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Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


Témoignage d'un parent d'élève (6)  Voir?

Par Jessica (maman de Colyne)

Voici expliqué l'impact de la Leçon du Professeur Hibou sur le quotidien de ma fille Colyne.
L'histoire est amusante pour les enfants mais prend en plus beaucoup de sens. Elle amène l'enfant à réfléchir par lui même plutôt que de lui imposer des ordres sur ce qui est bien ou non. Colyne comprend, en faisant appel à son cœur, si ses actes sont bons ou mauvais. Je trouve cette méthode excellente.
Le fait d'amener un enfant à réfléchir par lui même sur ses actes prend tellement plus de sens au moment de retenir l'impact de son acte.
Au quotidien, Colyne me dit faire appel à son cœur et me raconte ce qu'elle a fait de bien ou non. J'utilise cette méthode maintenant pour mes 2 enfants, car je trouve le concept très intéressant, tant pour les petits que pour les plus grands. Le fait de les amener à réfléchir et à se poser la question sur leurs actes, leur permet de retenir plus facilement pourquoi c'est bien ou non.
Cette méthode devrait être généralisée. J'en ai d'ailleurs discuté avec mes collègues de bureau qui trouvent très bien cette méthode et aimeraient que leurs enfants l'utilisent. Les enfants prennent conscience de leur comportement au lieu de suivre uniquement des ordres sans comprendre.
Je recommande cette méthode à toutes les classes de maternelle. Colyne adore l'histoire et, d'elle-même, fait appel à son cœur.


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(18/05/2016 @ 16:04)

Témoignage d'un parent d'élève (5)  Voir?

Par Yoann (papa de Rose)

Je suis le papa d’une élève de grande section de maternelle dans laquelle est utilisée la "méthode" du Professeur Hibou.
Rose est une petite fille vive, avec un tempérament très actif mais aussi très émotive.
La concernant, les conséquences sur sa gestion des émotions sont très positives. En effet, grâce au Professeur Hibou, elle arrive beaucoup mieux à identifier ses émotions et donc à les gérer. Ces derniers temps, elle décide spontanément de faire des pauses, les yeux fermés afin d'écouter ce que son cœur lui dit pour savoir "ce qui est bon".
Nous voyons que le Professeur Hibou est omniprésent, elle aime le dessiner, le représenter en pâte à modeler, réciter la poésie ou simplement nous en parler.
Le fait d'avoir fait une petite représentation en classe a aussi été très bénéfique pour Rose. Nous remarquons que la référence au cœur est également très utilisée pour résoudre les conflits avec ses camarades. Spontanément, Rose essaie de trouver une solution, un compromis pour stopper la dispute.
Bref, une expérience très positive pour les enfants et leurs parents et facile à relayer à la maison. Rose essaie même de convertir son petit frère de 2 ans !


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(18/05/2016 @ 15:55)

Grandir avec "La leçon de Professeur Hibou"  Voir?

Un outil au service d’une éducation qui éveille à l’autonomie, à la responsabilité et à la dignité.


Le sort du monde dépend, en premier lieu, de l’éducation. Dans nos sociétés modernes, en perte de repères spirituels et moraux, s’interroger sur l’éducation des enfants est fondamental, car seule une approche éducative respectueuse de la liberté de conscience leur permet de s’épanouir et d’évoluer harmonieusement.

La leçon de Professeur Hibou est un outil précieux qui aide les enfants à grandir et à construire leur individualité de façon équilibrée. La spécificité de cette histoire, simple mais profonde, est dans le fait qu’elle éveille au Soi, à l’identité réelle, originelle, dans laquelle chaque être humain naît.

À partir de 3-4 ans, l’enfant prend progressivement conscience de son Moi ; à travers ses multiples expériences avec son environnement, il s’éveille à sa personnalité propre qui est son outil d’expression dans le monde. C’est le moment propice pour commencer à l’éveiller à son identité réelle ‒ le Soi ‒ fondement sacré de toutes les consciences personnelles qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout [...]


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(05/05/2016 @ 09:47)

http://reseaueducation.blogspot.com/2016/05/plus-la-vanite-cest-dire-lencombrement.html

« Plus la vanité, c’est-à-dire l’encombrement inutile de l’esprit, est grande, plus elle obscurcit la clarté et disperse les forces, rendant difficile ou impossible, non seulement de raisonner et d’agir, mais même de percevoir la réalité et de voir. »  (Maria Montessori, médecin et pédagogue,1870-1952)

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(01/05/2016 @ 11:18)

Enseignante en ZEP, je ne vis pas l'enfer. Je crée un climat bienveillant et participatif  Voir?

Par Agathe W.

J’ai lu samedi dernier un témoignage intitulé "Je suis enseignante : les élèves sont intenables, leur niveau est accablant. C'est l'enfer"(1). Il s’agissait de celui d’une jeune enseignante, nouvellement nommée en ZEP, qui assure des compléments (c’est-à-dire qu’elle complète les classes d’enseignants à temps partiel), et vit très mal sa situation. Bien entendu, je suis navrée pour cette femme qui doit se sentir malheureuse mais je ne peux que lui conseiller de tenir bon, car je suis passée par là.

J’ai espéré me casser une jambe pour être arrêtée

Comme elle, je suis devenue enseignante car mes plans sur la comète étaient un peu trop vaporeux pour vivre dignement et je ne ferai sûrement pas ce métier toute ma vie.

Lors de ma première année d’enseignement, sans réelle formation, en 2013-2014, j’avais une classe de 34 élèves (dont 21 garçons) de 4 ans. Complètement azimutés. La conseillère pédagogique les avait même qualifiés "d’affreux Gremlins". Cette école n’était pas en ZEP. J’étais la plus jeune de l’équipe, les autres collègues étant des "anciennes".

Cette entrée dans le métier a été une horreur. J’ai beaucoup pleuré, j’ai compté les jours, j’ai espéré me casser une jambe pour être arrêtée pendant plusieurs mois. Pourtant, j’ai tenu bon et mon échec est passé du stade d’angoisse prégnante au stade de bataille au quotidien.

Non, je n’allais pas m’asseoir sur le constat d’élèves trop difficiles, d’une classe surchargée, d’une équipe démotivée, de mon manque cuisant de formation. Il fallait que je me remette en question : qu’est-ce que c’était être "maîtresse" pour moi ?

Un élève heureux = un élève motivé = une maîtresse comblée

Je me suis rendue compte qu’il fallait que je revoie mes objectifs. Les problèmes listés précédemment m’empêcheraient toute l’année de devenir la maîtresse chevronnée que je rêvais être, qui gère sa classe au lever de sourcil (oui, c’est possible) et qui fait des projets sensationnels – celle que je ne pourrais pas être avant des années d’ancienneté, ou celle que je ne serai jamais car en fait, elle n’existe que dans les épisodes du "Bus Magique".

Par contre, rien ne m’empêchait de rendre mes élèves heureux. En interrogeant l’objectif premier de l’école "la réussite de tous les élèves", j’ai réalisé qu’on ne pouvait pas réussir sans être d’abord heureux. Et le bonheur des élèves entraînerait forcément le mien. Pour simplifier mon équation : un élève heureux = un élève motivé = une maîtresse comblée.

Je me suis donc affairée à rendre mes élèves contents de venir le matin. Ces élèves qui venaient de familles au contexte social démuni, ces élèves à qui on diagnostiquait des troubles du comportement ou autres "dys", ces mêmes élèves qui étaient immatures, fatigués, en échec scolaire, arrogants, violents. C’est mon credo depuis trois ans et, aujourd'hui, je peux dire, la tête haute, que je suis maîtresse en ZEP et que c’est chouette ! [...]


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(1) voir l'article ci-dessous 

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(01/05/2016 @ 11:02)

Je suis enseignante : les élèves sont intenables, leur niveau est accablant. C'est l'enfer  Voir?

Dans l'Éducation nationale, les difficultés ne se concentrent pas que sur le collège. Alors que la réforme de Najat Vallaud-Belkacem a donné lieu à d'âpres débats ces dernières semaines, Sophie L., enseignante dans le primaire depuis septembre, dépeint une situation désastreuse dans les deux écoles où elle travaille. Elle envisage même de changer de métier.


Par Sophie L.

Je suis maîtresse d’école pour des CM2 de ZEP et pour des CE2 dans une zone de plus en plus difficile : je vis un enfer depuis le premier jour. Je n’ai pas été suffisamment préparée à ce qui m’attendait. Ma formation était trop théorique et la réalité du terrain est ignorée par les formateurs.

À un mois des grandes vacances, je compte les jours qui m'en séparent, épuisée, et à bout de nerf, d'autant que plus de 50% de mes élèves ne sont pas prêts à passer dans la classe supérieure. C’est un désastre sans hasard.

Un système qui nuit aux enseignants et aux élèves

Enseigner, ce n’était pas la profession dont je rêvais quand j'étais petite. Mais, au détour d'une crise économique peu favorable à l'épanouissement de mon âme d'artiste et de petits jobs dans le secteur de l'enfance, je me suis finalement décidée à devenir maîtresse d'école.

Plus l’idée mûrissait, plus elle me plaisait. J’ai eu le concours, et en septembre 2014, j’étais lâchée sur le terrain sans plus de formalité. Le choc fut total et dix mois plus tard, j'ai encore du mal à m'adapter.

Je comprends mieux ceux qui dénoncent ce système où de jeunes enseignants sans expérience sont balancés, sans avoir reçu avant une formation appropriée, dans des zones difficiles où la discipline est une matière qui s’impose de force au programme [...]


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(01/05/2016 @ 10:48)

Des stages commando contre le décrochage scolaire  Voir?

la guerre légitimée


Par B. Girard

Le décrochage scolaire, qui voit chaque année plusieurs milliers de jeunes s’évaporer du système éducatif, est une réalité complexe, où interviennent de multiples considérations, psychologiques, sociales, familiales, pédagogiques. Réalité complexe, du moins le croyait-on jusqu’à ces dernières semaines lorsque l’Education nationale, jusque là fort démunie, a fièrement fait savoir qu’elle tenait enfin la solution : confier les élèves décrocheurs à l’armée. [...] 

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(01/05/2016 @ 10:39)

Voyager en soi...  Voir?

A l’occasion d’écoute de musique classique, après des temps de calme ou d'attention au silence, quand les enfants se connectent à leur cœur, il n'est pas rare que des images ou de petites histoires leur viennent spontanément à l'esprit. Si l’on prête foi à ces images - tout en canalisant au besoin le trop plein - on se rend compte que les enfants parlent en réalité d’eux-mêmes. Les écouter devient alors un précieux moyen pour mieux les connaître et mieux interagir avec eux.

Voici quelques expressions enfantines recueillies dans ma classe de maternelle :

P. : J’étais sur un bateau avec mes parents. On dormait avec la fenêtre ouverte. Une petite fée est venue, elle m’a dit de sauter sur les étoiles. Je lui ai obéi. Elle m’a dit : qu’est-ce que tu veux ? J’ai dit que je voulais devenir la fée de la musique.

C. : Sur mon chemin, j’ai vu une licorne. Sur ma licorne, j’ai fait un voyage et tous les animaux sont venus.

A. : J’ai rêvé d’une sirène et d’un poisson. Le poisson la trouvait si belle que le requin était jaloux et il l’a croqué.

F. : Mon cœur m’a dit des secrets. Il y a une pièce d’argent caché dans ma maison, mais je ne la trouve pas.

V. : J’ai vu des bêtes féroces avec un lion, ils se battaient. Je suis arrivé avec des chiens et un arc avec des flèches. J’ai lancé une flèche et j’ai raté le lion. La flèche est allée dans l’arbre.

M. : Ma fleur était au milieu des bois. Il y avait un géant. Il se battait avec une araignée. Je voulais faire pareil. J’ai entendu la petite fleur de loin, elle m’a dit de me défendre avec les méchants mais pas avec les gentils.

J. : Toutes les bêtes féroces de la terre au monde sont venues vers moi, car je suis la fille des animaux. Je les ai calmées. Les petits animaux de la forêt étaient sauvés. Tout s’est arrangé. Avec les œufs de dinosaures qui « éclosaient », ça a tout recommencé. Mais j’avais tous les pouvoirs, j’ai donné des petits pouvoirs aux animaux.

B. : J’ai vu un ourson qui se bagarrait avec un gros ours. Le gros avait un fusil. Le petit a écrasé le fusil avec son pied.

N. : Il était une fois une petite girafe rose qui vivait dans son château. Il y avait une girafe bleue. Elles se sont mélangées, ça a fait des girafes multicolores comme un arc-en-ciel.

H. : La sirène, elle regardait une étoile dans le ciel, après, elle est rentrée chez elle, dans le château, dans la mer.

R. : J’étais en voyage avec un cheval et il m’a amenée chez une dame. Et la dame, elle m’a donné à manger et après je suis partie.

L. : Sur mon chemin, j’ai senti un léopard avec moi et aussi un tigre. Ils étaient gentils mais ils attaquaient les méchants. Ils m’écoutaient. On est allé voir ce qu’il y avait dans la cabane, il n’y avait personne. Celui qui habitait dans la cabane n’avait rien, il a pris notre voiture, on a laissé la voiture à celui qui n’avait rien.

O. : Il y avait une lumière multicolore dans la forêt.

I. : J’ai vu un prince qui partait sur un pont.

T. : J’ai senti un bateau qui sautait sur l’eau. Il y avait un dauphin qui faisait coucou et un autre dauphin qui faisait coucou aussi.

D. : J’ai vu une licorne qui courait. Comme elle était belle, je lui ai demandé pourquoi elle était très belle. Elle m’a dit : parce que je suis allée dans un village qui était très beau et du coup, elle m’a amenée dans le village pour que je sois belle.

E. : Ma grande sœur a fait un voyage, elle est allée dans la cheminée. J’ai éteint le feu parce que Lola (ma grande sœur) s’est brûlée.

S. : J’ai senti que j’étais sur un ours polaire.

Q. : J’ai senti un loup, dans la forêt, qui se bagarrait avec un jaguar. Mon éclair est venu. Un renard essayait de manger des poules. Le loup et le jaguar ont aidé les poules. Mon éclair a dit de leur donner à manger parce qu’ils ont réussi à garder les poules.

Diane

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(25/04/2016 @ 19:32)

Sur mon petit nuage...  Voir?

Les enfants sont naturellement créatifs. Il suffit de libérer des espaces et des temps de parole, de les inviter à se connecter à leur source de créativité pour qu'ils développent ce don de la vie.
Il s'agit de leur donner l'occasion d'être attentif à ce qui se passe en eux, dans des moments de calme. On peut partir de comptines simples comme celle-ci :

Je fais le tour de ma maison
(avec la main faire le tour de son visage)
Je ferme les fenêtres
(poser la main sur les yeux)
Je ferme les volets
(poser la main sur les oreilles)
Je ferme la porte à clef
(faire le geste de tourner sur la bouche)
Je descends dans mon cœur
(poser la main sur le cœur)
Et j’écoute le silence.


C’est là que les images se forment spontanément. Les enfants aiment les transmettre et écouter celles des autres. Pour eux, il s’agit d’une réalité même si celle-ci est invisible. Ils vivent les émotions qui accompagnent ces images. La singularité de chaque personnalité est révélée. Voici quelques expressions d’enfants, de petite, moyenne et grande section de maternelle, recueillies dans ma classe :
R. : Un jour, dans mon cœur, j’ai fait un petit voyage. Il y avait un nuage. Il y avait une échelle invisible, je suis monté et le nuage m’a amené vers le Sud et j’ai voyagé dans la mer.

L. : J’ai senti une étoile qui a grandi en soleil.

B. : J’ai vu un arc-en-ciel qui scintillait avec un cœur rouge.

S. : J’ai senti mon soleil très, très haut !

A. : Il y avait un banc sur un nuage, j’étais dessus. J’ai fait un voyage. J’ai vu des dauphins.

E. : J’ai vu la lumière. Un coup il faisait jour, un coup il faisait nuit.

I. : Il y avait une étoile sur un nuage. L’étoile m’a mis des ailes. J’ai volé jusqu’à Paris.

J. : J’ai senti maman, j’étais dans le ventre de ma maman.

L. : J’ai vu une licorne et sa corne s’allumait quand elle avançait.
C. : Il y avait une brillante fleur dans le cœur.
H. : J’ai senti des cœurs et des étoiles qui tombaient sur moi.
K. : J’ai vu une étoile douce avec des paillettes.
C. : J’étais dans une toupie brillante avec toutes les couleurs.
T. : J’ai senti dans mon cœur des étincelles.
K. : J’ai pensé que je faisais un bisou au bébé qui est dans le ventre de maman.
F. : J’avais des trésors argentés dans une caverne secrète.
L. : J’ai senti mon éclair qui me protégeait de ceux qui voulaient me faire mal. Mon éclair est grand, à la taille de mon soleil.
V. : Mon nuage, il m’a amené dans la Terre. J’ai vu des vers de terre arc-en-ciel et des tas de trésors. Il m’a amené dans l’océan profond et ensuite dans un endroit dangereux : j’ai vu des milliers de coffres aux trésors et la fée-poisson m’a transformé en poisson-serpent.
Poésie lointaine qui nous rappelle la fraîcheur d’âme de l’être humain au commencement de son existence…

Diane

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(25/04/2016 @ 19:04)

http://reseaueducation.blogspot.com/2016/04/la-vie-est-reellement-obscurite-sauf-la_8.html

«  La vie est réellement obscurité sauf là où il y a élan, et tout élan est aveugle sauf là où il y a savoir, et tout savoir est vain sauf là où il y a travail, et tout travail est vide sauf là où il y a amour.  »  ( Khalil Gibran, poète , 1883-1931)

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(08/04/2016 @ 10:32)

Du pouvoir  Voir?

Par Bertrand Russel

La pulsion de pouvoir se présente sous deux formes : explicite, chez les meneurs ; implicite, chez les suiveurs. Quand les hommes suivent un meneur, ils visent l’acquisition d’un pouvoir par le groupe qu’il commande, et croient que les triomphes qu’il remporte sont aussi les leurs.

« Le plus grand désavantage d’une éducation autoritaire, dit Adler, est de fournir à l’enfant un idéal de pouvoir, et de lui faire voir les plaisirs associés à l’exercice du pouvoir ». L’éducation produit aussi bien le type servile que le type despotique en donnant l’impression que la seule relation de coopération possible entre deux êtres humains est celle où l’un des deux donne des ordres et l’autre y obéit. La pulsion de soumission, tout aussi réelle et aussi répandue que la pulsion d’autorité, est enracinée dans la peur. La plupart des gens ont le sentiment que la politique est difficile et qu’il est préférable de suivre un leader : c’est, chez eux, un sentiment tout aussi instinctif et inconscient que ce qui motive le comportement d’un chien envers son maître. On retrouve les mécanismes de domination et soumission au niveau de la famille, de l’État et du monde des affaires…


Outre ceux qui commandent et ceux qui obéissent, il existe un troisième type d’individus : ceux qui refusent de se soumettre et ceux qui ne possèdent pas ce caractère impérieux à vouloir commander. Ils ont du mal à se faire une place dans l’édifice social et, d’une façon ou d’une autre, se cherchent un refuge dans l’univers mental ou dans le monde réel (ermites). Le tempérament de l’ermite est ce qui permet de résister à l’attrait de la popularité, de poursuivre des travaux en faisant fi de l’hostilité ou de l’indifférence générale, et d’en arriver à des opinions qui vont à l’encontre des erreurs en vogue. D’autres qui ne sont pas indifférents au pouvoir deviennent des saints ou des hérésiarques, des fondateurs de nouvelles écoles… Ils s’attachent comme disciples des gens chez qui l’amour de la soumission se combine à une soif de révolte. 


extrait de Le Pouvoir, Syllepse
cité par : http://www.education-authentique.org/uploads/PDF_LEA/LEA_87.pdf 

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(08/04/2016 @ 10:27)

Les insuffisants sentimentaux  Voir?

Alors que le niveau de l’apprentissage de l’intelligence scolaire et abstraite n’a jamais été aussi haut sur Terre, les problèmes continuent de se multiplier. Ce n’est donc pas la bonne éducation. 
Ce savoir très incomplet n’est, en effet, relié ni au cœur ni aux émotions. Pire ? Nous n’y apprenons rien sur les sentiments, les émotions et leurs usages. Nous assistons, alors, à une sorte d'analphabétisme du cœur collectif. L'empathie se raréfie. La compréhension intuitive d'autrui est en rupture de stock. Les amputés du cœur appartiennent bien à ces porteurs de maladies invisibles. Et, sans même aller jusqu'à cet extrême, la misère du vocabulaire dédié à l'affectivité et l'amour (autre que sexuel) enferme la plupart dans un monde rétréci, restreint, resserré, contracté, abrégé, raccourci, crispé et très limité. Ceci s’accompagne de graves appauvrissements émotionnels, de comportements sommaires et trop abrégés

Puisque la désocialisation générale (et où trouver des motivations avec les actuelles élites si peu élites ? ) aboutit aux incapacités à… AGIR, collectivement comme individuellement… ainsi, il peut être parlé de bouleversements climatiques sans que les résonances corporelles soient à la taille des problèmes constatés. Et dans tous les domaines, pareil : toujours plus d’enfants innocents meurent de faim et nos corps ne crient pas de révoltes, etc. Tout perd de son « importance » avec de tels insuffisants sentimentaux. La hiérarchie du réel s'émousse, les urgences s'épuisent dans le brouillard. Bref, la société « humaine » se suicide bel et bien sous nos yeux. 

Source : http://www.imagiter.fr/

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(08/04/2016 @ 10:04)

L’école autrement selon Antonella Verdiani  Voir?

"Notre système scolaire réclame une profonde mutation" affirme Antonella Verdiani, docteur en sciences de l’éducation, présidente du Printemps de l’Education. Pour preuve, les nombreux malaises que semblent rencontrer enseignants et élèves. Or des expériences éducatives heureuses existent, dont on pourrait s’inspirer. Le point sur ces pistes pédagogiques innovantes et une vision éducative qui pourrait tenir son rôle d’instrument d’émancipation de l’enfant.


Par Interview d'Antonella Verdiani

Doctissimo : Quels sont les principaux défauts que présente le système scolaire actuel ?

Antonella Verdiani : L’école va mal, c’est indéniable et les réformes ministérielles successives semblent imperméables à toute innovation qui soutienne la prise en compte de la dimension existentielle des individus (élèves et enseignants), sans doute l’une des raisons du malaise ambiant. En cause, selon moi, la fragmentation grandissante du savoir en multiples disciplines, obligeant les élèves à interpréter la réalité comme un ensemble de morceaux d’un puzzle non recomposé et déstructuré. 

A ce cloisonnement et morcellement du savoir pourrait correspondre une dangereuse fragmentation de l’être humain, c’est-à-dire le corps étant séparé des émotions, elles-mêmes séparées du mental, séparé de l’esprit… Rappelons que notre système repose sur un modèle créé sous Jules Ferry, au début du siècle, en plein développement de l’ère industriel. Cette époque était très influencée par une vision positiviste de l’humanité et du progrès, où le productivisme et la morale dominaient. C’est une vision dépassée aujourd’hui qui réclame une profonde mutation.

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(01/04/2016 @ 18:39)

Dicipline de la liberté  Voir?

Par Maria Montessori

Voici un autre principe difficilement compris par les partisans de l’école ordinaire. Comment obtenir la discipline dans une classe d’enfants libres ?

Certainement, dans notre système, nous avons une conception différente de la discipline. Si la discipline est fondée sur la liberté, elle doit nécessairement être active. Il n’est pas dit qu’un individu soit discipliné, seulement lorsqu’il est devenu artificiellement silencieux comme un muet, et immobile comme un paralytique. Celui-là est un individu anéanti mais non discipliné.

Nous appelons discipliné un individu qui est maître de lui-même et qui peut, par conséquent, disposer de lui là où il faut suivre une règle de vie.

Cette idée de discipline active n’est facile ni à comprendre ni à obtenir ; mais, certes, elle contient un haut principe d’éducation, bien différent de la coercition absolue et indiscutée de l’immobilité.

Une technique spéciale est nécessaire à l’institutrice pour conduire l’enfant dans cette voie de discipline, où il devra marcher pendant toutes sa vie, en avançant indéfiniment vers la perfection. L’enfant, lorsqu’il apprend à faire des mouvements au lieu de rester dans l’immobilité, ne se prépare pas à l’école, mais à la vie, de sorte qu’il devient un individu correct par habitude et par pratique, même dans les manifestations sociales habituelles. Ainsi, l’enfant s’habitue à une discipline non limitée à l’ambiance de l’école, mais étendue à la société.

La liberté de l’enfant doit avoir comme limite l’intérêt collectif ; comme forme, ce que nous appelons l’éducation des manières et des actes. Nous devons donc proscrire à l’enfant tout ce qui peut nuire aux autres ou les offenser, tout ce qui a une signification d’impolitesse et d’acte sans dignité. Mais tout le reste, toute manifestation ayant un but utile, quelle qu’elle soit et expliquée sous n’importe quelle forme, doit être non seulement permise à l’enfant, mais observée par l’instituteur. Car c’est là l’essentiel. L’instituteur devrait non seulement acquérir la capacité, qui lui vient de la préparation scientifique, mais aussi les qualités d’observateur des phénomènes naturels. Dans notre système, il devra être un patient bien plus qu’un actif ; et sa patience sera formée d’une avide curiosité scientifique et d’un respect absolu pour le phénomène qu’il veut observer. Il faut que l’instituteur comprenne et sente sa position d’observateur : l’activité doit résider dans le phénomène.

Il convient d’appliquer ce principe dans l’école des petits, qui déploient les premières manifestations psychiques de leur vie. Nous ne pouvons pas connaître les conséquences d’un acte spontané étouffé lorsque l’enfant commence à agir : nous étouffons, peut-être, la vie même. L’humanité qui se révèle dans ses splendeurs intellectuelles, dès l’âge tendre et charmant de l’enfance, comme le soleil paraît à l’aube, et comme la fleur se manifeste à la première apparition des pétales, devrait être respectée avec une vénération religieuse ; et si un acte éducatif doit être efficace, ce sera celui qui tend à aider au complet déploiement de la vie.

Pour arriver à ce but, il est nécessaire d’éviter rigoureusement l’arrêt de tout mouvement spontané et l’imposition d’acte par la volonté d’autrui ; à moins qu’il ne s’agisse d’actions inutiles et dangereuses, car celles-ci doivent justement être étouffées et détruites.



Référence : Pédagogie scientifique - Editions Desclée de Brouwer
 

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(01/04/2016 @ 18:37)

Nouveau programme de l'école maternelle  Voir?

Extrait de l'introduction au nouveau programme de l'école maternelle qui donne à l'outil pédagogique et éducatif que constitue La leçon de Professeur Hibou (1) toute sa place 

 

“A travers les situations concrètes de la vie de la classe, une première sensibilité aux expériences morales (sentiment d’empathie, expression du juste et de l’injuste, questionnement des stéréotypes...) se construit. les histoires lues, contes et saynètes y contribuent ; la mise en scène de personnages fictifs suscite des possibilités diversifiées d’identification et assure en même temps une mise à distance suffisante. Au fil du cycle, l’enseignant développe la capacité des enfants à identifier, exprimer verbalement leurs émotions et leurs sentiments. Il est attentif à ce que tous puissent développer leur estime de soi, s’entraider et partager avec les autres.” 

(Bulletin officiel spécial n°2 du 26 mars 2015, programme de l’école maternelle, page 4) 

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(16/03/2016 @ 15:12)

Témoignage d'un parent d'élève (4)  Voir?

Par Lauriane (maman de Jade)

Voici un exemple de situation où Jade utilise spontanément la leçon de Professeur Hibou (1) à la maison. 
Après plusieurs situations conflictuelles (refus de manger, refus d'écouter ce qu'on lui demande...) et que la tension est retombée, Jade nous dit spontanément: " Le Professeur Hibou dit que je suis tout le temps sage à l'école mais à la maison, des fois oui et des fois non". 

Quand on lui demande pourquoi, elle répond : "Quand je rentre de l'école, je suis toute énervée". Et quand on lui demande comment ça se fait, elle nous répond : " Quand je suis à l'école je prends le temps d'écouter mon cœur, mais quand je suis à la maison, c'est hop par ci, hop par là..." 

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(16/03/2016 @ 14:55)

Témoignage d'un parent d'élève (3)  Voir?

Par Anne (maman de Louison)

Voici quelques extraits des propos de Louison :

" Il faut écouter Professeur Hibou sinon c'est grave, il ne nous parle plus."
" Quand je fais une bêtise, j'écoute mon cœur, il me dit que ce n'est pas bien."


Dans les moments de colère, quand on lui demande d'écouter son cœur, il prétend parfois que son cœur ne veut pas être gentil avec ses parents ou son petit frère. Mais dans ces moments-là, on lui demande de continuer à écouter son cœur et de revenir nous voir quand il s'est calmé et au bout de 10 mn en général, il vient nous demander pardon et retrouve son comportement habituel.

Lorsque nous faisons appel à Professeur Hibou (1), cela permet d'avoir un médiateur et d'éviter le conflit enfant-parents qui n'est pas efficace. Le résultat avec la consultation du Professeur Hibou est positif car en général il permet à l'enfant de retrouver la sagesse. 


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

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(16/03/2016 @ 14:47)

Eduquer à la paix pour résister à l’esprit de guerre  Voir?

Par Edgar Morin, sociologue et philosophe

La première déclaration de l’Unesco à sa fondation avait indiqué que la guerre se trouve d’abord dans l’esprit, et l’Unesco a voulu promouvoir une éducation pour la paix. Mais en fait, il ne peut être que banal d’enseigner que paix vaut mieux que guerre, ce qui est évident dans les temps paisibles. Le problème se pose quand l’esprit de guerre submerge les mentalités. Eduquer à la paix signifie donc lutter pour résister à l’esprit de guerre. 

Cela dit, en temps même de paix peut se développer une forme extrême de l’esprit de guerre, qui est le fanatisme. Celui-ci porte en lui la certitude de vérité absolue, la conviction d’agir pour la plus juste cause et la volonté de détruire comme ennemis ceux qui s’opposent à lui ainsi que ceux qui font partie d’une communauté jugée perverse ou néfaste, voire les incrédules (réputés impies) [...]

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(02/03/2016 @ 15:11)

De la misère en milieu enseignant  Voir?

TÉMOIGNAGE. Suite au suicide d'un de leurs collègues stagiaires, des enseignants du collège Hubertine Auclert de Toulouse ont écrit une « lettre ouverte » glaçante.


 
 Mercredi 27 janvier, Vincent, jeune enseignant stagiaire en mathématiques, décide de mettre fin à ses jours. Choquée, l'équipe pédagogique réagit aujourd'hui aux différentes réactions lues et entendues, notamment celle du secrétaire général adjoint de l'académie, niant les conditions de travail auxquelles les professeurs doivent faire face au quotidien.

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(02/03/2016 @ 15:06)

Prof de lettres, je ne suis pas étonnée par les suicides d'enseignants  Voir?

Lidia P. Blanc est professeur de lettres dans un lycée de l'académie Aix-Marseille. Depuis sept ans, elle assure ses cours devant une centaine d'élèves différents chaque jour et a constaté une dégradation des conditions de travail. Elle raconte la pression de plus en plus importante qui pèse sur les enseignants au quotidien.


Par Lidia Popa

Le 21 octobre dernier, une enseignante de 48 ans s'est suicidée à Bethune. Et ces drames ne sont pas rares. Voici donc sept vérités qui me semblent bonnes à dire sur le métier d’enseignant en 2012 :

1. L’omerta ou presque
Les profs ne sont pas réellement soutenus par leur hiérarchie – qui aime beaucoup étouffer les affaires ou minimiser par exemple le climat de violences. Il faut savoir que les chefs d’établissement jouent leur mutation et leur promotion sur les "états de service" officiels qu’ils produisent eux-mêmes sur leur propre établissement auprès du rectorat. Et ce particulièrement depuis que le gouvernement Fillon, via le ministre Luc Chatel a lié mobilité des chefs d’établissement et contrats d’objectifs. En fait, la visibilité de leur enseignement, son image dans les médias, la publicité que connaissent les projets d’établissement dont ils se prévalent, ou sous lesquels ils apposent leur signature, tout cela a un impact sur leur carrière (mutations et primes), c’est un peu leur "carte de visite", leur CV. Et il faut que ce CV reste bien sûr le plus immaculé possible. Ils ont donc directement et personnellement tout intérêt à masquer les réalités si elles s’avèrent gênantes pour leur carrière. On comprend mieux pourquoi le premier réflexe devant les caméras c’est dire qu’il "n’y a pas de problème". L’omerta ou l’hyper-euphémisation ne constituent pas une fatalité mais sont encouragées par un système de promotion qui lie ainsi tranquillité et efficacité.

2. Les petits chefs et le harcèlement moral
Le harcèlement moral peut d’autant mieux prospérer au sein de l’Éducation nationale qu’aucune instance juridique spécifique ne garantit la protection salariale et morale de l’enseignant. Pour se protéger, contre le pouvoir abusif d’un chef par exemple, il a des pis-aller ou des palliatifs mais mineurs [...]


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(02/03/2016 @ 14:06)

Recueil de témoignages  Voir?

 

Cet ouvrage rassemble des témoignages de professionnels de l’éducation, d’enfants et de parents, recueillis suite à la lecture de La leçon de Professeur Hibou.  

Ce recueil nous éclaire sur le sens de ce récit qui éveille à l’autonomie et à la responsabilité dès le plus jeune âge. 
 
ISBN 979-10-94361-03-0
Format A5, 28 pages
Prix : 2 € + frais d’envoi                                    >> commander le livret

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(13/02/2016 @ 12:50)

La morale est en soi  Voir?

Par Julie (psychologue, enseignante stagiaire)

L’intérêt particulier de cette histoire réside, selon moi, dans le fait qu’elle renvoie le lecteur (l’auditeur) à lui-même. « Écoute ton cœur ! » : voilà une phrase qui montre bien que les réponses sont en nous. Même si le récit ne s’adresse pas aux plus jeunes (moins de 4 ans), l’enfant a, dès le plus jeune âge, conscience de cette ressource. Il est tout à fait en mesure de s’y référer si on l’y encourage.

Ce récit peut en ce sens être considéré comme un « déclencheur », qui invite l’enfant (et l’adulte !) à s’écouter et à chercher ses réponses non plus à l’extérieur (générateur de confusions et de tensions) mais bien en soi.

La morale de cette histoire : la morale est en soi.


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(13/02/2016 @ 12:50)

http://reseaueducation.blogspot.com/2016/02/la-vie-est-reellement-obscurite-sauf-la.html

«  Un état totalitaire vraiment efficient serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer, telle est la tâche assignée dans les états totalitaires d’aujourd’hui aux rédacteurs en chef des journaux, aux maîtres d’école…  »  ( Aldous Huxley, journaliste et romancier, 1894-1963)

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(04/02/2016 @ 18:17)

Punissez les bébés !  Voir?

Par Laurent Ott

Punissez les bébés, car je peux vous assurer qu’ils ne reconnaissent aucune institution ; ils n’ont aucun sens du respect qui leur est dû. Ils ne connaissant rien de leur grande valeur, de leur importance et de l’enjeu fondamental qu’elles constituent.

Punissez les bébés, car je peux vous assurer qu’ils ignorent tout de vos valeurs de la République ; Peu leur importe notre devise. Ils ne trouvent aucun sens à cette liberté, égalité, fraternité, depuis leur point de vue, dénuées de toute réalité.

Punissez les bébés, car je peux vous assurer qu’ils se moquent de la laïcité comme de leur premier lange. Elle ne leur inspire rien. Ils ne peuvent même pas concevoir tous ces bienfaits qu’à coup sûr, elle leur apporte.

Punissez les bébés, car je suis sûr qu’ils n’ont aucun respect pour l’école. C’est sûr « ils n’accrochent » pas ; ils décrochent perpétuellement. Ils échouent à coup sûr. Et vous savez le pire ? Ils s’en moquent et leurs parents aussi.

Punissez les bébés, car je peux vous jurer qu’ils n’ont aucun cadre, aucune limite. Ils ne savent pas s’arrêter quand il le faut. Ils ne savent pas se soumettre à une consigne. Ils n’intègrent pas les règles.

Punissez les bébés, car leur signature sur les contrats éducatifs n’a aucune valeur. Ils n’en tiendront aucun compte. Vous ne pourrez pas leur opposer les clauses et les engagements qui les concernent.

Il ne nous reste plus qu’à les exclure.

Punissez les bébés, car je peux vous parler de l’inutilité des projets que vous allez faire sur eux. Vous pouvez en user du rêve, en écrire des papiers. Cela ne servira à rien ; les bébés n’ont pas de projet. N’est ce pas un comble ? Une anomalie ? Que voulez vous faire, comment voulez vous travailler avec des personnes sans aucun projet ?

Punissez les bébés, car ce sont nos ennemis, les ennemis de notre civilisation, de notre style de vie. Ils ne savent pas savourer le théâtre, les sorties culturelles, la vie parisienne. Ils n’ont aucun goût pour cela. Ils n’ont aucun goût du tout.

Punissez les bébés, car ce sont des barbares. On les qualifierait inutilement d’humains. Ils n’en ont pas le moindre sentiment. C’est tout juste s’ils ont parfois la reconnaissance du ventre.

Au fond, ne sont-ils pas juste des profiteurs de notre société, de notre manière de vivre ? Je vais le dire une fois pour toute :

CE SONT DES ASSISTÉS !!

 
Ne soutenez plus les bébés ; ne perdez pas votre temps à les soigner, à leur venir en aide, à vouloir les éveiller. Une fois pour toute, dites vous qu’ils ne sont pas comme vous.

Punissez les bébés, raccompagnez les aux frontières de l’existence ; ils ne sont venus sur terre, nus comme des vers, que pour profiter de nos protections sociales. Il serait déraisonnable de vouloir accueillir une telle misère.


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(04/02/2016 @ 18:07)

Instrumentalisation politique de l’apprentissage de la lecture  Voir?

Des méthodes dites progressistes, censées lutter contre les effets des inégalités sociales, les renforcent au contraire. C’est le constat édifiant établi par deux sociologues dans «Réapprendre à lire», un essai qui vient de paraître. Un enjeu qui dépasse la querelle entre anciens et modernes pédagogues.


Une interview de Cécile Daumas avec Anne-Claudine Oller et Sandrine Garcia

C’est une sévère critique des méthodes actuelles d’apprentissage de la lecture. Dans Réapprendre à lire, qui vient de paraître au Seuil, deux sociologues, Sandrine Garcia et Anne-Claudine Oller, démontrent que des méthodes dites progressistes, basées sur de nobles objectifs (autonomie du jeune lecteur, sens du texte, contenu littéraire) accentuent les clivages sociaux au lieu de les diminuer. A partir d’une enquête de terrain menée durant trois ans dans plusieurs écoles primaires, ces spécialistes en sciences de l’éducation proposent une manière plus égalitaire d’apprendre à lire, centrée notamment sur l’entraînement et la répétition en partie délaissés. Quand le réalisme reprend le dessus sur l’idéologie ?

Pourquoi des méthodes de lecture progressistes se montrent, selon vous, inégalitaires ?

Depuis la fin des années 70 jusqu’à maintenant, des convictions pédagogiques formulées par des experts ont été, dans le domaine de la lecture, transformées en dogmes : le déchiffrage est nocif pour les élèves, ils ne doivent pas lire à voix haute pour apprendre à lire mais doivent apprendre sur de «vrais textes», non sur des manuels avec une progression organisée pour l’apprentissage, etc. On n’en est plus là maintenant heureusement mais cela survit sous d’autres formes [...]


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(04/02/2016 @ 17:58)

Dernière mise à jour : 27/05/2016 @ 22:09

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