activité augmenter au fur et à mesure de l'automatisation de la lecture.

Une formation aux neurosciences pour les enseignants ?

Sur la question des causes de cette erreur persistante, S. Dehaene dénonce le manque de « formation scientifique » des enseignants. Selon lui, les instituteurs et institutrices bricoleraient une pédagogie du mieux qu'ils peuvent, ne disposant pas des informations scientifiques qui leur permettraient remiser au placard une bonne fois pour toutes la méthode globale.
Toutefois, malgré la solidité de l'argument, on a du mal à croire qu'il aurait fallu attendre l'avènement des neurosciences pour apprendre aux enfants à lire à l'aide du B-A BA. Toute l'histoire des civilisations, depuis les alphabets grec et latin jusqu'à l'invention de l'imprimerie, n'est-elle pas construite sur ce principe ? Et on voudrait nous faire croire que son oubli est lié à un manque de neurosciences ? C'est un peu court.

Le problème est manifestement ailleurs. Mais où ?

En finir avec le mythe de l'apprentissage sans rien faire

La réponse semble montrer le bout de son nez un peu plus loin dans le propos de S. Dehaene. L'apprentissage du déchiffrage en lecture est, à vrai dire, un poil rébarbatif, et nécessite une répétition jusqu'à tant que le processus devienne automatique. Se pourrait-il alors qu'à une certaine époque, le fantasme d'une éducation « tout plaisir » ait vu le jour ? Où certains pédagogues aient rêvé que la formation des esprits puisse se faire sans transpiration, uniquement avec de l'inspiration ? Facilité séduisante que sportifs et stars du show-biz ont relayée jusqu'à l’écœurement selon l'adage : « il faut se faire plaisir ». Certes. Promettre à un enfant qu'il saura lire en identifiant comme par magie la forme des mots, ne manquera pas d'exercer sur lui (et sur ses parents) un certain attrait. Mais comme le disait Victor Hugo, l'art est fait à 99 pour cent de transpiration, et à un pour cent d'inspiration. Les neurosciences nous rappellent, finalement, que le bon câblage du cerveau demande du travail et du temps. Merci à S. Dehaene.

réf. http://www.scilogs.fr/l-actu-sur-le-divan/quand-les-neurosciences-enterrent-la-methode-globale/

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(02/07/2016 @ 20:00)

Politique linguistique et politique de formation  Voir?

Politique linguistique et politique de formation – deux Instruments de la politique de force impérialiste


Par Horizons et débats

Les langues officielles parlées dans un pays dépendent de la politique linguistique. En Suisse, la politique linguistique est définie par la Constitution, plus exhaustivement encore par la Loi sur les langues. Celle-ci garantit un traitement identique des quatre langues nationales, indépendamment de l’étendue et de la force économique et politique des régions linguistiques. Dans le principe de l’égalité du traitement des langues nationales s’exprime une valeur plus fondamentale encore: le respect de la liberté et de la dignité des êtres humains vivant dans leur propre région linguistique et dans leur patrie culturelle.

Les langues apprises dans les écoles parallèlement à la langue maternelle sont l’affaire de la politique linguistique mais aussi de la politique de formation puisque cela concerne le système scolaire. Cela s’est manifesté notamment lors du débat sur l’introduction de l’enseignement précoce de l’anglais. C’est là une bonne illustration de l’étroit rapport existant entre les politiques linguistique et de formation [...]


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(02/07/2016 @ 20:00)

Un outil pour toute la classe  Voir?

Par Valène (psychologue clinicienne et maman de Rose)



L’histoire du Professeur Hibou nous a été remise avant les vacances de la Toussaint. Ma fille la connaissait déjà par cœur ! Elle semble investir de manière très positive cette histoire qui est un outil pour toute la classe. Je constate que cette méthode est pertinente et profitable aux enfants car :

 1-    Le format « conte » intéresse d’emblée les enfants, les motive et   éveille leur curiosité, ce qui facilite leur investissement et leur adhésion.
2-    La méthode délivrée par le Professeur Hibou constitue une forme de série de stratégies d’autorégulation émotionnelle (s’asseoir, fermer les yeux, interroger son cœur) et d’hétérorégulation émotionnelle.
3-    Ce support permet aux enfants de reconnaître, d’identifier, de comprendre les émotions qui les traversent, mais aussi de prendre en compte l’impact et les conséquences de leurs comportements sur les autres. Il développe l’autonomie de l’enfant.
4-    En définitive, c’est un outil pédagogique (voire psychologique) essentiel pour développer les apprentissages sociaux (respect des règles, des autres). C’est une très bonne chose qu’il soit utilisé et répandu dans les écoles maternelles !

Je constate que grâce à l’utilisation de cette méthode, ma fille parvient mieux à gérer ses émotions et elle nous apparaît plus calme et plus « sécure » en rentrant de l’école.
Le Professeur Hibou faisant figure d’autorité, cela évite les rapports de force et les éventuels conflits qu’il peut exister parfois entre les enfants et les adultes. Ainsi les enfants intègrent les règles dans un climat de confiance. Ils sont responsabilisés et deviennent plus autonomes.

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(22/06/2016 @ 17:07)

Personne ne peut y échapper, c’est l’eurofoot...  Voir?

Personne ne peut y échapper, c’est l’eurofoot ! Bon, on peut faire autre chose que de regarder les écrans, fermer les radios, se dire qu’on est au-dessus de ça, mais on peut aussi en penser quelque chose !


Par Bernard Collot

Je me suis souvent demandé pourquoi l’espèce humaine avait une telle propension à jouer sans fin avec des objets ronds. Peut-être est-ce parce que c’est la seule à avoir prolongé sa puissance au-delà de l’enveloppe de chacun de ses êtres en projetant des objets pour se défendre, pour atteindre une proie, un ennemi… En somme nous avons la capacité unique d’étendre notre espace de pouvoirs au-delà de notre corps. Nous n’arrêtons pas de lancer, des fusées, des idées, des invectives… et d’attraper, des coups de soleil, des maladies, des poux…

Si le chaton est naturellement mobilisé par ce qui bouge, le petit enfant joue naturellement à faire bouger, faire tomber. Quelle jouissance quand il lance pour la première fois un caillou dans l’eau ou une poignée de sable dans les yeux de la petite sœur ou du petit frère. Même avec les pieds qui pourtant ne sont pas faits pour ça il est si drôle de projeter la boite de conserve qui traîne par terre sans même avoir besoin de se baisser. Mettez une balle, un ballon quelque part, il y aura toujours quelqu’un qui fera quelque chose avec parce qu’en plus cet objet roule, rebondit, on peut lui donner vie ce qu’on ne peut faire avec une pierre.

Bon, nous sommes donc une espèce animale de lanceurs et d’attrapeurs. Mais alors pourquoi une grande partie de nos activités ludiques collectives se fait à partir d’un unique objet sphérique ? Le lien ! C’est le ballon qui crée le lien entre plusieurs personnes, qui leur fait faire quelque chose ensemble, qui les incite à être ensemble.

Peut-être est-ce parce que nos sociétés ont de plus en plus de mal à faire ensemble (donc à être une espèce sociale) qu’il y a un tel engouement pour le foot. Vous avez deux équipes sur un terrain, enlevez le ballon, les joueurs ne savent plus que faire, qu’inventer ensemble et chacun rentre chez soi. Il n’y a pas de sport collectif sans un objet commun sans passes, cela arrive à être le seul endroit où l’on est dans l’obligation de se passer quelque chose les uns aux autres. On peut imaginer un super joueur tellement habile qu’il puisse traverser le terrain seul et allant marquer chaque fois un but ; il n’y aurait plus personne pour jouer avec lui et plus personne pour regarder, il n’y aurait plus de jeu possible. Avoir un objet commun sur lequel agir et qui puisse être le prétexte à être ensemble, jouir enfin du ensemble. L’espèce de folie qui touche surtout le foot quand un but est marqué dans la manifestation hystérique des joueurs et des supporters est peut-être le reflet terrible du manque total par ailleurs de jouissance collective de réussite [...]


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(22/06/2016 @ 16:56)

LE GRAND TOUT-SOLEIL  Voir?

"L'histoire que je vais vous raconter n'est pas un conte de fée, c'est une histoire vraie, une histoire que j'ai vécue, une histoire merveilleuse ! Voilà comment tout a commencé... "


Pour les enfants à partir de 7-8 ans
Format A5, 36 pages
Prix : 5 € + frais d’envoi


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(11/06/2016 @ 19:18)

http://reseaueducation.blogspot.com/2016/06/la-vraie-morale-se-moque-de-la-morale.html

«  La vraie morale se moque de la morale.  »  ( Blaise Pascal, mathématicien et philosophe français, 1623-1662)

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(01/06/2016 @ 15:42)

Le coeur a un cerveau  Voir?

Par Éditeur VOPUS


Après avoir étudié les Mathématiques, et après sa carrière de pianiste et d’organiste, elle a été professeur à La Sorbonne. Ensuite, elle s’est installée en Inde et a participé à la création de la communauté d’Auroville avec Sri Aurobindo et Krishnamurti. Et peu après, elle a fondé l’Institut pour le Développement de la Personne au Québec. Elle est l’auteur de : «Le pouvoir de choisir», «La liberté d’être» et «Le maître du cœur» (le Ver luisant).

Elle a passé de nombreuses années à investiguer sur l’interférence entre la science et la conscience, et ses exposés sont toujours rigoureux et bien documentés. Samedi prochain, elle exposera aux journées sur l’Évolution de la Conscience (Cosmo Caixa), les découvertes sur le cerveau du cœur et ses implications. 


Que le cœur ait un cerveau, c'est une métaphore, non ? 
NON. On a découvert que le cœur contenait un système nerveux indépendant et bien développé, avec plus de 40.000 neurones et un réseau complexe et dense de neurotransmetteurs, de protéines et de cellules d'appui.
Est-il intelligent ? 

Grâce à ces circuits tellement élaborés, il semble que le cœur puisse prendre des décisions et passer à l'action indépendamment du cerveau et qu'il puisse apprendre, se souvenir et même percevoir. Il existe quatre types de connexions qui partent du cœur et vont vers le cerveau de la tête [...]

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(01/06/2016 @ 15:26)

PAROLES D'ENFANTS... Nos petits monstres intérieurs  Voir?


Dans les entretiens que j’ai avec mes élèves de maternelle, il arrive parfois que nous suivions un thème qui se développe dans le temps. Ici : les petits monstres intérieurs ! Lorsque l’on ferme les yeux après des exercices qui favorisent le silence, il arrive que les enfants visualisent leurs petits démons, surtout dans les périodes de fatigue.

  
   R. : J’ai senti un animal et c’était un lion.


Pour d’autres, c’est un tigre, un rhinocéros, un jaguar, un zèbre, un dragon ou un crocodile qui vient les visiter. Chacun a son animal spécifique qui revient régulièrement.

        V. : J’ai senti une petite lumière et à côté, il y avait un jaguar.
        F. : J’ai senti qu’il y avait une lumière et trois animaux : un tigre, un lion et un dragon.
        V. : J’ai senti plein d’animaux féroces qui entouraient quatre ou cinq lumières.
       S. : Mon soleil, il était à la taille d’un grand serpent. Il y avait un soleil, un dragon, un serpent et un lion.
        T. : J’ai vu beaucoup d’animaux.
        

Un jour qu’il y avait de l’excitation et de la perturbation dans l’air, j’ai proposé un exercice de respiration pour agrandir sa lumière intérieure en inspirant et éloigner les bêtes sauvages en expirant.

        Y. : Moi, la lumière, elle a gagné.
        E. : Dans mon cœur, le gros dragon allait venir, c’est la grosse lumière qui a gagné.
       V. : Il y avait un jaguar qui était juste là. La lumière a grandi, grandi, le jaguar s’est enfui. C’est le soleil qui a gagné.
        J. : J’ai senti une grande lumière et le lion s’est enfui.
        N. : Il y avait une grosse pierre qui faisait mal. Il y avait plein de toupies.
        S. : Il y avait un léopard autour de la lumière. La lumière a fait fuir le léopard.
        N. : Les petits soleils m’ont dit de ne pas faire de bêtises. Comme les bêtes féroces disent de faire des bêtises, elles ont dit : d’accord, Soleil ! Elles voulaient être sages, alors elles ont été sages.


V. est travaillé par le mensonge qu’il a laissé s’installer en lui comme une habitude.

        V. : Dans mon cœur, j’ai senti des dinosaures qui se battaient avec le soleil.
       La maîtresse : Va voir s’il y a une bête sauvage ou un dinosaure qui s’appelle : Mensonge…
        V. : Je l’ai aperçu. Lui aussi, il m’a vu et il est parti. Ensuite, je n’ai pas réussi à le retrouver.
        C. : J’ai senti la lumière et deux animaux féroces : le mensonge et le tigre.
      F. : J’ai senti le soleil, une lumière, une flamme de feu. Les bêtes féroces se sont cachées derrière le soleil.

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(01/06/2016 @ 15:00)

Dès six mois, les bébés distinguent le bien du mal  Voir?

Les bébés seraient capables de distinguer au cours de leur première année une bonne et une mauvaise action.


Revue : Nature - vol. 450, nov. 2007

Pour la première fois, une étude révèle que très précocement, les bébés sont capables de juger le comportement d’autrui. Karen Wynn, de l’Université de Yale, aux Etats-Unis, a montré à des bébés de six et dix mois des petites scènes de marionnettes. Un personnage (une figure géométrique en carton, colorée et avec deux gros yeux) tente de gravir une montagne avec difficulté. Dans certains cas, un personnage vient l’aider en le poussant, alors qu’à d’autres moments un autre personnage le gêne dans son ascension, et le fait tomber en bas de la montagne. Après le spectacle, les chercheurs ont présenté aux enfants la figurine « aidante » et la figurine « gênante ». A dix mois, les bébés s’intéressent à la première et laissent la seconde.

Résultat plus surprenant, cette préférence se trouve aussi chez les bébés de six mois. Dès cet âge, ils sont capables de distinguer les bonnes des mauvaises actions qu’ils observent, du moins dans des interactions entre jouets. Cette capacité préverbale participerait à la formation du sens moral. Il reste à comprendre précisément la manière dont se forme cette première preuve de jugement social. L’évolution aurait-elle doté l’espèce humaine d’un mécanisme de détection de l’altruisme, pour multiplier les chances de survie ?




Réf. Le monde de l’enfance N°2, Janv. Fév. Mars 2008.


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(01/06/2016 @ 14:52)

Témoignage d'un parent d'élève (6)  Voir?

Par Jessica (maman de Colyne -4 ans)

Voici expliqué l'impact de la Leçon du Professeur Hibou sur le quotidien de ma fille Colyne.
L'histoire est amusante pour les enfants mais prend en plus beaucoup de sens. Elle amène l'enfant à réfléchir par lui même plutôt que de lui imposer des ordres sur ce qui est bien ou non. Colyne comprend, en faisant appel à son cœur, si ses actes sont bons ou mauvais. Je trouve cette méthode excellente.
Le fait d'amener un enfant à réfléchir par lui même sur ses actes prend tellement plus de sens au moment de retenir l'impact de son acte.
Au quotidien, Colyne me dit faire appel à son cœur et me raconte ce qu'elle a fait de bien ou non. J'utilise cette méthode maintenant pour mes 2 enfants, car je trouve le concept très intéressant, tant pour les petits que pour les plus grands. Le fait de les amener à réfléchir et à se poser la question sur leurs actes, leur permet de retenir plus facilement pourquoi c'est bien ou non.
Cette méthode devrait être généralisée. J'en ai d'ailleurs discuté avec mes collègues de bureau qui trouvent très bien cette méthode et aimeraient que leurs enfants l'utilisent. Les enfants prennent conscience de leur comportement au lieu de suivre uniquement des ordres sans comprendre.
Je recommande cette méthode à toutes les classes de maternelle. Colyne adore l'histoire et, d'elle-même, fait appel à son cœur.


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(18/05/2016 @ 16:04)

Témoignage d'un parent d'élève (5)  Voir?

Par Yoann (papa de Rose -5 ans)

Je suis le papa d’une élève de grande section de maternelle dans laquelle est utilisée la "méthode" du Professeur Hibou.
Rose est une petite fille vive, avec un tempérament très actif mais aussi très émotive.
La concernant, les conséquences sur sa gestion des émotions sont très positives. En effet, grâce au Professeur Hibou, elle arrive beaucoup mieux à identifier ses émotions et donc à les gérer. Ces derniers temps, elle décide spontanément de faire des pauses, les yeux fermés afin d'écouter ce que son cœur lui dit pour savoir "ce qui est bon".
Nous voyons que le Professeur Hibou est omniprésent, elle aime le dessiner, le représenter en pâte à modeler, réciter la poésie ou simplement nous en parler.
Le fait d'avoir fait une petite représentation en classe a aussi été très bénéfique pour Rose. Nous remarquons que la référence au cœur est également très utilisée pour résoudre les conflits avec ses camarades. Spontanément, Rose essaie de trouver une solution, un compromis pour stopper la dispute.
Bref, une expérience très positive pour les enfants et leurs parents et facile à relayer à la maison. Rose essaie même de convertir son petit frère de 2 ans !


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(18/05/2016 @ 15:55)

Grandir avec "La leçon de Professeur Hibou"  Voir?

Un outil au service d’une éducation qui éveille à l’autonomie, à la responsabilité et à la dignité.


Le sort du monde dépend, en premier lieu, de l’éducation. Dans nos sociétés modernes, en perte de repères spirituels et moraux, s’interroger sur l’éducation des enfants est fondamental, car seule une approche éducative respectueuse de la liberté de conscience leur permet de s’épanouir et d’évoluer harmonieusement.

La leçon de Professeur Hibou est un outil précieux qui aide les enfants à grandir et à construire leur individualité de façon équilibrée. La spécificité de cette histoire, simple mais profonde, est dans le fait qu’elle éveille au Soi, à l’identité réelle, originelle, dans laquelle chaque être humain naît.

À partir de 3-4 ans, l’enfant prend progressivement conscience de son Moi ; à travers ses multiples expériences avec son environnement, il s’éveille à sa personnalité propre qui est son outil d’expression dans le monde. C’est le moment propice pour commencer à l’éveiller à son identité réelle ‒ le Soi ‒ fondement sacré de toutes les consciences personnelles qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout [...]


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(05/05/2016 @ 09:47)

http://reseaueducation.blogspot.com/2016/05/plus-la-vanite-cest-dire-lencombrement.html

« Plus la vanité, c’est-à-dire l’encombrement inutile de l’esprit, est grande, plus elle obscurcit la clarté et disperse les forces, rendant difficile ou impossible, non seulement de raisonner et d’agir, mais même de percevoir la réalité et de voir. »  (Maria Montessori, médecin et pédagogue,1870-1952)

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(01/05/2016 @ 11:18)

Enseignante en ZEP, je ne vis pas l'enfer. Je crée un climat bienveillant et participatif  Voir?

Par Agathe W.

J’ai lu samedi dernier un témoignage intitulé "Je suis enseignante : les élèves sont intenables, leur niveau est accablant. C'est l'enfer"(1). Il s’agissait de celui d’une jeune enseignante, nouvellement nommée en ZEP, qui assure des compléments (c’est-à-dire qu’elle complète les classes d’enseignants à temps partiel), et vit très mal sa situation. Bien entendu, je suis navrée pour cette femme qui doit se sentir malheureuse mais je ne peux que lui conseiller de tenir bon, car je suis passée par là.

J’ai espéré me casser une jambe pour être arrêtée

Comme elle, je suis devenue enseignante car mes plans sur la comète étaient un peu trop vaporeux pour vivre dignement et je ne ferai sûrement pas ce métier toute ma vie.

Lors de ma première année d’enseignement, sans réelle formation, en 2013-2014, j’avais une classe de 34 élèves (dont 21 garçons) de 4 ans. Complètement azimutés. La conseillère pédagogique les avait même qualifiés "d’affreux Gremlins". Cette école n’était pas en ZEP. J’étais la plus jeune de l’équipe, les autres collègues étant des "anciennes".

Cette entrée dans le métier a été une horreur. J’ai beaucoup pleuré, j’ai compté les jours, j’ai espéré me casser une jambe pour être arrêtée pendant plusieurs mois. Pourtant, j’ai tenu bon et mon échec est passé du stade d’angoisse prégnante au stade de bataille au quotidien.

Non, je n’allais pas m’asseoir sur le constat d’élèves trop difficiles, d’une classe surchargée, d’une équipe démotivée, de mon manque cuisant de formation. Il fallait que je me remette en question : qu’est-ce que c’était être "maîtresse" pour moi ?

Un élève heureux = un élève motivé = une maîtresse comblée

Je me suis rendue compte qu’il fallait que je revoie mes objectifs. Les problèmes listés précédemment m’empêcheraient toute l’année de devenir la maîtresse chevronnée que je rêvais être, qui gère sa classe au lever de sourcil (oui, c’est possible) et qui fait des projets sensationnels – celle que je ne pourrais pas être avant des années d’ancienneté, ou celle que je ne serai jamais car en fait, elle n’existe que dans les épisodes du "Bus Magique".

Par contre, rien ne m’empêchait de rendre mes élèves heureux. En interrogeant l’objectif premier de l’école "la réussite de tous les élèves", j’ai réalisé qu’on ne pouvait pas réussir sans être d’abord heureux. Et le bonheur des élèves entraînerait forcément le mien. Pour simplifier mon équation : un élève heureux = un élève motivé = une maîtresse comblée.

Je me suis donc affairée à rendre mes élèves contents de venir le matin. Ces élèves qui venaient de familles au contexte social démuni, ces élèves à qui on diagnostiquait des troubles du comportement ou autres "dys", ces mêmes élèves qui étaient immatures, fatigués, en échec scolaire, arrogants, violents. C’est mon credo depuis trois ans et, aujourd'hui, je peux dire, la tête haute, que je suis maîtresse en ZEP et que c’est chouette ! [...]


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(1) voir l'article ci-dessous 

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(01/05/2016 @ 11:02)

Je suis enseignante : les élèves sont intenables, leur niveau est accablant. C'est l'enfer  Voir?

Dans l'Éducation nationale, les difficultés ne se concentrent pas que sur le collège. Alors que la réforme de Najat Vallaud-Belkacem a donné lieu à d'âpres débats ces dernières semaines, Sophie L., enseignante dans le primaire depuis septembre, dépeint une situation désastreuse dans les deux écoles où elle travaille. Elle envisage même de changer de métier.


Par Sophie L.

Je suis maîtresse d’école pour des CM2 de ZEP et pour des CE2 dans une zone de plus en plus difficile : je vis un enfer depuis le premier jour. Je n’ai pas été suffisamment préparée à ce qui m’attendait. Ma formation était trop théorique et la réalité du terrain est ignorée par les formateurs.

À un mois des grandes vacances, je compte les jours qui m'en séparent, épuisée, et à bout de nerf, d'autant que plus de 50% de mes élèves ne sont pas prêts à passer dans la classe supérieure. C’est un désastre sans hasard.

Un système qui nuit aux enseignants et aux élèves

Enseigner, ce n’était pas la profession dont je rêvais quand j'étais petite. Mais, au détour d'une crise économique peu favorable à l'épanouissement de mon âme d'artiste et de petits jobs dans le secteur de l'enfance, je me suis finalement décidée à devenir maîtresse d'école.

Plus l’idée mûrissait, plus elle me plaisait. J’ai eu le concours, et en septembre 2014, j’étais lâchée sur le terrain sans plus de formalité. Le choc fut total et dix mois plus tard, j'ai encore du mal à m'adapter.

Je comprends mieux ceux qui dénoncent ce système où de jeunes enseignants sans expérience sont balancés, sans avoir reçu avant une formation appropriée, dans des zones difficiles où la discipline est une matière qui s’impose de force au programme [...]


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(01/05/2016 @ 10:48)

Des stages commando contre le décrochage scolaire  Voir?

la guerre légitimée


Par B. Girard

Le décrochage scolaire, qui voit chaque année plusieurs milliers de jeunes s’évaporer du système éducatif, est une réalité complexe, où interviennent de multiples considérations, psychologiques, sociales, familiales, pédagogiques. Réalité complexe, du moins le croyait-on jusqu’à ces dernières semaines lorsque l’Education nationale, jusque là fort démunie, a fièrement fait savoir qu’elle tenait enfin la solution : confier les élèves décrocheurs à l’armée. [...] 

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(01/05/2016 @ 10:39)

PAROLES D'ENFANTS...Voyager en soi  Voir?

A l’occasion d’écoute de musique classique, après des temps de calme ou d'attention au silence, quand les enfants se connectent à leur cœur, il n'est pas rare que des images ou de petites histoires leur viennent spontanément à l'esprit. Si l’on prête foi à ces images - tout en canalisant au besoin le trop plein - on se rend compte que les enfants parlent en réalité d’eux-mêmes. Les écouter devient alors un précieux moyen pour mieux les connaître et mieux interagir avec eux.

Voici quelques expressions enfantines recueillies dans ma classe de maternelle :

P. : J’étais sur un bateau avec mes parents. On dormait avec la fenêtre ouverte. Une petite fée est venue, elle m’a dit de sauter sur les étoiles. Je lui ai obéi. Elle m’a dit : qu’est-ce que tu veux ? J’ai dit que je voulais devenir la fée de la musique.

C. : Sur mon chemin, j’ai vu une licorne. Sur ma licorne, j’ai fait un voyage et tous les animaux sont venus.

A. : J’ai rêvé d’une sirène et d’un poisson. Le poisson la trouvait si belle que le requin était jaloux et il l’a croqué.

F. : Mon cœur m’a dit des secrets. Il y a une pièce d’argent caché dans ma maison, mais je ne la trouve pas.

V. : J’ai vu des bêtes féroces avec un lion, ils se battaient. Je suis arrivé avec des chiens et un arc avec des flèches. J’ai lancé une flèche et j’ai raté le lion. La flèche est allée dans l’arbre.

M. : Ma fleur était au milieu des bois. Il y avait un géant. Il se battait avec une araignée. Je voulais faire pareil. J’ai entendu la petite fleur de loin, elle m’a dit de me défendre avec les méchants mais pas avec les gentils.

J. : Toutes les bêtes féroces de la terre au monde sont venues vers moi, car je suis la fille des animaux. Je les ai calmées. Les petits animaux de la forêt étaient sauvés. Tout s’est arrangé. Avec les œufs de dinosaures qui « éclosaient », ça a tout recommencé. Mais j’avais tous les pouvoirs, j’ai donné des petits pouvoirs aux animaux.

B. : J’ai vu un ourson qui se bagarrait avec un gros ours. Le gros avait un fusil. Le petit a écrasé le fusil avec son pied.

N. : Il était une fois une petite girafe rose qui vivait dans son château. Il y avait une girafe bleue. Elles se sont mélangées, ça a fait des girafes multicolores comme un arc-en-ciel.

H. : La sirène, elle regardait une étoile dans le ciel, après, elle est rentrée chez elle, dans le château, dans la mer.

R. : J’étais en voyage avec un cheval et il m’a amenée chez une dame. Et la dame, elle m’a donné à manger et après je suis partie.

L. : Sur mon chemin, j’ai senti un léopard avec moi et aussi un tigre. Ils étaient gentils mais ils attaquaient les méchants. Ils m’écoutaient. On est allé voir ce qu’il y avait dans la cabane, il n’y avait personne. Celui qui habitait dans la cabane n’avait rien, il a pris notre voiture, on a laissé la voiture à celui qui n’avait rien.

O. : Il y avait une lumière multicolore dans la forêt.

I. : J’ai vu un prince qui partait sur un pont.

T. : J’ai senti un bateau qui sautait sur l’eau. Il y avait un dauphin qui faisait coucou et un autre dauphin qui faisait coucou aussi.

D. : J’ai vu une licorne qui courait. Comme elle était belle, je lui ai demandé pourquoi elle était très belle. Elle m’a dit : parce que je suis allée dans un village qui était très beau et du coup, elle m’a amenée dans le village pour que je sois belle.

E. : Ma grande sœur a fait un voyage, elle est allée dans la cheminée. J’ai éteint le feu parce que Lola (ma grande sœur) s’est brûlée.

S. : J’ai senti que j’étais sur un ours polaire.

Q. : J’ai senti un loup, dans la forêt, qui se bagarrait avec un jaguar. Mon éclair est venu. Un renard essayait de manger des poules. Le loup et le jaguar ont aidé les poules. Mon éclair a dit de leur donner à manger parce qu’ils ont réussi à garder les poules.

Diane

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(25/04/2016 @ 19:32)

PAROLES D'ENFANTS... Sur mon petit nuage  Voir?

Les enfants sont naturellement créatifs. Il suffit de libérer des espaces et des temps de parole, de les inviter à se connecter à leur source de créativité pour qu'ils développent ce don de la vie.
Il s'agit de leur donner l'occasion d'être attentif à ce qui se passe en eux, dans des moments de calme. On peut partir de comptines simples comme celle-ci :

Je fais le tour de ma maison
(avec la main faire le tour de son visage)
Je ferme les fenêtres
(poser la main sur les yeux)
Je ferme les volets
(poser la main sur les oreilles)
Je ferme la porte à clef
(faire le geste de tourner sur la bouche)
Je descends dans mon cœur
(poser la main sur le cœur)
Et j’écoute le silence.


C’est là que les images se forment spontanément. Les enfants aiment les transmettre et écouter celles des autres. Pour eux, il s’agit d’une réalité même si celle-ci est invisible. Ils vivent les émotions qui accompagnent ces images. La singularité de chaque personnalité est révélée. Voici quelques expressions d’enfants, de petite, moyenne et grande section de maternelle, recueillies dans ma classe :
R. : Un jour, dans mon cœur, j’ai fait un petit voyage. Il y avait un nuage. Il y avait une échelle invisible, je suis monté et le nuage m’a amené vers le Sud et j’ai voyagé dans la mer.

L. : J’ai senti une étoile qui a grandi en soleil.

B. : J’ai vu un arc-en-ciel qui scintillait avec un cœur rouge.

S. : J’ai senti mon soleil très, très haut !

A. : Il y avait un banc sur un nuage, j’étais dessus. J’ai fait un voyage. J’ai vu des dauphins.

E. : J’ai vu la lumière. Un coup il faisait jour, un coup il faisait nuit.

I. : Il y avait une étoile sur un nuage. L’étoile m’a mis des ailes. J’ai volé jusqu’à Paris.

J. : J’ai senti maman, j’étais dans le ventre de ma maman.

L. : J’ai vu une licorne et sa corne s’allumait quand elle avançait.
C. : Il y avait une brillante fleur dans le cœur.
H. : J’ai senti des cœurs et des étoiles qui tombaient sur moi.
K. : J’ai vu une étoile douce avec des paillettes.
C. : J’étais dans une toupie brillante avec toutes les couleurs.
T. : J’ai senti dans mon cœur des étincelles.
K. : J’ai pensé que je faisais un bisou au bébé qui est dans le ventre de maman.
F. : J’avais des trésors argentés dans une caverne secrète.
L. : J’ai senti mon éclair qui me protégeait de ceux qui voulaient me faire mal. Mon éclair est grand, à la taille de mon soleil.
V. : Mon nuage, il m’a amené dans la Terre. J’ai vu des vers de terre arc-en-ciel et des tas de trésors. Il m’a amené dans l’océan profond et ensuite dans un endroit dangereux : j’ai vu des milliers de coffres aux trésors et la fée-poisson m’a transformé en poisson-serpent.
Poésie lointaine qui nous rappelle la fraîcheur d’âme de l’être humain au commencement de son existence…

Diane

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(25/04/2016 @ 19:04)

http://reseaueducation.blogspot.com/2016/04/la-vie-est-reellement-obscurite-sauf-la_8.html

«  La vie est réellement obscurité sauf là où il y a élan, et tout élan est aveugle sauf là où il y a savoir, et tout savoir est vain sauf là où il y a travail, et tout travail est vide sauf là où il y a amour.  »  ( Khalil Gibran, poète , 1883-1931)

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(08/04/2016 @ 10:32)

Du pouvoir  Voir?

Par Bertrand Russel

La pulsion de pouvoir se présente sous deux formes : explicite, chez les meneurs ; implicite, chez les suiveurs. Quand les hommes suivent un meneur, ils visent l’acquisition d’un pouvoir par le groupe qu’il commande, et croient que les triomphes qu’il remporte sont aussi les leurs.

« Le plus grand désavantage d’une éducation autoritaire, dit Adler, est de fournir à l’enfant un idéal de pouvoir, et de lui faire voir les plaisirs associés à l’exercice du pouvoir ». L’éducation produit aussi bien le type servile que le type despotique en donnant l’impression que la seule relation de coopération possible entre deux êtres humains est celle où l’un des deux donne des ordres et l’autre y obéit. La pulsion de soumission, tout aussi réelle et aussi répandue que la pulsion d’autorité, est enracinée dans la peur. La plupart des gens ont le sentiment que la politique est difficile et qu’il est préférable de suivre un leader : c’est, chez eux, un sentiment tout aussi instinctif et inconscient que ce qui motive le comportement d’un chien envers son maître. On retrouve les mécanismes de domination et soumission au niveau de la famille, de l’État et du monde des affaires…


Outre ceux qui commandent et ceux qui obéissent, il existe un troisième type d’individus : ceux qui refusent de se soumettre et ceux qui ne possèdent pas ce caractère impérieux à vouloir commander. Ils ont du mal à se faire une place dans l’édifice social et, d’une façon ou d’une autre, se cherchent un refuge dans l’univers mental ou dans le monde réel (ermites). Le tempérament de l’ermite est ce qui permet de résister à l’attrait de la popularité, de poursuivre des travaux en faisant fi de l’hostilité ou de l’indifférence générale, et d’en arriver à des opinions qui vont à l’encontre des erreurs en vogue. D’autres qui ne sont pas indifférents au pouvoir deviennent des saints ou des hérésiarques, des fondateurs de nouvelles écoles… Ils s’attachent comme disciples des gens chez qui l’amour de la soumission se combine à une soif de révolte. 


extrait de Le Pouvoir, Syllepse
cité par : http://www.education-authentique.org/uploads/PDF_LEA/LEA_87.pdf 

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(08/04/2016 @ 10:27)

Les insuffisants sentimentaux  Voir?

Alors que le niveau de l’apprentissage de l’intelligence scolaire et abstraite n’a jamais été aussi haut sur Terre, les problèmes continuent de se multiplier. Ce n’est donc pas la bonne éducation. 
Ce savoir très incomplet n’est, en effet, relié ni au cœur ni aux émotions. Pire ? Nous n’y apprenons rien sur les sentiments, les émotions et leurs usages. Nous assistons, alors, à une sorte d'analphabétisme du cœur collectif. L'empathie se raréfie. La compréhension intuitive d'autrui est en rupture de stock. Les amputés du cœur appartiennent bien à ces porteurs de maladies invisibles. Et, sans même aller jusqu'à cet extrême, la misère du vocabulaire dédié à l'affectivité et l'amour (autre que sexuel) enferme la plupart dans un monde rétréci, restreint, resserré, contracté, abrégé, raccourci, crispé et très limité. Ceci s’accompagne de graves appauvrissements émotionnels, de comportements sommaires et trop abrégés

Puisque la désocialisation générale (et où trouver des motivations avec les actuelles élites si peu élites ? ) aboutit aux incapacités à… AGIR, collectivement comme individuellement… ainsi, il peut être parlé de bouleversements climatiques sans que les résonances corporelles soient à la taille des problèmes constatés. Et dans tous les domaines, pareil : toujours plus d’enfants innocents meurent de faim et nos corps ne crient pas de révoltes, etc. Tout perd de son « importance » avec de tels insuffisants sentimentaux. La hiérarchie du réel s'émousse, les urgences s'épuisent dans le brouillard. Bref, la société « humaine » se suicide bel et bien sous nos yeux. 

Source : http://www.imagiter.fr/

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(08/04/2016 @ 10:04)

L’école autrement selon Antonella Verdiani  Voir?

"Notre système scolaire réclame une profonde mutation" affirme Antonella Verdiani, docteur en sciences de l’éducation, présidente du Printemps de l’Education. Pour preuve, les nombreux malaises que semblent rencontrer enseignants et élèves. Or des expériences éducatives heureuses existent, dont on pourrait s’inspirer. Le point sur ces pistes pédagogiques innovantes et une vision éducative qui pourrait tenir son rôle d’instrument d’émancipation de l’enfant.


Par Interview d'Antonella Verdiani

Doctissimo : Quels sont les principaux défauts que présente le système scolaire actuel ?

Antonella Verdiani : L’école va mal, c’est indéniable et les réformes ministérielles successives semblent imperméables à toute innovation qui soutienne la prise en compte de la dimension existentielle des individus (élèves et enseignants), sans doute l’une des raisons du malaise ambiant. En cause, selon moi, la fragmentation grandissante du savoir en multiples disciplines, obligeant les élèves à interpréter la réalité comme un ensemble de morceaux d’un puzzle non recomposé et déstructuré. 

A ce cloisonnement et morcellement du savoir pourrait correspondre une dangereuse fragmentation de l’être humain, c’est-à-dire le corps étant séparé des émotions, elles-mêmes séparées du mental, séparé de l’esprit… Rappelons que notre système repose sur un modèle créé sous Jules Ferry, au début du siècle, en plein développement de l’ère industriel. Cette époque était très influencée par une vision positiviste de l’humanité et du progrès, où le productivisme et la morale dominaient. C’est une vision dépassée aujourd’hui qui réclame une profonde mutation.

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(01/04/2016 @ 18:39)

Dernière mise à jour : 26/07/2016 @ 15:44

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