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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


Grandir avec La leçon de Professeur Hibou  Voir?

Un outil au service d’une éducation qui éveille à l’autonomie, à la responsabilité et à la dignité.


Par VIVRE LIBRE

Le sort du monde dépend, en premier lieu, de l’éducation. Dans nos sociétés modernes, en perte de repères spirituels et moraux, s’interroger sur l’éducation des enfants est fondamental, car seule une approche éducative respectueuse de la liberté de conscience leur permet de s’épanouir et d’évoluer harmonieusement.

La leçon de Professeur Hibou* est un outil précieux qui aide les enfants à grandir et à construire leur individualité de façon équilibrée. La spécificité de cette histoire, simple mais profonde, est dans le fait qu’elle éveille au Soi, à l’identité réelle, originelle, dans laquelle chaque être humain naît.

À partir de 3-4 ans, l’enfant prend progressivement conscience de son Moi ; à travers ses multiples expériences avec son environnement, il s’éveille à sa personnalité propre qui est son outil d’expression dans le monde. C’est le moment propice pour commencer à l’éveiller à son identité réelle ‒ le Soi ‒ fondement sacré de toutes les consciences personnelles qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout.

Contrairement aux contes traditionnels dont la fonction était de transmettre des règles morales ‒ imposées par les traditions religieuses ‒ et de mener à la soumission à une autorité extérieure, La leçon de Professeur Hibou exhorte à découvrir l’Autorité intérieure, celle du plan unitaire et impersonnel de la conscience qui s’exprime en chacun de nous à travers la voix intuitive du cœur [...] 


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* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Grandir avec La leçon de Professeur Hibou  Voir?

Un outil au service d’une éducation qui éveille à l’autonomie, à la responsabilité et à la dignité.


Par VIVRE LIBRE

Le sort du monde dépend, en premier lieu, de l’éducation. Dans nos sociétés modernes, en perte de repères spirituels et moraux, s’interroger sur l’éducation des enfants est fondamental, car seule une approche éducative respectueuse de la liberté de conscience leur permet de s’épanouir et d’évoluer harmonieusement.

La leçon de Professeur Hibou* est un outil précieux qui aide les enfants à grandir et à construire leur individualité de façon équilibrée. La spécificité de cette histoire, simple mais profonde, est dans le fait qu’elle éveille au Soi, à l’identité réelle, originelle, dans laquelle chaque être humain naît.

À partir de 3-4 ans, l’enfant prend progressivement conscience de son Moi ; à travers ses multiples expériences avec son environnement, il s’éveille à sa personnalité propre qui est son outil d’expression dans le monde. C’est le moment propice pour commencer à l’éveiller à son identité réelle ‒ le Soi ‒ fondement sacré de toutes les consciences personnelles qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout.

Contrairement aux contes traditionnels dont la fonction était de transmettre des règles morales ‒ imposées par les traditions religieuses ‒ et de mener à la soumission à une autorité extérieure, La leçon de Professeur Hibou exhorte à découvrir l’Autorité intérieure, celle du plan unitaire et impersonnel de la conscience qui s’exprime en chacun de nous à travers la voix intuitive du cœur [...] 


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(15/09/2018 @ 16:17)

Paroles d’enfants : carnets de sagesse  Voir?


Pour mettre en application « La leçon de Professeur hibou »*

En Grande section de maternelle ou au Cours préparatoire, on peut mettre en place des carnets de sagesse sur lesquels les enfants écrivent ce que leur cœur leur dicte pour être sage. C’est en libre service, quand ils veulent ; la maîtresse leur fait le modèle et ils recopient. Les enfants sont très demandeurs et ils écrivent « en attaché » ! Certains préfèrent écrire dans leur carnet plutôt que de sortir en récréation… B. et A. -qui s’entraînent plutôt à faire des bêtises ensemble- sont ravis d’écrire en même temps dans leur carnet. Un jour B. a dicté une phrase que A. a également voulu écrire ; un modèle leur a été donné pour les deux, et B. s’est écrié ; « Trop bien ! ». Quand ils écrivent ainsi, ils sont très sages et attentifs l’un à l’autre, s’attendant pour écrire les mots en même temps.

Une autre fois, I. veut écrire mais elle n’a pas trouvé sa phrase :

-        La maîtresse : Qu’est-ce que ton cœur t’a déjà dit pour être sage ?
-        I. : Il m’a dit beaucoup de chose !
-        La maîtresse : Que veux-tu écrire ?
-        I. : Je ne sais pas. Pour l’instant, je m’assois sur la chaise du silence pour voir…
(au bout d’un moment) J’ai trouvé ! « je suis sage quand j’écoute mon cœur. »

En fin de journée, elle était radieuse et répétait : « J’aime trop l’école ! J’aime trop l’école ! »

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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Paroles d’enfants : carnets de sagesse  Voir?


Pour mettre en application « La leçon de Professeur hibou »*

En Grande section de maternelle ou au Cours préparatoire, on peut mettre en place des carnets de sagesse sur lesquels les enfants écrivent ce que leur cœur leur dicte pour être sage. C’est en libre service, quand ils veulent ; la maîtresse leur fait le modèle et ils recopient. Les enfants sont très demandeurs et ils écrivent « en attaché » ! Certains préfèrent écrire dans leur carnet plutôt que de sortir en récréation… B. et A. -qui s’entraînent plutôt à faire des bêtises ensemble- sont ravis d’écrire en même temps dans leur carnet. Un jour B. a dicté une phrase que A. a également voulu écrire ; un modèle leur a été donné pour les deux, et B. s’est écrié ; « Trop bien ! ». Quand ils écrivent ainsi, ils sont très sages et attentifs l’un à l’autre, s’attendant pour écrire les mots en même temps.

Une autre fois, I. veut écrire mais elle n’a pas trouvé sa phrase :

-        La maîtresse : Qu’est-ce que ton cœur t’a déjà dit pour être sage ?
-        I. : Il m’a dit beaucoup de chose !
-        La maîtresse : Que veux-tu écrire ?
-        I. : Je ne sais pas. Pour l’instant, je m’assois sur la chaise du silence pour voir…
(au bout d’un moment) J’ai trouvé ! « je suis sage quand j’écoute mon cœur. »

En fin de journée, elle était radieuse et répétait : « J’aime trop l’école ! J’aime trop l’école ! »

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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(02/09/2018 @ 12:25)

Chez les tout-petits, les écrans peuvent provoquer des troubles ressemblant à l'autisme  Voir?

Médecin au sein du service public de la petite enfance de l'Essonne, Anne-Lise Ducanta tire la sonnette d'alarme sur les effets néfastes des écrans sur le développement des jeunes enfants.


Par BFMTV

Retards de développement, troubles de la relation, du langage et du comportement... les effets d'une surconsommation des écrans chez les jeunes enfants semblent désastreux si l'on en croit les résultats d'une enquête menée par un médecin de la protection maternelle et infantile (PMI) de l'Essonne, et relatée dans les pages du Figaro.

Anne-Lise Ducanda osculte chaque année des centaines d'enfants de moins de cinq ans, notamment envoyés par les crèches et les écoles maternelles du département. "En 2003, 35 enfants en difficulté m'étaient signalés par les écoles sur 1.000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l'Essonne", se souvient-elle.

"Depuis un an et demi, on m'en a déjà signalé 210 en grande difficulté. Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas. À force d'en voir, j'ai fini par faire le lien avec leur consommation d'écrans", explique-t-elle.

Des troubles qui ressemblent aux symptômes autistiques


Les principaux symptômes observés: regard vide, vocabulaire très restreint, difficultés de communication avec les autres, stéréotypies (comportements répétitifs comme les battements de bras) ou écholalies (répétition mécanique des phrases de son interlocuteur)... à tel point que le docteur Ducanda affirme que ces troubles peuvent être confondus avec "des symptômes autistiques" [...]

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Chez les tout-petits, les écrans peuvent provoquer des troubles ressemblant à l'autisme  Voir?

Médecin au sein du service public de la petite enfance de l'Essonne, Anne-Lise Ducanta tire la sonnette d'alarme sur les effets néfastes des écrans sur le développement des jeunes enfants.


Par BFMTV

Retards de développement, troubles de la relation, du langage et du comportement... les effets d'une surconsommation des écrans chez les jeunes enfants semblent désastreux si l'on en croit les résultats d'une enquête menée par un médecin de la protection maternelle et infantile (PMI) de l'Essonne, et relatée dans les pages du Figaro.

Anne-Lise Ducanda osculte chaque année des centaines d'enfants de moins de cinq ans, notamment envoyés par les crèches et les écoles maternelles du département. "En 2003, 35 enfants en difficulté m'étaient signalés par les écoles sur 1.000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l'Essonne", se souvient-elle.

"Depuis un an et demi, on m'en a déjà signalé 210 en grande difficulté. Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas. À force d'en voir, j'ai fini par faire le lien avec leur consommation d'écrans", explique-t-elle.

Des troubles qui ressemblent aux symptômes autistiques


Les principaux symptômes observés: regard vide, vocabulaire très restreint, difficultés de communication avec les autres, stéréotypies (comportements répétitifs comme les battements de bras) ou écholalies (répétition mécanique des phrases de son interlocuteur)... à tel point que le docteur Ducanda affirme que ces troubles peuvent être confondus avec "des symptômes autistiques" [...]

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(02/09/2018 @ 12:20)

Autisme : les recommandations de la HAS pour un dépistage plus précoce  Voir?

La Haute Autorité de Santé a émis de nouvelles recommandations très attendues afin de rendre plus précoce le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100.


Par Sciences et Avenir avec AFP

La Haute Autorité de santé (HAS) a émis lundi 19 février 2018 de nouvelles recommandations sur le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir. Cette autorité indépendante, qui établit les "recommandations de bonnes pratiques", a fléché le "parcours de l'enfant et de sa famille", "de l'identification des signes d'alerte jusqu'à la consultation dédiée".

Une consultation médicale dans les 3 semaines après un doute

Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l'"inquiétude des parents", ou des professionnels qui s'occupent d'un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale "dans les trois semaines". Si le médecin a une "suspicion" de troubles du spectre de l'autisme (TSA), il doit prescrire une "évaluation par une équipe spécialisée", coordonnée par un médecin, et comprenant des spécialistes notamment en pédopsychiatrie, en action médico-sociale et en pédagogie. Ces TSA touchent 1% de la population, soit 100.000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600.000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.

L'origine n'en est pas connue. Aucun médicament spécifique n'existe. Mais une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux. Le risque, si on ignore qu'un enfant est autiste, est l'aggravation des troubles, et d'autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l'alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social). "Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l'enfant dans son développement", a expliqué la HAS dans un communiqué. "Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner", a-t-elle déploré. Les parents doivent donc être écoutés des "professionnels de première ligne", en contact avec la petite enfance : puéricultrices, éducateurs, enseignants, psychologues, etc [...]


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Autisme : les recommandations de la HAS pour un dépistage plus précoce  Voir?

La Haute Autorité de Santé a émis de nouvelles recommandations très attendues afin de rendre plus précoce le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100.


Par Sciences et Avenir avec AFP

La Haute Autorité de santé (HAS) a émis lundi 19 février 2018 de nouvelles recommandations sur le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir. Cette autorité indépendante, qui établit les "recommandations de bonnes pratiques", a fléché le "parcours de l'enfant et de sa famille", "de l'identification des signes d'alerte jusqu'à la consultation dédiée".

Une consultation médicale dans les 3 semaines après un doute

Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l'"inquiétude des parents", ou des professionnels qui s'occupent d'un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale "dans les trois semaines". Si le médecin a une "suspicion" de troubles du spectre de l'autisme (TSA), il doit prescrire une "évaluation par une équipe spécialisée", coordonnée par un médecin, et comprenant des spécialistes notamment en pédopsychiatrie, en action médico-sociale et en pédagogie. Ces TSA touchent 1% de la population, soit 100.000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600.000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.

L'origine n'en est pas connue. Aucun médicament spécifique n'existe. Mais une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux. Le risque, si on ignore qu'un enfant est autiste, est l'aggravation des troubles, et d'autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l'alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social). "Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l'enfant dans son développement", a expliqué la HAS dans un communiqué. "Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner", a-t-elle déploré. Les parents doivent donc être écoutés des "professionnels de première ligne", en contact avec la petite enfance : puéricultrices, éducateurs, enseignants, psychologues, etc [...]


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(02/09/2018 @ 12:15)

Génération «J’ai le droit» : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»  Voir?

Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...


Propos recueillis par Christel Brigaudeau

Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos. Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école. Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.

La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?
Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument [...]


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Génération «J’ai le droit» : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»  Voir?

Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...


Propos recueillis par Christel Brigaudeau

Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos. Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école. Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.

La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?
Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument [...]


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(02/09/2018 @ 12:05)

Témoignage d'un parent d'élève (19)  Voir?

Par Caroline (maman de Clémence, 6 ans)

Voici ce que Clémence me répond quand je lui demande ce que la leçon du Professeur Hibou* lui a apporté :

« Le Professeur Hibou m’a appris à être plus sage, à écouter ce que dit mon cœur, à être plus gentille avec les copains.
J’ai appris à jouer et à partager avec les copains. Je sais aussi qu’il faut ranger après avoir joué.
J’aimerais donner mon cœur aux autres enfants pour qu’ils apprennent à être sages aussi. Mais je veux garder aussi une partie de mon cœur pour l’écouter.
Mon cœur me suit partout : dans la classe, dans la cantine, dans la cour, chez moi et chez mes copains ; je sais qu’il faut écouter les parents. »

Pour ma part, je trouve qu’elle se concentre assez facilement et plus longuement, notamment sur les exercices d’écriture. Elle est empathique : la cause des animaux et celle des enfants lui tiennent à cœur. Elle est patiente avec les enfants plus petits qu’elle, elle prête davantage ses affaires et elle est douce avec les animaux. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS




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Témoignage d'un parent d'élève (19)  Voir?

Par Caroline (maman de Clémence, 6 ans)

Voici ce que Clémence me répond quand je lui demande ce que la leçon du Professeur Hibou* lui a apporté :

« Le Professeur Hibou m’a appris à être plus sage, à écouter ce que dit mon cœur, à être plus gentille avec les copains.
J’ai appris à jouer et à partager avec les copains. Je sais aussi qu’il faut ranger après avoir joué.
J’aimerais donner mon cœur aux autres enfants pour qu’ils apprennent à être sages aussi. Mais je veux garder aussi une partie de mon cœur pour l’écouter.
Mon cœur me suit partout : dans la classe, dans la cantine, dans la cour, chez moi et chez mes copains ; je sais qu’il faut écouter les parents. »

Pour ma part, je trouve qu’elle se concentre assez facilement et plus longuement, notamment sur les exercices d’écriture. Elle est empathique : la cause des animaux et celle des enfants lui tiennent à cœur. Elle est patiente avec les enfants plus petits qu’elle, elle prête davantage ses affaires et elle est douce avec les animaux. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS




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(15/08/2018 @ 14:11)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/08/les-monstres-existent-mais-ils-sont.html

«  Les monstres existent, mais ils sont trop peu nombreux pour être vraiment dangereux ; ceux qui sont plus dangereux, ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter.  »  (Primo Levy, docteur en chimie, 1919-1987)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/08/les-monstres-existent-mais-ils-sont.html

«  Les monstres existent, mais ils sont trop peu nombreux pour être vraiment dangereux ; ceux qui sont plus dangereux, ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter.  »  (Primo Levy, docteur en chimie, 1919-1987)

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(01/08/2018 @ 17:23)

Ados et porno : l'inquiétante dérive  Voir?

Nos ados sont-ils devenus accros au porno ? Une vaste enquête remise ce vendredi aux parlementaires révèle un phénomène alarmant.


Par Christine Mateus

« Il n’y a jamais eu autant d’individus si proches d’un danger potentiel. » De quelle épée de Damoclès parle le politologue Dominique Reynié ? Des vidéos X. « Chez les 14-15 ans, 8 % regardent du porno plusieurs fois par jour dont 5 % de filles. Ils font leur apprentissage de la sexualité dans les pires conditions », s’alarme-t-il.

Ces résultats proviennent d’une vaste enquête sur les jeunes et les addictions (alcool, tabac, cannabis, écrans…) que nous dévoilons. Parmi ces comportements à risque, le porno, donc.

Réalisés par la Fondation pour l’innovation politique, que Dominique Reynié préside, le Fonds actions addictions et la fondation Gabriel-Péri, ces travaux pointent les risques pour les jeunes consommateurs : crises d’anxiété, troubles du sommeil, perte de l’estime de soi, représentation faussée des rapports sexuels…

Des habitudes qui peuvent aller jusqu’à l’addiction, c’est-à-dire une consommation qu’on ne peut plus maîtriser [...]


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Ados et porno : l'inquiétante dérive  Voir?

Nos ados sont-ils devenus accros au porno ? Une vaste enquête remise ce vendredi aux parlementaires révèle un phénomène alarmant.


Par Christine Mateus

« Il n’y a jamais eu autant d’individus si proches d’un danger potentiel. » De quelle épée de Damoclès parle le politologue Dominique Reynié ? Des vidéos X. « Chez les 14-15 ans, 8 % regardent du porno plusieurs fois par jour dont 5 % de filles. Ils font leur apprentissage de la sexualité dans les pires conditions », s’alarme-t-il.

Ces résultats proviennent d’une vaste enquête sur les jeunes et les addictions (alcool, tabac, cannabis, écrans…) que nous dévoilons. Parmi ces comportements à risque, le porno, donc.

Réalisés par la Fondation pour l’innovation politique, que Dominique Reynié préside, le Fonds actions addictions et la fondation Gabriel-Péri, ces travaux pointent les risques pour les jeunes consommateurs : crises d’anxiété, troubles du sommeil, perte de l’estime de soi, représentation faussée des rapports sexuels…

Des habitudes qui peuvent aller jusqu’à l’addiction, c’est-à-dire une consommation qu’on ne peut plus maîtriser [...]


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(01/08/2018 @ 17:16)

"Béééé éhaaa !" : Quand maman parlait une langue étrangère...  Voir?

Par Danièle Dugelay

Je suis entrée à l’école primaire à plus de six ans, sans passer par la case « école maternelle ». Née en 1940, j’étais très protégée par mes parents. Nous vivions à Paris et il y avait des alertes si nombreuses que la course dans les abris devenait un exercice presque quotidien. Mon père et ma mère avaient donc décidé de me garder près d’eux le plus longtemps possible.

Cependant, avant de me confier à l’école républicaine, ils ont voulu me préparer aux premiers apprentissages. Je semblais être une petite fille sensée, curieuse et intéressée et cela n’aurait pas dû poser de problèmes. Malheureusement, le résultat n’a pas été à la hauteur des espoirs de mes parents.

Je revois encore la scène. Maman vient vers moi, un sourire bienveillant aux lèvres et dans un climat de confiance partagée. Elle prend mes mains dans les siennes, s’assied en face de moi. L’heure semble solennelle. Elle ouvre la bouche : « Danièle, tu es grande maintenant, alors écoute moi bien. » Je la regarde, un peu impressionnée, et j’attends en tendant l’oreille avec application. Ma maman va-t-elle me dire un secret de grandes personnes ? C’est alors que j’entends Maman prononcer :

« Béééé (silence) éhaaaa...(silence), ! »

Ce dernier son est sorti de sa bouche comme un cri de libération. Je la regarde, sidérée : mais en quelle langue me parle-t-elle ? D’habitude, elle s’exprime dans la langue que tout le monde utilise autour de moi. Parfois, elle a parlé patois avec mes grands-parents quand nous sommes allés dans le Limousin de nos ancêtres. J’ai entendu dans le métro des soldats qui parlaient allemand et, plus tard, à la radio, du jazz chanté en anglais, mais cette nouvelle langue utilisée par Maman, non je ne la connais pas.

Ma mère répète plusieurs fois sa formule secrète, puis elle ajoute « Maintenant à toi, répète « Béééé éhaaa… Bâ ! ». Je reste muette, abasourdie … « Mais répète enfin ! ». Je veux bien , mais je ne n’y arrive pas, cela ne veut rien dire, je ne peux pas répéter ce qui n’a pas de signification pour moi. Je reste là, devant elle, les mains dans ses mains, complètement hébétée, les yeux fixes interrogateurs et la bouche ouverte. Mais dans quelle langue me parle-t-elle ? Ma pauvre Maman aurait-elle perdu la raison ? J’ai un peu peur…Je n’ai que six ans. Elle recommence, mais je la sens s’énerver… « Répète, mais répète donc ! » « Béééé éhaaaa, safékoi ? » Je sens l’instant dramatique et je ne comprends pas ce que je dois faire pour soulager ma maman. C’est alors qu’arrive le geste fatal : la seule gifle que j’ai reçue de ma vie ! Avec un cri de désespoir : « Ce n’est pas vrai, tu le fais exprès ! » La gifle laisse une sensation douloureuse sur ma joue, mais je ne lui en veux pas. Par chance, je ne crois pas m’être sentie coupable des larmes que je voyais perler sur ses cils [...]


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"Béééé éhaaa !" : Quand maman parlait une langue étrangère...  Voir?

Par Danièle Dugelay

Je suis entrée à l’école primaire à plus de six ans, sans passer par la case « école maternelle ». Née en 1940, j’étais très protégée par mes parents. Nous vivions à Paris et il y avait des alertes si nombreuses que la course dans les abris devenait un exercice presque quotidien. Mon père et ma mère avaient donc décidé de me garder près d’eux le plus longtemps possible.

Cependant, avant de me confier à l’école républicaine, ils ont voulu me préparer aux premiers apprentissages. Je semblais être une petite fille sensée, curieuse et intéressée et cela n’aurait pas dû poser de problèmes. Malheureusement, le résultat n’a pas été à la hauteur des espoirs de mes parents.

Je revois encore la scène. Maman vient vers moi, un sourire bienveillant aux lèvres et dans un climat de confiance partagée. Elle prend mes mains dans les siennes, s’assied en face de moi. L’heure semble solennelle. Elle ouvre la bouche : « Danièle, tu es grande maintenant, alors écoute moi bien. » Je la regarde, un peu impressionnée, et j’attends en tendant l’oreille avec application. Ma maman va-t-elle me dire un secret de grandes personnes ? C’est alors que j’entends Maman prononcer :

« Béééé (silence) éhaaaa...(silence), ! »

Ce dernier son est sorti de sa bouche comme un cri de libération. Je la regarde, sidérée : mais en quelle langue me parle-t-elle ? D’habitude, elle s’exprime dans la langue que tout le monde utilise autour de moi. Parfois, elle a parlé patois avec mes grands-parents quand nous sommes allés dans le Limousin de nos ancêtres. J’ai entendu dans le métro des soldats qui parlaient allemand et, plus tard, à la radio, du jazz chanté en anglais, mais cette nouvelle langue utilisée par Maman, non je ne la connais pas.

Ma mère répète plusieurs fois sa formule secrète, puis elle ajoute « Maintenant à toi, répète « Béééé éhaaa… Bâ ! ». Je reste muette, abasourdie … « Mais répète enfin ! ». Je veux bien , mais je ne n’y arrive pas, cela ne veut rien dire, je ne peux pas répéter ce qui n’a pas de signification pour moi. Je reste là, devant elle, les mains dans ses mains, complètement hébétée, les yeux fixes interrogateurs et la bouche ouverte. Mais dans quelle langue me parle-t-elle ? Ma pauvre Maman aurait-elle perdu la raison ? J’ai un peu peur…Je n’ai que six ans. Elle recommence, mais je la sens s’énerver… « Répète, mais répète donc ! » « Béééé éhaaaa, safékoi ? » Je sens l’instant dramatique et je ne comprends pas ce que je dois faire pour soulager ma maman. C’est alors qu’arrive le geste fatal : la seule gifle que j’ai reçue de ma vie ! Avec un cri de désespoir : « Ce n’est pas vrai, tu le fais exprès ! » La gifle laisse une sensation douloureuse sur ma joue, mais je ne lui en veux pas. Par chance, je ne crois pas m’être sentie coupable des larmes que je voyais perler sur ses cils [...]


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(01/08/2018 @ 17:07)

Bases erronées des réformes scolaires actuelles  Voir?

Il est grand temps d’exiger un tournant radical


Par Felice Pensatore

Récemment, un article extrait d’un magazine pour parents m’est tombé entre les mains. Il s’intitulait l’«Ecole de demain».1 Partant du Plan d’études 21 et l’enseignement prévu sur les Technologies de l’information et de la communication (TIC) et les médias, l’auteur esquisse le futur quotidien scolaire de nos enfants. Equipés d’une tablette et munis d’accompagnateurs d’apprentissage, ils doivent au moyen d’une gestion numérique des chemins d’apprentissage et d’exercices numériques acquérir leurs compétences dans des classes multiâges et de niveaux mixtes, afin de réussir les tests standardisés souhaités remplaçant à l’avenir l’enseignant pour l’évaluation et la sélection nécessaire pour le passage au prochain niveau.

L’auteur se réfère aux grandes entreprises attendant en arrière-plan, pour proposer sous forme d’abonnements des solutions Cloud, des médias sociaux, des sites Internet interactifs, toutes formes d’applications et de programmes d’apprentissage, des vidéo tutoriaux, du matériel modulaire, le pistage du chemin d’apprentissage et des tests internationaux; le cas échéant, y compris des enseignants spécialisés, qui couvriraient l’offre sur place ou par un coaching à distance. Les corrections seront faites en général de manière automatisée. L’écriture perdra de son importance, car on peut dicter des textes à l’ordinateur et des robots humanoïdes pourraient répondre aux questions, couvrir les besoins émotionnels, chanter et raconter des histoires. Voilà l’article partiellement résumé [...]


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Bases erronées des réformes scolaires actuelles  Voir?

Il est grand temps d’exiger un tournant radical


Par Felice Pensatore

Récemment, un article extrait d’un magazine pour parents m’est tombé entre les mains. Il s’intitulait l’«Ecole de demain».1 Partant du Plan d’études 21 et l’enseignement prévu sur les Technologies de l’information et de la communication (TIC) et les médias, l’auteur esquisse le futur quotidien scolaire de nos enfants. Equipés d’une tablette et munis d’accompagnateurs d’apprentissage, ils doivent au moyen d’une gestion numérique des chemins d’apprentissage et d’exercices numériques acquérir leurs compétences dans des classes multiâges et de niveaux mixtes, afin de réussir les tests standardisés souhaités remplaçant à l’avenir l’enseignant pour l’évaluation et la sélection nécessaire pour le passage au prochain niveau.

L’auteur se réfère aux grandes entreprises attendant en arrière-plan, pour proposer sous forme d’abonnements des solutions Cloud, des médias sociaux, des sites Internet interactifs, toutes formes d’applications et de programmes d’apprentissage, des vidéo tutoriaux, du matériel modulaire, le pistage du chemin d’apprentissage et des tests internationaux; le cas échéant, y compris des enseignants spécialisés, qui couvriraient l’offre sur place ou par un coaching à distance. Les corrections seront faites en général de manière automatisée. L’écriture perdra de son importance, car on peut dicter des textes à l’ordinateur et des robots humanoïdes pourraient répondre aux questions, couvrir les besoins émotionnels, chanter et raconter des histoires. Voilà l’article partiellement résumé [...]


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(01/08/2018 @ 16:59)

Paroles d'enfants : Accompagnement  Voir?

La manière dont l’adulte accompagne l’enfant en utilisant le moyen donné par « La leçon de Professeur Hibou »* est très importante. Exemple.


B. est très sensible à la voix de son cœur, mais il se laisse entraîner par A. qui le pousse à dire et à faire des bêtises. Après un temps de silence, un jour, il a dit : « En fait, moi, je n’écoute pas trop mon cœur parce qu’il y a des enfants qui m’apprennent à faire le fou. »
Un matin, devant sa mère, je lui ai demandé d’écouter son cœur pour savoir s’il pouvait oui ou non continuer à jouer avec A. Il a fermé les yeux et s’est intériorisé. Sa mère était impatiente et lui disait : « Alors ! je te l’ai dit de ne plus jouer avec A… ». Je l’ai invitée à attendre que son fils perçoive la réponse de son cœur. Au bout de quelques instants, il a dit : « Mon cœur m’a dit que je ne devais pas être avec A. dans la classe, et à la récréation, oui, je peux jouer avec lui. » Réponse équilibrée que la mère a reconnue ; elle a pris conscience de la nécessité de laisser le temps à l’enfant dans l’accompagnement.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS



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Paroles d'enfants : Accompagnement  Voir?

La manière dont l’adulte accompagne l’enfant en utilisant le moyen donné par « La leçon de Professeur Hibou »* est très importante. Exemple.


B. est très sensible à la voix de son cœur, mais il se laisse entraîner par A. qui le pousse à dire et à faire des bêtises. Après un temps de silence, un jour, il a dit : « En fait, moi, je n’écoute pas trop mon cœur parce qu’il y a des enfants qui m’apprennent à faire le fou. »
Un matin, devant sa mère, je lui ai demandé d’écouter son cœur pour savoir s’il pouvait oui ou non continuer à jouer avec A. Il a fermé les yeux et s’est intériorisé. Sa mère était impatiente et lui disait : « Alors ! je te l’ai dit de ne plus jouer avec A… ». Je l’ai invitée à attendre que son fils perçoive la réponse de son cœur. Au bout de quelques instants, il a dit : « Mon cœur m’a dit que je ne devais pas être avec A. dans la classe, et à la récréation, oui, je peux jouer avec lui. » Réponse équilibrée que la mère a reconnue ; elle a pris conscience de la nécessité de laisser le temps à l’enfant dans l’accompagnement.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS



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(14/07/2018 @ 11:13)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/07/aucun-probleme-ne-peut-etre-resolu-sans.html

«  Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré.  »  ( Albert Einstein, physicien, 1879-1955)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/07/aucun-probleme-ne-peut-etre-resolu-sans.html

«  Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré.  »  ( Albert Einstein, physicien, 1879-1955)

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(01/07/2018 @ 18:20)

A l’école, la République comme leçon de morale  Voir?


Par Bernard. Girard

Il faut vraiment qu’il se sente fort, ce ministre, pour faire réécrire les programmes scolaires – du moins une partie d’entre eux – moins de deux ans après leur entrée en vigueur, confirmant ainsi la brutalité et le dogmatisme qui l’autorisent à tenir pour négligeable le travail et l’investissement qu’ont demandé leur mise en œuvre dans les établissements depuis la rentrée 2016.

Pour ce qui concerne l’EMC (éducation morale et civique), le « projet d’ajustement et de clarification », imbuvable et improbable document de 34 pages commis par un CSP (Conseil supérieur des programmes) aux ordres (1), n’ajuste ni ne clarifie pas grand-chose, mettant au contraire à mal la logique des cycles (cycles 2, 3, 4 = primaire et collège) définie dans la précédente mouture. Si les « attendus de fin de cycle » sont officiellement conservés, ils se déclinent désormais en « repères de progressivité » annuels qui, dans la pratique, les vident de leur signification. Car c’est une idée fixe de Blanquer : comme tous les apprentissages, la morale et le civisme doivent faire l’objet de « traces écrites et d’évaluations » régulières, même si, comme c’est le cas ici, l’exigence tourne à vide et vire plus d’une fois au ridicule [...]


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A l’école, la République comme leçon de morale  Voir?


Par Bernard. Girard

Il faut vraiment qu’il se sente fort, ce ministre, pour faire réécrire les programmes scolaires – du moins une partie d’entre eux – moins de deux ans après leur entrée en vigueur, confirmant ainsi la brutalité et le dogmatisme qui l’autorisent à tenir pour négligeable le travail et l’investissement qu’ont demandé leur mise en œuvre dans les établissements depuis la rentrée 2016.

Pour ce qui concerne l’EMC (éducation morale et civique), le « projet d’ajustement et de clarification », imbuvable et improbable document de 34 pages commis par un CSP (Conseil supérieur des programmes) aux ordres (1), n’ajuste ni ne clarifie pas grand-chose, mettant au contraire à mal la logique des cycles (cycles 2, 3, 4 = primaire et collège) définie dans la précédente mouture. Si les « attendus de fin de cycle » sont officiellement conservés, ils se déclinent désormais en « repères de progressivité » annuels qui, dans la pratique, les vident de leur signification. Car c’est une idée fixe de Blanquer : comme tous les apprentissages, la morale et le civisme doivent faire l’objet de « traces écrites et d’évaluations » régulières, même si, comme c’est le cas ici, l’exigence tourne à vide et vire plus d’une fois au ridicule [...]


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(01/07/2018 @ 18:20)

Violences sexuelles à enfants : le gouvernement penche du côté des auteurs  Voir?

Le gouvernement a adopté son projet de loi (1) sur les violences sexuelles à enfants (2) et sur la protection due aux femmes dans l’espace public.


Par jean-Pierre Rosenczveig

On ne s’attachera pas à la proposition d’allonger les délais de prescription des infractions sexuelles dont les mineurs sont les victimes. Reprenant les conclusions de la mission Flament-Calmette ces dispositions s’imposaient après la loi de 2016 qui a doublé tous les délais de prescription. Si l’on voulait maintenir comme depuis 1998 une protection spécifique des mineurs il fallait aller jusqu’à 30 ans pour les viols sur mineurs. Dont acte.
Sauf à aller – et il est surprenant qu’on n’envisage pas cette hypothèse juridique forte – jusqu’à l’imprescriptibilité, notamment des viols. Pour le coup comme je le développais ici le message politique eut été vraiment fort et marquant quand sous peu l’opinion aura oublié les dispositions sur la prescription qui viendront d’être adoptées. Il s’imposait d’autant plus que l’affaire Polanski (3) a démontré combien nous sommes portés à avoir la mémoire courte s’agissant par ailleurs de crimes dont on sait qu’ils peuvent laminer leurs victimes. Le gouvernement n’a pas osé.

[…]

Il fallait consacrer l’idée de bon sens qu’il n’y a pas égalité physique ou psychologique entre un jeune enfant et un adulte. Sinon à quoi servirait l’idée de majorité. Dans notre approche moderne, les relations sexuelles doivent être consenties par leurs deux partenaires également éclairés. Où est l’égalité entre une gamine de 11 ans et un homme de 28 ans ?

Le gouvernement a raisonné par rapport aux auteurs et non par rapport aux victimes ! Une erreur et une faute.


Puisque certains ont semé la confusion il faut affirmer clairement dans la loi que l’on ne touche pas aux enfants quand on est adulte [...]


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Violences sexuelles à enfants : le gouvernement penche du côté des auteurs  Voir?

Le gouvernement a adopté son projet de loi (1) sur les violences sexuelles à enfants (2) et sur la protection due aux femmes dans l’espace public.


Par jean-Pierre Rosenczveig

On ne s’attachera pas à la proposition d’allonger les délais de prescription des infractions sexuelles dont les mineurs sont les victimes. Reprenant les conclusions de la mission Flament-Calmette ces dispositions s’imposaient après la loi de 2016 qui a doublé tous les délais de prescription. Si l’on voulait maintenir comme depuis 1998 une protection spécifique des mineurs il fallait aller jusqu’à 30 ans pour les viols sur mineurs. Dont acte.
Sauf à aller – et il est surprenant qu’on n’envisage pas cette hypothèse juridique forte – jusqu’à l’imprescriptibilité, notamment des viols. Pour le coup comme je le développais ici le message politique eut été vraiment fort et marquant quand sous peu l’opinion aura oublié les dispositions sur la prescription qui viendront d’être adoptées. Il s’imposait d’autant plus que l’affaire Polanski (3) a démontré combien nous sommes portés à avoir la mémoire courte s’agissant par ailleurs de crimes dont on sait qu’ils peuvent laminer leurs victimes. Le gouvernement n’a pas osé.

[…]

Il fallait consacrer l’idée de bon sens qu’il n’y a pas égalité physique ou psychologique entre un jeune enfant et un adulte. Sinon à quoi servirait l’idée de majorité. Dans notre approche moderne, les relations sexuelles doivent être consenties par leurs deux partenaires également éclairés. Où est l’égalité entre une gamine de 11 ans et un homme de 28 ans ?

Le gouvernement a raisonné par rapport aux auteurs et non par rapport aux victimes ! Une erreur et une faute.


Puisque certains ont semé la confusion il faut affirmer clairement dans la loi que l’on ne touche pas aux enfants quand on est adulte [...]


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(01/07/2018 @ 18:20)

Les dessins animés effrayants, bons pour les enfants ?  Voir?

Grands méchants, perte de proches, combats... les dessins animés sont parfois violents. Mais ils seraient bénéfiques à la construction des enfants.


Par Constance Maria

Dans les dessins animés, pour chaque héros, il y a un méchant qui lui mène la vie dure. Et ce dernier peut être effrayant, machiavélique, voire même parfois fascinant. Pourtant, il ne faut pas hésiter à les montrer à ses enfants. La peur qu'ils ressentent en les voyant est bénéfique pour eux, comme l'explique l'Express.

Les enfants identifient les émotions très jeunes. "Dès un an et demi, l'enfant est capable de mimétisme. Il 'reconnait' les émotions. L'identification aux personnages se fait plus tard, vers six-sept ans, à l'âge où l'on devient capable de distinguer l'imaginaire de la réalité", raconte à l'Express Claude Allard, pédopsychiatre et auteur de l'ouvrage Les désarrois de l'enfant numérique, aux éditions Hermann.

Une peur constructive

Le héros est confronté à une mission périlleuse. Il est souvent livré à lui-même et doit agir sans le soutien des adultes. Il a peur. Mais sa peur, au lieu de le paralyser, va le pousser à se dépasser pour atteindre son objectif. Cela est constructif pour l'enfant qui voit son héros préféré avancer sur un chemin semé d'embûches sans jamais abandonner. De plus, les dessins animés permettent de comprendre certains tabous comme la mort, l'abandon, la trahison.

La peur est donc constructive mais attention, elle doit rester dans un contexte précis, au risque de développer des angoisses. Mieux vaut être présent pendant le visionnage. "C'est quand on a bien choisi son contenu et que l'on est là pour expliquer les ressorts de l'histoire que la peur peut être réduite à un frisson qui fait grandir", résume Claude Allard [...]


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Les dessins animés effrayants, bons pour les enfants ?  Voir?

Grands méchants, perte de proches, combats... les dessins animés sont parfois violents. Mais ils seraient bénéfiques à la construction des enfants.


Par Constance Maria

Dans les dessins animés, pour chaque héros, il y a un méchant qui lui mène la vie dure. Et ce dernier peut être effrayant, machiavélique, voire même parfois fascinant. Pourtant, il ne faut pas hésiter à les montrer à ses enfants. La peur qu'ils ressentent en les voyant est bénéfique pour eux, comme l'explique l'Express.

Les enfants identifient les émotions très jeunes. "Dès un an et demi, l'enfant est capable de mimétisme. Il 'reconnait' les émotions. L'identification aux personnages se fait plus tard, vers six-sept ans, à l'âge où l'on devient capable de distinguer l'imaginaire de la réalité", raconte à l'Express Claude Allard, pédopsychiatre et auteur de l'ouvrage Les désarrois de l'enfant numérique, aux éditions Hermann.

Une peur constructive

Le héros est confronté à une mission périlleuse. Il est souvent livré à lui-même et doit agir sans le soutien des adultes. Il a peur. Mais sa peur, au lieu de le paralyser, va le pousser à se dépasser pour atteindre son objectif. Cela est constructif pour l'enfant qui voit son héros préféré avancer sur un chemin semé d'embûches sans jamais abandonner. De plus, les dessins animés permettent de comprendre certains tabous comme la mort, l'abandon, la trahison.

La peur est donc constructive mais attention, elle doit rester dans un contexte précis, au risque de développer des angoisses. Mieux vaut être présent pendant le visionnage. "C'est quand on a bien choisi son contenu et que l'on est là pour expliquer les ressorts de l'histoire que la peur peut être réduite à un frisson qui fait grandir", résume Claude Allard [...]


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(01/07/2018 @ 18:19)

Témoignage d'un parent d'élève (18)  Voir?

Par Bérengère (maman de K., 4 ans)

En ce qui concerne "La leçon de Professeur Hibou"*, j'ai trouvé ce travail très intéressant et étonnant dans la démarche de réflexion autour d'une " leçon de vie " auprès de jeunes enfants.

K. aime beaucoup cette histoire, et l'écoute régulièrement à la maison au moment du temps calme, après le repas de midi. Je pense que K. a bien intégré la leçon dans sa vie quotidienne. Parfois, elle me dit qu'elle écoute son cœur ou que son cœur lui a dit "oui" pour faire telle ou telle action.

K. me rapporte aussi des évènements de la classe où un camarade n'aurait pas écouté son cœur ! Elle peut aussi me demander si j'ai écouté mon cœur ? En tant que parent, je me sers également de cette leçon pour interroger ma fille sur sa « mauvaise » action ou parfois tenter de l'arrêter. Ainsi, je peux lui demander : " Est-ce que tu as demandé à ton cœur si c'était bien ou pas ce que tu es en train de faire ? " ou bien " As-tu écouté ton cœur ? Qu'est ce qu'il t'a dit ? ". Cela lui permet de se rendre compte que son action, son geste ou sa parole ne sont pas "bons". Parfois maligne, elle a pu me répondre " Il m'a dit oui ", sachant très bien que ce n'était pas bien. 

J'ai transmis " La leçon de Professeur Hibou" à mon entourage (famille, amis) pour que chaque enfant et chaque parent puissent en profiter.
Un grand MERCI.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Témoignage d'un parent d'élève (18)  Voir?

Par Bérengère (maman de K., 4 ans)

En ce qui concerne "La leçon de Professeur Hibou"*, j'ai trouvé ce travail très intéressant et étonnant dans la démarche de réflexion autour d'une " leçon de vie " auprès de jeunes enfants.

K. aime beaucoup cette histoire, et l'écoute régulièrement à la maison au moment du temps calme, après le repas de midi. Je pense que K. a bien intégré la leçon dans sa vie quotidienne. Parfois, elle me dit qu'elle écoute son cœur ou que son cœur lui a dit "oui" pour faire telle ou telle action.

K. me rapporte aussi des évènements de la classe où un camarade n'aurait pas écouté son cœur ! Elle peut aussi me demander si j'ai écouté mon cœur ? En tant que parent, je me sers également de cette leçon pour interroger ma fille sur sa « mauvaise » action ou parfois tenter de l'arrêter. Ainsi, je peux lui demander : " Est-ce que tu as demandé à ton cœur si c'était bien ou pas ce que tu es en train de faire ? " ou bien " As-tu écouté ton cœur ? Qu'est ce qu'il t'a dit ? ". Cela lui permet de se rendre compte que son action, son geste ou sa parole ne sont pas "bons". Parfois maligne, elle a pu me répondre " Il m'a dit oui ", sachant très bien que ce n'était pas bien. 

J'ai transmis " La leçon de Professeur Hibou" à mon entourage (famille, amis) pour que chaque enfant et chaque parent puissent en profiter.
Un grand MERCI.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/06/2018 @ 19:06)

Lili Hosak  Voir?


« Lili Hosak »(1) est un très joli petit film d’animation iranien sans paroles, destiné aux enfants à partir de trois ans : c’est l’histoire d’un poussin qui tombe à l’eau et de ses parents qui cherchent de l’aide auprès des autres animaux pour le sauver. Personne ne se sent concerné et, au grand désespoir du coq et de la poule, le petit poussin est sur le point de se noyer… quand survient une chèvre avec une cloche autour du cou. A la vue de la scène, son cœur s’allume. La chèvre part voir les autres animaux et sa cloche éveille le cœur de chacun qui devient lumineux ! Tous viennent alors autour de la mare et, dans une parfaite complémentarité, parviennent à sauver le poussin…
Voici les réactions des enfants de ma classe :

-        L. : J’ai trouvé que c’était beau. Ce que j’ai le plus aimé, c’est quand ils ont aidé le petit poussin.
-        M. : J’ai aimé quand la chèvre, elle a sonné la cloche et qu’elle a réuni tous les animaux pour le petit.
-        B. : Ils sont tous réveillés, les animaux. La chèvre a sauvé le petit oiseau.
-        J. : Il faut écouter son cœur tout le temps.
-        E. : Il faut aller en aide si quelqu’un a besoin.
-        O. : J’aimais bien quand le corbeau a donné ses diamants à la poule. (La joie du corbeau était telle –quand le poussin a été sauvé- qu’il a donné son trésor que, dans un premier temps, il ne voulait pas quitter).
-        N. : J’aimais bien quand la cloche a sonné et que tout le monde est venu.
-        L. : Moi, j’ai retenu qu’il faut aider les autres, ceux qui sont en danger. Et qu’il ne faut pas s’en ficher.
-        R. : Ça m’a rappelé qu’il faut écouter son cœur et aider les autres.
-        C. : J’ai aimé quand le cœur des animaux s’est allumé.

-        La maîtresse : Votre lumière est-elle allumée ?
-        L. : En moi, il y a des paillettes qui bougent dans la lumière ; elle est toute jaune, la lumière !
-        C. : Ma lumière éclaire tout !
-        I. : J’ai une fleur toute brillante avec une lumière jaune et violette. Elle brille et elle est ouverte.
-        J. : Ma lumière est de toutes les couleurs et dedans il y a une fleur.
-        B. : Ma lumière s’est allumée.
-        V. : J’ai senti un arc-en-ciel multicolore et ma lumière était dorée avec des paillettes.

(1) Les contes de la mère poule : trois merveilles de l’animation iranienne. Le poisson arc-en-ciel – Shangoul et Mangoul – Lili Hosak. Arte VIDEO collection du préau.

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Lili Hosak  Voir?


« Lili Hosak »(1) est un très joli petit film d’animation iranien sans paroles, destiné aux enfants à partir de trois ans : c’est l’histoire d’un poussin qui tombe à l’eau et de ses parents qui cherchent de l’aide auprès des autres animaux pour le sauver. Personne ne se sent concerné et, au grand désespoir du coq et de la poule, le petit poussin est sur le point de se noyer… quand survient une chèvre avec une cloche autour du cou. A la vue de la scène, son cœur s’allume. La chèvre part voir les autres animaux et sa cloche éveille le cœur de chacun qui devient lumineux ! Tous viennent alors autour de la mare et, dans une parfaite complémentarité, parviennent à sauver le poussin…
Voici les réactions des enfants de ma classe :

-        L. : J’ai trouvé que c’était beau. Ce que j’ai le plus aimé, c’est quand ils ont aidé le petit poussin.
-        M. : J’ai aimé quand la chèvre, elle a sonné la cloche et qu’elle a réuni tous les animaux pour le petit.
-        B. : Ils sont tous réveillés, les animaux. La chèvre a sauvé le petit oiseau.
-        J. : Il faut écouter son cœur tout le temps.
-        E. : Il faut aller en aide si quelqu’un a besoin.
-        O. : J’aimais bien quand le corbeau a donné ses diamants à la poule. (La joie du corbeau était telle –quand le poussin a été sauvé- qu’il a donné son trésor que, dans un premier temps, il ne voulait pas quitter).
-        N. : J’aimais bien quand la cloche a sonné et que tout le monde est venu.
-        L. : Moi, j’ai retenu qu’il faut aider les autres, ceux qui sont en danger. Et qu’il ne faut pas s’en ficher.
-        R. : Ça m’a rappelé qu’il faut écouter son cœur et aider les autres.
-        C. : J’ai aimé quand le cœur des animaux s’est allumé.

-        La maîtresse : Votre lumière est-elle allumée ?
-        L. : En moi, il y a des paillettes qui bougent dans la lumière ; elle est toute jaune, la lumière !
-        C. : Ma lumière éclaire tout !
-        I. : J’ai une fleur toute brillante avec une lumière jaune et violette. Elle brille et elle est ouverte.
-        J. : Ma lumière est de toutes les couleurs et dedans il y a une fleur.
-        B. : Ma lumière s’est allumée.
-        V. : J’ai senti un arc-en-ciel multicolore et ma lumière était dorée avec des paillettes.

(1) Les contes de la mère poule : trois merveilles de l’animation iranienne. Le poisson arc-en-ciel – Shangoul et Mangoul – Lili Hosak. Arte VIDEO collection du préau.

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(01/06/2018 @ 19:25)

Méthodes d’apprentissage  Voir?

Puisqu’on continue à parler de méthodes d’apprentissage, le ministre de l’Éducation nationale en tête, ce n’est pas de leur efficacité qu’il faudrait discuter mais pourquoi on s’acharne à en trouver et pourquoi les pouvoirs veulent les imposer.


Par Bernard Collot

Viendrait-il à l’idée de quelqu’un qu’il y aurait des méthodes pour que les enfants apprennent à marcher et à parler ? Bien sûr on peut donner quelques conseils, faire quelques suggestions, surtout pour rassurer s’il y en a qui s’inquiètent, d’ailleurs ce sont généralement les grand-mères qui le font « ne t’inquiète pas ma petite, toi-même tu n’as commencé à marcher qu’à 22 mois, et après tu t’es sacrément rattrapée ! »

Vous me direz « à l’école ce n’est pas pareil. Il y a les programmes, il y a tout le monde à faire marcher en même temps, il y a l’administration et les parents qui attendent des résultats, il y a les passages dans les autres classes, il y a les diplômes… » C’est vrai, il y a tout ça, curieux d’ailleurs que personne ne se demande pourquoi il y a tout ça à surtout ne pas toucher.

Je ne dirai pas une fois de plus que l’apprentissage de la parole est l’apprentissage le plus complexe qu’un petit humain ait à réaliser… sans méthode. Le problème devrait donc être compris ainsi : pourquoi se complique-t-on la vie et surtout celle des enfants en les mettant dans des conditions et une architecture de vie découpée en morceaux qui nécessitent une méthode pour arriver à des « résultats » imposés et programmés ?

Vous me direz que LA méthode pour arriver à des RESULTATS est bien ce qui a fait avancer l’humanité : Descartes a fait la sienne, puis Edgar Morin[1] encore que l’on puisse dire que celle d’Edgar Morin conduit plutôt à une non-méthode de la complexité alors que Descartes tentait plutôt de simplifier méthodologiquement la complexité. On parle d’ailleurs plutôt d’approche, analytique pour le premier, systémique pour le second.

Vous me direz que l’agriculture a bien été conduite par des méthodes. Oui, mais ce n’est qu’à partir de l’ère industrielle qu’ont été introduite des méthodes scientifiques pour des productions de masse et uniformes, vous savez ce à quoi elles ont conduit. Mais il y a bien quand même aujourd’hui des méthodes en agrobiologie comme la biodynamie ou la permaculture ! Exact, mais c’est justement pour retrouver un sol vivant et une croissance naturelle que les méthodes de culture industrielle ont détruits ! Une méthode pour retrouver le naturel qui, lui, se passe de méthodes puisqu’il suffit alors de… suivre les besoins des plantes que l’on veut cultiver et dont chacune se débrouille à sa façon et à son rythme.

Voilà peut-être ce qui explique la recherche forcenée d’une méthode à appliquer à tous : sans méthode, il faudrait suivre chacun dans sa façon de se construire [...]


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Méthodes d’apprentissage  Voir?

Puisqu’on continue à parler de méthodes d’apprentissage, le ministre de l’Éducation nationale en tête, ce n’est pas de leur efficacité qu’il faudrait discuter mais pourquoi on s’acharne à en trouver et pourquoi les pouvoirs veulent les imposer.


Par Bernard Collot

Viendrait-il à l’idée de quelqu’un qu’il y aurait des méthodes pour que les enfants apprennent à marcher et à parler ? Bien sûr on peut donner quelques conseils, faire quelques suggestions, surtout pour rassurer s’il y en a qui s’inquiètent, d’ailleurs ce sont généralement les grand-mères qui le font « ne t’inquiète pas ma petite, toi-même tu n’as commencé à marcher qu’à 22 mois, et après tu t’es sacrément rattrapée ! »

Vous me direz « à l’école ce n’est pas pareil. Il y a les programmes, il y a tout le monde à faire marcher en même temps, il y a l’administration et les parents qui attendent des résultats, il y a les passages dans les autres classes, il y a les diplômes… » C’est vrai, il y a tout ça, curieux d’ailleurs que personne ne se demande pourquoi il y a tout ça à surtout ne pas toucher.

Je ne dirai pas une fois de plus que l’apprentissage de la parole est l’apprentissage le plus complexe qu’un petit humain ait à réaliser… sans méthode. Le problème devrait donc être compris ainsi : pourquoi se complique-t-on la vie et surtout celle des enfants en les mettant dans des conditions et une architecture de vie découpée en morceaux qui nécessitent une méthode pour arriver à des « résultats » imposés et programmés ?

Vous me direz que LA méthode pour arriver à des RESULTATS est bien ce qui a fait avancer l’humanité : Descartes a fait la sienne, puis Edgar Morin[1] encore que l’on puisse dire que celle d’Edgar Morin conduit plutôt à une non-méthode de la complexité alors que Descartes tentait plutôt de simplifier méthodologiquement la complexité. On parle d’ailleurs plutôt d’approche, analytique pour le premier, systémique pour le second.

Vous me direz que l’agriculture a bien été conduite par des méthodes. Oui, mais ce n’est qu’à partir de l’ère industrielle qu’ont été introduite des méthodes scientifiques pour des productions de masse et uniformes, vous savez ce à quoi elles ont conduit. Mais il y a bien quand même aujourd’hui des méthodes en agrobiologie comme la biodynamie ou la permaculture ! Exact, mais c’est justement pour retrouver un sol vivant et une croissance naturelle que les méthodes de culture industrielle ont détruits ! Une méthode pour retrouver le naturel qui, lui, se passe de méthodes puisqu’il suffit alors de… suivre les besoins des plantes que l’on veut cultiver et dont chacune se débrouille à sa façon et à son rythme.

Voilà peut-être ce qui explique la recherche forcenée d’une méthode à appliquer à tous : sans méthode, il faudrait suivre chacun dans sa façon de se construire [...]


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(01/06/2018 @ 19:25)

Lettre ouverte de Hubert Montagner au Président de la République  Voir?

Une nouvelle fois (voir ses autres appels) Hubert MONTAGNER s’adresse au Président de la République dans une très longue lettre ouverte dont nous publions quelques larges extraits.

(le document entier à télécharger : lettre_ouverte_montagner).


Par Bernard Collot

Lorsqu’un scientifique de renommée mondiale explique sur quoi devrait reposer la prise en considération des rythmes biologiques et cognitifs des enfants, ce qui revient à dire aussi prendre en considération l’enfant, il devrait être difficile à n’importe quel dirigeant (présidents, ministres…) de s’asseoir dessus. Mais, on comprend aussi que, ce faisant, c’est bien au-delà de modifier une nouvelle fois quelques horaires qu’il faudrait qu’ils s’attellent [...]

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Lettre ouverte de Hubert Montagner au Président de la République  Voir?

Une nouvelle fois (voir ses autres appels) Hubert MONTAGNER s’adresse au Président de la République dans une très longue lettre ouverte dont nous publions quelques larges extraits.

(le document entier à télécharger : lettre_ouverte_montagner).


Par Bernard Collot

Lorsqu’un scientifique de renommée mondiale explique sur quoi devrait reposer la prise en considération des rythmes biologiques et cognitifs des enfants, ce qui revient à dire aussi prendre en considération l’enfant, il devrait être difficile à n’importe quel dirigeant (présidents, ministres…) de s’asseoir dessus. Mais, on comprend aussi que, ce faisant, c’est bien au-delà de modifier une nouvelle fois quelques horaires qu’il faudrait qu’ils s’attellent [...]

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(01/06/2018 @ 19:24)

Des expérimentations pas anodines  Voir?

Première conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, jeudi 1er février 2018 au Collège de France : « Le rôle de l’expérimentation dans le domaine éducatif ». Après plus de six heures d’intervention, ce qui m’a semblé inquiétant...


Par Catherine Chabrun

Jean-Michel Blanquer, accompagnant le président au Sénégal, une courte vidéo introduit le colloque. Rien de nouveau dans son message, j’ai juste relevé que nous allions assister au meilleur de la recherche internationale moderne. La plupart des expériences présentées sont « randomisées », c’est-à-dire avec les mêmes étalons que des essais cliniques (médicaments par exemple).
« La randomisation (de l’anglais random, signifiant hasard) est une méthode qui permet d’introduire un élément aléatoire dans une étude. Utilisée notamment dans les essais thérapeutiques destinés à tester une substance médicamenteuse, elle consiste par exemple à distribuer au hasard un placebo (substance dénuée d’effet) ou la substance médicamenteuse testée. » (Larousse médical) Les interventions sur les études et différents rapports nationaux et internationaux (DEPP, PIRLS, OCDE…), n’ont rien appris de ce qu’on savait déjà.

Pourquoi le choix de ces expérimentations ? Trouver dans les expérimentations ce qui peut être reversé dans notre école, car scientifiquement prouvé.

Mes inquiétudes portent sur le métier d’enseignant [...]


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Des expérimentations pas anodines  Voir?

Première conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, jeudi 1er février 2018 au Collège de France : « Le rôle de l’expérimentation dans le domaine éducatif ». Après plus de six heures d’intervention, ce qui m’a semblé inquiétant...


Par Catherine Chabrun

Jean-Michel Blanquer, accompagnant le président au Sénégal, une courte vidéo introduit le colloque. Rien de nouveau dans son message, j’ai juste relevé que nous allions assister au meilleur de la recherche internationale moderne. La plupart des expériences présentées sont « randomisées », c’est-à-dire avec les mêmes étalons que des essais cliniques (médicaments par exemple).
« La randomisation (de l’anglais random, signifiant hasard) est une méthode qui permet d’introduire un élément aléatoire dans une étude. Utilisée notamment dans les essais thérapeutiques destinés à tester une substance médicamenteuse, elle consiste par exemple à distribuer au hasard un placebo (substance dénuée d’effet) ou la substance médicamenteuse testée. » (Larousse médical) Les interventions sur les études et différents rapports nationaux et internationaux (DEPP, PIRLS, OCDE…), n’ont rien appris de ce qu’on savait déjà.

Pourquoi le choix de ces expérimentations ? Trouver dans les expérimentations ce qui peut être reversé dans notre école, car scientifiquement prouvé.

Mes inquiétudes portent sur le métier d’enseignant [...]


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(01/06/2018 @ 19:24)

Paroles d'enfants : Témoignage de G.,4 ans  Voir?


Réflexion livrée après la première écoute de « La leçon de Professeur Hibou »*

-        G. : Les enfants doivent aller à l’école, c’est pas bien du tout qu’ils jettent des trucs pas gentils aux amis ; ils ont organisé une fête et le Professeur Hibou a bien compris qu’ils étaient pas sages et qu’ils étaient gourmands aussi. C’est le Professeur Hibou qui travaille la nuit, moi, le jour et Mario et Maria aussi. C’était bien qu’il aille chercher un livre et qu’il lise pour qu’ils sont bien sages et gentils. Ils doivent s’asseoir et fermer les yeux et écouter son cœur. Il a dit qu’il faut pas faire mal à leurs amis. J’ai pas besoin de cette histoire pour savoir qu’il faut pas faire mal à ses amis, parce que je le sais déjà.

Trois mois plus tard :

G. adore travailler sur les marionnettes des personnages de l’histoire faites en classe. Elle tient Maria dans ses bras à la façon et avec tout l'amour d'une mère pour son nouveau-né.

-        La maîtresse : Toi qui travailles toujours sur l'histoire du Professeur Hibou, tu te rappelles que le jour où tu as entendu l'histoire,  tu avais dit que tu n'avais pas besoin de cette histoire pour être sage ?
-        G. : Oui, mais maîtresse, je t'ai dit ça parce que j'ÉTAIS sage avant de connaître l'histoire, mais quand je l'ai entendue, après, j'ai COMPRIS que quand on est sage c'est qu'on écoute son cœur et maintenant JE SAIS que pour être sage il faut écouter son cœur.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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Paroles d'enfants : Témoignage de G.,4 ans  Voir?


Réflexion livrée après la première écoute de « La leçon de Professeur Hibou »*

-        G. : Les enfants doivent aller à l’école, c’est pas bien du tout qu’ils jettent des trucs pas gentils aux amis ; ils ont organisé une fête et le Professeur Hibou a bien compris qu’ils étaient pas sages et qu’ils étaient gourmands aussi. C’est le Professeur Hibou qui travaille la nuit, moi, le jour et Mario et Maria aussi. C’était bien qu’il aille chercher un livre et qu’il lise pour qu’ils sont bien sages et gentils. Ils doivent s’asseoir et fermer les yeux et écouter son cœur. Il a dit qu’il faut pas faire mal à leurs amis. J’ai pas besoin de cette histoire pour savoir qu’il faut pas faire mal à ses amis, parce que je le sais déjà.

Trois mois plus tard :

G. adore travailler sur les marionnettes des personnages de l’histoire faites en classe. Elle tient Maria dans ses bras à la façon et avec tout l'amour d'une mère pour son nouveau-né.

-        La maîtresse : Toi qui travailles toujours sur l'histoire du Professeur Hibou, tu te rappelles que le jour où tu as entendu l'histoire,  tu avais dit que tu n'avais pas besoin de cette histoire pour être sage ?
-        G. : Oui, mais maîtresse, je t'ai dit ça parce que j'ÉTAIS sage avant de connaître l'histoire, mais quand je l'ai entendue, après, j'ai COMPRIS que quand on est sage c'est qu'on écoute son cœur et maintenant JE SAIS que pour être sage il faut écouter son cœur.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

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(15/05/2018 @ 18:41)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/05/le-travail-est-lamour-rendu-visible.html

«  Le travail est l’amour rendu visible.  »  ( Khalil Gibran, poète, 1883-1931)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/05/le-travail-est-lamour-rendu-visible.html

«  Le travail est l’amour rendu visible.  »  ( Khalil Gibran, poète, 1883-1931)

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(01/05/2018 @ 09:06)

Poésie d’enfant : écoute ton cœur  Voir?


Une petite fille pleure et M. va l’entourer de ses bras ; elle lui chante une chanson douce qu’elle improvise. Toute la classe s’arrête pour l’écouter. M. continue :

                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ne pleure pas
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ça ne sert à rien
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu es triste dis-le-moi
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu pleures ton cœur sera malheureux
                   Ne te cache pas derrière ton doudou
                   Ne pleure pas petite Mila

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Poésie d’enfant : écoute ton cœur  Voir?


Une petite fille pleure et M. va l’entourer de ses bras ; elle lui chante une chanson douce qu’elle improvise. Toute la classe s’arrête pour l’écouter. M. continue :

                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ne pleure pas
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Ça ne sert à rien
                   Écoute ton cœur
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu es triste dis-le-moi
                   Ne pleure pas petite Mila
                   Si tu pleures ton cœur sera malheureux
                   Ne te cache pas derrière ton doudou
                   Ne pleure pas petite Mila

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(01/05/2018 @ 09:06)

Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse  Voir?

Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, Jacques Testart, le «père» du premier bébé-éprouvette français en 1982, s’inquiète de la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro.



Jacques Testart, biologiste et « père » du premier bébé-éprouvette français en 1982. Coauteur, avec Agnès Rousseaux, de « Au Péril de l’humain : les promesses suicidaires des transhumanistes »*, Ed. Seuil.

« La modernité a popularisé le droit à l’enfant et commence à consacrer le droit à l’enfant de qualité. Ce dernier serait obtenu grâce à la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro (FIV), sauf si d’hypothétiques techniques de modification maîtrisée du génome devenaient disponibles. Certes, il est légitime de protéger ses futurs enfants contre les maladies graves mais l’élimination des embryons indésirables pourrait n’être qu’une illusion de garantie bonheur ou même de garantie santé pour ceux élus par le tri tant les causes d’imperfection et de frustration sont nombreuses et parfois subjectives.

Déjà on va jusqu’à choisir le sexe aux Etats-Unis ou à exclure celui qui louche en Angleterre et à refuser partout bien des caractéristiques humaines pourtant compatibles avec une vie digne d’être vécue. C’est à ce moment critique de l’histoire humaine que se profile une révolution conceptuelle permettant de générer des ovules et spermatozoïdes et donc des embryons, à partir de cellules banales comme celles de la peau. Ce qui multiplierait par 10 ou 100 le nombre des embryons accessibles au tri tout en évitant aux femmes les épreuves médicales de la FIV, c’est-à-dire que cela ferait miroiter pour tous les couples le mythe du bébé parfait choisi sans douleurs et sur des critères multiples.

Les règles de bioéthique diront-elles ce que sont les choix licites en les opposant aux choix de confort ? Les demandes seront sans fin et presque toujours soutenues par une angoisse authentique que la possibilité technique stimulera. Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse exigerait alors que chacun comprenne l’énorme part d’illusions qu’apporte aussi l’innovation et que des interdits collectifs soient acceptés au niveau international.

Si la bioéthique sert à quelque chose, ce serait à empêcher que la puissance technique justifie le refus de toute limite [...]


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Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse  Voir?

Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, Jacques Testart, le «père» du premier bébé-éprouvette français en 1982, s’inquiète de la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro.



Jacques Testart, biologiste et « père » du premier bébé-éprouvette français en 1982. Coauteur, avec Agnès Rousseaux, de « Au Péril de l’humain : les promesses suicidaires des transhumanistes »*, Ed. Seuil.

« La modernité a popularisé le droit à l’enfant et commence à consacrer le droit à l’enfant de qualité. Ce dernier serait obtenu grâce à la sélection génétique des embryons issus de la fécondation in vitro (FIV), sauf si d’hypothétiques techniques de modification maîtrisée du génome devenaient disponibles. Certes, il est légitime de protéger ses futurs enfants contre les maladies graves mais l’élimination des embryons indésirables pourrait n’être qu’une illusion de garantie bonheur ou même de garantie santé pour ceux élus par le tri tant les causes d’imperfection et de frustration sont nombreuses et parfois subjectives.

Déjà on va jusqu’à choisir le sexe aux Etats-Unis ou à exclure celui qui louche en Angleterre et à refuser partout bien des caractéristiques humaines pourtant compatibles avec une vie digne d’être vécue. C’est à ce moment critique de l’histoire humaine que se profile une révolution conceptuelle permettant de générer des ovules et spermatozoïdes et donc des embryons, à partir de cellules banales comme celles de la peau. Ce qui multiplierait par 10 ou 100 le nombre des embryons accessibles au tri tout en évitant aux femmes les épreuves médicales de la FIV, c’est-à-dire que cela ferait miroiter pour tous les couples le mythe du bébé parfait choisi sans douleurs et sur des critères multiples.

Les règles de bioéthique diront-elles ce que sont les choix licites en les opposant aux choix de confort ? Les demandes seront sans fin et presque toujours soutenues par une angoisse authentique que la possibilité technique stimulera. Préserver notre espèce d’un eugénisme de masse exigerait alors que chacun comprenne l’énorme part d’illusions qu’apporte aussi l’innovation et que des interdits collectifs soient acceptés au niveau international.

Si la bioéthique sert à quelque chose, ce serait à empêcher que la puissance technique justifie le refus de toute limite [...]


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(01/05/2018 @ 09:06)

«L'éducation à la parole est le meilleur contrepoint au passage à l'acte»  Voir?

Éducation - Interview de Philippe Mérieu, chercheur et écrivain, spécialiste des sciences de l'éducation. Il a, entre autres, publié «Éduquer après les attentats» aux éditions ESF en 2016.



Les actes de violence à l'école comme ceux survenus à l'école Jules Ferry de Colomiers et, à une autre échelle au lycée Gallieni de Toulouse, semblent, dans certains cas, prendre une tournure inquiétante ?

La violence scolaire ou la violence entre enfants, telle qu'elle est décrite dans «La guerre des boutons» était déjà assez sévère. Aujourd'hui, nous sommes face à un double phénomène qui est une augmentation de ces violences et, en même temps, une plus grande sensibilité à ces questions. Mais une sensibilité légitime et normale de la part des éducateurs. C'est extrêmement complexe à analyser. Quand cette violence se passe dans l'école, c'est le signe que la clôture entre la société et l'école a partiellement volé en éclats. Avant, l'école était un lieu relativement sacré dans lequel, quand on entrait, on mettait entre parenthèses ses antipathies personnelles. Aujourd'hui, elle est beaucoup plus poreuse aux questions individuelles, aux questions sociales, sociétales, aux conflits ethniques et religieux. Cette clôture scolaire ne fonctionne plus comme elle a fonctionné auparavant. Et ce qui est vrai pour l'école l'est pour toutes les institutions publiques qui se sont construites autour d'un isolement relatif pour résister aux conflits. Cette sanctuarisation est désormais menacée. L'enfant arrive à l'école avec en lui toute sa vie personnelle, ses problèmes sociaux, économiques, parfois une idéologie qui lui a été transmise par sa famille [...]


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«L'éducation à la parole est le meilleur contrepoint au passage à l'acte»  Voir?

Éducation - Interview de Philippe Mérieu, chercheur et écrivain, spécialiste des sciences de l'éducation. Il a, entre autres, publié «Éduquer après les attentats» aux éditions ESF en 2016.



Les actes de violence à l'école comme ceux survenus à l'école Jules Ferry de Colomiers et, à une autre échelle au lycée Gallieni de Toulouse, semblent, dans certains cas, prendre une tournure inquiétante ?

La violence scolaire ou la violence entre enfants, telle qu'elle est décrite dans «La guerre des boutons» était déjà assez sévère. Aujourd'hui, nous sommes face à un double phénomène qui est une augmentation de ces violences et, en même temps, une plus grande sensibilité à ces questions. Mais une sensibilité légitime et normale de la part des éducateurs. C'est extrêmement complexe à analyser. Quand cette violence se passe dans l'école, c'est le signe que la clôture entre la société et l'école a partiellement volé en éclats. Avant, l'école était un lieu relativement sacré dans lequel, quand on entrait, on mettait entre parenthèses ses antipathies personnelles. Aujourd'hui, elle est beaucoup plus poreuse aux questions individuelles, aux questions sociales, sociétales, aux conflits ethniques et religieux. Cette clôture scolaire ne fonctionne plus comme elle a fonctionné auparavant. Et ce qui est vrai pour l'école l'est pour toutes les institutions publiques qui se sont construites autour d'un isolement relatif pour résister aux conflits. Cette sanctuarisation est désormais menacée. L'enfant arrive à l'école avec en lui toute sa vie personnelle, ses problèmes sociaux, économiques, parfois une idéologie qui lui a été transmise par sa famille [...]


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(01/05/2018 @ 09:05)

Dernière mise à jour : 21/09/2018 @ 18:17

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