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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


La vertu du silence  Voir?

Par Jacques Muglioni

« Ce qui rend l’esprit indisponible, ce n’est donc pas le vide, c’est l’encombrement... D’abord on ne peut entendre une leçon que si la discipline du corps témoigne, pour le sujet lui-même en premier lieu, d’une attente sans laquelle l’attention risque d’être à jamais refusée. Qui n’est pas capable d’écouter, c’est-à-dire de garder le silence, de faire taire ses opinions et ses humeurs, ne comprendra ni n’apprendra jamais rien... Le silence de la classe, à la fois condition et effet de l’attention, symbolise le chez soi de l’esprit et annonce l’esprit de la parole ... On ne dira jamais assez ce qui fait qu’une classe est une classe, non pas un agrégat incertain, mais un nombre fini d’élèves que l’on puisse distinguer, l’immobilité du corps, le maintien, la maîtrise du geste. Il y a des conditions physiques sans lesquelles la parole se perd... dans le bruit et la gesticulation. Qui ignore [la vertu du silence] ne sait pas ce que c’est que la classe, ni ce qu’est enseigner. » 

Réf. "L'école ou le loisir de penser" de Jacques Muglioni, doyen de l'inspection générale de philosophie (années 80)



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La vertu du silence  Voir?

Par Jacques Muglioni

« Ce qui rend l’esprit indisponible, ce n’est donc pas le vide, c’est l’encombrement... D’abord on ne peut entendre une leçon que si la discipline du corps témoigne, pour le sujet lui-même en premier lieu, d’une attente sans laquelle l’attention risque d’être à jamais refusée. Qui n’est pas capable d’écouter, c’est-à-dire de garder le silence, de faire taire ses opinions et ses humeurs, ne comprendra ni n’apprendra jamais rien... Le silence de la classe, à la fois condition et effet de l’attention, symbolise le chez soi de l’esprit et annonce l’esprit de la parole ... On ne dira jamais assez ce qui fait qu’une classe est une classe, non pas un agrégat incertain, mais un nombre fini d’élèves que l’on puisse distinguer, l’immobilité du corps, le maintien, la maîtrise du geste. Il y a des conditions physiques sans lesquelles la parole se perd... dans le bruit et la gesticulation. Qui ignore [la vertu du silence] ne sait pas ce que c’est que la classe, ni ce qu’est enseigner. » 

Réf. "L'école ou le loisir de penser" de Jacques Muglioni, doyen de l'inspection générale de philosophie (années 80)



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(02/11/2019 @ 19:47)

Dix thèses sur l’école  Voir?

La pédagogie est un art de vivre, non une science exacte


Par Oskar Freysinger

Toute notre pédagogie est fondée sur la paideia grecque, qui est essentiellement un rapport de maître à élève. Il n’existe pas de pédagogie générale, applicable à tous de manière identique. La dignité de l’être humain consiste dans le fait qu’il est unique et irremplaçable. La pédagogie doit donc capter l’attention et l’intérêt de chaque élève de la classe en tant que personne individuelle tout en créant une dynamique de groupe.
Assimiler la pédagogie à une science exacte, c’est courir le risque de déshumaniser les rapports entre le pédagogue et l’élève, le second perdant sa qualité de sujet pour devenir un réceptacle passif, ou pire un objet d’expériences pseudo-scientifiques. La préservation d’un rapport humain personnalisé permet d’offrir à chaque élève le meilleur cadre d’apprentissage possible. Il faut cependant éviter de trop fractionner les groupes et les rendre ainsi ingérables et inopérants. En maintenant une certaine homogénéité de la classe, on permet à chaque élève d’avancer au rythme qui lui convient sans qu’il soit dépassé, ou au contraire démobilisé [...] 



Réf. Horizons et Débats - 2016
(La suite de l'article n'est plus disponible)

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Dix thèses sur l’école  Voir?

La pédagogie est un art de vivre, non une science exacte


Par Oskar Freysinger

Toute notre pédagogie est fondée sur la paideia grecque, qui est essentiellement un rapport de maître à élève. Il n’existe pas de pédagogie générale, applicable à tous de manière identique. La dignité de l’être humain consiste dans le fait qu’il est unique et irremplaçable. La pédagogie doit donc capter l’attention et l’intérêt de chaque élève de la classe en tant que personne individuelle tout en créant une dynamique de groupe.
Assimiler la pédagogie à une science exacte, c’est courir le risque de déshumaniser les rapports entre le pédagogue et l’élève, le second perdant sa qualité de sujet pour devenir un réceptacle passif, ou pire un objet d’expériences pseudo-scientifiques. La préservation d’un rapport humain personnalisé permet d’offrir à chaque élève le meilleur cadre d’apprentissage possible. Il faut cependant éviter de trop fractionner les groupes et les rendre ainsi ingérables et inopérants. En maintenant une certaine homogénéité de la classe, on permet à chaque élève d’avancer au rythme qui lui convient sans qu’il soit dépassé, ou au contraire démobilisé [...] 



Réf. Horizons et Débats - 2016
(La suite de l'article n'est plus disponible)

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(02/11/2019 @ 19:43)

J’écoute mal un sot qui veut que je le craigne ...  Voir?

"J’écoute mal un sot qui veut que je le craigne, et je sais beaucoup mieux ce qu’un ami m’enseigne. "
Victor Hugo : Discours sur l’enseignement mutuel – 1815


Par Les KroniKs

Nous autres humains, oublions si souvent que nous avons cette possibilité de nous construire, de nous édifier de l’intérieur. Et nous nous gérons les uns et les autres comme si nous pouvions être dressés, éduqués de l’extérieur, normés, préparés. Nous continuons encore et encore à rechercher des responsables parmi les parents, parmi le milieu, parmi les influences, parmi les écrans. Nous accusons depuis toujours les mauvaises mesures, les mauvaises influences, l’air du temps, les changements technologiques et numériques de tous les maux qui affectent nos sociétés et notre socialité.

Ce que nous n’avons pas su produire, pensons-nous, nous devrions le redresser. Et voici que sur le constat de l’échec de tous nos efforts pour éduquer, nous investissons la rééducation et la pénalisation comme des étais dérisoires. Même dans nos échecs nous persévérons ; nous faisons chaque jour plus mal. Notre imagination ne nous permet que de préparer le pire : suivis, casiers, dossiers, surveillance, mouchards à tous les étages !

Nous sommes toujours condamnés à traiter en étrangers ce et ceux qu’on a toujours cherché à dominer, à dresser, à civiliser, à instruire. Il faut des années pour le comprendre et l’appréhender. Tous nos efforts pour rattraper nos ambitions éducatives ne mènent encore et encore qu’à plus de ruine car c’est le projet lui même qui était erroné. Celui là même qui était mal pensé [...]


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J’écoute mal un sot qui veut que je le craigne ...  Voir?

"J’écoute mal un sot qui veut que je le craigne, et je sais beaucoup mieux ce qu’un ami m’enseigne. "
Victor Hugo : Discours sur l’enseignement mutuel – 1815


Par Les KroniKs

Nous autres humains, oublions si souvent que nous avons cette possibilité de nous construire, de nous édifier de l’intérieur. Et nous nous gérons les uns et les autres comme si nous pouvions être dressés, éduqués de l’extérieur, normés, préparés. Nous continuons encore et encore à rechercher des responsables parmi les parents, parmi le milieu, parmi les influences, parmi les écrans. Nous accusons depuis toujours les mauvaises mesures, les mauvaises influences, l’air du temps, les changements technologiques et numériques de tous les maux qui affectent nos sociétés et notre socialité.

Ce que nous n’avons pas su produire, pensons-nous, nous devrions le redresser. Et voici que sur le constat de l’échec de tous nos efforts pour éduquer, nous investissons la rééducation et la pénalisation comme des étais dérisoires. Même dans nos échecs nous persévérons ; nous faisons chaque jour plus mal. Notre imagination ne nous permet que de préparer le pire : suivis, casiers, dossiers, surveillance, mouchards à tous les étages !

Nous sommes toujours condamnés à traiter en étrangers ce et ceux qu’on a toujours cherché à dominer, à dresser, à civiliser, à instruire. Il faut des années pour le comprendre et l’appréhender. Tous nos efforts pour rattraper nos ambitions éducatives ne mènent encore et encore qu’à plus de ruine car c’est le projet lui même qui était erroné. Celui là même qui était mal pensé [...]


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(02/11/2019 @ 19:37)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (25)  Voir?

Par Amélie (maman de A., 5 ans)

A. a découvert la Leçon du Professeur Hibou* lors de son entrée en grande section. Il venait d’une autre école, d’un autre pays avec un système très différent et a dû dans un premier temps s’adapter et assimiler beaucoup de règles et de nouvelles impressions à l’école, mais aussi à la maison.
Cela explique en partie, je pense, qu’il n’ait pas manifesté un intérêt immédiat pour la leçon. Il refusait même d’en parler à la maison lorsque je le questionnais à ce sujet. C’était une chose nouvelle de plus.
Puis un jour, il est rentré de l’école avec le livre, sourire aux lèvres, fier de nous faire partager l’histoire. Le livre est un peu devenu son livre de chevet avant les vacances de la Toussaint.
Sa sœur aînée était de prime abord plutôt moqueuse et pas du tout réceptive, ce qui le contrariait beaucoup. Son petit frère, quant à lui, est trop petit pour y accorder de l’attention. L’enthousiasme est un peu retombé au cours de l’automne avant de reprendre de plus bel.
A.l se retire dans sa chambre parfois afin d’écouter son cœur, ou pour se calmer, lorsqu’il se sent dépassé par ses émotions.
Après la réunion à l’école, nous avons installé un petit fauteuil vert, au-dessus duquel nous avons accroché la leçon de Professeur Hibou. A. s’y assoit de temps en temps et s’y ressource.
En ce qui le concerne, les petits exercices de respiration et le fait de fermer les yeux lui suffisent pour se recentrer sur lui-même. Sa sœur préfère se retirer dans sa chambre car elle n’aime pas qu’on la regarde écouter son cœur.
A. temporise souvent les situations tendues dans la fratrie. Il respire, écoute son cœur et va généralement accepter de céder en cas de conflit, sans en éprouver de difficulté. Ça le rend bien souvent plus heureux de faire plaisir à son frère ou à sa sœur que de s’opposer et de se disputer.
Ça ne fonctionne pas forcément quand il est trop fatigué, mais même là, il sait reconnaître qu’il est fatigué et qu’il n’a plus autant de patience. A. a manifesté un enthousiasme tout particulier à réaliser la boîte à histoire(1). Il avait une idée bien précise de ce qu’il voulait pour coller au plus près de l’histoire, avec de minutieux détails. Sa sœur a également participé à l’élaboration avec entrain. La boîte est dans la cuisine et A. l’admire et joue avec par moment ou nous raconte l’histoire. Il a été très fier de l’apporter à l’école pour la montrer, mais a voulu très vite la remporter avec lui à la maison.
Pour conclure, je dirais que le message délivré par l’histoire de Professeur Hibou a eu un impact positif sur le comportement d’A. et lui a indiqué comment trouver la juste voie dans la plupart des cas. Il s’en trouve plus épanoui.

(1) Mini théâtre fait dans une boîte à chaussures


 * "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (25)  Voir?

Par Amélie (maman de A., 5 ans)

A. a découvert la Leçon du Professeur Hibou* lors de son entrée en grande section. Il venait d’une autre école, d’un autre pays avec un système très différent et a dû dans un premier temps s’adapter et assimiler beaucoup de règles et de nouvelles impressions à l’école, mais aussi à la maison.
Cela explique en partie, je pense, qu’il n’ait pas manifesté un intérêt immédiat pour la leçon. Il refusait même d’en parler à la maison lorsque je le questionnais à ce sujet. C’était une chose nouvelle de plus.
Puis un jour, il est rentré de l’école avec le livre, sourire aux lèvres, fier de nous faire partager l’histoire. Le livre est un peu devenu son livre de chevet avant les vacances de la Toussaint.
Sa sœur aînée était de prime abord plutôt moqueuse et pas du tout réceptive, ce qui le contrariait beaucoup. Son petit frère, quant à lui, est trop petit pour y accorder de l’attention. L’enthousiasme est un peu retombé au cours de l’automne avant de reprendre de plus bel.
A.l se retire dans sa chambre parfois afin d’écouter son cœur, ou pour se calmer, lorsqu’il se sent dépassé par ses émotions.
Après la réunion à l’école, nous avons installé un petit fauteuil vert, au-dessus duquel nous avons accroché la leçon de Professeur Hibou. A. s’y assoit de temps en temps et s’y ressource.
En ce qui le concerne, les petits exercices de respiration et le fait de fermer les yeux lui suffisent pour se recentrer sur lui-même. Sa sœur préfère se retirer dans sa chambre car elle n’aime pas qu’on la regarde écouter son cœur.
A. temporise souvent les situations tendues dans la fratrie. Il respire, écoute son cœur et va généralement accepter de céder en cas de conflit, sans en éprouver de difficulté. Ça le rend bien souvent plus heureux de faire plaisir à son frère ou à sa sœur que de s’opposer et de se disputer.
Ça ne fonctionne pas forcément quand il est trop fatigué, mais même là, il sait reconnaître qu’il est fatigué et qu’il n’a plus autant de patience. A. a manifesté un enthousiasme tout particulier à réaliser la boîte à histoire(1). Il avait une idée bien précise de ce qu’il voulait pour coller au plus près de l’histoire, avec de minutieux détails. Sa sœur a également participé à l’élaboration avec entrain. La boîte est dans la cuisine et A. l’admire et joue avec par moment ou nous raconte l’histoire. Il a été très fier de l’apporter à l’école pour la montrer, mais a voulu très vite la remporter avec lui à la maison.
Pour conclure, je dirais que le message délivré par l’histoire de Professeur Hibou a eu un impact positif sur le comportement d’A. et lui a indiqué comment trouver la juste voie dans la plupart des cas. Il s’en trouve plus épanoui.

(1) Mini théâtre fait dans une boîte à chaussures


 * "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/10/2019 @ 18:44)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/10/lorsque-les-peres-shabituent-laisser.html

«  Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, 
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, 
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.  »  ( Platon, philosophe grec, 428 av. J.-C. / 348 av. J.-C.)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/10/lorsque-les-peres-shabituent-laisser.html

«  Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, 
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, 
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.  »  ( Platon, philosophe grec, 428 av. J.-C. / 348 av. J.-C.)

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(01/10/2019 @ 18:28)

Le sensible et l'intelligible dans l'éducation  Voir?

la recherche de la troisième voie


Par Diane Combes

Les récentes Assises de la maternelle qui se sont déroulées à Paris, les 27 et 28 mars derniers, témoignent de la volonté de renouveler l’approche de l’éducation et par conséquent de la société, en changeant notre regard sur la période fondatrice du développement des enfants entre 3 et 6 ans.

Au nom de la lutte contre la difficulté scolaire, se créent de nouveaux liens entre des notions jusque-là complètement séparées. Ainsi, la corrélation est maintenant établie entre l’épanouissement de l’enfant et les apprentissages fondamentaux, entre la qualité relationnelle et la qualité intellectuelle, entre l’affectif et le cognitif.

Le choix du neuropsychiatre, Boris Cyrulnik(1), pour organiser ces premières Assises de la maternelle, témoigne de cette volonté d’effacer les anciens clivages entre les différentes approches. Ouvrir une troisième voie en éducation, trouver l’équilibre entre le sensible et l’intelligible, telle a été la motivation du Président de la République, Emmanuel Macron, en introduisant ces rencontres. Celui-ci n’a pas caché son plaisir d’entrer dans « la matière humaine » et de décliner, une fois de plus, « et en même temps ! ».

Depuis quelque temps déjà, la conception du but du système scolaire s’élargit discrètement. Pour l’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, l’école doit apprendre à lire, écrire, compter et respecter autrui. Ses premiers mots aux Assises furent pour citer Marie Carpentier(2), l’une des principales fondatrices de l’école maternelle française : « Aimer par-dessus tout. » Beau programme… ! De son côté, Emmanuel Macron a parlé du rôle essentiel de l’école sur le plan de « l’éveil de l’esprit » [...]


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Le sensible et l'intelligible dans l'éducation  Voir?

la recherche de la troisième voie


Par Diane Combes

Les récentes Assises de la maternelle qui se sont déroulées à Paris, les 27 et 28 mars derniers, témoignent de la volonté de renouveler l’approche de l’éducation et par conséquent de la société, en changeant notre regard sur la période fondatrice du développement des enfants entre 3 et 6 ans.

Au nom de la lutte contre la difficulté scolaire, se créent de nouveaux liens entre des notions jusque-là complètement séparées. Ainsi, la corrélation est maintenant établie entre l’épanouissement de l’enfant et les apprentissages fondamentaux, entre la qualité relationnelle et la qualité intellectuelle, entre l’affectif et le cognitif.

Le choix du neuropsychiatre, Boris Cyrulnik(1), pour organiser ces premières Assises de la maternelle, témoigne de cette volonté d’effacer les anciens clivages entre les différentes approches. Ouvrir une troisième voie en éducation, trouver l’équilibre entre le sensible et l’intelligible, telle a été la motivation du Président de la République, Emmanuel Macron, en introduisant ces rencontres. Celui-ci n’a pas caché son plaisir d’entrer dans « la matière humaine » et de décliner, une fois de plus, « et en même temps ! ».

Depuis quelque temps déjà, la conception du but du système scolaire s’élargit discrètement. Pour l’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, l’école doit apprendre à lire, écrire, compter et respecter autrui. Ses premiers mots aux Assises furent pour citer Marie Carpentier(2), l’une des principales fondatrices de l’école maternelle française : « Aimer par-dessus tout. » Beau programme… ! De son côté, Emmanuel Macron a parlé du rôle essentiel de l’école sur le plan de « l’éveil de l’esprit » [...]


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(01/10/2019 @ 18:28)

Mael Virat : Faut-il aimer ses élèves ?  Voir?

Aimer ses élèves ? Le mot fait sursauter voire indigne. C'est pourtant celui qu'utilise Mael Virat, chercheur en psychologie à l'ENPJJ (Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse). Dans un nouveau livre (Quand les profs aiment les élèves, Odile Jacob) il démontre, études à l'appui, que l'implication affective des professeurs ne nuit pas aux apprentissages des élèves. Cet amour, dont il définit les contours, bien au contraire, a des effets positifs. Par ce livre, Mael Virat veut lever un tabou dans un système éducatif qui veut instruire plus qu'éduquer et où les relations personnelles sont encore très mal considérées. Il explique ses thèses dans cet entretien.


Par Le café pédagogique

On sait que noter généreusement en maths a des effets positifs sur les progrès des élèves. Mais peut-on vraiment assurer que les relations affectives entre enseignant et élèves ont des effets positifs prouvés sur les apprentissages ?


Dans mon livre je produis de nombreux éléments qui montrent un lien indéniable qui n'a rien à envier à celui des notes que vous évoquez. J'ajoute que cet effet a pu être constaté indépendamment de la question des notes. Là-dessus on a des dizaines d'études que vous retrouverez dans le livre.

Pour résumer, je dirais que la relation affective entre professeur et élèves, se sentir en sécurité affective pour l'élève, va expliquer 10% de sa réussite dans la matière enseignée. Cela s'explique par la motivation et l'implication du jeune.

Mais l'effet va au-delà de la motivation dans la matière du professeur. Il y a un effet sur le comportement dans l'établissement. Ça touche à quelque chose de plus profond. L'enseignant c'est une figure adulte qui compte dans la vie de l'élève et pas seulement en classe.

Pour nommer cette relation vous parlez "d'amour compassionnelle". Comment la définir et quelles limites lui donner ?

Dans le livre j'explique que quand on se pose la question des limites c'est un indice qu'on conçoit encore mal le type de lien affectif dont il est question. Ce n'est certainement pas devenir copain avec l'élève.

L'amour compassionnel est une relation asymétrique de responsabilité de l'adulte envers l'enfant. Cette responsabilité implique un intérêt pour l'enfant et une grande attention. Cela coûte de l'énergie et fait que l'enseignant est personnellement affecté émotionnellement par la réussite ou l'échec de l'élève. Mais il sait qu'il n'a pas à attendre grand-chose en retour.

C'est une relation qui n'a pas besoin de limites car par définition elle est attentive à l'autonomie de l'élève. C'est le contraire du copinage, de l'intrusion ou de la relation amoureuse [...]


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Mael Virat : Faut-il aimer ses élèves ?  Voir?

Aimer ses élèves ? Le mot fait sursauter voire indigne. C'est pourtant celui qu'utilise Mael Virat, chercheur en psychologie à l'ENPJJ (Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse). Dans un nouveau livre (Quand les profs aiment les élèves, Odile Jacob) il démontre, études à l'appui, que l'implication affective des professeurs ne nuit pas aux apprentissages des élèves. Cet amour, dont il définit les contours, bien au contraire, a des effets positifs. Par ce livre, Mael Virat veut lever un tabou dans un système éducatif qui veut instruire plus qu'éduquer et où les relations personnelles sont encore très mal considérées. Il explique ses thèses dans cet entretien.


Par Le café pédagogique

On sait que noter généreusement en maths a des effets positifs sur les progrès des élèves. Mais peut-on vraiment assurer que les relations affectives entre enseignant et élèves ont des effets positifs prouvés sur les apprentissages ?


Dans mon livre je produis de nombreux éléments qui montrent un lien indéniable qui n'a rien à envier à celui des notes que vous évoquez. J'ajoute que cet effet a pu être constaté indépendamment de la question des notes. Là-dessus on a des dizaines d'études que vous retrouverez dans le livre.

Pour résumer, je dirais que la relation affective entre professeur et élèves, se sentir en sécurité affective pour l'élève, va expliquer 10% de sa réussite dans la matière enseignée. Cela s'explique par la motivation et l'implication du jeune.

Mais l'effet va au-delà de la motivation dans la matière du professeur. Il y a un effet sur le comportement dans l'établissement. Ça touche à quelque chose de plus profond. L'enseignant c'est une figure adulte qui compte dans la vie de l'élève et pas seulement en classe.

Pour nommer cette relation vous parlez "d'amour compassionnelle". Comment la définir et quelles limites lui donner ?

Dans le livre j'explique que quand on se pose la question des limites c'est un indice qu'on conçoit encore mal le type de lien affectif dont il est question. Ce n'est certainement pas devenir copain avec l'élève.

L'amour compassionnel est une relation asymétrique de responsabilité de l'adulte envers l'enfant. Cette responsabilité implique un intérêt pour l'enfant et une grande attention. Cela coûte de l'énergie et fait que l'enseignant est personnellement affecté émotionnellement par la réussite ou l'échec de l'élève. Mais il sait qu'il n'a pas à attendre grand-chose en retour.

C'est une relation qui n'a pas besoin de limites car par définition elle est attentive à l'autonomie de l'élève. C'est le contraire du copinage, de l'intrusion ou de la relation amoureuse [...]


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(01/10/2019 @ 18:26)

Des « jeux dangereux » de plus en plus connus des élèves  Voir?

Une recherche menée depuis 2014 dans deux circonscriptions d’Arras montre une augmentation sensible des pratiques des jeux de non-oxygénation par rapport à une enquête de 2012. État des lieux de l’ampleur d’un problème de santé publique mal connu des acteurs du monde éducatif.


Par Mickael Vigne

Une enquête quantitative, sur le phénomène des « jeux dangereux » en général, et celui du « jeu du foulard » en particulier, commencée en septembre 2014, a permis d’obtenir des résultats émanant de deux circonscriptions d’Arras (Pas-de-Calais) à partir de 2810 élèves de cycle 3 interrogés dans soixante-trois écoles différentes. [...]

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Des « jeux dangereux » de plus en plus connus des élèves  Voir?

Une recherche menée depuis 2014 dans deux circonscriptions d’Arras montre une augmentation sensible des pratiques des jeux de non-oxygénation par rapport à une enquête de 2012. État des lieux de l’ampleur d’un problème de santé publique mal connu des acteurs du monde éducatif.


Par Mickael Vigne

Une enquête quantitative, sur le phénomène des « jeux dangereux » en général, et celui du « jeu du foulard » en particulier, commencée en septembre 2014, a permis d’obtenir des résultats émanant de deux circonscriptions d’Arras (Pas-de-Calais) à partir de 2810 élèves de cycle 3 interrogés dans soixante-trois écoles différentes. [...]

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(01/10/2019 @ 18:25)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : après lecture de l'histoire (1)  Voir?



Suite à la lecture de « La leçon de Professeur Hibou »*, les enfants s’expriment. Propos recueillis auprès d’enfants de 3 à 5 ans.

-        S. : L’histoire m’a appris qu’il fallait que je sois sage et bon aussi, et pas faire de bêtises.
-        L. : Elle me plaît, l’histoire.
-        S. : J’ai pensé d’être sage à l’école et à la maison.
-        B. : J’ai senti Professeur Hibou passer dans mon cœur.
-        L. : Il faut écouter son cœur.
-        H. : J’ai aimé l’histoire.
-        M. : Moi, j’ai senti le cœur.
-        E. : J’ai aimé Maria et Mario.
-        L. : Le Professeur Hibou aide à être sage.
-        B. : Le Professeur Hibou, il dit à tous les enfants… l’amour… pour tous.

Après plusieurs écoutes, les enfants l’apprécient tout autant.

-        E. : J’ai compris que j’ai appris à écouter mon cœur.
-        S. : L’histoire m’a appris à sentir mon cœur.
-        M. : Quand j’ai vu Mario et Maria écouter leur cœur, j’ai senti toute la paix, toute la joie entrer dans mon cœur.
-        S. : Ça m’a intéressé. J’ai rêvé que j’étais dans l’histoire. J’étais avec Professeur Hibou pour surveiller Mario et Maria.
-        T. : J’ai senti Professeur Hibou.
-        L. : Je pense qu’il va s’ouvrir mon cœur…

L’écoute du CD leur sert de rappel.

-        L. : J’ai posé ma tête sur la table et j’ai bien écouté ; ça m’a calmé par rapport à ce que j’ai fait à midi ! » (il avait fait mal à un copain).


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : après lecture de l'histoire (1)  Voir?



Suite à la lecture de « La leçon de Professeur Hibou »*, les enfants s’expriment. Propos recueillis auprès d’enfants de 3 à 5 ans.

-        S. : L’histoire m’a appris qu’il fallait que je sois sage et bon aussi, et pas faire de bêtises.
-        L. : Elle me plaît, l’histoire.
-        S. : J’ai pensé d’être sage à l’école et à la maison.
-        B. : J’ai senti Professeur Hibou passer dans mon cœur.
-        L. : Il faut écouter son cœur.
-        H. : J’ai aimé l’histoire.
-        M. : Moi, j’ai senti le cœur.
-        E. : J’ai aimé Maria et Mario.
-        L. : Le Professeur Hibou aide à être sage.
-        B. : Le Professeur Hibou, il dit à tous les enfants… l’amour… pour tous.

Après plusieurs écoutes, les enfants l’apprécient tout autant.

-        E. : J’ai compris que j’ai appris à écouter mon cœur.
-        S. : L’histoire m’a appris à sentir mon cœur.
-        M. : Quand j’ai vu Mario et Maria écouter leur cœur, j’ai senti toute la paix, toute la joie entrer dans mon cœur.
-        S. : Ça m’a intéressé. J’ai rêvé que j’étais dans l’histoire. J’étais avec Professeur Hibou pour surveiller Mario et Maria.
-        T. : J’ai senti Professeur Hibou.
-        L. : Je pense qu’il va s’ouvrir mon cœur…

L’écoute du CD leur sert de rappel.

-        L. : J’ai posé ma tête sur la table et j’ai bien écouté ; ça m’a calmé par rapport à ce que j’ai fait à midi ! » (il avait fait mal à un copain).


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


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(15/09/2019 @ 11:13)

Les tout-petits réfléchissent deux fois avant d'obéir  Voir?

Les jeunes enfants auraient un meilleur jugement et un sens critique plus développé qu’on pourrait le croire. C’est pourquoi ils ne se contenteraient pas d’obéir sans réfléchir lorsqu’un adulte leur demande de l’aide, révèle une petite étude américaine.


Par Agence Science-Presse

Cette étude, réalisée auprès de 58 enfants de 3 ans, montre que la principale motivation des tout-petits pour venir en aide à un adulte serait de s’assurer que celui-ci réussira la tâche qu’il s’est donnée. Pour cette raison, ils n’accepteraient pas de suivre des instructions qui sont incompatibles avec le but de la tâche. En fait, ils préviendraient même l’adulte si celui-ci est sur le point de commettre une erreur.

Au cours de leur expérience, les chercheurs ont en effet observé que, s’ils disaient « Donne-moi ce verre pour que j’y verse de l’eau » en pointant un verre percé, la majorité des enfants choisissait de ne pas collaborer. Au contraire, les tout-petits étaient très coopératifs lorsqu’on leur indiquait plutôt un verre intact. De la même façon, les enfants étaient heureux de se plier à la demande si le trou dans le verre n’empêchait pas la réalisation de la tâche. (ex. : jeter le verre brisé ou l’utiliser comme emporte-pièce pour faire un rond dans de la pâte à modeler).

À la lumière de leurs résultats, les chercheurs concluent que, dès leur plus jeune âge, les enfants comprendraient bien que, pour aider quelqu’un, il faut contribuer à l’atteinte de son objectif. C’est pourquoi les tout-petits ignoreraient les consignes qui ne permettent pas la réalisation de la tâche demandée et préfèreraient agir d’une autre façon pour se rendre véritablement utiles. 


source 

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Les tout-petits réfléchissent deux fois avant d'obéir  Voir?

Les jeunes enfants auraient un meilleur jugement et un sens critique plus développé qu’on pourrait le croire. C’est pourquoi ils ne se contenteraient pas d’obéir sans réfléchir lorsqu’un adulte leur demande de l’aide, révèle une petite étude américaine.


Par Agence Science-Presse

Cette étude, réalisée auprès de 58 enfants de 3 ans, montre que la principale motivation des tout-petits pour venir en aide à un adulte serait de s’assurer que celui-ci réussira la tâche qu’il s’est donnée. Pour cette raison, ils n’accepteraient pas de suivre des instructions qui sont incompatibles avec le but de la tâche. En fait, ils préviendraient même l’adulte si celui-ci est sur le point de commettre une erreur.

Au cours de leur expérience, les chercheurs ont en effet observé que, s’ils disaient « Donne-moi ce verre pour que j’y verse de l’eau » en pointant un verre percé, la majorité des enfants choisissait de ne pas collaborer. Au contraire, les tout-petits étaient très coopératifs lorsqu’on leur indiquait plutôt un verre intact. De la même façon, les enfants étaient heureux de se plier à la demande si le trou dans le verre n’empêchait pas la réalisation de la tâche. (ex. : jeter le verre brisé ou l’utiliser comme emporte-pièce pour faire un rond dans de la pâte à modeler).

À la lumière de leurs résultats, les chercheurs concluent que, dès leur plus jeune âge, les enfants comprendraient bien que, pour aider quelqu’un, il faut contribuer à l’atteinte de son objectif. C’est pourquoi les tout-petits ignoreraient les consignes qui ne permettent pas la réalisation de la tâche demandée et préfèreraient agir d’une autre façon pour se rendre véritablement utiles. 


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(04/09/2019 @ 18:50)

Écrans : un écolier sur cinq se couche après 22 heures  Voir?

Selon une enquête, 17 % des CE2-CM2 s'endorment après 22h en semaine. Pour les experts, ce sont notamment les écrans qui perturbent le sommeil et donc l'équilibre des enfants.


Par Bruno Martrette

A l'adolescence, le conflit générationnel entre les parents et leur progéniture est souvent à son apogée. Parmi les sujets récurrents de discorde, on trouve l'âge de l'arrivée du premier portable. Dans cette bataille que certains de nos lecteurs ont dû mener, ce sont les jeunes qui ont visiblement remporté la guerre du smartphone. En effet, selon une grande enquête (1) réalisée auprès de 600 élèves du CE2 à la 4ème, 28 % des CM1-CM2 (9-10 ans) ont un portable (dont 60 % un smartphone).

Ce chiffre qui augmente au fil de l'âge (82 % des 6ème-4ème) n'est pourtant pas sans conséquence sur l'équilibre de nos enfants. « Avec l'accès à Internet, aux applications de réseaux sociaux et à leur messagerie qui est rendu possible, cette hyper connectivité peut être envahissante jusque dans leur sommeil », avertit Justine Atlan, directrice de l'Association e-Enfance.

La lumière retarde l'endormissement
Chiffres à l'appui, l'étude montre que 25 % des collégiens qui ont un smartphone s'endorment après 23h en semaine. Dans les mêmes proportions, les collégiens équipés d'un portable le gardent allumé et connecté près d'eux toute la nuit [...]


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Écrans : un écolier sur cinq se couche après 22 heures  Voir?

Selon une enquête, 17 % des CE2-CM2 s'endorment après 22h en semaine. Pour les experts, ce sont notamment les écrans qui perturbent le sommeil et donc l'équilibre des enfants.


Par Bruno Martrette

A l'adolescence, le conflit générationnel entre les parents et leur progéniture est souvent à son apogée. Parmi les sujets récurrents de discorde, on trouve l'âge de l'arrivée du premier portable. Dans cette bataille que certains de nos lecteurs ont dû mener, ce sont les jeunes qui ont visiblement remporté la guerre du smartphone. En effet, selon une grande enquête (1) réalisée auprès de 600 élèves du CE2 à la 4ème, 28 % des CM1-CM2 (9-10 ans) ont un portable (dont 60 % un smartphone).

Ce chiffre qui augmente au fil de l'âge (82 % des 6ème-4ème) n'est pourtant pas sans conséquence sur l'équilibre de nos enfants. « Avec l'accès à Internet, aux applications de réseaux sociaux et à leur messagerie qui est rendu possible, cette hyper connectivité peut être envahissante jusque dans leur sommeil », avertit Justine Atlan, directrice de l'Association e-Enfance.

La lumière retarde l'endormissement
Chiffres à l'appui, l'étude montre que 25 % des collégiens qui ont un smartphone s'endorment après 23h en semaine. Dans les mêmes proportions, les collégiens équipés d'un portable le gardent allumé et connecté près d'eux toute la nuit [...]


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(04/09/2019 @ 18:47)

Discipline de la liberté  Voir?

Par Maria Montessori

Voici un autre principe difficilement compris par les partisans de l’école ordinaire. Comment obtenir la discipline dans une classe d’enfants libres ?

Certainement, dans notre système, nous avons une conception différente de la discipline. Si la discipline est fondée sur la liberté, elle doit nécessairement être active. Il n’est pas dit qu’un individu soit discipliné, seulement lorsqu’il est devenu artificiellement silencieux comme un muet, et immobile comme un paralytique. Celui-là est un individu anéanti mais non discipliné.

Nous appelons discipliné un individu qui est maitre de lui-même et qui peut, par conséquent, disposer de lui là où il faut suivre une règle de vie.

Cette idée de discipline active n’est facile ni à comprendre ni à obtenir ; mais, certes, elle contient un haut principe d’éducation, bien différent de la coercition absolue et indiscutée de l’immobilité.

Une technique spéciale est nécessaire à l’institutrice pour conduire l’enfant dans cette voie de discipline, où il devra marcher pendant toute sa vie, en avançant indéfiniment vers la perfection. L’enfant, lorsqu’il apprend à faire des mouvements au lieu de rester dans l’immobilité, ne se prépare pas à l’école, mais à la vie, de sorte qu’il devient un individu correct par habitude et par pratique, même dans les manifestations sociales habituelles. Ainsi, l’enfant s’habitue à une discipline non limitée à l’ambiance de l’école, mais étendue à la société [...]


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Discipline de la liberté  Voir?

Par Maria Montessori

Voici un autre principe difficilement compris par les partisans de l’école ordinaire. Comment obtenir la discipline dans une classe d’enfants libres ?

Certainement, dans notre système, nous avons une conception différente de la discipline. Si la discipline est fondée sur la liberté, elle doit nécessairement être active. Il n’est pas dit qu’un individu soit discipliné, seulement lorsqu’il est devenu artificiellement silencieux comme un muet, et immobile comme un paralytique. Celui-là est un individu anéanti mais non discipliné.

Nous appelons discipliné un individu qui est maitre de lui-même et qui peut, par conséquent, disposer de lui là où il faut suivre une règle de vie.

Cette idée de discipline active n’est facile ni à comprendre ni à obtenir ; mais, certes, elle contient un haut principe d’éducation, bien différent de la coercition absolue et indiscutée de l’immobilité.

Une technique spéciale est nécessaire à l’institutrice pour conduire l’enfant dans cette voie de discipline, où il devra marcher pendant toute sa vie, en avançant indéfiniment vers la perfection. L’enfant, lorsqu’il apprend à faire des mouvements au lieu de rester dans l’immobilité, ne se prépare pas à l’école, mais à la vie, de sorte qu’il devient un individu correct par habitude et par pratique, même dans les manifestations sociales habituelles. Ainsi, l’enfant s’habitue à une discipline non limitée à l’ambiance de l’école, mais étendue à la société [...]


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(04/09/2019 @ 18:43)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'une enseignante  Voir?

Par Isabelle, professeur des écoles en maternelle

Dans la classe, après avoir raconté l’histoire de La leçon de Professeur Hibou*, une petite fille s’est disputée avec une autre pour un jeu. Je l’ai renvoyée à son cœur ; la fillette m’a répondu avec insistance et répétition : « Mon cœur ne me parle pas, mon cœur ne me parle pas ! », puis : « si, il me parle un tout petit peu. » Alors je lui ai demandé ce qu’il lui avait dit. « Il m’a dit qu’il faut prêter, mais je ne veux pas ! ». Je lui ai dit que là elle ne se sentait pas bien, peut-être que si elle essayait autre chose, elle découvrirait une nouvelle source de joie. La petite a lâché prise avec le jeu et plusieurs fois dans la journée, elle est venue se blottir dans mes bras en pleurant. Par ailleurs, j’ai constaté la complémentarité des réponses quand plusieurs enfants sont confrontés à une même situation, sauf une fois où les deux enfants ont eu la même réponse et qu’il fallait trancher. L’un des enfants a dit « j’y vais » (faire le jeu convoité) et l’autre à qui je demandais si ça allait comme ça, a dit « oui, ça va ! »

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS



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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'une enseignante  Voir?

Par Isabelle, professeur des écoles en maternelle

Dans la classe, après avoir raconté l’histoire de La leçon de Professeur Hibou*, une petite fille s’est disputée avec une autre pour un jeu. Je l’ai renvoyée à son cœur ; la fillette m’a répondu avec insistance et répétition : « Mon cœur ne me parle pas, mon cœur ne me parle pas ! », puis : « si, il me parle un tout petit peu. » Alors je lui ai demandé ce qu’il lui avait dit. « Il m’a dit qu’il faut prêter, mais je ne veux pas ! ». Je lui ai dit que là elle ne se sentait pas bien, peut-être que si elle essayait autre chose, elle découvrirait une nouvelle source de joie. La petite a lâché prise avec le jeu et plusieurs fois dans la journée, elle est venue se blottir dans mes bras en pleurant. Par ailleurs, j’ai constaté la complémentarité des réponses quand plusieurs enfants sont confrontés à une même situation, sauf une fois où les deux enfants ont eu la même réponse et qu’il fallait trancher. L’un des enfants a dit « j’y vais » (faire le jeu convoité) et l’autre à qui je demandais si ça allait comme ça, a dit « oui, ça va ! »

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS



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(15/08/2019 @ 12:22)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/08/au-lieu-de-penser-et-de-theoriser.html

«  Au lieu de penser et de théoriser différemment ce que l'on sait déjà, il est temps d'entreprendre de savoir comment et jusqu'où il est possible de " penser autrement ".  »  ( Michel Foucault, philosophe, 1926-1984)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/08/au-lieu-de-penser-et-de-theoriser.html

«  Au lieu de penser et de théoriser différemment ce que l'on sait déjà, il est temps d'entreprendre de savoir comment et jusqu'où il est possible de " penser autrement ".  »  ( Michel Foucault, philosophe, 1926-1984)

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(01/08/2019 @ 10:31)

Le Coeur est le tambour du Monde  Voir?

Par Claudine Briatore

La recherche en cardiologie nous donne de précieuses ressources pour se frayer une voie d'entrée vers le grand Mystère de ce qui se cache dans le cœur. Elle nous explique que les battements du cœur sont réguliers, mais pas trop, un peu comme si c'était une régularité inexacte, vivante. La variabilité cardiaque peut passer tantôt de 998 ms, à 1022 ms, puis 889 ms, etc... Même si sa moyenne est 1000 ms, elle n'est pas de 1000. Imperfection de la nature, ou mystère de l'Univers qui échappe à notre entendement? En réalité, on a déterminé que la santé, physique et psychique, est caractérisée par une variabilité cardiaque importante, à ces irrégularités, c'est ce que l'on appelle la "cohérence cardiaque". Au contraire, au plus le curseur va vers le stress, le burnout, la dépression, au plus la variabilité cardiaque diminue et se fixe autour d'une valeur [...] 

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Le Coeur est le tambour du Monde  Voir?

Par Claudine Briatore

La recherche en cardiologie nous donne de précieuses ressources pour se frayer une voie d'entrée vers le grand Mystère de ce qui se cache dans le cœur. Elle nous explique que les battements du cœur sont réguliers, mais pas trop, un peu comme si c'était une régularité inexacte, vivante. La variabilité cardiaque peut passer tantôt de 998 ms, à 1022 ms, puis 889 ms, etc... Même si sa moyenne est 1000 ms, elle n'est pas de 1000. Imperfection de la nature, ou mystère de l'Univers qui échappe à notre entendement? En réalité, on a déterminé que la santé, physique et psychique, est caractérisée par une variabilité cardiaque importante, à ces irrégularités, c'est ce que l'on appelle la "cohérence cardiaque". Au contraire, au plus le curseur va vers le stress, le burnout, la dépression, au plus la variabilité cardiaque diminue et se fixe autour d'une valeur [...] 

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(01/08/2019 @ 10:31)

Béatrice Sauvageot, l’orthophoniste qui révolutionne l'approche de la dyslexie  Voir?

Fondatrice de l’association Puissance Dys, cette chercheuse a conçu une méthode innovante, fondée sur les neurosciences, pour repérer et rééduquer les enfants et les adultes atteints de troubles "dys". Elle la décline depuis peu en une appli, baptisée Dysplay.


Par Dalila Kerchouche

Dyslexique ? Pour Béatrice Sauvageot*, ce terme n’a rien de pathologique. Au contraire, pour elle, c'est une grande force. «J’accueille depuis 30 ans des enfants, des ados et des adultes que l’on dit atteints de "troubles dys" (dyslexie, dyscalculie, dysphasie, dysorthographie ou dyspraxie), explique-t-elle. Et j’ai radicalement changé de regard sur eux. Ils n’ont pas de troubles, mais une disposition cérébrale différente, c’est-à-dire une autre forme d’intelligence encore largement inexplorée. Ils perçoivent plus d’images, d’odeurs, de sons, de couleurs que nous. Ils voient 36 images par seconde, et non 24. Devant un film en 3D, ils n’ont pas besoin de lunettes ! Les dys ne dysfonctionnent pas. Ils sont géniaux !» [...]

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Béatrice Sauvageot, l’orthophoniste qui révolutionne l'approche de la dyslexie  Voir?

Fondatrice de l’association Puissance Dys, cette chercheuse a conçu une méthode innovante, fondée sur les neurosciences, pour repérer et rééduquer les enfants et les adultes atteints de troubles "dys". Elle la décline depuis peu en une appli, baptisée Dysplay.


Par Dalila Kerchouche

Dyslexique ? Pour Béatrice Sauvageot*, ce terme n’a rien de pathologique. Au contraire, pour elle, c'est une grande force. «J’accueille depuis 30 ans des enfants, des ados et des adultes que l’on dit atteints de "troubles dys" (dyslexie, dyscalculie, dysphasie, dysorthographie ou dyspraxie), explique-t-elle. Et j’ai radicalement changé de regard sur eux. Ils n’ont pas de troubles, mais une disposition cérébrale différente, c’est-à-dire une autre forme d’intelligence encore largement inexplorée. Ils perçoivent plus d’images, d’odeurs, de sons, de couleurs que nous. Ils voient 36 images par seconde, et non 24. Devant un film en 3D, ils n’ont pas besoin de lunettes ! Les dys ne dysfonctionnent pas. Ils sont géniaux !» [...]

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(01/08/2019 @ 10:30)

Des chats en classe pour aider les élèves à mieux apprendre  Voir?

L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), la ronronthérapie fait partie du quotidien des élèves du groupe scolaire indépendant Candide.


Par Cécile Borarwe

Quand on franchit la porte du groupe scolaire Candide à L’Isle-sur-la-Sorgue, on sent bien que quelque chose est différent. Le calme, les sourires des élèves et ces petites bêtes à poils qui se promènent ça et là à pas feutrés. Car ici, dans cette école indépendante installée dans une zone d’activités périphérique, une quinzaine de chats fait partie de la vie quotidienne des élèves et la ronronthérapie est un des secrets de leur réussite.

"Les chats apportent une quantité d’émotions positives. Ils apaisent les élèves anxieux et ils le sont souvent en arrivant ici après être passés par d’autres établissements" déplore Michèle Bourton, fondatrice et directrice de cette école [...]


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Des chats en classe pour aider les élèves à mieux apprendre  Voir?

L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), la ronronthérapie fait partie du quotidien des élèves du groupe scolaire indépendant Candide.


Par Cécile Borarwe

Quand on franchit la porte du groupe scolaire Candide à L’Isle-sur-la-Sorgue, on sent bien que quelque chose est différent. Le calme, les sourires des élèves et ces petites bêtes à poils qui se promènent ça et là à pas feutrés. Car ici, dans cette école indépendante installée dans une zone d’activités périphérique, une quinzaine de chats fait partie de la vie quotidienne des élèves et la ronronthérapie est un des secrets de leur réussite.

"Les chats apportent une quantité d’émotions positives. Ils apaisent les élèves anxieux et ils le sont souvent en arrivant ici après être passés par d’autres établissements" déplore Michèle Bourton, fondatrice et directrice de cette école [...]


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(01/08/2019 @ 10:26)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (24)  Voir?

Par mère de C., 6 ans

Notre fils a 6 ans et il est en grande section de maternelle. Depuis le début de sa scolarité il fait preuve de beaucoup d’aisance dans les apprentissages tant scolaires que dans sa vie quotidienne. C’est un enfant sensible, curieux et en grande demande de connaissances. Ses instituteurs, au vu de ses facilités ont décidé de lui faire passer les tests « enfant à haut potentiel » pour valider son passage « direct » en CE1… Nous avons expliqué à C. qu’il rencontrerait bientôt des psychologues pour ces tests.
C., inquiet et intrigué de cette démarche, a posé beaucoup de questions: qu’allait-il bien pouvoir raconter à ce « sycologue »?… Et spontanément lui est revenu la leçon de Professeur Hibou* qui l’accompagne déjà depuis longtemps et il nous a rassurés : « en fait je sais, si on me pose des questions sur l’école, la maison et tout le reste : j’écouterais mon cœur et je sais que je répondrai juste! ». Merci à ce Professeur qui permet aux enfants de faire confiance à leur instinct et qui les reconnecte avec eux-mêmes !!! Je sais désormais qu’il a compris, grâce à cette histoire, que tout ce qui s’animait au fond de lui était le chemin à suivre…. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

Source

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (24)  Voir?

Par mère de C., 6 ans

Notre fils a 6 ans et il est en grande section de maternelle. Depuis le début de sa scolarité il fait preuve de beaucoup d’aisance dans les apprentissages tant scolaires que dans sa vie quotidienne. C’est un enfant sensible, curieux et en grande demande de connaissances. Ses instituteurs, au vu de ses facilités ont décidé de lui faire passer les tests « enfant à haut potentiel » pour valider son passage « direct » en CE1… Nous avons expliqué à C. qu’il rencontrerait bientôt des psychologues pour ces tests.
C., inquiet et intrigué de cette démarche, a posé beaucoup de questions: qu’allait-il bien pouvoir raconter à ce « sycologue »?… Et spontanément lui est revenu la leçon de Professeur Hibou* qui l’accompagne déjà depuis longtemps et il nous a rassurés : « en fait je sais, si on me pose des questions sur l’école, la maison et tout le reste : j’écouterais mon cœur et je sais que je répondrai juste! ». Merci à ce Professeur qui permet aux enfants de faire confiance à leur instinct et qui les reconnecte avec eux-mêmes !!! Je sais désormais qu’il a compris, grâce à cette histoire, que tout ce qui s’animait au fond de lui était le chemin à suivre…. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/07/2019 @ 18:41)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/07/lautorite-implique-une-obeissance-dans.html

«  L’autorité implique une obéissance dans laquelle les hommes gardent leur liberté.  »  ( Hannah Arendt, politologue et philosophe, 1906-1975 )

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/07/lautorite-implique-une-obeissance-dans.html

«  L’autorité implique une obéissance dans laquelle les hommes gardent leur liberté.  »  ( Hannah Arendt, politologue et philosophe, 1906-1975 )

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(01/07/2019 @ 20:05)

Apprendre sans peur… c’est plutôt naturel !  Voir?

Par Marie-Pierre Lescure

ll n’y a qu’à observer un jeune enfant qui explore son environnement. Il peut inlassablement répéter un geste, se relever après une chute dix fois, vingt fois, réessayer jusqu’à ce qu’il arrive à vaincre la difficulté. S’il est laissé à son exploration tranquille, aucun pleur, aucun découragement ne seront perceptibles. Juste une concentration intense et l’envie d’atteindre son but.

Apprendre confronte l’enfant au vide, à l’incertitude. Il est ramené à lui-même et sollicité dans sa capacité à chercher avec confiance, des solutions au problème qui se pose à lui.
Pour cela il a besoin de s’appuyer sur une sécurité interne et externe. La sécurité externe concerne deux points essentiels :

  1- La bienveillance avec laquelle les adultes peuvent entourer les conduites d’apprentissage (intellectuelles, motrices…) de l’enfant.

Pas de critiques humiliantes « tu n’es même pas capable de faire une phrase correcte ! », d’agacement, parce qu’il ne comprend pas tout de suite « alors…t’es bouché ou quoi, c’est pourtant pas compliqué ? », d’attentes « pourvu que tu aies une bonne note à ce contrôle ! » de dévalorisations « quand je pense que ça fait trois fois que je te répète cette règle de grammaire, t’as un problème ! », de rejet « Je laisse tomber, tu ne comprends rien ! », de règles rigides « tu vas travailler même si tu n’as rien à faire ! »

2- Cela parle aussi du climat à instaurer dans une classe, afin que les enfants se respectent, s’encouragent, travaillent ensemble dans des processus coopératifs et non dans la compétition et les moqueries ; dans une fratrie en veillant à ce que chacun ait sa place et soit entendu.

La sécurité interne se construit lorsque les 5 principes suivants sont activés :

Si l‘enfant a pu au cours de son développement, faire ses expériences de découverte du monde, en étant encouragé à se « détacher » peu à peu de la relation symbiotique avec sa mère.

Dans le cas contraire, une éducation surprotectrice l’ empêche de se confronter à l’inconnu « laisse, tu ne sais pas le faire, je m’en occupe »,et occasionne probablement un abandon. L’enfant fera demi-tour devant l’épreuve qui se présente à lui, car il pensera ne pas avoir les ressources suffisantes pour la surmonter.

S’il a été encouragé à exprimer son ressenti, ses doutes, ses joies au travers de ses expériences [...]


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Apprendre sans peur… c’est plutôt naturel !  Voir?

Par Marie-Pierre Lescure

ll n’y a qu’à observer un jeune enfant qui explore son environnement. Il peut inlassablement répéter un geste, se relever après une chute dix fois, vingt fois, réessayer jusqu’à ce qu’il arrive à vaincre la difficulté. S’il est laissé à son exploration tranquille, aucun pleur, aucun découragement ne seront perceptibles. Juste une concentration intense et l’envie d’atteindre son but.

Apprendre confronte l’enfant au vide, à l’incertitude. Il est ramené à lui-même et sollicité dans sa capacité à chercher avec confiance, des solutions au problème qui se pose à lui.
Pour cela il a besoin de s’appuyer sur une sécurité interne et externe. La sécurité externe concerne deux points essentiels :

  1- La bienveillance avec laquelle les adultes peuvent entourer les conduites d’apprentissage (intellectuelles, motrices…) de l’enfant.

Pas de critiques humiliantes « tu n’es même pas capable de faire une phrase correcte ! », d’agacement, parce qu’il ne comprend pas tout de suite « alors…t’es bouché ou quoi, c’est pourtant pas compliqué ? », d’attentes « pourvu que tu aies une bonne note à ce contrôle ! » de dévalorisations « quand je pense que ça fait trois fois que je te répète cette règle de grammaire, t’as un problème ! », de rejet « Je laisse tomber, tu ne comprends rien ! », de règles rigides « tu vas travailler même si tu n’as rien à faire ! »

2- Cela parle aussi du climat à instaurer dans une classe, afin que les enfants se respectent, s’encouragent, travaillent ensemble dans des processus coopératifs et non dans la compétition et les moqueries ; dans une fratrie en veillant à ce que chacun ait sa place et soit entendu.

La sécurité interne se construit lorsque les 5 principes suivants sont activés :

Si l‘enfant a pu au cours de son développement, faire ses expériences de découverte du monde, en étant encouragé à se « détacher » peu à peu de la relation symbiotique avec sa mère.

Dans le cas contraire, une éducation surprotectrice l’ empêche de se confronter à l’inconnu « laisse, tu ne sais pas le faire, je m’en occupe »,et occasionne probablement un abandon. L’enfant fera demi-tour devant l’épreuve qui se présente à lui, car il pensera ne pas avoir les ressources suffisantes pour la surmonter.

S’il a été encouragé à exprimer son ressenti, ses doutes, ses joies au travers de ses expériences [...]


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(01/07/2019 @ 20:00)

Quand les profs aiment les élèves  Voir?

la relation affective est au service de la transmission des savoirs


Par Caroline

Dans son livre Quand les profs aiment les élèves : psychologie de la relation éducative, Maël Virat, chercheur en psychologie à l’ENPJJ, écrit qu’en France, il existe un tabou culturel autour du lien et de l’engagement affectif des enseignants envers les élèves. Selon lui, un aspect de la culture de l’école française concerne le fait qu’un enseignant n’a pas à avoir d’émotions dans le cadre de son travail en classe. Il s’appuie sur de nombreuses études internationales et méta analyse (citées dans son livre) pour affirmer que la relation affective enseignant-élève a des effets positifs sur l’apprentissage. En ce sens, la relation affective est au service de la transmission des savoirs et il est erroné de vouloir les opposer.

Contrairement à ce que l’on entend régulièrement dans les institutions éducatives, lorsque des élèves s’attachent à leur professeur ou lorsqu’un enseignant aime ses élèves, cela ne leur fait aucun mal, bien au contraire. La relation à l’enseignant peut être source de sécurité affective et favoriser les apprentissages et le développement psychosocial. – Maël Virat

Les aspirations fondamentales des enfants et adolescents : être aimés

 
L’amour compassionnel

 
Maël Virat écrit que les enjeux que révèle l’analyse des relations entre enseignants et élèves nous renseignent sur les aspirations fondamentales des enfants et des adolescents et même plus globalement des humains, quel que soit leur âge, leur sexe ou leur condition. Les besoins affectifs sont clés dans le développement humain : besoin d’amour, de se sentir accepté, de se sentir exister, de se sentir apprécié, de partager des émotions positives avec les autres (optimisme, gratitude, joie, enthousiasme…), d’être l’objet de bienveillance et d’encouragement.

Les propos de Maël Virat cherchent à donner à réfléchir à un besoin très particulier qui conditionne le développement humain tout au long de la vie : le besoin d’être aimé.

Pour grandir, pour progresser, pour explorer et découvrir, pour surmonter les obstacles ou les épreuves, pour tout ce qui fait que l’on se sent vivant, être aimé apparaît indispensable. Maël Virat utilise l’expression “amour compassionnel” pour désigner la forme d’amour qui est, selon lui, synonyme de développement et de réalisation. Cette expression est synonyme de amour altruiste ou inconditionnel [...]


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Quand les profs aiment les élèves  Voir?

la relation affective est au service de la transmission des savoirs


Par Caroline

Dans son livre Quand les profs aiment les élèves : psychologie de la relation éducative, Maël Virat, chercheur en psychologie à l’ENPJJ, écrit qu’en France, il existe un tabou culturel autour du lien et de l’engagement affectif des enseignants envers les élèves. Selon lui, un aspect de la culture de l’école française concerne le fait qu’un enseignant n’a pas à avoir d’émotions dans le cadre de son travail en classe. Il s’appuie sur de nombreuses études internationales et méta analyse (citées dans son livre) pour affirmer que la relation affective enseignant-élève a des effets positifs sur l’apprentissage. En ce sens, la relation affective est au service de la transmission des savoirs et il est erroné de vouloir les opposer.

Contrairement à ce que l’on entend régulièrement dans les institutions éducatives, lorsque des élèves s’attachent à leur professeur ou lorsqu’un enseignant aime ses élèves, cela ne leur fait aucun mal, bien au contraire. La relation à l’enseignant peut être source de sécurité affective et favoriser les apprentissages et le développement psychosocial. – Maël Virat

Les aspirations fondamentales des enfants et adolescents : être aimés

 
L’amour compassionnel

 
Maël Virat écrit que les enjeux que révèle l’analyse des relations entre enseignants et élèves nous renseignent sur les aspirations fondamentales des enfants et des adolescents et même plus globalement des humains, quel que soit leur âge, leur sexe ou leur condition. Les besoins affectifs sont clés dans le développement humain : besoin d’amour, de se sentir accepté, de se sentir exister, de se sentir apprécié, de partager des émotions positives avec les autres (optimisme, gratitude, joie, enthousiasme…), d’être l’objet de bienveillance et d’encouragement.

Les propos de Maël Virat cherchent à donner à réfléchir à un besoin très particulier qui conditionne le développement humain tout au long de la vie : le besoin d’être aimé.

Pour grandir, pour progresser, pour explorer et découvrir, pour surmonter les obstacles ou les épreuves, pour tout ce qui fait que l’on se sent vivant, être aimé apparaît indispensable. Maël Virat utilise l’expression “amour compassionnel” pour désigner la forme d’amour qui est, selon lui, synonyme de développement et de réalisation. Cette expression est synonyme de amour altruiste ou inconditionnel [...]


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(01/07/2019 @ 19:42)

Coeur et raison  Voir?

Par Bruno Bettelheim 

 

Nous ne pouvons espérer réaliser de belles choses si le cœur et la raison demeurent dissociés.
Le travail et la création artistique, la vie familiale et la vie sociale, ne peuvent plus évoluer séparément. Il faut que le cœur, s’armant d’audace, imprègne la raison de sa chaleur vitale, même si la raison doit renoncer à sa rigueur logique pour faire place à l’amour et aux pulsations de la vie.
Nous ne pouvons plus nous contenter d’une vie où le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Nos cœurs doivent connaître le monde de la raison et la raison doit avoir pour guide un cœur conscient.

 

Source : " Le Cœur conscient " - Ed. Robert Laffont, Paris, 1972.

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Coeur et raison  Voir?

Par Bruno Bettelheim 

 

Nous ne pouvons espérer réaliser de belles choses si le cœur et la raison demeurent dissociés.
Le travail et la création artistique, la vie familiale et la vie sociale, ne peuvent plus évoluer séparément. Il faut que le cœur, s’armant d’audace, imprègne la raison de sa chaleur vitale, même si la raison doit renoncer à sa rigueur logique pour faire place à l’amour et aux pulsations de la vie.
Nous ne pouvons plus nous contenter d’une vie où le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Nos cœurs doivent connaître le monde de la raison et la raison doit avoir pour guide un cœur conscient.

 

Source : " Le Cœur conscient " - Ed. Robert Laffont, Paris, 1972.

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(01/07/2019 @ 19:32)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : sur le vif (1)  Voir?


Les enfants éveillés à l’Intelligence du cœur par « La leçon de Professeur Hibou »* réagissent autrement dans le quotidien de la classe.  Propos recueillis dans une classe multi-âges (de 3 à 6 ans).

R. voit un dessin de guerre très violent qui traîne sur une table : « Ça vient pas du cœur, ni de la tête. Celui qui l’a fait est triste, c’est la bagarre. »

C. et O. se disputent un morceau de dentelle pour se déguiser.
-        La maîtresse : Fermez les yeux et demandez à votre cœur ce que vous devez faire.
-        C. : Il faut pas se disputer.
-        O. : Il faut demander s’il te plaît quand on veut quelque chose.
-        La maîtresse : Qu’allez-vous faire ?
-        O. : C., est-ce que tu peux me le donner, s’il te plaît ?
-        C. : Oui.

M. court dans les couloirs, l’ATSEM l’appelle : « Va un peu écouter ton cœur... » M. revient et dit : « Mon petit cœur m’a dit que je ne dois pas courir mais c’est dur d’écouter son cœur ! »

Petites scènes au coin bibliothèque de la classe :

N. frappe le copain assis à côté d’elle. Elle est invitée à aller se calmer sur une petite chaise réservée à cet effet ; elle y va et revient plusieurs fois de suite. Au bout d’un moment, elle dit : « Il a dit quelque chose, mon cœur, il a dit que quand on lit les livres, il faut être calme. »

A. se lève de sa place pour prendre un livre et quand il revient, il s’aperçoit que B. (un petit de 3 ans) s’est assis à sa place. Il réagit brutalement.

-        La maîtresse : Demande à ton cœur ce que tu dois faire.
-        A. : Je dois aller à une autre place.
-        B. (le petit qui a pris la place se lève et va ailleurs) : Tiens la place !
-        R. (témoin de la scène) : Il a compris qu’il était sage, il a voulu lui faire plaisir.
-        N. (autre témoin) à B. : Je suis fière de toi !

 * "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : sur le vif (1)  Voir?


Les enfants éveillés à l’Intelligence du cœur par « La leçon de Professeur Hibou »* réagissent autrement dans le quotidien de la classe.  Propos recueillis dans une classe multi-âges (de 3 à 6 ans).

R. voit un dessin de guerre très violent qui traîne sur une table : « Ça vient pas du cœur, ni de la tête. Celui qui l’a fait est triste, c’est la bagarre. »

C. et O. se disputent un morceau de dentelle pour se déguiser.
-        La maîtresse : Fermez les yeux et demandez à votre cœur ce que vous devez faire.
-        C. : Il faut pas se disputer.
-        O. : Il faut demander s’il te plaît quand on veut quelque chose.
-        La maîtresse : Qu’allez-vous faire ?
-        O. : C., est-ce que tu peux me le donner, s’il te plaît ?
-        C. : Oui.

M. court dans les couloirs, l’ATSEM l’appelle : « Va un peu écouter ton cœur... » M. revient et dit : « Mon petit cœur m’a dit que je ne dois pas courir mais c’est dur d’écouter son cœur ! »

Petites scènes au coin bibliothèque de la classe :

N. frappe le copain assis à côté d’elle. Elle est invitée à aller se calmer sur une petite chaise réservée à cet effet ; elle y va et revient plusieurs fois de suite. Au bout d’un moment, elle dit : « Il a dit quelque chose, mon cœur, il a dit que quand on lit les livres, il faut être calme. »

A. se lève de sa place pour prendre un livre et quand il revient, il s’aperçoit que B. (un petit de 3 ans) s’est assis à sa place. Il réagit brutalement.

-        La maîtresse : Demande à ton cœur ce que tu dois faire.
-        A. : Je dois aller à une autre place.
-        B. (le petit qui a pris la place se lève et va ailleurs) : Tiens la place !
-        R. (témoin de la scène) : Il a compris qu’il était sage, il a voulu lui faire plaisir.
-        N. (autre témoin) à B. : Je suis fière de toi !

 * "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/06/2019 @ 19:14)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/06/la-liberte-consiste-choisir-entre-deux.html

«  La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l'égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l'homme libre.  »  ( Victor Hugo, écrivain français, 1802-1885)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/06/la-liberte-consiste-choisir-entre-deux.html

«  La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l'égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l'homme libre.  »  ( Victor Hugo, écrivain français, 1802-1885)

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(01/06/2019 @ 18:33)

Le syndrome d’adaptation conduit-il à l’obéissance selon le courant dominant?  Voir?

Pourquoi beaucoup de gens hésitent-ils à donner leur opinion quand elle est contraire au courant dominant? Pourquoi gardons-nous le silence parmi nos amis et collègues lorsque nous ne sommes pas du même avis ? Parmi de nombreuses autres suggestions, Alain Guggenbühl propose, dans son livre intitulé «Pour mon enfant seulement le meilleur», des réflexions intéressantes également sur cette question. Il transfère le terme du syndrome d’adaptation de la recherche sur le stress à l’actuelle réalité éducative pour expliquer certains aspects de l’éducation à la libre expression d’opinion.


Par Marita Koch

Le «syndrome d’adaptation»

Guggenbühl traite le «syndrome d’adaptation» depuis ses formes naturelles et nécessaires jusqu’à ses aspects problématiques, y compris chez les adultes. L’adaptation, dit-il, est en principe vitale. L’empathie est la capacité de comprendre l’autre intuitivement. L’enfant apprend à comprendre les personnes qui s’occupent de lui, à reconnaître ce que les parents attendent de lui. Au début, il n’agit pas sur la base de considérations objectives et d’une réflexion rationnelle, mais s’adapte aux attentes des parents parce qu’il les aime, parce qu’il apprend d’eux comment vivre, parce qu’il veut être en harmonie avec eux. Il devient ainsi un membre constructif de la famille, de la communauté.
L’auteur explique que les enfants développent parfois aussi des stratégies pour influencer les parents, pour atteindre certains objectifs telles l’attention ou la reconnaissance. Ils savent ce que leurs parents aiment entendre, alors «ils les caressent dans le sens du poil».1 «L’autre face de l’empathie est la tromperie», explique Guggenbühl. «Les enfants malins savent intuitivement quels mots utiliser, quel comportement montrer pour s’affirmer face aux adultes.»

De nombreux parents, écrit Guggenbühl, ne remarquent pas les duperies de leurs enfants, ils éliminent tous les obstacles se trouvant sur leur chemin. Selon l’auteur, il y a pourtant un correctif dans les familles: la dispute. Alors beaucoup de non-dits apparaissent sur la table, «les masques tombent».3 Dans la famille, de telles disputes ne sont pas dangereuses. Etant donné que les parents et les enfants sont étroitement liés, on se retrouve à nouveau [...]


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Le syndrome d’adaptation conduit-il à l’obéissance selon le courant dominant?  Voir?

Pourquoi beaucoup de gens hésitent-ils à donner leur opinion quand elle est contraire au courant dominant? Pourquoi gardons-nous le silence parmi nos amis et collègues lorsque nous ne sommes pas du même avis ? Parmi de nombreuses autres suggestions, Alain Guggenbühl propose, dans son livre intitulé «Pour mon enfant seulement le meilleur», des réflexions intéressantes également sur cette question. Il transfère le terme du syndrome d’adaptation de la recherche sur le stress à l’actuelle réalité éducative pour expliquer certains aspects de l’éducation à la libre expression d’opinion.


Par Marita Koch

Le «syndrome d’adaptation»

Guggenbühl traite le «syndrome d’adaptation» depuis ses formes naturelles et nécessaires jusqu’à ses aspects problématiques, y compris chez les adultes. L’adaptation, dit-il, est en principe vitale. L’empathie est la capacité de comprendre l’autre intuitivement. L’enfant apprend à comprendre les personnes qui s’occupent de lui, à reconnaître ce que les parents attendent de lui. Au début, il n’agit pas sur la base de considérations objectives et d’une réflexion rationnelle, mais s’adapte aux attentes des parents parce qu’il les aime, parce qu’il apprend d’eux comment vivre, parce qu’il veut être en harmonie avec eux. Il devient ainsi un membre constructif de la famille, de la communauté.
L’auteur explique que les enfants développent parfois aussi des stratégies pour influencer les parents, pour atteindre certains objectifs telles l’attention ou la reconnaissance. Ils savent ce que leurs parents aiment entendre, alors «ils les caressent dans le sens du poil».1 «L’autre face de l’empathie est la tromperie», explique Guggenbühl. «Les enfants malins savent intuitivement quels mots utiliser, quel comportement montrer pour s’affirmer face aux adultes.»

De nombreux parents, écrit Guggenbühl, ne remarquent pas les duperies de leurs enfants, ils éliminent tous les obstacles se trouvant sur leur chemin. Selon l’auteur, il y a pourtant un correctif dans les familles: la dispute. Alors beaucoup de non-dits apparaissent sur la table, «les masques tombent».3 Dans la famille, de telles disputes ne sont pas dangereuses. Etant donné que les parents et les enfants sont étroitement liés, on se retrouve à nouveau [...]


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(01/06/2019 @ 18:33)

Dernière mise à jour : 13/11/2019 @ 00:19

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