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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


Témoignage d'un parent d'élève (22)  Voir?

Par Laure (maman de C., 6 ans et de J., 4 ans)

C. vient de rentrer au CP et c'était une petite réservée et plutôt introvertie. Au fil des années, elle a su écouter son cœur grâce à La leçon de Professeur Hibou.
Peu après la rentrée scolaire, C. répondait beaucoup à son papa et à sa maman. Un soir après avoir bien discuté avec elle de son comportement, elle m'a demandé un gâté et je lui ai demandé si elle pensait le mériter. Elle a répondu "je ne sais pas". Alors, je lui ai demandé ce que son petit cœur en pensait. Elle m'a dit : « Mon petit cœur pense que non, je n'ai pas été sage et je ne t'ai pas écouté. Et c'est pas bien. » C. ne parle plus du Professeur Hibou mais par contre elle écoute son cœur pour savoir si ce qu'elle fait est bon ou pas bon et elle change de comportement. Lorsque son petit frère J. n'écoute pas, elle prend le livre et lui explique l'histoire et lui demande de fermer ses yeux et d'écouter son cœur. Ensuite, elle lui demande si c'est bien de faire des caprices ou des bêtises et J. répond non.
C. a beaucoup évolué suite à La leçon de Professeur Hibou, elle lui a appris à se centrer sur ce qu'elle ressentait et surtout à prendre des décisions seule sans attendre la réponse de ses copines.


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Témoignage d'un parent d'élève (22)  Voir?

Par Laure (maman de C., 6 ans et de J., 4 ans)

C. vient de rentrer au CP et c'était une petite réservée et plutôt introvertie. Au fil des années, elle a su écouter son cœur grâce à La leçon de Professeur Hibou.
Peu après la rentrée scolaire, C. répondait beaucoup à son papa et à sa maman. Un soir après avoir bien discuté avec elle de son comportement, elle m'a demandé un gâté et je lui ai demandé si elle pensait le mériter. Elle a répondu "je ne sais pas". Alors, je lui ai demandé ce que son petit cœur en pensait. Elle m'a dit : « Mon petit cœur pense que non, je n'ai pas été sage et je ne t'ai pas écouté. Et c'est pas bien. » C. ne parle plus du Professeur Hibou mais par contre elle écoute son cœur pour savoir si ce qu'elle fait est bon ou pas bon et elle change de comportement. Lorsque son petit frère J. n'écoute pas, elle prend le livre et lui explique l'histoire et lui demande de fermer ses yeux et d'écouter son cœur. Ensuite, elle lui demande si c'est bien de faire des caprices ou des bêtises et J. répond non.
C. a beaucoup évolué suite à La leçon de Professeur Hibou, elle lui a appris à se centrer sur ce qu'elle ressentait et surtout à prendre des décisions seule sans attendre la réponse de ses copines.


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(15/03/2019 @ 17:50)

Paroles d'enfants à partir du silence  Voir?


Comment un enfant élevé dans le bruit, les sollicitations extérieures incessantes, le matraquage publicitaire et les injonctions éducatives diverses et variées pourrait-il devenir un être conscient, libre et responsable ?

Pour moi, la condition première à l’exercice de la citoyenneté est la prise de recul, la connexion en soi à ce qui est au-delà du temps, des modes, des cultures, à cette dimension atemporelle et universelle que l’on ignore aujourd’hui jusqu’au point de la nier et qui pourtant permet d’être authentique et solidaire. Et comment mieux accéder à cet espace de liberté intérieure, sans faire intervenir les concepts, les dogmes ou les croyances, autrement qu’à travers le silence ?

Il y a quelque chose de magique qui s’instaure lorsqu’une collectivité d’enfants (ou d’adultes) se tient, d’un commun accord, calme, immobile, les yeux fermés (ou ouverts) pendant quelques minutes ou même seulement quelques secondes. Tous face au mystère de la vie en soi, le mental baissant la garde de son orgueil dans le silence partagé. Quand on ré- ouvre les yeux ou que l’on se remet en action, un recul s’est opéré, on y voit plus clair, on relativise les situations vécues, on peut sentir ce que l’on a à faire ou à ne pas faire. L’enfant exprime alors des paroles justes pleines de sens, de compréhension et de bienveillance. Il trouve son équilibre et contribue à mettre de l’harmonie dans l’espace social dans lequel il évolue.

Voici quelques phrases glanées auprès d’élèves de CP (6-7 ans) avec lesquels j’ai pratiqué un temps de silence en début de journée et à chaque fois que le besoin s’en faisait sentir pour calmer l’agitation ou aider un enfant au comportement difficile à se reprendre :

- J’avais froid et cela m’a réchauffé le cœur.
- Ça me fait toujours la même chose : j’y vois sombre et après j’y vois plus clair.
- Je suis comme dans mon lit.
- Mon cœur s’est ouvert.
- Ça m’a bien réveillé.
- Ça m’a beaucoup éveillé.
- J’ai senti mon cœur s’agrandir de plus en plus.
- J’ai senti mon cœur s’agrandir encore plus.
- Ça m’a donné envie d’être sage.
- Ça me fait quelque chose de doux.
- Ça m’a beaucoup relaxé.
- J’étais à l’aise.
- l’autre jour, mon papa (ou ma maman) était énervé(e), je lui ai fait faire le silence.
- Mon cœur m’a dit quelque chose d’important : si on est gentil avec les autres, il arrive des      choses gentilles dans sa vie. Si on n’est pas gentil, il nous arrive des méchantes choses.
- Ça me donne des choses nouvelles comme : aimer tout le monde.
- Mon cœur m’a dit que j’allais respecter mon cœur et ça m’a reposé.
- Si on n’aime pas son cœur, on n’aime personne.
- Il faut faire l’harmonie, l’harmonie c’est quand on est tous ensemble et que l’on s’entend bien.
- Tellement ça m’a relaxé que j’avais les larmes aux yeux !
- Tellement que j’étais heureux, j’avais l’impression d’être allongé dans l’air !

Une étape est franchie quand les enfants intègrent la pratique du silence chez eux, dans leur quotidien, sans qu’il y ait besoin de le leur suggérer. Voici des témoignages d’enfants de CM2 (10-11 ans) :
- J’étais sur mon cheval, je n’arrivais pas à le guider, je me suis centrée et c’est allé mieux…
- Je n’arrivais pas à m’endormir, j’ai fait la relaxation.
- L’autre jour Sarah était à la maison, elle était toute excitée et l’on se disputait. Je lui ai apporté une chaise et je lui ai dit de faire l’exercice de la maîtresse… Sarah : Je l’ai fait et après on ne s’est plus disputé.
- Ma maman garde des petits enfants et elle n’aime pas quand ils sont excités avant de partir à l’école, je leur fais faire le silence avant de partir, je ne sais pas si je fais bien mais ça les calme.

Il est évident que ce genre de petit exercice n’est qu’un point de départ pour faire naître une autre humanité. Tout est à revoir de fond en comble, mais dans une journée d’école, le silence constitue pour moi un axe autour duquel peuvent se greffer d’autres pratiques respectueuses de la liberté de conscience de l’enfant.
Diane

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Paroles d'enfants à partir du silence  Voir?


Comment un enfant élevé dans le bruit, les sollicitations extérieures incessantes, le matraquage publicitaire et les injonctions éducatives diverses et variées pourrait-il devenir un être conscient, libre et responsable ?

Pour moi, la condition première à l’exercice de la citoyenneté est la prise de recul, la connexion en soi à ce qui est au-delà du temps, des modes, des cultures, à cette dimension atemporelle et universelle que l’on ignore aujourd’hui jusqu’au point de la nier et qui pourtant permet d’être authentique et solidaire. Et comment mieux accéder à cet espace de liberté intérieure, sans faire intervenir les concepts, les dogmes ou les croyances, autrement qu’à travers le silence ?

Il y a quelque chose de magique qui s’instaure lorsqu’une collectivité d’enfants (ou d’adultes) se tient, d’un commun accord, calme, immobile, les yeux fermés (ou ouverts) pendant quelques minutes ou même seulement quelques secondes. Tous face au mystère de la vie en soi, le mental baissant la garde de son orgueil dans le silence partagé. Quand on ré- ouvre les yeux ou que l’on se remet en action, un recul s’est opéré, on y voit plus clair, on relativise les situations vécues, on peut sentir ce que l’on a à faire ou à ne pas faire. L’enfant exprime alors des paroles justes pleines de sens, de compréhension et de bienveillance. Il trouve son équilibre et contribue à mettre de l’harmonie dans l’espace social dans lequel il évolue.

Voici quelques phrases glanées auprès d’élèves de CP (6-7 ans) avec lesquels j’ai pratiqué un temps de silence en début de journée et à chaque fois que le besoin s’en faisait sentir pour calmer l’agitation ou aider un enfant au comportement difficile à se reprendre :

- J’avais froid et cela m’a réchauffé le cœur.
- Ça me fait toujours la même chose : j’y vois sombre et après j’y vois plus clair.
- Je suis comme dans mon lit.
- Mon cœur s’est ouvert.
- Ça m’a bien réveillé.
- Ça m’a beaucoup éveillé.
- J’ai senti mon cœur s’agrandir de plus en plus.
- J’ai senti mon cœur s’agrandir encore plus.
- Ça m’a donné envie d’être sage.
- Ça me fait quelque chose de doux.
- Ça m’a beaucoup relaxé.
- J’étais à l’aise.
- l’autre jour, mon papa (ou ma maman) était énervé(e), je lui ai fait faire le silence.
- Mon cœur m’a dit quelque chose d’important : si on est gentil avec les autres, il arrive des      choses gentilles dans sa vie. Si on n’est pas gentil, il nous arrive des méchantes choses.
- Ça me donne des choses nouvelles comme : aimer tout le monde.
- Mon cœur m’a dit que j’allais respecter mon cœur et ça m’a reposé.
- Si on n’aime pas son cœur, on n’aime personne.
- Il faut faire l’harmonie, l’harmonie c’est quand on est tous ensemble et que l’on s’entend bien.
- Tellement ça m’a relaxé que j’avais les larmes aux yeux !
- Tellement que j’étais heureux, j’avais l’impression d’être allongé dans l’air !

Une étape est franchie quand les enfants intègrent la pratique du silence chez eux, dans leur quotidien, sans qu’il y ait besoin de le leur suggérer. Voici des témoignages d’enfants de CM2 (10-11 ans) :
- J’étais sur mon cheval, je n’arrivais pas à le guider, je me suis centrée et c’est allé mieux…
- Je n’arrivais pas à m’endormir, j’ai fait la relaxation.
- L’autre jour Sarah était à la maison, elle était toute excitée et l’on se disputait. Je lui ai apporté une chaise et je lui ai dit de faire l’exercice de la maîtresse… Sarah : Je l’ai fait et après on ne s’est plus disputé.
- Ma maman garde des petits enfants et elle n’aime pas quand ils sont excités avant de partir à l’école, je leur fais faire le silence avant de partir, je ne sais pas si je fais bien mais ça les calme.

Il est évident que ce genre de petit exercice n’est qu’un point de départ pour faire naître une autre humanité. Tout est à revoir de fond en comble, mais dans une journée d’école, le silence constitue pour moi un axe autour duquel peuvent se greffer d’autres pratiques respectueuses de la liberté de conscience de l’enfant.
Diane

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(03/03/2019 @ 10:52)

Réflexions sur l’enseignement en classe  Voir?

Par Hedwig Schär

Que se passe-t-il pendant l’enseignement en commun dans la classe? Voici quelques-unes de mes réflexions.
Dans ma classe du premier cycle, j’ai la chance d’enseigner à la moitié de la classe pendant quelques heures par semaine. Dans ces moments, les enfants s’installent sur leurs chaises en formant un cercle. Ainsi tous les enfants se trouvent dans mon champ visuel. A ma droite et à ma gauche, je place les enfants ayant besoin de ma proximité pour pouvoir se concentrer. Ensemble, nous travaillons le sujet actuel avec divers matériaux ou sur une grande feuille. Chaque enfant peut participer à sa façon: actif ou en suivant calmement nos réflexions.
Une bonne préparation didactique de la leçon demeure la condition indispensable à l’enseignement. La matière doit être transmise d’une manière précise en petites étapes afin que tous les enfants puissent suivre. Il faut que chaque phase soit bien comprise, avant d’entamer la prochaine. Si j’observe qu’un enfant ne comprend pas une des phases, je m’en souviens, et j’y reviens – si nécessaire – pendant que les autres enfants  [...]


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Réflexions sur l’enseignement en classe  Voir?

Par Hedwig Schär

Que se passe-t-il pendant l’enseignement en commun dans la classe? Voici quelques-unes de mes réflexions.
Dans ma classe du premier cycle, j’ai la chance d’enseigner à la moitié de la classe pendant quelques heures par semaine. Dans ces moments, les enfants s’installent sur leurs chaises en formant un cercle. Ainsi tous les enfants se trouvent dans mon champ visuel. A ma droite et à ma gauche, je place les enfants ayant besoin de ma proximité pour pouvoir se concentrer. Ensemble, nous travaillons le sujet actuel avec divers matériaux ou sur une grande feuille. Chaque enfant peut participer à sa façon: actif ou en suivant calmement nos réflexions.
Une bonne préparation didactique de la leçon demeure la condition indispensable à l’enseignement. La matière doit être transmise d’une manière précise en petites étapes afin que tous les enfants puissent suivre. Il faut que chaque phase soit bien comprise, avant d’entamer la prochaine. Si j’observe qu’un enfant ne comprend pas une des phases, je m’en souviens, et j’y reviens – si nécessaire – pendant que les autres enfants  [...]


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(03/03/2019 @ 10:52)

À qui profite la paix scolaire ?  Voir?

Des établissements confessionnels aux fonds de pension


Par Laura Raim

Vendre un service sans avoir à supporter le « coût du travail » : n’est-ce pas le rêve de tout actionnaire ? Ce rêve est devenu réalité pour certains fonds d’investissement, qui placent leur argent dans des écoles privées françaises dont les enseignants restent rémunérés par l’éducation nationale. Un état de fait qui n’est toutefois qu’un indice de la séduction croissante exercée par l’enseignement privé.

Le fonds Providence Equity Partners peut se vanter d’avoir mis la main sur une affaire rentable : pour cette rentrée, l’École internationale bilingue (EIB) de Paris facture la scolarité 6 495 euros par élève, mais elle ne débourse pas un centime pour les salaires des professeurs. L’astuce est simple : le lycée EIB Étoile est une école privée sous contrat d’association avec l’État. La loi Debré, en 1959, a en effet associé la plupart des établissements privés au service public de l’éducation. Les prétextes invoqués alors étaient la nécessité de faire face à l’afflux des enfants du baby-boom ainsi qu’à l’allongement de la scolarité obligatoire (jusqu’à 16 ans), et de mettre fin à la guerre entre l’école publique et l’école privée — essentiellement catholique.

Depuis, tout établissement privé peut, au bout de cinq ans d’existence, demander à être lié à l’État par un contrat, à condition qu’un « besoin scolaire » soit reconnu dans son périmètre géographique. Alors que les collectivités locales et l’État contribuent à ses dépenses de fonctionnement dans les mêmes conditions que pour le public, il peut exiger des frais de scolarité et sélectionner ses enseignants, pourtant rémunérés par l’État. En revanche, il supporte seul l’essentiel des charges d’investissement, les fonds publics ne pouvant dépasser sur ce point 10 % de ses dépenses annuelles, pour des besoins précisés par la loi.

En théorie, ces établissements, qui accueillent 17 % des élèves du premier et du second degré en France, doivent accepter tous les enfants. En pratique, la forte demande leur permet d’effectuer un tri. Cela explique en partie pourquoi beaucoup affichent de bons résultats : parmi les 195 lycées généraux et technologiques dont 100 % des élèves de terminale ont passé avec succès leur baccalauréat en 2015, presque 90 % relèvent du privé. Toutefois, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne que, à profil socio-économique égal, les élèves du public obtiennent de meilleurs résultats dans les classements  [...]


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À qui profite la paix scolaire ?  Voir?

Des établissements confessionnels aux fonds de pension


Par Laura Raim

Vendre un service sans avoir à supporter le « coût du travail » : n’est-ce pas le rêve de tout actionnaire ? Ce rêve est devenu réalité pour certains fonds d’investissement, qui placent leur argent dans des écoles privées françaises dont les enseignants restent rémunérés par l’éducation nationale. Un état de fait qui n’est toutefois qu’un indice de la séduction croissante exercée par l’enseignement privé.

Le fonds Providence Equity Partners peut se vanter d’avoir mis la main sur une affaire rentable : pour cette rentrée, l’École internationale bilingue (EIB) de Paris facture la scolarité 6 495 euros par élève, mais elle ne débourse pas un centime pour les salaires des professeurs. L’astuce est simple : le lycée EIB Étoile est une école privée sous contrat d’association avec l’État. La loi Debré, en 1959, a en effet associé la plupart des établissements privés au service public de l’éducation. Les prétextes invoqués alors étaient la nécessité de faire face à l’afflux des enfants du baby-boom ainsi qu’à l’allongement de la scolarité obligatoire (jusqu’à 16 ans), et de mettre fin à la guerre entre l’école publique et l’école privée — essentiellement catholique.

Depuis, tout établissement privé peut, au bout de cinq ans d’existence, demander à être lié à l’État par un contrat, à condition qu’un « besoin scolaire » soit reconnu dans son périmètre géographique. Alors que les collectivités locales et l’État contribuent à ses dépenses de fonctionnement dans les mêmes conditions que pour le public, il peut exiger des frais de scolarité et sélectionner ses enseignants, pourtant rémunérés par l’État. En revanche, il supporte seul l’essentiel des charges d’investissement, les fonds publics ne pouvant dépasser sur ce point 10 % de ses dépenses annuelles, pour des besoins précisés par la loi.

En théorie, ces établissements, qui accueillent 17 % des élèves du premier et du second degré en France, doivent accepter tous les enfants. En pratique, la forte demande leur permet d’effectuer un tri. Cela explique en partie pourquoi beaucoup affichent de bons résultats : parmi les 195 lycées généraux et technologiques dont 100 % des élèves de terminale ont passé avec succès leur baccalauréat en 2015, presque 90 % relèvent du privé. Toutefois, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne que, à profil socio-économique égal, les élèves du public obtiennent de meilleurs résultats dans les classements  [...]


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(03/03/2019 @ 10:52)

Alerte rouge : les services de proximité sont sinistrés ! Danger  Voir?

Par Jean-Pierre Rosenczveig

Comment ne pas être a priori inquiet en relevant que depuis quatre ans le nombre d’enfants accueillis physiquement par l’Aide sociale à l’enfance a augmenté de presque 20 % passant 140 000 à 170 000 ? Le flux croissant de mineurs étrangers non accompagnés n’explique pas tout.

Comment rester indifférent devant le fait que le nombre de mineurs incarcérés ait singulièrement non augmenté passant de 700 en moyenne au 1er du mois à plus de 800 ? Là encore les mineurs étrangers accompagnés n’expliquent pas tout, loin de là.

En s’appuyant sur l’expérience on peut avancer une hypothèse. Ces réponses dures trahissent une défaillance relative, mais réelle, des dispositifs qui en amont doivent venir en soutien aux familles fragiles, aux parents comme aux enfants.

Presque tous les voyants sont, sinon au rouge, du moins à l’orange très vif – faut-il relever que les responsables publics chiffrent désormais à 3 millions sur 14 les enfants vivant sous le seuil de pauvreté ? – au point que très préoccupé pour les années à venir on se doit de tirer le signal d’alarme avant que la situation bascule à un point irréversible… [...]


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Alerte rouge : les services de proximité sont sinistrés ! Danger  Voir?

Par Jean-Pierre Rosenczveig

Comment ne pas être a priori inquiet en relevant que depuis quatre ans le nombre d’enfants accueillis physiquement par l’Aide sociale à l’enfance a augmenté de presque 20 % passant 140 000 à 170 000 ? Le flux croissant de mineurs étrangers non accompagnés n’explique pas tout.

Comment rester indifférent devant le fait que le nombre de mineurs incarcérés ait singulièrement non augmenté passant de 700 en moyenne au 1er du mois à plus de 800 ? Là encore les mineurs étrangers accompagnés n’expliquent pas tout, loin de là.

En s’appuyant sur l’expérience on peut avancer une hypothèse. Ces réponses dures trahissent une défaillance relative, mais réelle, des dispositifs qui en amont doivent venir en soutien aux familles fragiles, aux parents comme aux enfants.

Presque tous les voyants sont, sinon au rouge, du moins à l’orange très vif – faut-il relever que les responsables publics chiffrent désormais à 3 millions sur 14 les enfants vivant sous le seuil de pauvreté ? – au point que très préoccupé pour les années à venir on se doit de tirer le signal d’alarme avant que la situation bascule à un point irréversible… [...]


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(03/03/2019 @ 10:52)

Paroles d’enfants : mise en pratique à la maison (1)  Voir?


Les élèves qui connaissent « La leçon de Professeur Hibou »* la transmettent rapidement dans leur famille et la mettent en application. Les enfants d’une classe maternelle racontent.

-        O. : Il faut aussi écouter son cœur à la maison et le dire à son papa et sa maman.
-        L. : Dans ma chambre, j’ai écouté mon cœur et il m’a dit : « C’est pas bien d’être excitée parce qu’après on se fait mal.
-        R. : Moi, avant de manger, j’ai fait la leçon de silence et après aussi, avant de me coucher.
-        M. : Ce matin, j’ai écouté mon cœur.
-        S. : Hier soir, avant de dormir, j’ai écouté mon cœur,  il m’a dit d’être sage.
-        L. : Il faut que je lise l’histoire à mon petit frère parce qu’il fait des bêtises.
-        N. : Mes cousins n’étaient pas sages. J’ai dit à mes cousins que le Professeur Hibou a dit de pas faire le malin.
-        D. : Mon cœur m’a dit que quand on est en retard le matin pour aller à l’école, il faut vite s’attacher (ceinture de sécurité), sinon, on est encore plus en retard.
-        T. : Quand on veut pas aller à l’école, il faut y aller.
-        R. : Des fois mon petit frère, j’ai envie de lui faire mal, et mon cœur me dit non.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Paroles d’enfants : mise en pratique à la maison (1)  Voir?


Les élèves qui connaissent « La leçon de Professeur Hibou »* la transmettent rapidement dans leur famille et la mettent en application. Les enfants d’une classe maternelle racontent.

-        O. : Il faut aussi écouter son cœur à la maison et le dire à son papa et sa maman.
-        L. : Dans ma chambre, j’ai écouté mon cœur et il m’a dit : « C’est pas bien d’être excitée parce qu’après on se fait mal.
-        R. : Moi, avant de manger, j’ai fait la leçon de silence et après aussi, avant de me coucher.
-        M. : Ce matin, j’ai écouté mon cœur.
-        S. : Hier soir, avant de dormir, j’ai écouté mon cœur,  il m’a dit d’être sage.
-        L. : Il faut que je lise l’histoire à mon petit frère parce qu’il fait des bêtises.
-        N. : Mes cousins n’étaient pas sages. J’ai dit à mes cousins que le Professeur Hibou a dit de pas faire le malin.
-        D. : Mon cœur m’a dit que quand on est en retard le matin pour aller à l’école, il faut vite s’attacher (ceinture de sécurité), sinon, on est encore plus en retard.
-        T. : Quand on veut pas aller à l’école, il faut y aller.
-        R. : Des fois mon petit frère, j’ai envie de lui faire mal, et mon cœur me dit non.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/02/2019 @ 10:00)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/02/se-mouvoir-dans-lordre-dans-lobeissance.html

«  Se mouvoir dans l’ordre, dans l’obéissance aux ordres occultes de la vie, voilà, le repos.  »  ( Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/02/se-mouvoir-dans-lordre-dans-lobeissance.html

«  Se mouvoir dans l’ordre, dans l’obéissance aux ordres occultes de la vie, voilà, le repos.  »  ( Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

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(01/02/2019 @ 18:26)

Pourquoi vous devriez aider vos enfants à se rapprocher de la nature (et comment le faire)  Voir?

Dès le plus jeune âge, le contact avec la faune et la flore est nécessaire à notre développement. Lorsqu’il se réduit, devenant soit trop rare, soit trop pauvre, des effets négatifs apparaissent, comme l’obésité ou l’anxiété.


Par Alix Cosquer

Quand se conjuguent beaux jours et temps libre, nombre de parents rêvent de voir leurs enfants jouer en plein air. À une époque où les modes de vie s’urbanisent à la vitesse grand V, avec pour corollaire une diminution du temps passé en extérieur, ils estiment que ce retour au vert est profitable. Et ils sont loin d’avoir tort.
En tant qu’espèce humaine, notre évolution est liée au monde naturel. Dès le plus jeune âge, le contact avec la faune et la flore est nécessaire à notre développement. Lorsqu’il se réduit, devenant soit trop rare, soit trop pauvre, des effets négatifs apparaissent, comme l’obésité ou l’anxiété. Ce sont ces "troubles associés au manque de nature" que soulignait dès 2008 l’auteur Richard Louv dans son best-seller intitulé Last Child in the Woods.

Une source de bien-être

À l’inverse, une grande variété d’interactions avec la nature produit des bénéfices importants et qui ont tendance à se cumuler, notamment sur le plan de la santé. Outre une augmentation de l’activité physique, qui fait baisser les risques d’obésité ou de myopie chez les enfants, l’accès régulier à des parcs et espaces verts apporte également un bien-être psychique, en aidant par exemple à lutter contre le stress [...]


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Pourquoi vous devriez aider vos enfants à se rapprocher de la nature (et comment le faire)  Voir?

Dès le plus jeune âge, le contact avec la faune et la flore est nécessaire à notre développement. Lorsqu’il se réduit, devenant soit trop rare, soit trop pauvre, des effets négatifs apparaissent, comme l’obésité ou l’anxiété.


Par Alix Cosquer

Quand se conjuguent beaux jours et temps libre, nombre de parents rêvent de voir leurs enfants jouer en plein air. À une époque où les modes de vie s’urbanisent à la vitesse grand V, avec pour corollaire une diminution du temps passé en extérieur, ils estiment que ce retour au vert est profitable. Et ils sont loin d’avoir tort.
En tant qu’espèce humaine, notre évolution est liée au monde naturel. Dès le plus jeune âge, le contact avec la faune et la flore est nécessaire à notre développement. Lorsqu’il se réduit, devenant soit trop rare, soit trop pauvre, des effets négatifs apparaissent, comme l’obésité ou l’anxiété. Ce sont ces "troubles associés au manque de nature" que soulignait dès 2008 l’auteur Richard Louv dans son best-seller intitulé Last Child in the Woods.

Une source de bien-être

À l’inverse, une grande variété d’interactions avec la nature produit des bénéfices importants et qui ont tendance à se cumuler, notamment sur le plan de la santé. Outre une augmentation de l’activité physique, qui fait baisser les risques d’obésité ou de myopie chez les enfants, l’accès régulier à des parcs et espaces verts apporte également un bien-être psychique, en aidant par exemple à lutter contre le stress [...]


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(01/02/2019 @ 18:26)

Jasminko Halilovic, d’enfant de la guerre à héraut de la paix  Voir?

Jasminko Halilovic avait 4 ans quand la guerre de Bosnie a éclaté. Natif de Sarajevo, il a rassemblé les témoignages de ceux qui avaient son âge pendant le conflit, en a fait un livre puis un musée. Il vient raconter son expérience ce vendredi aux Geneva Peace Talks


Par Stéphane Bussard

Quand la guerre de Bosnie éclata, en 1992, il n’avait que 4 ans. Aujourd’hui, il n’a pas oublié le conflit meurtrier qui ravagea son pays jusqu’en 1995 et les 1425 jours de siège de Sarajevo qui coûta la vie à 11 500 civils. Jasminko Halilovic, 30 ans, a la mémoire encore vive, mais il a eu vite conscience de ne pas être seul à avoir son vécu. Fils d’universitaires, il a été épargné par les pires travers de la guerre, aucun membre de sa famille n’ayant été blessé. Mais il n’en a pas moins senti le poids des hostilités sur ses épaules d’enfant. C’est fort de cette expérience qu’il vient témoigner aujourd’hui aux Geneva Peace Talks au Palais des Nations*.

Ouvrage collectif

Né à Sarajevo, Jasminko Halilovic le souligne: «Si les adultes prenaient conscience des lourdes conséquences de la guerre sur les enfants, ils auraient une autre compréhension des vertus de la paix.» C’est pour faire comprendre ce message qu’il s’est lancé, voici quelques années, dans une expérience unique: rassembler les témoignages de ceux qui étaient des enfants comme lui en pleine guerre de Bosnie. En leur demandant en ligne ce que signifiait être un enfant pendant la guerre, il toucha une corde sensible. Il reçut plus de 1000 réponses, chacune limitée à 160 caractères et dont il fera, en 2013, un livre, «Enfance en guerre» (War Childhood). Il dédia l’ouvrage, traduit dans six langues, à Mirella, une copine d’école décédée en 1994. Mais il le précise: le livre ne cède pas à la victimisation. Il montre au contraire qu’en période de conflit, les enfants manifestent une vraie résilience et une étonnante créativité qui influencent positivement les adultes  [...]


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Jasminko Halilovic, d’enfant de la guerre à héraut de la paix  Voir?

Jasminko Halilovic avait 4 ans quand la guerre de Bosnie a éclaté. Natif de Sarajevo, il a rassemblé les témoignages de ceux qui avaient son âge pendant le conflit, en a fait un livre puis un musée. Il vient raconter son expérience ce vendredi aux Geneva Peace Talks


Par Stéphane Bussard

Quand la guerre de Bosnie éclata, en 1992, il n’avait que 4 ans. Aujourd’hui, il n’a pas oublié le conflit meurtrier qui ravagea son pays jusqu’en 1995 et les 1425 jours de siège de Sarajevo qui coûta la vie à 11 500 civils. Jasminko Halilovic, 30 ans, a la mémoire encore vive, mais il a eu vite conscience de ne pas être seul à avoir son vécu. Fils d’universitaires, il a été épargné par les pires travers de la guerre, aucun membre de sa famille n’ayant été blessé. Mais il n’en a pas moins senti le poids des hostilités sur ses épaules d’enfant. C’est fort de cette expérience qu’il vient témoigner aujourd’hui aux Geneva Peace Talks au Palais des Nations*.

Ouvrage collectif

Né à Sarajevo, Jasminko Halilovic le souligne: «Si les adultes prenaient conscience des lourdes conséquences de la guerre sur les enfants, ils auraient une autre compréhension des vertus de la paix.» C’est pour faire comprendre ce message qu’il s’est lancé, voici quelques années, dans une expérience unique: rassembler les témoignages de ceux qui étaient des enfants comme lui en pleine guerre de Bosnie. En leur demandant en ligne ce que signifiait être un enfant pendant la guerre, il toucha une corde sensible. Il reçut plus de 1000 réponses, chacune limitée à 160 caractères et dont il fera, en 2013, un livre, «Enfance en guerre» (War Childhood). Il dédia l’ouvrage, traduit dans six langues, à Mirella, une copine d’école décédée en 1994. Mais il le précise: le livre ne cède pas à la victimisation. Il montre au contraire qu’en période de conflit, les enfants manifestent une vraie résilience et une étonnante créativité qui influencent positivement les adultes  [...]


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(01/02/2019 @ 18:25)

Education – numérique ou dialogique ?  Voir?

Internet et Big data modifient radicalement l’apprentissage. L’avenir appartient-il donc à l’étudiant numérique ?, s’est demandée récemment la «Frankfurter Allgemeine Zeitung» avant d’ajouter: ce serait inquiétant. Voici une tentative d’explication. Depuis longtemps, les techniques numériques occupent notre vie. On ne peut plus se passer de l’ordinateur, d’Internet, des médias sociaux. Les techniques numériques ont pénétré dans presque tous les domaines de la vie; elles déterminent notre quotidien. Sans faute. Nous tous les utilisons. Il n’est pas possible de revenir en arrière.


Par Carl Bossard, ancien recteur-fondateur de la Haute École pédagogique de Zoug

«L’idée que l’enseignement pourrait être remplacé par un programme informatique est un mythe. Le contact et l’accompagnement humain font la différence décisive dans les résultats d’apprentissage.» (Sebastian Thrun)

Les techniques numériques dominent le quotidien

La panoplie allant d’Internet à Google glass en passant par le Smartphone détermine également la vie des adolescents – et transforme l’enseignement. Le quotidien scolaire et l’apprentissage se numérisent. Cela a des conséquences. Il ne faut pas rester aveugle, enivré, hébété face à ces conséquences. Il faut les juger et y réfléchir. Cependant, «penser jusqu’au bout est un dur labeur», a écrit Robert Holzach,1 ancien président du Conseil d’administration de la Société de Banque suisse SBS. Lors d’un changement de paradigme radical, telle la révolution numérique de l’éducation, il est indispensable de continuer à réfléchir et à sonder la loi des effets secondaires involontaires  [...]

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Education – numérique ou dialogique ?  Voir?

Internet et Big data modifient radicalement l’apprentissage. L’avenir appartient-il donc à l’étudiant numérique ?, s’est demandée récemment la «Frankfurter Allgemeine Zeitung» avant d’ajouter: ce serait inquiétant. Voici une tentative d’explication. Depuis longtemps, les techniques numériques occupent notre vie. On ne peut plus se passer de l’ordinateur, d’Internet, des médias sociaux. Les techniques numériques ont pénétré dans presque tous les domaines de la vie; elles déterminent notre quotidien. Sans faute. Nous tous les utilisons. Il n’est pas possible de revenir en arrière.


Par Carl Bossard, ancien recteur-fondateur de la Haute École pédagogique de Zoug

«L’idée que l’enseignement pourrait être remplacé par un programme informatique est un mythe. Le contact et l’accompagnement humain font la différence décisive dans les résultats d’apprentissage.» (Sebastian Thrun)

Les techniques numériques dominent le quotidien

La panoplie allant d’Internet à Google glass en passant par le Smartphone détermine également la vie des adolescents – et transforme l’enseignement. Le quotidien scolaire et l’apprentissage se numérisent. Cela a des conséquences. Il ne faut pas rester aveugle, enivré, hébété face à ces conséquences. Il faut les juger et y réfléchir. Cependant, «penser jusqu’au bout est un dur labeur», a écrit Robert Holzach,1 ancien président du Conseil d’administration de la Société de Banque suisse SBS. Lors d’un changement de paradigme radical, telle la révolution numérique de l’éducation, il est indispensable de continuer à réfléchir et à sonder la loi des effets secondaires involontaires  [...]

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(01/02/2019 @ 18:25)

Témoignage d'un parent d'élève (21)  Voir?

Par Anaïs (maman de L.,4 ans)

Sur les conseils de la maîtresse de ma fille nous avons appliqué à la maison cette méthode afin de l’encourager à écouter la voix de son cœur et ainsi évaluer son propre comportement. Cette leçon est intéressante en ce sens qu’elle invite les enfants à porter un regard critique sur leurs agissements. Ils sont ainsi eux-mêmes capables de juger si ce qu’ils ont fait est bien ou mal sans que leur jugement ne soit influencé par l’intervention d’un adulte.
Ma fille de 4 ans a tout de suite été très sensible et réceptive à la leçon du Professeur Hibou*. Désormais, c’est même devenu un réflexe pour elle d’écouter son cœur. Il n’est plus nécessaire pour nous d’invoquer le Professeur Hibou, puisqu’elle s’isole d’elle-même dès lors qu’elle estime ne pas avoir eu un bon comportement. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Témoignage d'un parent d'élève (21)  Voir?

Par Anaïs (maman de L.,4 ans)

Sur les conseils de la maîtresse de ma fille nous avons appliqué à la maison cette méthode afin de l’encourager à écouter la voix de son cœur et ainsi évaluer son propre comportement. Cette leçon est intéressante en ce sens qu’elle invite les enfants à porter un regard critique sur leurs agissements. Ils sont ainsi eux-mêmes capables de juger si ce qu’ils ont fait est bien ou mal sans que leur jugement ne soit influencé par l’intervention d’un adulte.
Ma fille de 4 ans a tout de suite été très sensible et réceptive à la leçon du Professeur Hibou*. Désormais, c’est même devenu un réflexe pour elle d’écouter son cœur. Il n’est plus nécessaire pour nous d’invoquer le Professeur Hibou, puisqu’elle s’isole d’elle-même dès lors qu’elle estime ne pas avoir eu un bon comportement. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/01/2019 @ 18:12)

http://reseaueducation.blogspot.com/2019/01/leducation-nest-en-somme-que-lart-de.html

«  L’éducation n’est, en somme, que l’art de révéler à l’être humain le sens intime qui doit gouverner ses actes, préparer l’emploi de ses énergies et lui communiquer le goût et la force de vivre pleinement.  » ( Henry Bordeaux, avocat, romancier, 1870-1963)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2019/01/leducation-nest-en-somme-que-lart-de.html

«  L’éducation n’est, en somme, que l’art de révéler à l’être humain le sens intime qui doit gouverner ses actes, préparer l’emploi de ses énergies et lui communiquer le goût et la force de vivre pleinement.  » ( Henry Bordeaux, avocat, romancier, 1870-1963)

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(04/01/2019 @ 09:44)

Trop de cours, pas assez de jeu, des pédiatres tirent la sonnette d’alarme  Voir?

Le jeu participe au bon développement de l'enfant, rappelle une étude publiée en août 2018 dans la revue Pediatrics, éditée par l’Académie américaine de pédiatrie, alarmée par le recul des activités ludiques au profit de l’enseignement théorique chez les jeunes enfants.


Par Mathilde de Robien

Les pédiatres s’émeuvent d’une tendance sociétale qui met l’accent sur l’apprentissage académique très tôt, trop tôt. « De 1981 à 1997, le temps de jeu des enfants a diminué de 25%. Les enfants de 3 à 11 ans ont perdu 12 heures par semaine de temps libre. En raison de la pression scolaire accrue, 30% des enfants des écoles maternelles américaines n’ont plus de récréation », déplorent-ils. Une tendance contre-productive, qui nie les bienfaits et la nécessité quasi vitale du jeu libre.

Une tendance contre-productive

Aujourd’hui, aux États-Unis comme ailleurs, l’accent est mis sur la réussite scolaire, les heures de cours supplémentaires, l’augmentation des devoirs à la maison, dans le but légitime d’assurer un brillant avenir à sa progéniture. Par conséquent, « il reste peu de temps pour les jeux libres, pour la lecture parentale aux enfants ou pour les repas en famille », notent les scientifiques. De plus, le stress lié à cette exigence de réussite vient ternir les effets escomptés. « Les effets stressants de cette approche entraînent souvent le développement ultérieur de l’anxiété, de la dépression et un manque de créativité », lit-on dans les résultats de l’étude. Les auteurs ne manquent pas de souligner que les pays ayant de longues récréations enregistrent tout de même de bons résultats scolaires [...]


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Trop de cours, pas assez de jeu, des pédiatres tirent la sonnette d’alarme  Voir?

Le jeu participe au bon développement de l'enfant, rappelle une étude publiée en août 2018 dans la revue Pediatrics, éditée par l’Académie américaine de pédiatrie, alarmée par le recul des activités ludiques au profit de l’enseignement théorique chez les jeunes enfants.


Par Mathilde de Robien

Les pédiatres s’émeuvent d’une tendance sociétale qui met l’accent sur l’apprentissage académique très tôt, trop tôt. « De 1981 à 1997, le temps de jeu des enfants a diminué de 25%. Les enfants de 3 à 11 ans ont perdu 12 heures par semaine de temps libre. En raison de la pression scolaire accrue, 30% des enfants des écoles maternelles américaines n’ont plus de récréation », déplorent-ils. Une tendance contre-productive, qui nie les bienfaits et la nécessité quasi vitale du jeu libre.

Une tendance contre-productive

Aujourd’hui, aux États-Unis comme ailleurs, l’accent est mis sur la réussite scolaire, les heures de cours supplémentaires, l’augmentation des devoirs à la maison, dans le but légitime d’assurer un brillant avenir à sa progéniture. Par conséquent, « il reste peu de temps pour les jeux libres, pour la lecture parentale aux enfants ou pour les repas en famille », notent les scientifiques. De plus, le stress lié à cette exigence de réussite vient ternir les effets escomptés. « Les effets stressants de cette approche entraînent souvent le développement ultérieur de l’anxiété, de la dépression et un manque de créativité », lit-on dans les résultats de l’étude. Les auteurs ne manquent pas de souligner que les pays ayant de longues récréations enregistrent tout de même de bons résultats scolaires [...]


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(04/01/2019 @ 09:38)

En cessant d’écrire à la main, on perd ces 7 aptitudes importantes …  Voir?

Le progrès est en marche pour éliminer pour toujours l’écriture de nos vies. À l’automne 2016 en Finlande, les enfants scolarisés n’avaient plus besoin d’écrire à la main. Et les scientifiques suédois pensent que les capacités motrices des enfants ne leur permettent plus d’écrire des lettres calligraphiées. Pourtant, les recherches affirment qu’en renonçant à l’écriture manuelle, on perd non seulement l’occasion d’écrire une lettre au Père Noël, mais aussi des choses beaucoup plus importantes.


Par Sympa

Voyons les conséquences que pouvaient avoir la perte de l’écriture manuelle sur 7 compétences importantes, et nous expliquons pourquoi il est important de pratiquer la calligraphie au moins une ou deux fois par semaine.

1. La motricité et la coordination se détériorent, et on lit moins bien
Lorsque l’on écrit à la main, on active les zones du cerveau responsables de la formation du langage et de l’interprétation des sensations. Chez les individus qui n’ont pas cette capacité, ces zones sont trop rarement activées. En outre, nous avons dans notre cerveau une zone appelée Aire de Broca, située dans le cortex cérébral des grands hémisphères, responsable de l’assemblage des lettres en mots et de leur compréhension, c’est-à-dire la capacité à lire et écrire. Grâce à l’écriture manuscrite, ce centre se met aussi à fonctionner. Sur la base de ces faits, les scientifiques de l’Université Stavanger en Norvège ont conclu que la capacité à écrire rapidement facilite la lecture, et vice versa : les personnes qui lisent lentement ont tendance à écrire plus difficilement.

2. Ceux qui écrivent peu et mal mesurent moins bien à l’œil nu
En Chine et au Japon, les calligraphes étaient souvent engagés comme archers. En plus de la capacité à concentrer leur attention pendant longtemps sur un seul objet, et la grande précision de leurs gestes, la souplesse des mouvements était importante. De même qu’un trait sur une feuille de papier, on ne peut pas rattraper une flèche mal tirée [...]


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En cessant d’écrire à la main, on perd ces 7 aptitudes importantes …  Voir?

Le progrès est en marche pour éliminer pour toujours l’écriture de nos vies. À l’automne 2016 en Finlande, les enfants scolarisés n’avaient plus besoin d’écrire à la main. Et les scientifiques suédois pensent que les capacités motrices des enfants ne leur permettent plus d’écrire des lettres calligraphiées. Pourtant, les recherches affirment qu’en renonçant à l’écriture manuelle, on perd non seulement l’occasion d’écrire une lettre au Père Noël, mais aussi des choses beaucoup plus importantes.


Par Sympa

Voyons les conséquences que pouvaient avoir la perte de l’écriture manuelle sur 7 compétences importantes, et nous expliquons pourquoi il est important de pratiquer la calligraphie au moins une ou deux fois par semaine.

1. La motricité et la coordination se détériorent, et on lit moins bien
Lorsque l’on écrit à la main, on active les zones du cerveau responsables de la formation du langage et de l’interprétation des sensations. Chez les individus qui n’ont pas cette capacité, ces zones sont trop rarement activées. En outre, nous avons dans notre cerveau une zone appelée Aire de Broca, située dans le cortex cérébral des grands hémisphères, responsable de l’assemblage des lettres en mots et de leur compréhension, c’est-à-dire la capacité à lire et écrire. Grâce à l’écriture manuscrite, ce centre se met aussi à fonctionner. Sur la base de ces faits, les scientifiques de l’Université Stavanger en Norvège ont conclu que la capacité à écrire rapidement facilite la lecture, et vice versa : les personnes qui lisent lentement ont tendance à écrire plus difficilement.

2. Ceux qui écrivent peu et mal mesurent moins bien à l’œil nu
En Chine et au Japon, les calligraphes étaient souvent engagés comme archers. En plus de la capacité à concentrer leur attention pendant longtemps sur un seul objet, et la grande précision de leurs gestes, la souplesse des mouvements était importante. De même qu’un trait sur une feuille de papier, on ne peut pas rattraper une flèche mal tirée [...]


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(04/01/2019 @ 09:38)

Le silence dans l'éducation chez les Indiens d'Amérique du Nord  Voir?

Par Pascal Galvani

Le silence dans l'éducation indienne, c'est aussi l'absence d'explication. Les Amérindiens répugnent à dire les choses pour ne pas les figer dans un point de vue qui voudrait les épuiser. Les idées sont plutôt suggérées indirectement par un symbole, une histoire, un acte. Elles sont recréées à chaque fois par celui qui les pense.

C'est peut-être à cause de cela que les indiens des plaines utilisent volontiers le langage par signes même à l'intérieur du cercle tribal ou familial ; pour le plaisir de savourer une histoire ou un mythe.

Wilfried Pelletier de la nation Odawas est responsable de l'école indienne de Rochdale. Une bonne partie de son ouvrage " Le silence d'un cri " (!) évoque les questions d'éducation comparée. Les indiens n'imaginent pas qu'enseigner soit le fait de transmettre des idées, il s'agit plutôt de mettre en contact avec des influences spirituelles. Les Indiens ne donnent pas d'enseignements systématiques. Ainsi plutôt que de "faire la leçon" à un enfant qui ne se lave pas les pieds, on lui raconte l'histoire de ce héros dont les pieds refusèrent de le porter alors qu'il était poursuivi ; et qui ne put s'échapper qu'après avoir promis de prendre soin d'eux. " Le fait que nos parents n'interviennent pas s'explique par leur attitude même devant la vie. Ils n'enseignent pas comme les hommes blancs ; ils laissent les enfants prendre leur propres décisions ; Les récits qu'ils nous racontent sont peut-être ce qui se rapproche le plus de l'enseignement structuré.» (i.PELLETIER, 1985, p.54) [...]


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Le silence dans l'éducation chez les Indiens d'Amérique du Nord  Voir?

Par Pascal Galvani

Le silence dans l'éducation indienne, c'est aussi l'absence d'explication. Les Amérindiens répugnent à dire les choses pour ne pas les figer dans un point de vue qui voudrait les épuiser. Les idées sont plutôt suggérées indirectement par un symbole, une histoire, un acte. Elles sont recréées à chaque fois par celui qui les pense.

C'est peut-être à cause de cela que les indiens des plaines utilisent volontiers le langage par signes même à l'intérieur du cercle tribal ou familial ; pour le plaisir de savourer une histoire ou un mythe.

Wilfried Pelletier de la nation Odawas est responsable de l'école indienne de Rochdale. Une bonne partie de son ouvrage " Le silence d'un cri " (!) évoque les questions d'éducation comparée. Les indiens n'imaginent pas qu'enseigner soit le fait de transmettre des idées, il s'agit plutôt de mettre en contact avec des influences spirituelles. Les Indiens ne donnent pas d'enseignements systématiques. Ainsi plutôt que de "faire la leçon" à un enfant qui ne se lave pas les pieds, on lui raconte l'histoire de ce héros dont les pieds refusèrent de le porter alors qu'il était poursuivi ; et qui ne put s'échapper qu'après avoir promis de prendre soin d'eux. " Le fait que nos parents n'interviennent pas s'explique par leur attitude même devant la vie. Ils n'enseignent pas comme les hommes blancs ; ils laissent les enfants prendre leur propres décisions ; Les récits qu'ils nous racontent sont peut-être ce qui se rapproche le plus de l'enseignement structuré.» (i.PELLETIER, 1985, p.54) [...]


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(04/01/2019 @ 09:37)

Au cours préparatoire : réactions d'enfants  Voir?

Par Julie

Voici des réactions de mes élèves de CP au récit de l’histoire "La leçon du Professeur Hibou"*

 1ère écoute :

E. : “Au début, Mario et Maria, ils jettent des cailloux. Ils ont demandé à Professeur Hibou qui a dit : 1. de s’asseoir, 2. de fermer les yeux, et 3. de demander dans votre Cœur si c’est gentil ou pas gentil. Le Cœur a dit “non”.
L. : Ils lançaient des pierres et leur Cœur disait non.
S. : J’adore la chanson !


Question : C’est quoi écouter son Cœur ?


M. : On s’assoit, on ferme les yeux et on demande à son Coeur.
A. : On réfléchit, on se tait et on se dit : Est-ce que c’est bien si on lance des pierres ? On demande à son Cœur et le Cœur dit non.
F. : Moi, je fais ça si je fais une bêtise à la maison.

2ème écoute :

F. : Je vais faire une réunion avec mon Cœur.
N. : Au début de l’année, quand je me suis battu, mon cœur il me disait « non ».

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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Au cours préparatoire : réactions d'enfants  Voir?

Par Julie

Voici des réactions de mes élèves de CP au récit de l’histoire "La leçon du Professeur Hibou"*

 1ère écoute :

E. : “Au début, Mario et Maria, ils jettent des cailloux. Ils ont demandé à Professeur Hibou qui a dit : 1. de s’asseoir, 2. de fermer les yeux, et 3. de demander dans votre Cœur si c’est gentil ou pas gentil. Le Cœur a dit “non”.
L. : Ils lançaient des pierres et leur Cœur disait non.
S. : J’adore la chanson !


Question : C’est quoi écouter son Cœur ?


M. : On s’assoit, on ferme les yeux et on demande à son Coeur.
A. : On réfléchit, on se tait et on se dit : Est-ce que c’est bien si on lance des pierres ? On demande à son Cœur et le Cœur dit non.
F. : Moi, je fais ça si je fais une bêtise à la maison.

2ème écoute :

F. : Je vais faire une réunion avec mon Cœur.
N. : Au début de l’année, quand je me suis battu, mon cœur il me disait « non ».

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(15/12/2018 @ 09:24)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/12/blog-post_1.html

«  Il faut que tu ressentes de la joie dans ton cœur, que tu ne sois pas contre ton cœur ; si ton cœur veut faire quelque chose, laisse-le faire !  »  (enfant d’Ottawa interviewé après la projection du film "C’est quoi le bonheur pour vous ?",  novembre 2018)

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http://reseaueducation.blogspot.com/2018/12/blog-post_1.html

«  Il faut que tu ressentes de la joie dans ton cœur, que tu ne sois pas contre ton cœur ; si ton cœur veut faire quelque chose, laisse-le faire !  »  (enfant d’Ottawa interviewé après la projection du film "C’est quoi le bonheur pour vous ?",  novembre 2018)

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(01/12/2018 @ 16:10)

Paroles d’enfants : entretien sur la joie  Voir?

Les enfants parlent vrai…  Entretien spontané dans une classe multi-âges de maternelle

-   M. : J’ai perdu la joie !
-        La maîtresse : Comment peut-on faire pour retrouver ou garder la joie ?
-        I. : On peut demander la joie au cœur, quand on est sage.
-        N. : On peut sentir notre cœur.
-       M. : On peut demander au cœur s’il veut bien nous donner la joie et faire la paix entre nous.
-        C. : Il faut être sage. Sinon, la joie, elle ne va pas être là.
-        P. : Il faut pas faire de caprices.
-        J. : Et aussi, ne pas arracher les jeux des mains.
-        L. : Etre sage.
-        G. : Même si on n’est pas sage, on a de la joie, mais moins de joie que d’habitude.

Le lendemain :

-        La maîtresse : Qu’est-ce qui fait partir la joie ?
-        L. : Quand on ne demande pas la joie à son cœur.
-        I. : Si on ne la sent plus.
-        M. : Si on tape, la joie, elle part.
-        B. : Si on fait des bêtises.
-     M. : Si on fait des caprices, on fait partir la joie aussi.
-        J. : Si on tape et si on fait mal, ça fait partir la joie.
-        A. : Faut pas taper et crier.
-        G. : Si on fait la guerre, la joie part.
-        N. : Si on donne des coups de pieds.
-        B. : Si le cœur nous donne une réponse bien et qu’on ne l’écoute pas.
-        C. : Si quelqu’un se fait mal et qu’on ne le dit pas à la maîtresse.
-        I. : Si on fait quelque chose de pas bien, on fait peur à la joie et elle part.
-        P. : Si on tape et qu’on a déjà été puni, la joie, elle part.
-        F. : Si on crie, le cœur est pas content.
-        V. : Si on se met en colère, la joie ne va pas être contente.
-        I. : Si on se dispute, la joie va partir.
-        G. : Si le cœur parle et qu’on ne l’écoute pas, la joie va partir.

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Paroles d’enfants : entretien sur la joie  Voir?

Les enfants parlent vrai…  Entretien spontané dans une classe multi-âges de maternelle

-   M. : J’ai perdu la joie !
-        La maîtresse : Comment peut-on faire pour retrouver ou garder la joie ?
-        I. : On peut demander la joie au cœur, quand on est sage.
-        N. : On peut sentir notre cœur.
-       M. : On peut demander au cœur s’il veut bien nous donner la joie et faire la paix entre nous.
-        C. : Il faut être sage. Sinon, la joie, elle ne va pas être là.
-        P. : Il faut pas faire de caprices.
-        J. : Et aussi, ne pas arracher les jeux des mains.
-        L. : Etre sage.
-        G. : Même si on n’est pas sage, on a de la joie, mais moins de joie que d’habitude.

Le lendemain :

-        La maîtresse : Qu’est-ce qui fait partir la joie ?
-        L. : Quand on ne demande pas la joie à son cœur.
-        I. : Si on ne la sent plus.
-        M. : Si on tape, la joie, elle part.
-        B. : Si on fait des bêtises.
-     M. : Si on fait des caprices, on fait partir la joie aussi.
-        J. : Si on tape et si on fait mal, ça fait partir la joie.
-        A. : Faut pas taper et crier.
-        G. : Si on fait la guerre, la joie part.
-        N. : Si on donne des coups de pieds.
-        B. : Si le cœur nous donne une réponse bien et qu’on ne l’écoute pas.
-        C. : Si quelqu’un se fait mal et qu’on ne le dit pas à la maîtresse.
-        I. : Si on fait quelque chose de pas bien, on fait peur à la joie et elle part.
-        P. : Si on tape et qu’on a déjà été puni, la joie, elle part.
-        F. : Si on crie, le cœur est pas content.
-        V. : Si on se met en colère, la joie ne va pas être contente.
-        I. : Si on se dispute, la joie va partir.
-        G. : Si le cœur parle et qu’on ne l’écoute pas, la joie va partir.

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(01/12/2018 @ 16:09)

La direction de l’instruction publique et de la pédagogie confiée au lobby militaro-industriel  Voir?

Par B. Girard

La direction de la pédagogie confiée à une militaire, ce n’est pas au Brésil mais en France : la nomination par Blanquer à la tête du service de l’instruction publique et de l’action pédagogique, un poste clef de l’Education nationale, d’une ingénieure en chef de l’armement et colonelle (R.-M. Pradeilles-Duval), pour atypique qu’elle puisse paraître, n’est pas vraiment une surprise. Elle confirme la sérieuse dérive militariste de l’ensemble du système éducatif.

Dernièrement, le choix d’un gendarme comme proviseur adjoint d’un lycée à Stains (Seine-Saint-Denis) ou la formation paramilitaire de plusieurs dizaines de chefs d’établissement des Yvelines, avaient pu apparaître, à tort, comme de simples concessions, de nature symbolique, à une opinion publique (et à un certain nombre d’enseignants…) demandeuse d’ordre et de discipline. En réalité, ces mesures s’inscrivent dans une logique de rapprochement toujours plus marqué entre l’école et l’armée, mais l’armée imposant ses vues à l’école. C’est bien le sens des protocoles conclus depuis 1982 par les deux ministères, à l’origine de l’éducation à la défense qui gangrène depuis lors tout le cursus des élèves. Pour son promoteur, Charles Hernu, non seulement, les jeunes devaient arrivés à l’armée, « préparés par l’école », mais l’école devait être le lieu d’un « esprit de défense » largement partagé, visant à promouvoir les représentations militaires sur le monde et sur la société. C’est bien cette conception globalisante et totalitaire qui est exposée par le dernier protocole en date (20/05/2016) qui inclut explicitement dans l’éducation à la défense (et donc dans les programmes scolaires et les examens officiels) « l’ensemble du champ de la défense militaire et de la sécurité nationale. » [...]


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La direction de l’instruction publique et de la pédagogie confiée au lobby militaro-industriel  Voir?

Par B. Girard

La direction de la pédagogie confiée à une militaire, ce n’est pas au Brésil mais en France : la nomination par Blanquer à la tête du service de l’instruction publique et de l’action pédagogique, un poste clef de l’Education nationale, d’une ingénieure en chef de l’armement et colonelle (R.-M. Pradeilles-Duval), pour atypique qu’elle puisse paraître, n’est pas vraiment une surprise. Elle confirme la sérieuse dérive militariste de l’ensemble du système éducatif.

Dernièrement, le choix d’un gendarme comme proviseur adjoint d’un lycée à Stains (Seine-Saint-Denis) ou la formation paramilitaire de plusieurs dizaines de chefs d’établissement des Yvelines, avaient pu apparaître, à tort, comme de simples concessions, de nature symbolique, à une opinion publique (et à un certain nombre d’enseignants…) demandeuse d’ordre et de discipline. En réalité, ces mesures s’inscrivent dans une logique de rapprochement toujours plus marqué entre l’école et l’armée, mais l’armée imposant ses vues à l’école. C’est bien le sens des protocoles conclus depuis 1982 par les deux ministères, à l’origine de l’éducation à la défense qui gangrène depuis lors tout le cursus des élèves. Pour son promoteur, Charles Hernu, non seulement, les jeunes devaient arrivés à l’armée, « préparés par l’école », mais l’école devait être le lieu d’un « esprit de défense » largement partagé, visant à promouvoir les représentations militaires sur le monde et sur la société. C’est bien cette conception globalisante et totalitaire qui est exposée par le dernier protocole en date (20/05/2016) qui inclut explicitement dans l’éducation à la défense (et donc dans les programmes scolaires et les examens officiels) « l’ensemble du champ de la défense militaire et de la sécurité nationale. » [...]


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(01/12/2018 @ 16:09)

Mineurs délinquants, mineurs en danger : le bateau coule !  Voir?

Dans une tribune qu'ils publient en exclusivité ce lundi sur France Inter et dans le journal Le Monde, les quinze juges des enfants de Bobigny lancent un "appel au secours". "Nous sommes devenus les juges de mesures fictives", écrivent-ils, dénonçant le manque de moyens pour la protection de l'enfance.


Par France Inter

Nous, juges des enfants du Tribunal de Grande Instance de Bobigny, souhaitons alerter sur la forte dégradation des dispositifs de protection de l'enfance en Seine-Saint-Denis.

Juges des mineurs délinquants, nous sommes, aussi, juges des mineurs en danger. À ce titre, nous devons répondre à l'exigence de protection des enfants, parfois très jeunes, que leur situation familiale met en péril : violences physiques, sexuelles, psychologiques, délaissement parental, négligences dans les soins et l'éducation. La loi nous permet, dans les cas où une séparation s'impose, de retirer l'enfant de son milieu familial. Elle nous permet aussi d'ordonner des mesures d'investigation ou d'accompagnement éducatif qui permettent, lorsque la situation s'y prête, de la faire évoluer favorablement en maintenant l'enfant dans sa famille, tout en veillant à son bon développement et à son insertion scolaire et sociale. Les mesures d’assistance éducative, exercées pour la plupart par le secteur associatif habilité, sont actuellement soumises à des délais de prise en charge inacceptables en matière de protection de l'enfance : il s’écoule jusqu'à 18 mois entre l’audience au cours de laquelle la décision est prononcée par le juge des enfants et l’affectation du suivi à un éducateur. Près de 900 mesures, soit 900 familles, sont en attente. Nous en connaissons les raisons : un manque flagrant de personnel, lié aux restrictions budgétaires, dans un contexte où la dégradation des conditions du travail éducatif et social en Seine-Saint-Denis rend plus difficiles les recrutements [...]


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Mineurs délinquants, mineurs en danger : le bateau coule !  Voir?

Dans une tribune qu'ils publient en exclusivité ce lundi sur France Inter et dans le journal Le Monde, les quinze juges des enfants de Bobigny lancent un "appel au secours". "Nous sommes devenus les juges de mesures fictives", écrivent-ils, dénonçant le manque de moyens pour la protection de l'enfance.


Par France Inter

Nous, juges des enfants du Tribunal de Grande Instance de Bobigny, souhaitons alerter sur la forte dégradation des dispositifs de protection de l'enfance en Seine-Saint-Denis.

Juges des mineurs délinquants, nous sommes, aussi, juges des mineurs en danger. À ce titre, nous devons répondre à l'exigence de protection des enfants, parfois très jeunes, que leur situation familiale met en péril : violences physiques, sexuelles, psychologiques, délaissement parental, négligences dans les soins et l'éducation. La loi nous permet, dans les cas où une séparation s'impose, de retirer l'enfant de son milieu familial. Elle nous permet aussi d'ordonner des mesures d'investigation ou d'accompagnement éducatif qui permettent, lorsque la situation s'y prête, de la faire évoluer favorablement en maintenant l'enfant dans sa famille, tout en veillant à son bon développement et à son insertion scolaire et sociale. Les mesures d’assistance éducative, exercées pour la plupart par le secteur associatif habilité, sont actuellement soumises à des délais de prise en charge inacceptables en matière de protection de l'enfance : il s’écoule jusqu'à 18 mois entre l’audience au cours de laquelle la décision est prononcée par le juge des enfants et l’affectation du suivi à un éducateur. Près de 900 mesures, soit 900 familles, sont en attente. Nous en connaissons les raisons : un manque flagrant de personnel, lié aux restrictions budgétaires, dans un contexte où la dégradation des conditions du travail éducatif et social en Seine-Saint-Denis rend plus difficiles les recrutements [...]


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(01/12/2018 @ 16:09)

Témoignage d'un parent d'élève (20)  Voir?

Par maman de K., 5 ans

« J’écoute ma maîtresse, j’écoute mon cœur, j’écoute ma maman ». Ce sont les phrases que K. nous dit depuis que vous lui avez lu l’histoire de Professeur Hibou* et je trouve que cette histoire peut et arrive à canaliser les enfants qui sont un peu agités ; K. est une petite fille qui a énormément changé et dès qu’elle commence un peu à déborder, je lui dis qu’il faut être comme Mario et Maria. Elle me dit alors qu’il faut écouter son cœur quand on n’est pas sage et elle réfléchit. Cette histoire l’a marquée. J’ai bien aimé cette petite histoire. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS





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Témoignage d'un parent d'élève (20)  Voir?

Par maman de K., 5 ans

« J’écoute ma maîtresse, j’écoute mon cœur, j’écoute ma maman ». Ce sont les phrases que K. nous dit depuis que vous lui avez lu l’histoire de Professeur Hibou* et je trouve que cette histoire peut et arrive à canaliser les enfants qui sont un peu agités ; K. est une petite fille qui a énormément changé et dès qu’elle commence un peu à déborder, je lui dis qu’il faut être comme Mario et Maria. Elle me dit alors qu’il faut écouter son cœur quand on n’est pas sage et elle réfléchit. Cette histoire l’a marquée. J’ai bien aimé cette petite histoire. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS





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(15/11/2018 @ 19:48)

Paroles d’enfants : quand on fait silence  Voir?


Les enfants aiment le silence et ils expriment volontiers ce qu’ils y trouvent. Voici des témoignages d’enfants de 3 à 6 ans.

-        L. : J’aime bien descendre en moi. Je me sens très bien.
-        A. : J’ai senti mon cœur, j’ai fermé les yeux.
-        I. : Moi, j’aime beaucoup le silence.
-        B. : J’ai senti ma maman.
-        M. : J’aime bien être dans mon cœur.
-        N. : Moi, j’ai senti le soleil.
-        P. : J’adore le silence !
-        T. : J’ai senti la paix, la joie et la douleur d’écouter la maîtresse et d’être super sage !
-        C. : Mon cœur est content, il m’a dit que je serai toujours sage.
-        B. : J’ai écouté mon cœur. Mon cœur m’a dit : fallait pas faire de bêtises. J’ai senti tous mes copains.
-        D. : J’ai senti un moment mon cœur qui battait et il me disait : « Je suis sûr que tu vas être sage aujourd’hui, je compte sur toi. » J’ai dit : « D’accord, je t’écouterai toute ma vie ».

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Paroles d’enfants : quand on fait silence  Voir?


Les enfants aiment le silence et ils expriment volontiers ce qu’ils y trouvent. Voici des témoignages d’enfants de 3 à 6 ans.

-        L. : J’aime bien descendre en moi. Je me sens très bien.
-        A. : J’ai senti mon cœur, j’ai fermé les yeux.
-        I. : Moi, j’aime beaucoup le silence.
-        B. : J’ai senti ma maman.
-        M. : J’aime bien être dans mon cœur.
-        N. : Moi, j’ai senti le soleil.
-        P. : J’adore le silence !
-        T. : J’ai senti la paix, la joie et la douleur d’écouter la maîtresse et d’être super sage !
-        C. : Mon cœur est content, il m’a dit que je serai toujours sage.
-        B. : J’ai écouté mon cœur. Mon cœur m’a dit : fallait pas faire de bêtises. J’ai senti tous mes copains.
-        D. : J’ai senti un moment mon cœur qui battait et il me disait : « Je suis sûr que tu vas être sage aujourd’hui, je compte sur toi. » J’ai dit : « D’accord, je t’écouterai toute ma vie ».

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(01/11/2018 @ 17:37)

Les évaluations nationales de Cp Ce1 hébergées par Amazon  Voir?

Est-il normal que les évaluations nationales de Cp et Ce1 soient hébergées à l'étranger sur un serveur d'une entreprise du GAFAM célèbre par sa capacité à exploiter les données ? La question a été posée sur Twitter le 22 septembre par une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), un corps qui s'estime oublié par l'Education nationale. Alors que les réseaux sociaux bruissent des critiques énervées des professeurs des écoles qui ont commencé à faire passer les évaluations nationales de Cp et Ce1, la nouvelle est de nature à leur porter un nouveau coup. Un enseignant peut-il contribuer à la fuite des données personnelles de ses élèves vers Amazon ?


Par François Jarraud

" Dites @EducationFrance, le portail de saisie des évaluations nationales dont on apprend que le domaine a été réservé chez Amazon et que les données sont stockées sur un serveur à Dublin, c'est compatible avec la RGPD ?" Sur Twitter, le message de Lonny, une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), a vite fait le tour des enseignants présents sur le réseau. Vérification faite il n'y a aucun doute : le serveur des évaluations nationales de Cp et Ce1 (près de 1.6 million d'écoliers) est hébergé à Dublin en Irlande. Et il est confié aux bons soins d'Amazon. Pour ceux qui suivent l'actualité du numérique éducatif, cette entreprise rappelle le passage au ministère du précédent directeur du numérique éducatif. Après avoir envisagé la transmission des données des élèves aux entreprises du GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft), il a été désavoué par le ministre et est parti... chez Amazon [...]

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Les évaluations nationales de Cp Ce1 hébergées par Amazon  Voir?

Est-il normal que les évaluations nationales de Cp et Ce1 soient hébergées à l'étranger sur un serveur d'une entreprise du GAFAM célèbre par sa capacité à exploiter les données ? La question a été posée sur Twitter le 22 septembre par une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), un corps qui s'estime oublié par l'Education nationale. Alors que les réseaux sociaux bruissent des critiques énervées des professeurs des écoles qui ont commencé à faire passer les évaluations nationales de Cp et Ce1, la nouvelle est de nature à leur porter un nouveau coup. Un enseignant peut-il contribuer à la fuite des données personnelles de ses élèves vers Amazon ?


Par François Jarraud

" Dites @EducationFrance, le portail de saisie des évaluations nationales dont on apprend que le domaine a été réservé chez Amazon et que les données sont stockées sur un serveur à Dublin, c'est compatible avec la RGPD ?" Sur Twitter, le message de Lonny, une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), a vite fait le tour des enseignants présents sur le réseau. Vérification faite il n'y a aucun doute : le serveur des évaluations nationales de Cp et Ce1 (près de 1.6 million d'écoliers) est hébergé à Dublin en Irlande. Et il est confié aux bons soins d'Amazon. Pour ceux qui suivent l'actualité du numérique éducatif, cette entreprise rappelle le passage au ministère du précédent directeur du numérique éducatif. Après avoir envisagé la transmission des données des élèves aux entreprises du GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft), il a été désavoué par le ministre et est parti... chez Amazon [...]

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(01/11/2018 @ 17:34)

#PasdeVague: Après Créteil, les profs dénoncent le silence de l'Education nationale face aux violences à l'école  Voir?

Après l'agression d'une enseignante dans un lycée de Créteil, de nombreux enseignants prennent la parole sur « 20 Minutes » pour raconter leur quotidien. Ils fustigent le silence du ministère de l’Éducation nationale, dont ils dépendent...


Par Nils Wilcke

Son flegme a suscité des interrogations sur le Web. Pourtant, le comportement de l’enseignante menacée avec une arme qui a fait le tour des réseaux sociaux et conduit à une mise en examen, serait représentatif d’une certaine injonction dans les établissements scolaires : celle de ne pas faire de vagues. De se taire. D'encaisser.

Comme ils le font sur les réseaux sociaux avec le hashtag #PasdeVague, de très nombreux enseignants ont répondu à notre appel à témoignage pour dénoncer le silence de l’ Education nationale face aux violences scolaires.

« Grosse pute, la grosse, Peggy la cochonne… ». Des insultes de ce genre, Sylvie, enseignante à Créteil pendant six ans, en a très souvent entendu au détour d’une porte ou à l’interclasse. Sans que leurs auteurs soient sanctionnés par le chef d’établissement. « Il me répondait sans cesse que je n’avais pas de preuves, qu’il fallait faire attention… Au final, aucune sanction n’a été prise », regrette Sylvie, qui depuis a obtenu sa mutation en Normandie.

Ces violences sont-elles propres à Créteil ? Ninie, qui enseigne en Bretagne, ne le croit pas: « Je me trouve dans une zone plutôt favorisée. Et pourtant nous sommes régulièrement confrontés avec mes collègues à une violence verbale des parents ». Mots désagréables ou malpolis voires parfois insultants.

Nicolas, professeur depuis trois ans également à Créteil, observe des « comportements violents » au quotidien : insolences, jets d’objets voire « opposition physique » avec les enseignants [...]


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#PasdeVague: Après Créteil, les profs dénoncent le silence de l'Education nationale face aux violences à l'école  Voir?

Après l'agression d'une enseignante dans un lycée de Créteil, de nombreux enseignants prennent la parole sur « 20 Minutes » pour raconter leur quotidien. Ils fustigent le silence du ministère de l’Éducation nationale, dont ils dépendent...


Par Nils Wilcke

Son flegme a suscité des interrogations sur le Web. Pourtant, le comportement de l’enseignante menacée avec une arme qui a fait le tour des réseaux sociaux et conduit à une mise en examen, serait représentatif d’une certaine injonction dans les établissements scolaires : celle de ne pas faire de vagues. De se taire. D'encaisser.

Comme ils le font sur les réseaux sociaux avec le hashtag #PasdeVague, de très nombreux enseignants ont répondu à notre appel à témoignage pour dénoncer le silence de l’ Education nationale face aux violences scolaires.

« Grosse pute, la grosse, Peggy la cochonne… ». Des insultes de ce genre, Sylvie, enseignante à Créteil pendant six ans, en a très souvent entendu au détour d’une porte ou à l’interclasse. Sans que leurs auteurs soient sanctionnés par le chef d’établissement. « Il me répondait sans cesse que je n’avais pas de preuves, qu’il fallait faire attention… Au final, aucune sanction n’a été prise », regrette Sylvie, qui depuis a obtenu sa mutation en Normandie.

Ces violences sont-elles propres à Créteil ? Ninie, qui enseigne en Bretagne, ne le croit pas: « Je me trouve dans une zone plutôt favorisée. Et pourtant nous sommes régulièrement confrontés avec mes collègues à une violence verbale des parents ». Mots désagréables ou malpolis voires parfois insultants.

Nicolas, professeur depuis trois ans également à Créteil, observe des « comportements violents » au quotidien : insolences, jets d’objets voire « opposition physique » avec les enseignants [...]


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(01/11/2018 @ 17:29)

http://reseaueducation.blogspot.com/2018/11/resistance-et-obeissance-voila-les-deux.html

«  Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre; par la résistance il assure la liberté.  »   (Alain, essayiste français, 1868-1951)

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«  Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre; par la résistance il assure la liberté.  »   (Alain, essayiste français, 1868-1951)

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(01/11/2018 @ 17:23)

Dernière mise à jour : 24/03/2019 @ 13:27

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